Marronnage : définition de marronnage


Marronnage : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

Marron(n)age,(Marronage, Marronnage) subst. masc.Action, pour un esclave, de s'évader; état d'esclave marron. Des esclaves qui s'échappent et qu'alors on appelle marrons n'usent pas même de représailles: car le marronnage, c'est-à-dire la fuite, n'est qu'une conséquence du droit le plus légitime (H. Grégoire,De la Noblesse de la peau,1826, p.66 ds Quem. DLL t.14).La tactique du marronage, reprise dès 1801, sans Toussaint Louverture, par les masses d'anciens esclaves, est à nouveau en vigueur [en Haïti]: repli vers les zones et activités vivrières, réorganisation de structures nouvelles de solidarité, volonté d'exprimer la révolte autrement que par un exode qui dévore une partie des forces vives du pays sans apporter la solution à la misère (A. Jacquesds Le Monde,29 août 1981, p.4, col.2).Exercice illégal d'une profession. (Dict. xixeet xxes.).

Marronnage : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

Marron(n)age,(Marronage, Marronnage) subst. masc.Action, pour un esclave, de s'évader; état d'esclave marron. Des esclaves qui s'échappent et qu'alors on appelle marrons n'usent pas même de représailles: car le marronnage, c'est-à-dire la fuite, n'est qu'une conséquence du droit le plus légitime (H. Grégoire,De la Noblesse de la peau,1826, p.66 ds Quem. DLL t.14).La tactique du marronage, reprise dès 1801, sans Toussaint Louverture, par les masses d'anciens esclaves, est à nouveau en vigueur [en Haïti]: repli vers les zones et activités vivrières, réorganisation de structures nouvelles de solidarité, volonté d'exprimer la révolte autrement que par un exode qui dévore une partie des forces vives du pays sans apporter la solution à la misère (A. Jacquesds Le Monde,29 août 1981, p.4, col.2).Exercice illégal d'une profession. (Dict. xixeet xxes.).

Marronnage : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

marronnage \ma.ʁɔ.naʒ\ masculin

  1. État d’un esclave marron, évadé.
    • Réprimer le marronnage.
    • Le marronnage montre le poids de l’Histoire à La Réunion, une histoire courte, dense et rude. — (D’une île au monde : entretiens avec Brigitte Croisier, page 168, Paul Vergès, ‎Brigitte Croisier, 1993)
  2. État d’une personne qui exerce illégalement une profession.
  3. (Élevage) Installation d'une faune subspontanée issue d'animaux d'élevage enfuis.
    • En certaines régions, les phénomènes de marronnage prennent une telle ampleur, parfois à l'échelle continentale, qu'on peut parler de zones de marronnage aussi bien que de zones de domestication ailleurs: l'Amérique et l'Australie en sont les deux exemples phares, […]. — (Roland Jussiau, ‎Louis Montméas & ‎Jean-Claude Parot, L'élevage en France: 10 000 ans d'histoire, Educagri, 1999, page 55)
    • Chat haret ou chat errant : chat domestique retourné à l'état sauvage par le phénomène du marronnage – qui signifie vivre en liberté hors du contrôle de l'homme. — (Roger Fichant, La faune des forêts et l'homme, Éditions Quae, 2011, page 180)

Nom commun 2

marronnage \ma.ʁɔ.naʒ\ masculin

  1. Variante de maronage.
    • Trois règlements, en date des 17 fév. 1658, 1715 et 17 juin 1719, fixèrent et déterminèrent l'étendue de ces droits forestiers : c'était pour tous et chacun l'affouage, le marronnage, le pâturage et la glandée. — (Dalloz et Tournemine, Jurisprudence générale du royaume)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Marronnage : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MARRONNAGE. n. m.
État d'un nègre marron. Réprimer le marronnage.

