La langue française

Métamoral, métamorale

Sommaire

  • Définitions du mot métamoral, métamorale
  • Phonétique de « métamoral »
  • Citations contenant le mot « métamoral »
  • Traductions du mot « métamoral »

Définitions du mot métamoral, métamorale

Trésor de la Langue Française informatisé

métamoral, -ale, -aux , adj. et subst.a) Adj. ,,Qui concerne les principes premiers ou les fondements de la morale, par opposition à l'étude des règles morales, telles qu'elles sont appliquées dans une action jugée légitime ou digne d'éloges`` (Lal. 1968). On sait l'application héroïque et géniale qu'un Gandhi a su faire au domaine politique et social, de cette haute vertu [la non-violence], d'ailleurs plus cosmique et métamorale, que proprement éthique et humaniste (Philos., Relig., 1957, p.52-12).b) Subst. ,,Tout ce qui est transcendant par rapport à la réalité morale donnée, et nécessaire à l'intelligibilité de cette réalité`` (Lévy-Bruhl, Mor. et sc. moeurs, 1903, p.62 ds Lal. 1968). L'habitude subsiste, pour la plupart, de faire appel à des principes «supérieurs à l'expérience», c'est-à-dire à une métamorale, où se projette, sous le nom d'idéal, le respect de la pratique universellement acceptée de notre temps (Lévy-Bruhl,Mor. et sc. moeurs,1903, p.121 ds Lal. 1968.).En se proposant de connaître et de prescrire en même temps, les métamorales se fondent sur le postulat d'une nature humaine [individuelle et sociale] identique et qui formerait un tout harmonieux, excluant le conflit des devoirs (Traité sociol., 1967, p.52).

Phonétique du mot « métamoral »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
métamoral metamɔral

Citations contenant le mot « métamoral »

  • Et pour cause, elle s’appuiera nécessairement sur une «monnaie commune» à toutes les morales. Or, il n’y a selon Greene que deux affirmations qui fassent l’unanimité dans ce domaine. D’une part, le bonheur possède une valeur intrinsèque, c’est-à-dire qu’il est bon indépendamment de ses conséquences, comme une fin plutôt qu’un simple moyen. D’autre part, l’éthique est par nature impartiale, en ce sens que le bien des uns n’importe ni plus ni moins que celui des autres. De la combinaison de ces deux affirmations, Greene déduit qu’une action est (métamoralement) bonne si, et seulement si, elle maximise le bonheur impartialement. Le Temps, Comment dépasser les réflexes tribaux pour être heureux - Le Temps
  • Nous disposons donc de deux modes de raisonnement moraux, souvent contradictoires. Cela est vrai parce que nos cerveaux nous permettent de raisonner, mais sont aussi livrés avec un kit moral automatique. Ce mode automatique permet souvent de répondre aux questions des petits groupes, de trancher entre « moi » et « nous ». En revanche, suppose J. Greene dans un développement plus spéculatif, il ne permet pas de traiter l’autre niveau de la tragédie morale, celui qui oppose, « nous, » à « eux » (autrement dit, le rapport entre les cultures). La proposition de J. Greene est de bâtir une « métamorale » (dont on pourra regretter qu’il ne la baptise pas plus simplement « morale ») entièrement manuelle. Sciences Humaines, Tribus morales
  • Et pour cause, elle s’appuiera nécessairement sur une «monnaie commune» à toutes les morales. Or, il n’y a selon Greene que deux affirmations qui fassent l’unanimité dans ce domaine. D’une part, le bonheur possède une valeur intrinsèque, c’est-à-dire qu’il est bon indépendamment de ses conséquences, comme une fin plutôt qu’un simple moyen. D’autre part, l’éthique est par nature impartiale, en ce sens que le bien des uns n’importe ni plus ni moins que celui des autres. De la combinaison de ces deux affirmations, Greene déduit qu’une action est (métamoralement) bonne si, et seulement si, elle maximise le bonheur impartialement. Le Temps, Comment dépasser les réflexes tribaux pour être heureux - Le Temps
  • Cicéron, membre du Sénat romain et contemporain de César (106-43 av. J.-C.), n’y allait pas de main morte dans ses écrits sur l’amitié et condamnait la métamorale des Accurso et cie de ce monde : « Une association de gens sans foi ni loi ne saurait donc s’abriter sous l’excuse de l’amitié : on doit plutôt en tirer vengeance par tous les supplices possibles, afin que personne ne s’estime autorisé à suivre aveuglément un ami, surtout quand celui-ci met sa patrie à feu et à sang. » Le Devoir, L’amitié: du p’tit contact au parrain | Le Devoir
  • Cicéron, membre du Sénat romain et contemporain de César (106-43 av. J.-C.), n’y allait pas de main morte dans ses écrits sur l’amitié et condamnait la métamorale des Accurso et cie de ce monde : « Une association de gens sans foi ni loi ne saurait donc s’abriter sous l’excuse de l’amitié : on doit plutôt en tirer vengeance par tous les supplices possibles, afin que personne ne s’estime autorisé à suivre aveuglément un ami, surtout quand celui-ci met sa patrie à feu et à sang. » Le Devoir, L’amitié: du p’tit contact au parrain | Le Devoir
  • Nous disposons donc de deux modes de raisonnement moraux, souvent contradictoires. Cela est vrai parce que nos cerveaux nous permettent de raisonner, mais sont aussi livrés avec un kit moral automatique. Ce mode automatique permet souvent de répondre aux questions des petits groupes, de trancher entre « moi » et « nous ». En revanche, suppose J. Greene dans un développement plus spéculatif, il ne permet pas de traiter l’autre niveau de la tragédie morale, celui qui oppose, « nous, » à « eux » (autrement dit, le rapport entre les cultures). La proposition de J. Greene est de bâtir une « métamorale » (dont on pourra regretter qu’il ne la baptise pas plus simplement « morale ») entièrement manuelle. Sciences Humaines, Tribus morales

Traductions du mot « métamoral »

Langue Traduction
Anglais metamoral
Espagnol metamoral
Italien metamoral
Allemand metamoral
Chinois 道德的
Arabe ميتامورالي
Portugais metamoral
Russe metamoral
Japonais メタモラル
Basque metamoral
Corse metamorale
Source : Google Translate API
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