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Mi-coteau

Définitions du mot « mi-coteau »

Trésor de la Langue Française informatisé

mi-coteau (à). On les voit de dos, les moissonneurs. Celui qui a commencé le premier est déjà à mi-coteau (R. Bazin,Blé, 1907, p.240).

Phonétique du mot « mi-coteau »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mi-coteau mikɔto

Citations contenant le mot « mi-coteau »

  • Grand cépage méridional d’origine espagnole, le Mourvèdre Les Jamelles est issu de différents terroirs. L’Etang de Bages pour la richesse et la fraîcheur, les contreforts de la Montagne Noire pour les notes épicées et les mi-coteaux héraultais pour l’opulence. Kiss My Chef, Les Jamelles Cépage Rare, caractère et plaisir - Kiss My Chef
  • C’est une petite bande de vignes d’à peine plus de 5 km de long et d’un kilomètre de large qui s’étire sur la rive droite du Loir, l’un des affluents de la Sarthe. Sur un unique coteau de forte déclivité exposé plein sud, autour de Lhomme et Ruillé-sur-Loir, le terroir de Jasnières présente une uniformité trompeuse. Comparée à sa voisine des Coteaux du Loir, plus éparse et éclatée, l’appellation recouvre une belle variété de sols : des calcaires de mi-coteau parsemés de silex, alternant blocs calcaires plus à l’est, et poches de terres plus argileuses dans les bas de pente qui renforcent leur puissance.LE GOÛT DE LA RECONQUÊTEDédiée au chenin, Jasnières (vignoble de la Vallée de la Loire) revient de loin. Il y a quarante ans, on ne donnait pas cher de ce petit blanc de comptoir dont Curnonsky avait pourtant affirmé qu’il était le plus grand vin du monde… trois fois par siècle. Suffisant pour amorcer sa notoriété, trop peu pour assurer son renouveau. Car cette appellation faillit tomber dans l’oubli, sous les coups de boutoir d’une polyculture vivrière et d’une arboriculture croissant au galop. Des élus locaux lui redonnèrent un coup de fouet à la fin des années 70, subventionnant les plantations et aidant les jeunes générations à prendre la relève.Aujourd’hui à flot, l’appellation jouit d’une bonne reconnaissance, même si les faibles volumes l’empêchent de conquérir tous les palais du monde. Le raisin l’a en tout cas emporté sur la pomme. Ce qui n’empêche pas certains crus d’arborer le goût si particulier de ce fruit. Collusion des saveurs ou atavisme cultural ? Toujours est-il que la vingtaine de vignerons du cru se donne de la peine pour retrouver l’aura d’une appellation couronnée “d’origine contrôlée” en 1937. Quand on fouille chez certains, on apprend que cette notoriété ne fut en rien galvaudée puisque des flacons de jasnières vieux de plusieurs siècles patientent toujours au fond des caves. Avis aux amateurs.LONGUE GARDE ET BEAUX ACCORDSEn attendant la reconquête, il faut se pencher sur ces chenins excentriques qui oscillent entre très secs et moelleux, c’est-à-dire pour les plus liquoreux, environ 40 à 45 grammes de sucres résiduels. Les vins totalement secs sont peu nombreux.  Il reste donc toujours 4 ou 5 grammes qui, lorsqu’ils sont bien fondus, passent d’un trait, absorbés par une acidité pointue. Très jeunes, les jasnières n’expriment pas leur potentiel. Ce n’est qu’après 5 à 7 ans qu’on les redécouvre métamorphosés dans leurs saveurs, épanouis dans leur texture. Le jasnières offre un visage très différent du chenin : les notes de coing se mêlent aux agrumes mûrs, voire avec cette petite marque de verger qui glisse parfois vers un début d’oxydation. On les préfère dans une version plus pure et élancée. Ils sont alors la promesse d’accords somptueux : volailles à la crème, cuisine épicée, fromages de chèvre ou… tarte aux pommes !DÉGUSTATION : NOTRE COUP DE CŒUR À JASNIÈRESDomaine de Bellivière, Éric et Christine Nicolas (Lhomme)Pour leur 21ème vendange, les Nicolas ont vu les choses en grand : un beau chai tout neuf pour travailler au large et par gravité. Une étape importante qui récompense deux décennies d’efforts et permet d’impliquer leur fils Clément.Néo-vignerons débarqués du Havre, les Nicolas se sont lancés après une remise à niveau en œnologie (DNO de Montpellier pour Éric) pour atterrir à Jasnières un peu par hasard. Qu’importait le lieu : pour Éric, seules comptaient "la création, la matière et la nature". Avec 16 ha de vignes, dont 7 de Jasnières, le duo tire l’appellation vers le haut. Exigeant, Éric rebat les cartes de son terroir, jauge ses élevages en fûts, jongle avec ses 65 parcelles. Passé en bio il y a dix ans, certifié en biodynamie