La langue française

Latinisant, latinisante

Définitions du mot « latinisant, latinisante »

Trésor de la Langue Française informatisé

Latinisant, -ante, adj. et subst.a) (Personne) qui connaît la langue et la littérature latines; (personne) qui affecte de parler le latin, qui abuse de latinismes. Comme l'idée de fourmi-lion se retrouve dans beaucoup de langues d'Europe, son absurdité doit sans doute être mise à la charge des latinisants (Gourmont, Esthét. lang. fr.,1899, p. 205).Un pauvre diable de prosodiste latinisant, un chevalier sans gloire du dactyle et du spondée, Nicolas Bourbon (L. Febvre, Combats pour hist., L'Homme, la légende, l'œuvre, 1931p. 252).b) (Personne) qui pratique le rite latin. Grecs latinisants (Littré).

Wiktionnaire

Adjectif

latinisant \la.ti.ni.zɑ̃\

  1. (Religion) Qui, dans un pays schismatique, pratique le culte de l’Église catholique romaine.
  2. (Plus courant) Qui étudie le latin.

Nom commun

latinisant \la.ti.ni.zɑ̃\ masculin (pour une femme on dit : latinisante)

  1. (Religion) Celui, celle qui, dans un pays schismatique, pratique le culte de l’Église catholique romaine.
  2. (Plus courant) Celui, celle qui étudie le latin.
    • Et c’est ce qui explique pourquoi Mariana a cru devoir lui adresser en vers latins ses condoléances. Je ne le vois du reste pas, lui le latinisant dédaigneux des romancistas, faisant des vers castillans. — (Georges Cirot, Une élégie latine du P. Mariana avec la réponse, in Mélanges de littérature, d’histoire et de philologie offerts à Paul Laumonier, Paris, 1935)

Forme de verbe

latinisant \la.ti.ni.zɑ̃\

  1. Participe présent du verbe latiniser.

Nom commun

latinisante \la.ti.ni.zɑ̃t\ féminin (pour un homme on dit : latinisant)

  1. (Religion) Celle qui, dans un pays schismatique, pratique le culte de l’Église catholique romaine.
  2. (Plus courant) Celle qui étudie le latin.

Forme d’adjectif

latinisante \la.ti.ni.zɑ̃t\

  1. Féminin de latinisant.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

LATINISANT, ANTE. adj.
Qui, dans un pays schismatique, pratique le culte de l'Église latine.

Littré (1872-1877)

LATINISANT (la-ti-ni-zan, zan-t') adj.
  • Se dit des personnes qui, vivant dans un pays schismatique, pratiquent le culte de l'Église latine. Grecs latinisants.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « latinisant »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
latinisant latinizɑ̃

Citations contenant le mot « latinisant »

