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Libaniste

Phonétique du mot « libaniste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
libaniste libanist

Citations contenant le mot « libaniste »

  • Il reste que le rôle national le plus fondamental assumé par le patriarcat maronite a été sans conteste celui joué par le patriarche Élias Hoayek dans la proclamation du Grand Liban. Au lendemain de l’effondrement de l’Empire ottoman, en 1918, les Libanais, plus particulièrement les chrétiens, se trouvaient devant l’alternative suivante : s’en tenir au « petit Liban », en l’occurrence au Mont-Liban du régime de la moutassarrifyya établi en 1861 ; ou revendiquer une entité libanaise dans les frontières forgées par l’émir Fakhreddine II et consolidées par la suite par l’émir Bachir II au XIXe siècle, c’est-à-dire les frontières actuelles. Le patriarche Hoayek optera pour la seconde option et s’en fera le plus fervent avocat auprès des autorités françaises en 1920. Confirmant ainsi le rôle national libaniste joué constamment par Bkerké pour la sauvegarde de la souveraineté et la libre décision de l’entité libanaise et le refus de toute intégration à une nation arabe ou à la Syrie, le patriarche Hoayek sera le principal artisan de la proclamation du Grand Liban. L'Orient-Le Jour, La position de Raï sur la neutralité en phase avec l’histoire de Bkerké - L'Orient-Le Jour
  • Une réponse convaincante est donnée à cette question par Jacques Keilo, ingénieur cartographe, docteur de l’Université Paris IV-Sorbonne. Pour ce docteur en géographie politique, la réponse à cette question frontale est négative et ne fait aucun doute. Keilo s’emploie – certes dans les limites d’un article de revue – à déconstruire le discours idéologique qui cherche à diluer le Grand Liban dans une entité politique plus large qui lui serait antérieure. Usant des deux concepts de « continuation » et de « succession », le chercheur démontre que la République arabe syrienne n’est « ni la continuation ni la succession » de cette réalité lointaine qu’est l’espace historico-géographique antique nommé Syrie et qui, de l’Antiquité classique à l’Empire ottoman, a revêtu divers contours ; toutefois, il admet que le Liban et la Syrie sont bien tous deux, chacun à sa manière, « héritiers culturels » de cet espace dont ils reproduisent certains des traits, dans la mesure où la géographie conditionne nécessairement l’histoire. Dans un article paru dans L’Orient-Le Jour (« La “Phénicie”, entre réalité historique et récupération politique », 2 mars 2019), Keilo applique par ailleurs ce même raisonnement à une idéologie que certains « libanistes » ont développée comme argumentaire contre les partisans de la Grande Syrie. Il assure donc qu’il est tout aussi faux d’inscrire le Liban dans « la continuité ou la succession » d’une Phénicie historique, que de l’inscrire dans la continuité ou la succession de la Syrie antique. L'Orient-Le Jour, Le Liban, une nation en devenir - L'Orient-Le Jour
  • Je n’en suis pas spécialiste, mais le très regretté Père S.J, Sélim Abou, anthropologue qui nous a quittés, il y a environ deux ans, l’était, en revanche : ses nombreux ouvrages sur cette question font autorité) et encore moins “arabiste” ou “libaniste”, mais un descendant de notre aïeul commun, Homo Sapiens, et accessoirement linguiste…”libano-français” et/ou inversement!!!! ), qui ont “aidé” à planter, cultiver, protéger et veiller à l’ancrage de cette bête un temps “apprivoisée”, avant de leur échapper et se transformer en un monstre multicéphale (à 18 têtes !) incontrôlable, qu’est le confessionnalisme ? , Le 14 juillet, fête nationale française, et...le Liban par Ali Kazwini-Housseini
