La langue française

Locutoire, locutionnaire

Sommaire

  • Définitions du mot locutoire, locutionnaire
  • Étymologie de « locutoire »
  • Phonétique de « locutoire »
  • Citations contenant le mot « locutoire »
  • Vidéos relatives au mot « locutoire »
  • Traductions du mot « locutoire »

Définitions du mot locutoire, locutionnaire

Trésor de la Langue Française informatisé

Locutoire, locutionnaire, adj.Relatif ou propre à une suite de sons en tant qu'elle est pourvue d'une signification et d'une certaine force illocutoire potentielle dans une langue donnée. L'acte locutionnaire est en droit indépendant de la situation de discours, mais n'est qu'un objet abstrait qu'il est nécessaire d'articuler sur une énonciation (D. Maingueneau, Initiation aux méthodes de l'analyse du discours, 1976, p.130).L'acte locutionnaire et l'acte illocutionnaire sont le même type d'acte, à ceci près que l'un est l'acte potentiel signifié par la phrase et l'autre l'acte effectivement accompli (F. Récanati, Qu'est-ce qu'un acte locutionnaire?ds Communications, 1980, no32, p.211).

Wiktionnaire

Adjectif

locutoire \lɔ.ky.twaʁ\

  1. (Linguistique) Qui est transmis par la parole.
    • Acte locutoire.

Nom commun

locutoire \lɔ.ky.twaʁ\ masculin

  1. (Linguistique) Énoncé transmis par la parole.
    • Tout énoncé peut être analysé dans ses valeurs locutoire, illocutoire et perlocutoire. Le locutoire touchant des aspects plus proprement sémantiques, et le perlocutoire les effets secondaires, d’ordre psychologique, les pragmaticiens se sont tournés surtout vers l’illocutoire : la valeur intentionnelle traduisant les visées de l'énonciateur. — (Bruno Callebaut, La négation et les théories de l’illocutoire, dans Linx (Revue des linguistes de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense), no 5, 1994, La négation, p. 191-203 [texte intégral])
    • Enfin, la phrase pouvait s’appréhender sur le double plan du locutoire (celui qui s’énonce comme « je ») et du délocutoire (celui qui est énoncé dans le « il »), double plan où circulent sans relâche possible le va-et-vient, les méandres et les filets du discours. — (Jérôme Roger, Henri Michaux : poésie pour savoir, Presses Universitaires, Lyon, 2000, page 261)
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Étymologie de « locutoire »

Dérivé savant du latin locutor qui nous donne locuteur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « locutoire »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
locutoire lɔkytwar

Citations contenant le mot « locutoire »