depuis 2008, il dompte Jasnières à sa manière, produisant des vins de structure et de relief.Dans le millésime 2014, dégusté jeune, encore ramassé, les vins montrent de la puissance, du grain et une épaisseur tannique, surtout sur la cuvée Calligramme (15,5/20 - 40 €). Petit bémol, quelques notes d’oxydation par endroits : c’est la limite de l’exercice sur le fil. Les jeunes vignes donnent un Rosier 2014 (15/20 - 31 €) sapide et scintillant, sur le coing et les fruits mûrs. Puissant, tonique, gainé, c’est un flatteur qui tiendra tête aux volailles et fromages du cru. Le coteaux-du-loir Vieilles vignes éparses 2014 est tout en tension et en équilibre.LES VALEURS SÛRESDomaine Les Maisons Rouges, Élisabeth et Antoine Jardin (Ruillé-sur-Loir)Vingt ans de (bonne) pratique également pour ces deux natifs de Normandie et de région parisienne. Partis pour élever des chevaux, les voilà catapultés en pleine Sarthe à dompter des chenins à mi-coteau. Élisabeth et Antoine Jardin se sont pris de passion pour leurs 8,5 ha de vignes (3 sur Jasnières) ; un virus qu’ils ont transmis à leur fils Adrien, venu les rejoindre il y a deux ans, et même à leur gendre Julien, qui a lui aussi viré sa cuti pour l’amour du vignoble…Certifiés en biodynamie depuis 2007, ils forgent de très jolis blancs de garde, autour de deux cuvées de sec et un moelleux : Inclinaison (non dégusté) et Sur le Nez 2008 (16/20) qui donnait toute la mesure du terroir, avec une belle chair élancée et fine, un relief de bouche réjouissant et une bonne richesse. Les 2013 et 2014, élevés en 400 litres sur lies intégrales, devront encore attendre pour lui emboîter le pas (21,50 €). Le pineau d’Aunis Garance, en Coteaux du Loir, confirme la maîtrise de l’adresse.Domaine de la Roche Bleue, Sébastien Cornille (Marçon)En peu de temps, Sébastien Cornille a réussi à se hisser parmi les meilleurs de l’appellation. Précis, habile et sympathique, ce jeune ambitieux conduit ses 7 ha (3 sur Jasnières) en bio et en toute intelligence. Ses vins sont pour la garde, sans artifice, dressés sur leurs amers minéraux. Sans chercher la “malo”, il fait bien ressortir le grain de tanin de ces chenins de terres argileuses. Ils ont du corps, une expression baroque, de la personnalité. Le Clos des Molières (21 €), issu d’une parcelle d’1,1 ha, est un modèle du genre avec du fond, des notes de sous-bois après quelques années de garde, du gras et toujours cette dynamique de bouche tirée par les amers et la minéralité. Du beau travail.Olivier Champion (Poncé-sur-Loir)Cet ancien sommelier qui a bourlingué de Saint-Barth à l’Ardèche a posé ses valises dans sa région natale. Le voici à l’aube de sa destinée de vigneron. 2014 marque ses premiers par à Jasnières (6 ha) et en Coteaux du Loir (4 ha). Posé, cet homme tranquille avance sans précipitation. Il connaît déjà la valeur de chacune de ses parcelles mais se réserve la multiplication des cuvées pour plus tard. Il vinifie déjà par petits lots, avec académisme. Laissons-lui encore le temps ! Son jasnières sec 2014 (13,5/20 -7,30 €) est droit et filant. Les demi-doux sont plus intéressants : Louis 2014 (14/20 - 11€), friand et gentiment tendre et PhiléO (14,5/20 - 18 €) et ses 45 grammes de sucre bien fondus dans une matière tonique.La Cave de Dauvers, Corinne Neuvy (Ruillé-sur-Loir)2014 est son premier millésime. Corinne Neuvy a lancé tous les chantiers en même temps : installation, aménagement du caveau d’accueil, vinification, paperasse, dossiers de financement. Pas effrayée, la jeune femme met toute son énergie dans sa marque. Sa cuvée Délice des bois 2014 (14,5/20 - 11 €) est un demi-sec ample et salin, qui a conservé un peu de gaz pour un effet percutant. Facile à associer à une cuisine épicée. La Revue du vin de France, Jasnières : Le corps de garde du chenin - La Revue du vin de France
  • La villa de Bapteste est située sur la rive droite de la Baïse, au point où la plaine, en s’exhaussant, la mettait à l’abri des inondations de la rivière. Le site à mi-coteau dont la vue embrasse, à droite et à gauche, la vallée de la Baïse… SudOuest.fr, Les mosaïques de la villa Bapteste reconstituées