  • En septansilenestàson sixième premier ministre : Tatam Ly (2013-2014), Moussa Mara (2014-2015), Modibo Keïta (2015-2017), Abdoulaye I. Maïga (2017- 2017), Soumeylou B. Maïga (2017-2019) et Boubou Cissé depuis avril 2019. Sur la même période la Défense a connu six ministres. Une telle instabilité institutionnelle frôle le ridicule et témoigne de l’incapacité d’Ibrahim Boubacar Keïta à avoir un exécutif en ordre et capable d’adresser les nombreux problèmes as- saillant le pays. Pas étonnant que les résultats n’aient pas été au rendez- vous. Le front social n’a jamais été aussi tendu. Grèves dans les hôpitaux et centres de santé publics, perturbations incessantes des années scolaires, crises électorales etc. Naviguant à vue aucune crise n’est anticipée par le régime du président latinisant. Vivant dans une bulle dorée et coupés des réalités de son peuple le président et son clan semblent être les seuls à ne pas être conscients de la dangereuse impasse dans la- quelle ils ont conduit notre pays. Pouvait-il en être autrement ? IBK n’est-il pas l’un des meilleurs représentants d’un système politique qui, au nom d’une démocratie qui n’est que de façade, a confisqué l’avenir de tout un peuple au profit des intérêts des seuls tenants de ce système ? , Mali, au delà d’un homme système à bout de souffle ? - Bamada.net
  • Abordons ici une partie de cette précieuse étude. Il s’agit là de « la pensée berbere dans l’Antiquité «. Il dira en substance que « c’est dans sa géographie, non réduite à une simple délimitation territoriale (Numidie Massyle et Massaesyle, Getulie), mais exprimée par la caractéristique urbaine de ses grandes villes (Zama, Cirta, Siga, Iol, Varga, Tingi, Lixus…), qu’il faille rechercher les éléments significatifs d’une pensée berbère, fondamentalement ancrée à l’espace méditerranéen. Si sur le plan politique et économique, le monde berbère a subi les influences successives, punico-carthaginoise et romaine, il en fut tout autrement de la pensée philosophique et religieuse. Les courants dynastiques berbères, sur la lignée des Syphax, Massinissa, Micipsa, Mastanabal, Hiempsal, Jugurtha, Juba et Ptolémée, s’inscrivaient, à des degrés divers, dans un univers culturel plus hellénistique que latinisant, établi sur un soubassement régional berbéro-punico-carthaginois assez complexe. Dans la Berbérie antique, on partageait des éléments culturels et religieux punico-carthaginois, au plus fort de la domination romaine et de l’idéologie latine. On parlait libyco-berbère et carthaginois, mais c’est dans le répertoire grec que les illustres souverains berbères ont cherché la science et le savoir, d’abord pour des considérations de prestige.  Juba II, imprégné de littérature phénicienne, écrivait en grec, il était qualifié d’»écrivain grec». Ses œuvres, fragmentaires, rapportées par les anciens auteurs, comportaient des ouvrages sur l’histoire de l’Arabie, l’histoire d’Assyrie et l’histoire des Antiquités romaines.  Il y figurait des ouvrages sur l’histoire de la peinture et des peintres, celle des théâtres ainsi que des traités de grammaire, de botanique. Il s’était également investi dans des recherches sur les sources du Nil et est l’explorateur des îles Canaries, entre le 25 av. J.-C et le 23 ap. J.-C., suivant les indications du Périple d’Hanon, pour y faire l’inventaire de la faune et la flore (Pline l'Ancien, Ier siècle). Juba II, imprégné de littérature phénicienne, écrivait en grec, il était qualifié d’»écrivain grec». Ses œuvres, fragmentaires, rapportées par les anciens auteurs, comportaient des ouvrages sur l’histoire de l’Arabie, l’histoire d’Assyrie et l’histoire des Antiquités romaines. Il y figurait des ouvrages sur l’histoire de la peinture et des peintres, celle des théâtres ainsi que des traités de grammaire, de botanique. De la Rome païenne à la Rome chrétienne, le trait commun berbère est cette propension à la liberté de pensée, une disposition quasi-permanente qui transparait, d’abord, chez les empereurs romains berbères tels Septime Sévère et son fils Caracalla, ensuite chez certaines figures illustres de l’Eglise chrétienne, Tertullien, Aristippe et Saint Cyprien, appelant à l’établissement d’un empire chrétien universel, qui libère l’homme de toute forme de souveraineté terrestre, ne reconnaissant ni l’autorité de Rome, ni celle de l’Eglise romaine et de ses évêques. Saint Augustin sera le sauveur de l’âme de l’Eglise chrétienne, au moment même où la romanité chrétienne succombait sous les assauts vandales au nom de l’Arianisme, une nouvelle théologie, d’ailleurs d’origine berbère (Arius Presbytre de l’Eglise d’Alexandrie), opposée au dogme trinitaire. Elle préparera le terrain à la conquête arabo-musulmane. Au vu de ce rappel historique succinct de la pensée berbère antique, il est bien établi, qu’avant la conquête arabe, et s’agissant de la sphère du savoir et de la connaissance, du domaine des collections et des musées, objet de cette contribution, le monde berbère s’inscrivait, et d’une manière synchrone, dans l’espace culturel classique méditerranéen gréco-latino-chrétien, puisant des mêmes canons philosophiques, esthétiques et artistiques et de leur superposition à un fonds commun berbéro-punico-carthaginois. L’idée de collection, de musée, de théâtre et autres productions littéraires et artistique procède, nécessairement, de ce vaste corpus antique.» Prochainement, nous reviendrons sur cette intervention sous d’autres angles et surtout d’autres périodes.     R. C.   , Etude : La pensée berbère dans l’Antiquité