  • Ce besoin d’insulte s’agite dans l’esprit de ce pauvre commissaire, en quête de succès faciles, surtout parmi les âmes basses. Je crois malheureusement pour lui, que ses torpilles locutoires manquent parfaitement leur but et que ses insultes défendent une mauvaise cause. SenePlus, STOP A LA POLITIQUE DE L’INSULTE ! | SenePlus
  • La duplicité se définit, de façon première, comme le caractère de ce qui est double. À cette notion de dédoublement peut également s’ajouter une notion de caractère feint, de dissimulation. Le cas échéant, la dissimulation est supposée s’appliquer à l’élément qui est pragmatiquement visé (le but ultime d’un acte de langage par exemple), contrastant ainsi avec le niveau « de surface », qui deviendrait, en fin de compte, secondaire. Les interactions verbales – et l’intersubjectivité qu’elles impliquent – peuvent ainsi être analysées sous l’angle de cette notion de duplicité, qu’elle soit stratégique ou non : en effet, toute communication implique un décryptage du message prenant en compte, non seulement le plan locutoire, mais aussi le plan illocutoire, en lien avec les intentions du locuteur/énonciateur, dans un contexte donné. , Quand le dire se dédouble. Duplicité énonciative et stratégies discursives associées. Domaine anglophone (Toulouse)
  • Gestes, signes, plaintes, aveux, excuses; projections imaginaires, vies ordinaires, récits d’extase ou de souffrance, quête de justesse et de perfection, cri de révolte ou de solidarité : l’ère démocratique a ouvert un espace d’expression personnelle et collective, impossible à délimiter mais toujours à investir. Enquêtes philosophiques et récits autobiographiques, ethnographies et mobilisations sociales, revendications partiales et quêtes introspectives participent d’une culture commune de l’expressivité et répondent à une même demande de maîtrise émotionnelle, d’éducation sémantique et de valorisation des singularités, spectaculaires ou minoritaires. L'expressivité traverse les frontières de la description et de la performance, du social et du vital, dans une élucidation des formes de la vie humaine et de leurs diverses façons d'apparaître et de se transformer. Elle porte des valeurs et différences inédites, des personnes et groupes invisibles. Elle subvertit des divisions conceptuelles établies : action et passion, parole et écriture, liens forts et faibles, illocutoire-perlocutoire-locutoire, expertise et amateurisme, individuel et collectif, élitisme et populaire. C’est ce territoire, autant littéraire et artistique que philosophique et éthique, où s’expose à la fois la confiance en soi de l'individu.e et sa fragilité, que nous voudrions explorer. , Dominique Rabaté, « Style, voix, expression » (Formes de vies et Expressivité - ​Séminaire de recherche 2019-2020)
  • Le travail de J.L. Austin a été prolongé et approfondi par le philosophe américain, spécialiste du langage et professeur à l’université Berkeley, en Californie, John Searle (1932-), lequel voit dans les actes illocutoires cinq subdivisions, les « verdictifs », qui consistent à juger ; les « exercitifs » qui consistent à décider d’actions à suivre ; les « promissifs » qui obligent le locuteur à agir d’une certain manière ; les « comportatifs » qui impliquent de réagir aux actes d’autrui ; et les « expositifs » dont l’objet est de décrire, nier, affirmer. Comme John Searle a reconnu une certaine filiation dans les travaux de Ludwig Wittenstein (1889-1951) il semble essentiel de dire quelques mots de ce novateur, né dans l’ex-empire d’Autriche-Hongrie puis devenu citoyen britannique, qui a enseigné la philosophie du langage à l’université de Cambridge, en développant le critère de communicabilité et le concept d’acte de langage indirect. DIACRITIK, Le point sur la pragmatique
  • La critique des dérives du présent, en passant par l’absurde et un mode locutoire plutôt dans la marge, ça peut mener loin. Très loin, même… Le Devoir, Un Grand Prix de l’ACBD pour Fabcaro | Le Devoir
  • L'École sophistique (car, au fond, dans son genre, c'en est belle & bien une, du moins à nos yeux ébahis de Modernes historiquement déficients) ... eh bien, l’École sophistique, donc, s'intéressa vivement à la langue, son expressivité, sa valeur, sa constitution, ses formations, sa rhétorique, bref : sa littérature ... Ainsi, elle est à sa façon toute sienne précurseure de la critique littéraire, au moins énonciative & pragmatique, qui s'intéresse tant aux trois niveaux locutoire (la forme), illocutoire (le sous-entendu) & perlocutoire (l'impact). Bref : aucun énoncé n'est neutre, et tous les énoncés sont des actions sans-réserve, quand bien même les modalités actionnelles diffèrent du mouvement seul. A ce titre, Friedrich Nietzsche réalisa bien, selon son mot, que l'Homme est "pris dans les rets du langage", et derrière lui une bonne partie de la philosophie du XXème (Wittgenstein, analytique, structuraliste, at least, aboutissant très concrètement aux USA à quelque French Theory nourrissant aujourd'hui les gender studies, les postcolonial studies, etc.), sinon que massivement, cette hérédité n'est jamais qu'une sorte d'épure nominaliste (les Mots et les choses, Michel Foucault) dualiste matérialiste, de ce qu'elle postule très-clairement toujours le réalisme des choses, que les mots ne feraient que mettre en perspective, ainsi qu'un voile d'Isis ou un vortex. Ce n'est pas faux, mais les sophistes - et Nietzsche qui relança leur "carrière" contemporaine - vont au-delà : ils disent que le "réel" en-deçà du langage n'est jamais qu'une folie, et Nietzsche va jusqu'à le dire définitoirement (Dionysos, genre de psychose) or les psychologues des profondeurs notamment, sont nombreux à penser que le langage informe (Apollon, genre de névrose) cette folie, dans ce qu'on appelle raison. Le langage est un grand ordonnateur du monde, où les monothéistes ne s'y trompèrent pas exactement, à faire de leur dieu Verbe, logos - sinon qu'ils y perdirent le tréfonds, les profondeurs, et avec eux toute l'articité de la chose langagière. Ou, si vous préférez, l'impact artial (artialisation) ou artificial (artificialisme) qui lui est intrinsèquement constitutif, pour notre "compréhension du monde". En somme : il y a "compréhension idiomatique" du monde. Les sophistes jouent dessus, et ont encore la véracité de le dire, quand quiconque à leur place se leurre (dans cette perspective), à prétendre tenir "un discours rigoureusement vrai", surtout quand ce discours s'imagine légitimé par une méthode - ajouterai-je - de ce que les méthodes ne sont pas autre chose que des discours rigidifiés, ayant leur illocutoire comme leur perlocutoire, sur "la chose considérée" (cf. Paul Feyerabend). Entre un philosophe et un sophiste, il n'y a qu'une différence terminologique, où la sophistique aurait tout bonnement constitué une école philosophique, et c'est tout. Sans quoi, Nietzsche n'est plus rien (mais les plus pénibles entre les philosopheurs lui contestent sa légitimité philosophique, donc proposons au-delà -), et au-delà, donc, Machiavel n'est plus philosophe, ni Montaigne ni Camus (dont les deux eurent aussi "du mal" à se faire reconnaître). Tout philosophe cherche à avoir sophistiquement raison, tout sophiste cherche philosophiquement quelque sagesse. La récursion est tellement patente qu'elle annule la distinction, et permets alors désormais de dire que l'école sophistique est belle et bien une école philosophique, que cela chiffonne Platon ou non, au même titre que les religions sont des écoles philosophiques d'éthiques phronétiques (de prudence). Le sophisme est donc une école philosophique d'herméneutique & praxéologique sophistique (d'interprétation et d'action). /* */ Nous sommes donc dans une intelligence proprement humaniste de l'Homme, au sens antique. C'est une excellente intelligence. AgoraVox, Trois philosophies : les pensées sophistes, les plaisirs charnels, et les propos gaillards - AgoraVox le média citoyen

Vidéos relatives au mot « locutoire »

Traductions du mot « locutoire »

Langue Traduction
Anglais locution
Espagnol locución
Italien locuzione
Allemand ort
Chinois 言语
Arabe تعبير
Portugais locução
Russe идиома
Japonais locution
Basque lokuzioa
Corse locuuzione
Source : Google Translate API
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