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Mélo

Définitions du mot « mélo »

Trésor de la Langue Française informatisé

Mélo, adj. inv.[Par apocope de mélodramatique] Dirai-je que Tess m'a davantage ému? Il y a aussi des moments un peu mélo, comme toujours dans Hardy (Rivière,Corresp.[avec Alain-Fournier], 1906, p.185).

Mélo, subst. masc.[Par apocope de mélodrame] a) [Correspond à supra A2] Elle fut saisie (...) de l'air de reine de l'actrice, − qui jouait en effet une reine dans un mélo romantique (Rolland,J.-Chr.,Amies, 1910, p.1167).b) [Correspond à supra B] Il fixe ses interlocuteurs droit dans les yeux avec son regard bleu dur et parle à toute vitesse (...). Pas de détours, pas de mélo (Le Monde,12 oct. 1980, p.8, col.5).

Wiktionnaire

Nom commun

mélo \me.lo\ masculin

  1. (Familier) Mélodrame.
    • Je pensais, en gros, que notre ami allait élever la voix et se lancer dans une scène de mélo. — (Henry Miller, L'ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
    • Ce film éprouvant a quelque chose non seulement de scandaleux mais d'indigne dans sa manière de prendre en otage l'humanitaire et les victimes de la guerre, pour en faire un mélo écœurant qui exhibe cadavres et blessés ad nauseam. — (Rires et sifflets pour Sean Penn, Vosges Matin, 21 mai 2016)

Adjectif

mélo \me.lo\

  1. (Familier) Mélodramatique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « mélo »

Début des mots mélodrame et mélodramatique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « mélo »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mélo melɔ

Citations contenant le mot « mélo »

  • Dans le méli-mélo, j'ai toujours préféré le meli. De Jean-François Deniau / Libération - 27 Mai 2000
  • THE KING OF STATEN ISLAND n’est pas une comédie ; pourtant on y rit beaucoup. Ce n’est pas un mélo non plus mais on pourrait fondre en larmes au détour de chaque scène. Fragile équilibre entre la comédie et le drame, cherchant constamment le rythme lâche de ce qui fait une vie, le nouveau film de Judd Apatow raconte l’histoire d’un type qui ne sait pas vraiment pourquoi il tient debout. Un personnage flottant qui rêve de se laisser aller à n’être rien. Plus « freaks » que « geeks », Scott vit à la marge dans cet endroit en périphérie de New York qu’est Staten Island. Un monde proche de tout et pourtant déjà trop loin qu’Apatow filme comme un vase clos, à l’image de son personnage incapable d’aller voir ailleurs. Entouré de sa bande de potes, gentils losers de canapé (avec notamment Moises Arias, hilarant et poétique), Scott traîne, de palabres en punchlines, trafique sans ambition et promène son corps dégingandé dans un monde figé dans le temps. Délicatement, Apatow fait les présentations. Mais quelque chose a changé. Son petit cirque de losers magnifiques habituel cherche, pour la première fois peut-être, à vraiment épouser la solitude, la singularité de son personnage et non à en faire un objet de comédie. Le monde change mais pas Scott. Il le sait, il le voit mais pourtant il n’arrive pas à avancer. Là où, auparavant, les films confrontaient très tôt les personnages régressifs d’Apatow à un changement forcé, cette fois-ci le réalisateur reste du point de vue de son héros bloqué et regarde avec lui le monde continuer sa course. Dès lors, chacune de ses saillies, de ses débordements de colère ou de mauvaise foi font rire, évidemment, mais avec une pointe de mélancolie qui serre la gorge. Délicatement, en face, les beaux personnages féminins (sa mère, la toujours juste Marisa Tomei ; sa sœur, Maude Apatow, bouleversante ; sa petite amie, formidable Bel Powley) avancent, lui lâchent la main, résolus enfin à vivre. THE KING OF STATEN ISLAND est l’histoire d’un retour à la vie mais du point de vue de celui qui reste à quai. Ce pourrait être cruel et pourtant, miraculeusement, le film échappe à toute injonction, à tout jugement sur ces personnages. Comme libéré de la dramaturgie attendue, Apatow les suit et nous laisse le temps – grâce à la durée (2h17) – de comprendre les nuances de leurs relations. Petit à petit, c’est évidemment le grand absent – le père, pompier décédé – qui occupe toute la place et donne la clé pour comprendre, en partie, les impasses de Scott. Rarement film aura touché aussi juste sur les douleurs invisibles du deuil et la façon dont la perte est une fêlure qui ne guérit jamais. Inspiré de l’histoire personnelle de Pete Davidson, le film est tout entier dévoué et dédié à sa force et sa fragilité. Un génial interprète, dont chaque regard, chaque geste, chaque intonation apportent mille nuances à ce personnage cabossé. Par lui et l’ensemble du cast, par cette écriture sensible et rugueuse, on a la sensation rare de voir un film ouvert, nuancé, complexe sur ce que c’est qu’être vivant, malgré tout.  Cinemateaser.com, THE KING OF STATEN ISLAND : chronique - cinemateaser

Traductions du mot « mélo »

Langue Traduction
Anglais melodrama
Espagnol melodrama
Italien melodramma
Allemand melodrama
Chinois 情节剧
Arabe ميلودراما
Portugais melodrama
Russe мелодрама
Japonais メロドラマ
Basque melodrama
Corse melodrama
Source : Google Translate API

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