  • On peut, alors, dénoncer l’écart entre la condition de ces tribuns et celle de leurs électeurs. Et douter de leur dénonciation d’un système dont ils auraient, eux, touché les bénéfices. Un argument dont l’efficacité doit encore être démontrée : elle est d’autant moins certaine qu’en matière culturelle, les symboles culturels maniés par Johnson ou Le Pen sont tirés d’un corpus classique, latinisant ou hellénisant. Un tel répertoire n’est pas moins élitiste. Il est pourtant susceptible d’actionner chez son public de plus valorisants ressorts que des formes contemporaines de culture, parfois désignées comme absurdes ou décadentes par la critique populiste. Libération.fr, Populisme : l'homme fort est-il vraiment un homme bête ? - Libération
  • Un botaniste de Vienne les représente sur de superbes planches botaniques sous le nom latinisant de «taratufli» (petite truffe). Le mot est déformé en Kartofel par les Allemands, kartopfel par les Russes, tartufoli par les Italiens et cartoufle par les Français. , Pomme de terre - L'incroyable épopée, des Andes à Versailles - Herodote.net
  • Heico Sportiv travaille depuis toujours sur les Volvo et cette fidélité en fait un tuner quasiment officiel. Il faut dire aussi qu'il existe très peu de candidats … les modèles badgés Heico sont généralement d'une sobriété plutôt séduisante et la marque latinisant les lignes de ses modèles, les nouvelles productions de Heico Sportiv seront forcément de plus en plus remarquées. La dernière S60 semble faire naitre de gros espoirs aussi bien chez Volvo que chez Heico qui n'a pas hésité à produire une vidéo pour présenter son programme de personnalisation. Caradisiac.com, La Volvo S60 par Heico Sportiv s'offre une vidéo
  • Qu’il est intéressant de constater l’aigreur, la jalousie et l’inculture de certains individus qui s’imaginent que prendre un pseudo latinisant ferait d'eux des gens cultivés. Le Figaro, Voici à quoi ressemble le quartier de Marseille où Macron passe ses vacances
  • Alors l'arbre généalogique du français - qui trouve bien-sûr racines grecques mais aussi jusqu'en Inde antique (voir Franz Bopp, inventeur de la grammaire comparée) - se complique encore. C'est au tour des envahisseurs de l'Est de raboter la langue vaguement latinisante des vaincus rien qu'en la parlant - réalité avérée mais comme par hasard critiquée par notre professeur de la Sorbonne, qui, deux petites années avant la Seconde Guerre Mondiale, en linguistique du moins, était anti-germaniste à l'extrême. Pendant ce temps, l'occitan et d'autres, régionales ou socioculturelles, s'infiltrent de toutes parts, au goutte à goutte, mot après mot. Je visualise une espèce de blob informe ramassant tout ce qui peut lui servir sur son passage, pour l'intégrer dans son ADN, préfigurant d'un millénaire La Chose du cinéaste John Carpenter.  LExpress.fr, Le français, prisonnier de sa grammaire depuis 500 ans - L'Express
  • Mauillon a fouillé les origines de cet instrument nu qu’est la voix humaine. Du VIIIème au XXIème siècle, il dénicha, rassembla un bouquet de complaintes navigant du sacré au profane, litanies anonymes en langue latinisante oubliée, en « françois » d’autrefois signés Jehan de Lescurel ou Guillaume de Machaut, en italien baroque, en grec... Sans oublier les chantres d’aujourd’hui comme Meredith Monk ou Georges Aperghis qui apportent en stridences leur part de sacré. WebThéâtre : : Actualité des spectacles, théâtre, opéra, musique, danse - Paris, « Songline »
  • On le note sous sa forme latinisante «diesis» pour parler «du plus petit intervalle utilisé dans le système musical grec» chez les auteurs de l’époque médiévale jusqu’au XVIIIe siècle. De plus, la graphie du mot évolua sous la plume des écrivains des XIXe et XXe siècle. Céline, Flaubert, Gide... employèrent ainsi l’orthographe «dièze». LEFIGARO, Non, le «dièse» n’est pas un «hashtag»
  • Si le latin a toujours été utilisé en sciences naturelles, Carl von Linné est allé plus loin pour fixer leur classification. C'est en 1753 qu'il met au point une nomenclature binominale latinisante, établie à partir du nom du genre suivi d'une épithète pour désigner l'espèce. Exemple avec l'Hydrangea paniculata, l'hydrangéa à panicules (à inflorescence en épi) bien différent de l'Hydrangea macrophylla, l'hortensia à grosses têtes rondes. Et gare aux faux amis ! Ne pas confondre le seringa au nom scientifique, Philadelphus et le Syringa vulgaris, nom scientifique du lilas… On vous avait prévenu, au jardin (hortus), on y perd parfois son latin ! Le Point, Jardinier confiné : mon jardin parle le latin ! - Le Point

Traductions du mot « latinisant »

Langue Traduction
Anglais latinizing
Espagnol latinizando
Italien latinizing
Allemand latinisieren
Chinois 拉丁化
Arabe الترقق
Portugais latinizando
Russe латинизации
Japonais ラテン語
Basque latinizing
Corse latinizazione
Source : Google Translate API

Latinisant

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