La langue française

Accueil > Dictionnaire > Définitions du mot « kinescope »

Kinescope

Définitions de « kinescope »

Trésor de la Langue Française informatisé

KINESCOPE, subst. masc.

A. − Appareil permettant de voir des photographies avec reconstitution du mouvement (V. Tolhausen, Dict. technologique fr.-all.-angl., 491 ds Quem. DDL t. 12).
B. − TÉLÉV. Appareil qui permet d'obtenir l'enregistrement sur film d'une émission réalisée en direct, à l'intérieur même du récepteur de télévision, en vue de la répétition ultérieure de cette émission. Le film du kinescope peut être rediffusé en télé-cinéma s'il est projeté comme un film cinématographique courant sur un projecteur approprié (Lafon1969).Le kinescope présente plusieurs avantages: 1) le montage y est plus souple qu'au magnétoscope; 2) la commercialisation du film est plus facile (Média1971).
P. méton. ,,Tube à rayons cathodiques spécial permettant de filmer l'image qu'il reproduit`` (Électron. 1959 et 1963-64). ,,Ce procédé d'enregistrement`` (Lexis 1975). ,,Kinéscope désigne aussi l'enregistrement lui-même`` (Giteau 1970).
REM.
Cinescope, subst. masc.,,La forme cinescope paraît préférable à kinescope. La forme kiné (...) est d'un pédantisme regrettable. Pratiquement, il est vrai, le mot est peu employé; l'enregistrement se faisant sur bandes magnétiques, on dit magnétoscope`` (Dupré 1972).
Prononc. et Orth. : [kineskɔp]. Graph. kiné- (supra Giteau 1970). Étymol. et Hist. 1. 1873 (Tolhausen, loc. cit.). 2. 1948 (Nouv. Lar. univ. : Kinescope. Tube cathodique utilisé comme récepteur de télévision); 3. 1957 « dispositif d'enregistrement pour la conservation et la diffusion différée des émissions de télévision » (E. Lalou, Regards neufs sur la télévision, p. 109 ds Rob.). Composé des élém. form. kinés(i)-, du gr. κ ι ́ ν η σ ι ς « mouvement » et -scope* de σ κ ο π ε ι ̃ ν « regarder ». Au sens 2, le terme est empr. au nom angl. de cet appareil, déposé aux États-Unis en 1931 (cf. NED Suppl.2); le sens 3 est prob. aussi empr. à l'angl. attesté dès 1949 pour désigner un enregistrement d'émission en différé (id.). Bbg. Maillot (J.). Terminol. et trad. In : Colloque Internat. de Ling. et de Trad. 1970. Montréal. Meta. 1971, t. 16, no1/2, p. 79. - Quem. DDL t. 12.

Phonétique du mot « kinescope »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
kinescope kinɛskɔp

Citations contenant le mot « kinescope »