  • Au sud de la Sarthe, une petite bande de vignes, d’à peine plus de cinq kilomètres de long et d’un kilomètre de large, s’étire sur la rive droite du Loir, l’un des affluents de la Sarthe. Il s’agit du territoire d’appellation jasnières. Cette dernière recouvre une belle variété de sols : des calcaires de mi-coteau parsemés de silex, alternant blocs calcaires et poches de terres plus argileuses. Ce vignoble, le plus septentrional de la Loire, est planté de chenin blanc, seul cépage autorisé, qui s’exprime dans un vin sec, fruité, à la forte minéralité de pierre à fusil et d’une étonnante longévité. Riche en bouquet, frais et floral, le jasnières peut évoquer écorce, miel, acacia ou aubépine. À servir, avec modération, frais en accompagnement de rillettes ou de fromages de chèvres secs de la Sarthe. , Un week-end à La Flèche pour suivre le panache d’Henri IV - Le Mans.maville.com
  • Nature du sol : Le sol calcaire est un élément primordial de la qualité des vins de Champagne. Les meilleurs crus reposent, en général, à mi-coteau, sur une mince couche d'éboulis, où affleure la craie. La couche de terre meuble et fertile varie entre 20 et 50 cm. La craie en sous-sol assure un drainage parfait, permettant l'infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d'emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle bénéfique pour la maturation. Le calcaire assure au vin finesse et légèreté. , Fiche pratique : tout savoir sur le champagne
  • Par sa position idéale à mi-coteau, le Montrachet, ou “mont chauve”, surclasse tous les Grands crus de la Côte de Beaune. Son sol pauvre est composé de sables siliceux et de calcaire très actif. Le Montrachet est coiffé dans sa partie supérieure par le Chevalier-Montrachet et bordé dans sa partie inférieure par un autre Grand cru, le Bâtard-Montrachet. Il est à cheval sur les communes de Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet, à surface quasi égale. Les parcelles issues du village de Puligny-Montrachet donnent, dit-on, des vins plus fins que ceux nés sur les parcelles de la commune voisine. Ces derniers seraient en effet plus puissants. Probablement, encore faudrait-il pouvoir mesurer ce trait de caractère par des microvinifications, parcelle à parcelle, et des vins issus d’un seul et unique domaine. Au prix de la vigne et du vin, cela paraît impensable aujourd’hui. Qu’importe, au domaine Marc Colin, Damien Colin constate que, quel que soit le millésime, le Montrachet impose toujours sa force tellurique sur le caractère de l’année et absorbe le fût neuf comme nul autre cru. Même quand il n’en produit que 160 litres comme en 2016. Si l’on identifie rapidement sa puissance majestueuse, elle s’installe et s’accroît sur le long terme, tout comme son élégance. Un cru hors normes, hors classe, tout simplement unique. La Revue du vin de France, Vins de Bourgogne : Les crus majeurs de la côte de Beaune - La Revue du vin de France
  • A l’ouest du Gers, les pentes exposées au soleil levant offrent un ensoleillement idéal pour accompagner les cépages Petit Manseng, Gros Manseng et Petit Courbu jusqu’au milieu de l’automne. A mi-coteau, le pouvoir gonflant des argiles bigarrées évite un déficit hydrique trop important à ces vignes, ce qui serait alors néfaste pour la concentration aromatique et le moelleux de ce vin. Les raisins noblement passerillés sont récoltés dans la fraîcheur matinale de fin octobre et apportés au chai en cagettes ajourées. Aprés une macération pelliculaire courte sur le Petit Manseng et les Gros Manseng, mais non réalisée sur le Petit Courbu, les raisins sont pressés lentement pour extraire les meilleurs jus à l’abri de l’air. Une fois le débourbage réalisé, la fermentation alcoolique démarre à 20°C pour être stoppée par le froid lorsque l’équilibre sucre-acide paraît le plus favorable… avec la volonté absolue de privilégier la digestibilité du vin. L’élevage est exclusivement réalisé en cuve inox pour privilégier l’expression d’un fruité frais et du caractère juteux des raisins de première trie. Kiss My Chef, Nuances d’Or 2017, la vendange tardive gourmande - Kiss My Chef
  • C’est un cimetière de campagne, à mi-coteau de la vallée de la Vesgre, à cinq cents mètres du centre du village. Pour les plus proches riverains croisés, les révélations de Cécilia Morand feraient figure d’anecdote. www.lechorepublicain.fr, Rebondissement de l'affaire Seznec en Eure-et-Loir : à Saint-Lubin-de-la-Haye, les riverains "ne sont pas étonnés" - Saint-Lubin-de-la-Haye (28410)

Traductions du mot « mi-coteau »

Langue Traduction
Anglais mid-hill
Espagnol media colina
Italien metà collina
Allemand mitten auf dem hügel
Chinois 中山
Arabe منتصف التل
Portugais mid-hill
Russe середина холма
Japonais ミッドヒル
Basque muino erdian
Corse mid-hill
Source : Google Translate API

Mi-coteau

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