La langue française

Médiocratisation

Sommaire

  • Définitions du mot médiocratisation
  • Phonétique de « médiocratisation »
  • Citations contenant le mot « médiocratisation »
  • Traductions du mot « médiocratisation »

Définitions du mot « médiocratisation »

Trésor de la Langue Française informatisé

Médiocratisation, subst. fém.Tendance à la médiocrité, à rendre médiocre. Politique de laisser faire et de laisser aller qui aboutit à une médiocratisation généralisée des études (Le Monde,7 sept. 1973, p. 18, col. 2).

Phonétique du mot « médiocratisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
médiocratisation medjɔkratisasjɔ̃

Citations contenant le mot « médiocratisation »

  • Édentée, déshabillée, dépouillée, dévalorisée, rançonnée, vilipendée, vendue, toute nue, dépourvue d’hôpitaux, d’universités, de cinémas, de parcs sportifs et de centres de loisirs, l’ancienne Perle des Antilles est ravagée par un phénomène de médiocratisation accélérée. Aujourd’hui, n’importe quel anonyme sans lecture ni écriture adéquate, de n’importe où et pratiquant n’importe quelle activité louche, peut voir son nom sortir de la loterie tirant les lots des ministres et directeurs généraux à occuper les postes stratégiques de la nation. Les médiocres, les cons et les kokorats officiels ont envahi les fauteuils bourrés des ministères, des organismes autonomes, de la diplomatie nationale et internationale. Voilà ce qui explique cette catastrophe pluridimensionnelle au cours de cette décennie de gouvernance exécrable assortie d’imposture, d’usurpation et d’improvisation. Hier, j’ai pris un malin déplaisir à lire sur les réseaux sociaux un parmi les multitudes de «posts» viraux choquants conçus à dessein par des médiocres ravisseurs dont l’objectif consiste à désinciter aux « Best Practice », comme pour tenter de ridiculiser le savoir, le savoir-être et la culture de l’excellence. Je vous relate un extrait de ce texte provocateur qui vise à détruire les valeurs : - Les étudiants les moins brillants font les écoles d'administration, deviennent administrateurs et dirigent les plus brillants. - Les étudiants passables entrent en politique et dirigent les plus brillants et les moins brillants. - Les recalés du BAC embrassent le monde des affaires et de la criminalité, ils contrôlent politiciens, administrateurs, médecins et ingénieurs. (Fin de citation) Cette réflexion écœurante s’inscrit comme dans le cadre d’une rivalité vicieuse par rapport à l’excellence et la quête de la perfection. En effet, un simple mot n’est pas naïf ; la combinaison des mots pour accoucher une phrase peut se révéler destructrice. A fortiori, lorsque plus de deux phrases se combinent pour construire un paragraphe, la prudence doit être de rigueur afin d’en déceler l’idée, l’objectif, la vision et la mission. Le discours d’invitation au nivellement par le bas se dresse comme une machination de l’idéologie de la médiocratie effrontée qui envahit les sphères stratégiques de la planète. Pourtant, tant du côté théorique qu’empirique, le constat faisant croire que les brillants étudiants seraient des ratés est archi-faux. C’est du sophisme et du paralogisme. C’est en raison de ces raisonnements erronés que la scène politique est laissée à des bandits, des animaux, des vandales, des incultes, des imposteurs, des usurpateurs et des incompétents qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse, des enfants et des populations. Les pays ne peuvent jamais gagner à la loterie. Leurs destins se pensent, se conçoivent, s’inscrivent et s’implémentent à travers des projets porteurs à ancrer dans un cadre dominé par le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. La caricature des plus brillants Les études et les faits ont prouvé que les plus brillants étudiants laissent tomber certaines fois leurs études à des Ivy-League (les meilleures universités) pour s’atteler à monter leurs firmes à succès fou. J’en veux pour preuve les cas de Bill Gates et Paul Allen de Microsoft, Marck Zuckerberg de Facebook, Larry Page de Google, Steve Jobs de « Apple », etc. Ces brillants cerveaux ont eu l’audace de renoncer à leur confort social à la Harvard, la Stanford pour plutôt suivre leurs instincts à changer le cours de la vie dans tous les secteurs. La plupart des