  • Christopher Walken : Après la Seconde Guerre mondiale, la télévision est arrivée, c'était quelque chose d'énorme, d'abord à New York, au Rockefeller Center, il y avait une centaine de shows par semaine et il n'y avait pas l'enregistrement vidéo, il n'y avait que le kinescope, qui permettait d'enregistrer les images qui apparaissaient sur le moniteur, alors tout était en direct. C'était exclusivement des programmes familiaux et ils faisaient appel à beaucoup d'enfants pour les tournages. Jerry Lewis et Dean Martin étaient des stars, j'étais vraiment fan. Je me rappelle l'avoir vu sur scène et avoir été très impressionné par son audace. Je me disais que ça devait être comme voir Laurence Olivier sur scène, dans un autre registre. Il n'avait pas peur du public. Il était comme un animal dans la forêt, il était complètement à l'aise. Des années après, je l'ai rencontré et… avez-vous déjà rencontré Jerry Lewis ? C'est très inhabituel ! C'est vraiment une créature étrange. AlloCiné, Star Wars, Jerry Lewis, Tim Burton... Christopher Walken raconte - Actus Ciné - AlloCiné
  • Oui, car c'est la première fois que des «photographies animées», projetées sur un écran, peuvent être vues par plus d'un spectateur. Mais l'aventure commence en 1878 quand l'Anglais Eadweard Muybridge a l'idée d'aligner 24 appareils photo pour décomposer le mouvement d'un cheval au galop. Quatre ans plus tard, en France, Jules Marey conçoit un « fusil » photographique doté d'une pellicule. En 1891, l'Américain Thomas Edison, grand inventeur, fait un pas décisif en lançant son kinescope. Cet appareil permet de visionner -- seul, l'oeil collé au boîtier grâce à une lorgnette -- de petites images défilantes. Le premier film, « Dickson's Greeting », dure quelques secondes : un jeune homme (Laurie Dickson, assistant d'Edison, premier acteur de l'histoire) salue le spectateur avec son chapeau. leparisien.fr, C'était la première séance de cinéma - Le Parisien
  • Notre avis : Une rareté : la première apparition de Maigret à la télévision, dans une « émission » en direct enregistrée par kinescope. Certes, l’image est médiocre et la réalisation sans doute limitée par les conditions du tournage, mais l’intrigue est dense et, comme souvent chez Simenon, la pâte humaine est pétrie avec infiniment de tendresse ; ce qui intéresse le romancier dans Liberty bar (Jean-Marie Coldefy, 1960, 1h36mn), c’est moins le meurtre et l’enquête que le portrait poignant de Jaja, femme meurtrie au grand cœur sur laquelle le commissaire porte un regard emprunt d’empathie. Mathilde Casadesus l’interprète avec force et Louis Arbessier ne démérite pas en Maigret. Une jolie découverte. Pour apprécier Meurtre au ralenti (Jean-Paul Carrère, 1959, 1h01mn), il faut oublier les décors visiblement factices et quelques conventions liées aux faibles moyens et aux conditions d’enregistrement. À ce prix, on appréciera un suspense de plus en plus tenace, derrière lequel on reconnaît la patte de Boileau et Narcejac. Certes, le thème des amants meurtriers n’est pas neuf, mais il est renouvelé par un point de vue constamment indirect et le cadre des courses automobiles. Et comme d’autre part la fin sarcastique est plutôt efficace malgré sa théâtralité, ce petit film d’une heure s’avère convaincant. La qualité de l’image est meilleure pour Le dossier Chelsea Street (Marcel Bluwal, 1962, 1h11mn), huis-clos fondé sur un interrogatoire dont les dialogues très écrits tissent une série de questions qui vont de la réflexion policière à l’interrogation métaphysique. C’est souvent brillant, mis en scène avec élégance, et supérieurement interprété (Pierre Vaneck, Guy Tréjean, Georges Géret, excellents dans leurs registres). On pense lointainement à Garde à vue, tant l’affrontement subtil entre le policier et le suspect est dense et bien mené. En couleurs cette fois, Le juge et son bourreau (Daniel Le Comte, 1973, 1h48) est le maillon faible du coffret. Trop lente, poussive, l’enquête nébuleuse menée par un commissaire à la santé défaillante peine à intéresser vraiment. L’interrogation morale et un dénouement surprenant n’y suffisent pas, non plus qu’une réalisation assez lourde (les ralentis…), bien que l’interprétation de Charles Vanel soit, à l’habitude, des plus solides. Avoir Alire - aVoir-aLire.com, Coffret 4 pépites policières - la critique des films + le test DVD

Traductions du mot « kinescope »

Langue Traduction
Anglais kinescope
Espagnol cinescopio
Italien cinescopio
Allemand kinescope
Chinois 显象管
Arabe شريط سينمائي
Portugais cinescópio
Russe кинескоп
Japonais キネスコープ
Basque kinescope
Corse kinescopi
Source : Google Translate API

Kinescope

Retour au sommaire ➦

Partager