  • Mais plus important encore, son projet était fondamentalement « libaniste », axé sur la défense des droits de sa communauté en tant que composante fondamentale du tissu social libanais, loin de toute allégeance aveugle à une puissance étrangère. En ce sens, il avait adopté une attitude critique à l’égard du système iranien de gouvernement fondé sur un pouvoir absolu accordé aux mollahs (le vilayet el-fakih), comme le prônait l’ayatollah Khomeyni avant même son retour d’exil. Moussa Sadr a été ainsi un véritable précurseur et un réel avant-gardiste en la matière. Son successeur à la tête de la communauté, le cheikh Mohammad Mehdi Chamseddine, adoptera bien plus tard sa vision du rôle et de la place des chiites dans la région, exhortant ces derniers (dans son testament politique) à ne pas adhérer à un projet chiite transnational, et à lutter plutôt pour la défense de leurs intérêts et de leurs droits au sein de la société dans laquelle ils vivent. En clair, il leur demandait de se comporter en Libanais, Irakiens, Bahreïnis, etc., en s’abstenant d’être ancrés à un projet transnational, en l’occurrence iranien. Ce courant de pensée ne se limite d’ailleurs pas au cas spécifique du Liban, puisqu’il se manifeste aussi, entre autres, en Irak même sous la houlette du chef spirituel de la communauté chiite irakienne, l’ayatollah Sistani. L'Orient-Le Jour, Moussa Sadr, le libaniste - L'Orient-Le Jour
  • Un ancien ténor parlementaire sunnite nous confiait un jour que le siège israélien de Beyrouth en 1982 avait constitué un point d’inflexion dans la conscience nationale des sunnites, en ce sens qu’ils ont réalisé que l’hinterland arabe ne leur avait été d’aucun secours durant l’assaut israélien et que leur véritable garantie est l’intérieur libanais, leurs rapports avec leurs partenaires nationaux. Il en a résulté une cristallisation d’un sentiment « libaniste » chez ceux-là même qui avaient les yeux rivés sur les courants chimériques au-delà des frontières et qui désormais ont le sentiment qu’il existe bel et bien une spécificité libanaise dont ils sont l’un des paramètres. Cela explique le tournant historique, au plan populaire, de la révolution du Cèdre de 2005. Cette vague atteindra-t-elle la composante chiite ? Il faudrait suivre les développements en cours en Iran, en Irak (surtout) et en Syrie pour avoir une ébauche de réponse. L'Orient-Le Jour, La voie du salut - L'Orient-Le Jour
  • À cela s’ajoute notamment le fameux appel des évêques maronites de septembre 2000, qui avait ouvertement plaidé pour le retrait des troupes syriennes, après la libération du Liban-Sud en mai de la même année. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui rappellent qu’à l’issue de la libération, le chef de l’Église maronite, alors en tournée en Afrique, n’avait pas manqué de saluer « cet accomplissement » et les « sacrifices de ses auteurs ». Cela fait dire à certains observateurs interrogés par L’Orient-Le Jour que, contrairement à ce que l’on serait tenté de croire, les rapports entre Bkerké et le Hezbollah n’étaient pas totalement rompus… Mais Nasrallah Sfeir retrouvait Mohammad Mehdi Chamseddine, Moussa Sadr et le courant chiite loyaliste sur le fait que le pays du Cèdre constituait la patrie définitive de tous les Libanais, chrétiens et musulmans, et qu’il ne fallait pas chercher de projets politiques en dehors de l’État libanais… Les deux hommes étaient des partisans invétérés du dialogue, de la mesure, de la modération. À la faveur de sa logique axée sur la nécessité de l’ouverture vers autrui et l’appel au dialogue islamo-chrétien, dont témoignaient si bien ses rapports avec Hassan Khaled, ancien mufti de la République (assassiné en mai 1989), Nasrallah Sfeir a naturellement et facilement convergé avec les idées défendues par l’imam Chamseddine. Déjà, en 1983, ce dernier évoquait la notion de « patrie définitive », comme le soulignait lors d’une conférence-débat organisée à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth en février 2003 Samir Frangié, qui avait joué un rôle de premier plan dans la dynamique rapprochant les deux hommes. Toujours dans le cadre de sa vision libaniste du pays, l’ex-président du Conseil supérieur chiite, à l’instar du prélat maronite, était convaincu que « la convivialité islamo-chrétienne était à la base de la légitimité de l’État », comme il l’a déclaré en marge d’un congrès qu’il avait organisé sous le thème « L’Islam et les musulmans dans un monde en changement », en 1994. L'Orient-Le Jour, Sfeir-Chamseddine, une même vision libaniste du pays... - L'Orient-Le Jour