concepteurs et des fondateurs des prestigieuses compagnies ont été de brillants cerveaux qui ont procédé à l’arbitrage difficile d’abandonner le monde académique pour devenir des créateurs précoces. Ralph Laurent, Michael Dell, Richard Banson, Richard Schultz, aujourd’hui milliardaires, ont été des enfants intelligents qui ont choisi le chemin de la création d’entreprise à l’aube de leur existence. On a envie de se demander, que serait le monde sans l’internet, sans les réseaux sociaux, supportés par les œuvres gigantesques des anciens brillants étudiants qui ont plutôt choisi de faciliter nos interactions sociales et économiques ? Les brillants étudiants sont des ingénieurs, programmeurs, managers et à la fois des partenaires/ actionnaires des plus grandes corporations du monde des affaires. Ils détiennent des parts importantes dans les entreprises au sein desquelles ils fournissent leurs expertises. Qu’il soit à la Sillicon Valley, chez Google, Facebook, Yahoo, YouTube, Microsoft, Ali baba, Amazon, ou dans le milieu artistique, les plus brillants étudiants sont bien rémunérés et ils dominent les galeries de la bureaucratie technique et des technopoles du Nord. Les plus brillants étudiants finissent médecins, infirmières et aides-soignants pour soigner des malades et sauver des vies. Les plus brillants étudiants deviennent des avocats et des diplomates qui négocient les causes des victimes, des veuves, des orphelins, des enfants et des nations sur l’échiquier de la compétitivité mondiale. Les plus brillants étudiants deviennent des ingénieurs, astronautes, agronomes, économistes, éducateurs et professeurs avec la noble mission de former des générations présentes et futures. Ils reçoivent des feuilles de route pour découvrir des mystères cachés des ondes magnétiques et scalaires en vue d’apprivoiser le cosmos. Les plus brillants étudiants deviennent des scientifiques qui sont recrutés par la NASA, l’institut Louis Pasteur, le Pentagone, la Maison Blanche et toutes les institutions les plus prestigieuses de la planète. Les plus brillants étudiants finissent prix Nobel dans les divers domaines de la science et de la culture. Les plus brillants étudiants fournissent des services d’enseignement et de recherche aux meilleures universités dans le monde. Par ce noble travail de préparation des cerveaux et de recherches poussées pour expliquer les dynamiques économiques et sociales, les brillants étudiants se sont immortalisés dans la galerie de la civilisation moderne. Les plus brillants étudiants marchent sur les traces des sommités, des érudits, des savants, des doctes et des pics de la Mirandole tels que Marie Curie Sklodowska, Bob Dylan, Esther Duflo, Banarjee, Paul Romer, Carol Greider, Gregg Semenza, René Descartes, Albert Einstein, Irène Joliot-Curie, Jacqueline Ferrand, Socrate, Hippocrate, Aristote, Pythagore, Galilée, Montesquieu, Newton, Thomas Edison. Les plus brillants étudiants finiront rarement en taule, car ils connaissent le chemin rigoureux de la justice, de l’effort et de l’excellence. Ils détestent l’argent facile. Les plus brillants étudiants mènent leurs populations au bon port. Suivez mon regard avec Barak Obama, Angela Merkel, Nelson Mandela, Fidel Castro. Ce que nous souhaitons aux plus brillants étudiants c’est qu’ils mettent constamment en pratique les convocations normatives de la science pour qu’ils soient toujours animés d’une bonne conscience afin d’arriver à la combinaison idéale « science et conscience ». Ce qui leur inviterait de tomber dans le désastre auquel nous a alertés François Rabelais : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Malheureusement, même s’ils ne seraient pas nombreux, nous avons constaté qu’il y a quand même des personnages issus de la matrice académique à la pointe de la pyramide scolaire qui ont vendu leurs âmes au diable en se mettant aveuglément au service d’un régime politique inculte pourri par la tête. Invitons nos enfants à devenir de brillants étudiants Un livre feuilleté, un film visionné ou une musique auditionnée ne nous laissent jamais indifférents. Les expériences magnanimes et les histoires fascinantes imprimées dans la mémoire constituent des crédits déposés dans le subconscient qui peuvent nous faire sourire, nous raffermir et nous