Marronnage : définition du Littré (1872-1877)

MARRONNAGE (ma-ro-na-j') s. m.
  • 1État d'un esclave marron.
  • 2État d'un agent de change, d'un courtier, d'un imprimeur qui exerce sans titre, sans commission.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « marronnage »

Étymologie de marronnage - Littré

Marron 2.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de marronnage - Wiktionnaire

Mot dérivé de marronner avec le suffixe -age.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « marronnage »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
marronnage marɔnaʒ play_arrow

Citations contenant le mot « marronnage »

  • Les colons avaient pris pour habitude, en Guyane notamment, de distinguer le grand marronnage du petit marronnage. Cette distinction grand/petit est une hiérarchie construite par rapport à l’intérêt économique de l’esclave. Le grand marronnage désignait une perte définitive de la marchandise tandis que le petit marronnage faisait référence à une évasion temporaire n’excédant pas un mois. Mais, de notre point de vue et pour notre propos, nous ne souhaitons pas faire de hiérarchie entre ces deux types de marronnage et allons tenter de leur donner une autre terminologie. Africultures, Le marronnage créateur : principe esthétique de résistance | Africultures
  • Dans « « Fugitif, où cours-tu ? », Dénètem Touam Bona revient sur le marronnage, phénomène majeur qui a contribué à la destruction de l’appareil esclavagiste. mais pas seulement. JeuneAfrique.com, Livres : le marronnage, résistance créatrice – Jeune Afrique
  • Le marronnage est l’expression de résistance de l’esclave déporté d’Afrique qui apparaît sous diverses formes dans la Caraïbe. Généralement associé à la fuite dans les bois et dans les espaces reclus, le marronnage  comprend aussi d’autres formes de résistances menées au sein même de la plantation comme l’empoisonnement ou encore le sabotage. Il constitue pour ces noirs africains un processus de refus de la traite, des modes de vie servile et des pensées imposées par les colonisateurs. C’est ainsi que le marronnage est une « conduite spécifique au sein du système esclavagiste […qui] au sens propre naît et meurt avec l’esclavage » (Rochmann 5). , L’expression du marronnage dans la Caraïbe anglophone et francophone au XXe et XXIe s. (Schoelcher, Martinique)
  • 3Dans les premiers chapitres de son étude, R. Danon propose un panorama précis des débats historiographiques autour de l’esclavage et du marronnage. Elle insiste en particulier sur l’opposition entre deux conceptions du marronnage, perçu d’un côté comme « révolte spontanée ou épisodique », et de l’autre comme « désir organisé d’échapper définitivement à la servitude » (p. 47). La première conception est traditionnellement rattachée à l’école dite « française », représentée par Yvan Debbasch5, qui s’oppose à l’école dite « haïtienne », à la tête de laquelle on trouve notamment Jean Fouchard6, pour qui la quête de la liberté est à l’origine du marronnage. R. Danon trouve chez Richard Burton7 l’expression d’une troisième voie, représentée selon lui par Leslie Manigat et Caroline Fick, dans laquelle elle inscrit son travail, et qui choisit d’examiner la genèse du marronnage comme un ensemble de possibles, allant de l’insurrection contre les mauvais traitements à la revendication politique et collective de l’abolition de l’esclavage. Il ne s’agit donc ni de « nier le désir de liberté chez les marrons », ni d’« en faire une cause explicative générale, abstraite, dogmatique, passe-partout et “romanticisée” » (p. 56). Au contraire, et à partir de la tripartition proposée par Audrey Carotenuto pour définir les champs de résistance (« résistance de préservation », « résistance-agression » et « résistance-rupture »)8, R. Danonrend compte de toutes les formes que peut prendre le marronnage, qui constitue selon elle une « chambre de résonance culturelle » (p. 62) et une tentative de préservation identitaire9. , Sur les traces du marronnage. De Makandal à Zamore, voix d’esclaves dans les récits français du XVIIIe siècle (Acta Fabula)
  • Ce travail à dimension mémorielle a engagé les élèves dans l’écriture d’une chanson en créole sur le thème du marronnage, avec l’aide du musicien Joel Manglou . La vidéo présente dans un premier temps le travail de recherches mené par les élèves et illustre la chanson avec leurs dessins. Linfo.re, Noirs et Marrons : Le patrimoine réunionnais chanté par des écoliers - LINFO.re

Traductions du mot « marronnage »

Langue Traduction
Corse marooning
Basque marooning
Japonais 栗色
Russe marooning
Portugais abandonado
Arabe تقليد
Chinois 栗色
Allemand aussetzung
Italien marooning
Espagnol abandonando
Anglais marooning
Source : Google Translate API


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