  • Mais comble d’infortune, il n’y aura ni feux d’artifice, ni défilés militaires, ni opera-seria des Rahbani pour la circonstance, car commémorer la Proclamation de la Résidence des Pins du premier septembre 1920, peut se révéler périlleux ! Non point à cause de la pandémie, qui en fait est arrivée à point nommé pour servir de prétexte à l’annulation des festivités, mais pour la simple raison que célébrer le centenaire, c’est convoquer, pour une franche explication, les protagonistes de la guerre civile de 1975. Ces derniers ne sont-ils pas les descendants directs des unionistes (al-wahdawiyoun) et des libanistes (al-kayaniyun) d’il y a cent ans ? Ceux-là même qui constituaient deux camps opposés, celui des partisans d’une Grande Syrie indépendante régie par une monarchie chérifienne, et celui des indépendantistes, appelant à l’établissement d’un Liban élargi, détaché de l’hinterland et sous tutelle française ! L'Orient-Le Jour, Bientôt septembre, bientôt 100 ans ! - L'Orient-Le Jour
  • Le second axe présente son « Œuvre ». Celle illustrée par ses livres autour de la guerre du Liban, l’histoire de Beyrouth et le « malheur arabe », mais aussi par sa production journalistique dans le quotidien an-Nahar, et son expérience assez singulière dans le mensuel francophone L’Orient Express qu’il a fondé. Singulière car dans ce dernier, il se révéla surtout comme « l’Arabe de gauche qui écrivait en français », à l’opposé d’une certaine tradition francophone libanaise, connotée plus à droite et plus « libaniste ». L'Orient-Le Jour, Du printemps avorté à la révolution d’octobre - L'Orient-Le Jour
  • À nous les deux exemples suivants : en 1949, le premier président Émile Tyan, à la tête de la commission des grâces dans l’affaire Antoun Saadé, refusa de se plier aux injonctions du pouvoir. Il eut le cran de s’opposer au chef de l’État Béchara el-Khoury et à ceux qui étaient pressés d’exécuter le leader PPS, dans la foulée d’un procès bâclé. Le professeur de droit qu’il était n’en avait que plus de mérite, le « zaïm », promoteur d’une Grande Syrie, représentant à ses yeux de libaniste ardent l’ennemi total. Mais son intégrité de jurisconsulte lui avait assigné la tâche de s’opposer à l’exécutif. Dans cette épreuve qui l’opposa également au parquet, il ne chercha ni à biaiser ni à louvoyer ; il s’en tint à la lettre de la loi comme à son esprit*. Un autre exemple, et pas des moindres, nous fut donné par Émile Abi Kheir lors du procès-fleuve des putschistes PPS de 1961. Président la Cour de justice qui devait juger les auteurs du coup d’État, il tint tête à ses assesseurs, les quatre juges militaires, et par-delà ces juges, au président Fouad Chéhab et au Deuxième Bureau de l’armée. Il fit prévaloir son point de vue selon lequel le crime en question était un crime politique et ne pouvait être qualifié de crime de droit commun, comme l’aurait souhaité le régime en place qui voulait accabler ceux qui l’avaient pris pour cible. L'Orient-Le Jour, Indépendance judiciaire et interventions inappropriées ! - L'Orient-Le Jour

Traductions du mot « libaniste »

Langue Traduction
Anglais lebanese
Espagnol libanés
Italien libanese
Allemand libanesisch
Chinois 黎巴嫩人
Arabe لبناني
Portugais libanês
Russe ливанский
Japonais レバノン人
Basque libanoko
Corse libanese
Source : Google Translate API

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