réhydrater d’énergie positive, à n’importe quel moment. A contrario, les crimes, les discours destructeurs et les mauvais exemples laissent des traumatismes qui risquent de briser nos fibres neuronales pour nous trainer dans des crises et des psychoses. Ainsi, il s’agit d’une ineptie grave qu’un président puisse offrir des motos et des voitures en contrepartie de « gouyads » populaires, alors qu’il ignore les noms de nos petits génies qui obtiennent des moyennes de 9/10 et10/10. Cette pratique ignoble est une vitre brisée qui tend à se généraliser dans un effet domino pour détruire une société entière dans des pratiques de dévergondages itératifs. Justement, on sent que les dirigeants Haïtiens jouent exactement les jeux inverses des pays émergents et industrialisés qui valorisent eux-mêmes leur capital humain. Les programmes « Ouvè le kò» pilotés par les artistes Blengbendeng reçoivent des financements de la primature, des ministères, de la BRH, de l’ONA, du FAES ; pendant que les initiatives du genre «Ouvè lespri» à l’image des programmes de génie-interscolaires et les concours d’épellation sont boudés par les institutions tant publiques que privées. Les artistes « Chawa-Pete » sont de proches conseillers de la présidence jusqu’à ce qu’ils soient nommés ambassadeurs de la jeunesse en contrepartie de leur travail honorable de faire «grouiller» les jeunes et les enfants, matin, midi et soir. En revanche, les capitaines incultes de ce régime kwashiorkor ignorent les effets positifs judicieux que cela engendrerait de faciliter, à travers des conférences de motivations, des interactions entre Dany Laferrière, Samuel Pierre, Nahomie Osaka, Shella S.F Lominy et Michaelle Jean avec les jeunes, les sportifs, les élèves, les étudiants, les écrivains. Combien de doyens, de recteurs et de professeurs d’universités côtoient la Maison Blanche maculée du Champs de Mars à titre de conseillers spéciaux ? On dit souvent que la médiocrité prend sa revanche sur l’excellence. Pourtant, l’excellence ne s’est jamais fixée l’objectif d’évincer le porteur du gène pathogène de la médiocrité en soi. Dans la patience et la persistance, l’excellence invite toujours les adeptes de la médiocrité à se ressaisir pour emprunter la voie de la justice, l’intégrité et la culture de la beauté de l’esprit. Comme la pluie qui ne distingue pas entre les terrains du vilain et celui du bon samaritain pour les bénir, l’apprentissage et l’aspiration à un meilleur niveau culturel et académique sont accessibles à tout le monde. Il suffit de le vouloir, et le reste s’ensuivra. Rêvons-nous véritablement développement et meilleure condition de vie ? Alors, arrêtons d’emprunter la route de la médiocrité, la médiocratie, la flagornerie, l’incompétence, l’usurpation et l’imposture. Faisons de notre mieux pour être de brillants étudiants et des âmes fascinantes pour nous-mêmes, nos familles, nos pays et surtout pour honorer le Créateur. Être un brillant étudiant est un cadeau de Dieu ; vous n’avez pas le droit d’en être arrogant et orgueilleux. Mais que personne ne vous enlève non plus cette fière épaulette que vous avez gagnée sur le champ de bataille. En tant que brillant étudiant, Dieu vous a confié la mission de vous immiscer dans la bonne gouvernance de votre pays et de contribuer à de meilleures conditions de vie de votre population. Indignez-vous et engagez-vous, dans l’humilité, l’intégrité et la dignité afin de mettre votre savoir, votre savoir-faire et votre savoir-être au service de la collectivité. Carly Dollin [email protected] lenational.org/, Éloge de l’excellence et de la méritocratie !
  • Tout a commencé avec l’échec du quinquennat de François Hollande et l’installation dans nombre d’esprits, et dans le sien lui-même, qu’il n’y avait plus, pour le camp majoritaire, de président-candidat « naturel » à sa propre succession, ce qui était jusque là une règle non-écrite de nos institutions. Ce fut une première brèche qui a littéralement plombé la Gauche et, de manière plus feutrée peut-être, la Droite. La seconde brèche est issue de l’affaiblissement des grands partis traditionnels (LR et PS en tête), de la « médiocratisation » incroyable du personnel politique, ces deux phénomènes se développant dans une société individualiste ayant définitivement consacré l’« individu-roi », société ne connaissant, on le sait, que des « égaux », partout et à tous les niveaux. Et, bien évidemment, comme je l’explique dans mon livre L’Individualisme démocratique (L’œuvre, 2010), une « société d’égaux » ne peut qu’exacerber les « egos » personnels. The Dissident, Présidentielle : une formidable crise de légitimité - The Dissident - The Dissident
  • La situation évolue dans un sens vraiment problématique : les chaînes pensent bien sûr à leur rentabilité... Les chaînes d’info sont tout de même très peu regardées Il peut y avoir des pics jusqu’à 200 000300 000 personnes, parfois plus Mais ça reste des chiffres plutôt bas. C’est comme si la solution pour séduire plus de téléspectateurs était la « médiocratisation » des débats .... Le clash, le court, le rapide, les grandes gueules, les punchline, le hurlement, la dispute, sont devenus la base de beaucoup d’émissions. Tout cela sans aucune chance d’apprendre quelque chose, évidemment. Et, en parallèle, d’autres ont choisi des voix qui paraissent plus calmes mais qui intellectuellement sont quasi aussi pauvres ... Et là, la question se pose des pseudo-experts, du mélange des genres, de l’expertise non contrôlée, du consultant qui fait sa publicité à la télévision, du politique engagé, etc. Donc, la confusion des genres est absolue. Et surtout, surtout... on y apprend quoi ? Donc les logiques financières conduisent paradoxalement à faire de moins en moins bien, mais, paradoxalement, ce moins en moins bien n’assure pas le succès financier, au contraire. Les gens ont aussi besoin de citoyenneté de fond. Je l’ai vu par expérience avec l’interview sur Thinkerview c’est plus de 300 400 500 000 personnes qui écoutent et qui ont soif de réflexion développée sur plus de deux heures On sent ici ou là des besoins de grille de lecture, + de calme, et de vraies expertises. Ajoutons à cela une pensée de plus en plus unique ... Les intellectuels éloignés de cette pensée unique finissent par jouer les idiots utiles. Club de Mediapart, Virginie Martin, une voix dégagée | Le Club de Mediapart
  • Oui, mais voilà, a-t-on déjà vu une aussi large pratique insouciante du copinage, qui ressemble plus à une distribution de récompenses, parfois à des lots de consolation, pour ces portesdrapeaux orange, dont les compétences à des postes clés ne reposent que sur leur proximité avec le clan du Premier ministre  ? Si cette situation mérite d’être soulignée, c’est parce qu’elle entraîne des questions sur le respect dû à certaines institutions dont la gestion supposément indépendante suscite de sérieux doutes. C’est de l’Estrac toujours qui nous dit que «cette pratique (suite à une question sur l’ingérence dans les institutions) nuit à la bonne gouvernance. C’est toujours la population qui fait les frais de cette médiocratisation. Certaines nominations sont scandaleuses et traduisent un profond mépris de la population. Elles sont d’autant plus intolérables qu’elles émanent d’un pouvoir électoralement fragile du fait qu’une majorité de la population se trouve dans l’opposition». Et de continuer  : «Dans les démocraties plus abouties, un pouvoir aussi contestable aurait adopté une stratégie d’ouverture plutôt que celle du repli sur son pré carré.» lexpress.mu, Le temps des récompenses | lexpress.mu
  • Lundi 7 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Aucun pays ne peut sortir du cercle vicieux de la pauvreté abjecte et de l’indignité ignominieuse s’il ne divorce d’avec les pratiques de nivellement par le bas et de « médiocratisation » de ses habitants et de ses institutions. Les comportements médiocres détruisent les rêves et les incitations des enfants et des jeunes à atteindre des niveaux d’éducation et de compétence suffisants, susceptibles de favoriser la sortie du pays de du dénuement économique. Rezo Nòdwès, Des orientations pour le développement durable et la fin de la médiocratie en Haïti ! | Rezo Nòdwès

Traductions du mot « médiocratisation »

Langue Traduction
Anglais mediocratization
Espagnol mediocratización
Italien mediocratizzazione
Allemand mediokratisierung
Chinois 平庸化
Arabe التوسط
Portugais mediocratização
Russe медиократизация
Japonais 平凡化
Basque bitartekaritza
Corse mediocratisazione
Source : Google Translate API
Partager