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Kharijisme

Phonétique du mot « kharijisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
kharijisme kariʒism

Citations contenant le mot « kharijisme »

  • A travers ce livre de 121 pages baptisé Les Zirides fondateurs d’Alger et de Grenade, un récit succinct de vingt-et-un chapitres où Josiane Lahlou s’est inspirée de la grande Histoire pour nous entraîner dans des contes épiques, revenant sur le pouvoir, le courage et l’orgueil des Zirides et sur Achir, la ville citadelle des Sanhadja. Achir l’invincible connaîtra un revers du destin. Elle nous entraîne, encore une fois, dans un récit historique passionnant auquel s’enchaîne une belle écriture romanesque qui raconte les péripéties et les exploits d’une grande dynastie : les Zirides. «A l’intérieur de la forteresse, Ziri reçoit un groupe d’Iznaguen accompagnés d’un représentant d’Abou-l-Qasim, fils du Mahdi Obaïd Allah, fondateur de la ville de Mahdiya, vainqueur des Aghlabides après la prise de leur capitale Raqqada, commandeur des croyants fatimides. Le Mahdi Obaïd Allah vient de mourir et Abou-l-Qasim est son successeur. La célébrité du prince fatimide est telle qu’il a de nombreux partisans. Ville mythique, Achir a été érigée à 1.300 mètres d’altitude, imprenable de par sa situation géographique et de par les remparts qui la protégeaient de ses ennemis. C’est dans la campagne de la cité médiévale que le vieux Amessan enseigne à son petit-fils l’histoire des Zirides, les berbères Sanhadja dont ils sont issus. Tout en gardant le troupeau, le patriarche endosse l’habit de précepteur et donne un aperçu sur les évènements et faits politiques ou religieux de toute l’Ifriqiya jusqu’à cette Espagne musulmane. Le jeune Agizul apprend par la bouche de l’aïeul qu’il n’est pas en réalité Sanhadja mais Iznaguen, un peuple «venu de l’est de la terre des Libyens…», Explique le vieillard, ajoutant avec orgueil : « Nous traversions les mers de sable pour notre commerce…». Ainsi, de jour en jour est narrée, par celui qui détient la mémoire de par son âge, l’épopée des Sanhadja conduits par la puissance du chef incontesté, Menad ibn Ziri. Fidèle lieutenant des Fatimides, dont il est parent, Menad ibn Ziri part se battre à leurs côtés contre un certain prédicateur du kharijisme Abou Yazid, de la dynastie des Zénètes. Le Maghreb est alors un enjeu de taille pour les Omeyyades et les Fatimides qui se le disputent. Il finira par être annexé par les troupes omeyyades. Pendant ce temps, le Monde musulman est déchiré par les rivalités des khalifes, Omeyyades de Cordoue, Fatimides chiîtes d’Egypte et Abbassides de Baghdad. Tous rassemblent sous leurs étendards respectifs des armées belliqueuses. Menad le grand meurt. Bologhine Ibn Ziri, son fils «Bon sang ne saurait mentir» est nommé gouverneur de l'Ifriqiya par les Fatimides après son père qui fut un puissant chef de guerre et habile gouverneur du Maghreb. Confiée aux Hammadides, ces derniers la domineront après s’être révoltés contre les Sanhadja. Elle sera envahie et prise plusieurs fois par différents seigneurs de guerre pour tomber dans l’oubli. L’histoire rattrapera les descendants de Menad qui seront une nouvelle fois au faîte des évènements qui ont marqué le bassin méditerranéen. Sous le pouvoir militaire de Zawi Ibn Ziri, frère de Bologhine et fils de Menad, Agizul rejoint ce dernier pour être son secrétaire attitré. Le pouvoir des Sanhadja ira s’étendre jusqu’en Espagne où ils fondèrent au XIe siècle le royaume berbère de Grenade en Andalousie musulmane. C’est grâce aux mémoires laissées par le dernier souverain ziride de l’émirat de Grenade, Abdallah, que nous sont parvenues les chroniques andalouses des descendants zirides d’Espagne. Agizul quitte Achir avec sa femme et sa mère pour aller s’installer loin d’Achir pour un nouveau destin. La grande histoire des berbères Sanhadja, leurs exploits et leur décadence avec des notes qui éclairent le lecteur profane en histoire et des détails intéressants que l’auteur a puisés dans des textes d’une valeur incontestable. Docteur en littérature française, Josiane Lahlou est née en 1936 à Cherveux, dans le Poitou. Elle enseigna pendant 35 ans au Maroc en coopération et en mission principalement à Casablanca. Elle y épousa un médecin marocain. Poétesse et historienne, elle y écrivit quelques textes remarqués et commença alors une carrière d’auteure avec des romans historiques comme Jugurtha ou le refus, Le luth brisé des Ommeyades et Le sceau de Grenade. Elle quitta le Maroc après l’assassinat de son mari en 1992. Revenue en France, elle y publia Lettre à l’invisible, qui est une autobiographie partielle dans laquelle elle raconte sa vie avec son mari et l’amour qui les avait unis. Sihem Oubraham , Les Zirides fondateurs d’Alger et de Grenade, de Josiane Lahlou : Une époque à découvrir…
  • Sa postface est un peu plus confuse : il conclut d’abord sur les débats entourant cette bataille, comme le nombre de combattants (il n’insiste pas assez sur le fait que ces chiffres sont évidemment exagérés, chose banale dans les chroniques de l’époque, mais qu’il est toujours bon de préciser…), la date et le lieu. Sur les raisons qui ont poussé l’émir à agir, il met en avant l’expédition punitive contre Munuza, à cause de sa dissidence et de son mariage avec Lampégie, une expédition réussie qui l’aurait conduit à pousser plus avant sa razzia…Pourtant, les sources ne sont pas aussi bavardes ou unanimes, pour la plupart. Ensuite, il revient sur ce qu’il avait annoncé dans son avant-propos : pourquoi considérer comme « moins étranger » au monde gallo-romain un Franc qu'un Sarrasin? Selon lui, d’ailleurs, le duc d’Aquitaine est un « gallo-romain », expression que l'on pourrait contester, même si certains historiens l'emploient. Salah Guemriche place ici comme central le rôle de l’Eglise, et l’utilisation du christianisme et de l’appui (parfois forcé) des évêques à Charles, leurs riches terres comprises. On a cependant parfois l'impression qu'il parle plus de l'Eglise après les réformes carolingiennes, que de celle du VIIIe siècle. Il n’ignore pas non plus le rôle des luttes violentes entre Arabes et Berbères dans la péninsule Ibérique, et jusqu’en Septimanie, ainsi que les dissidences religieuses (le kharijisme) et ethniques (l’importation en Al Andalus des rivalités tribales de l’Arabie). , Abd er-Rahman contre Charles Martel (S. Guemriche)
  • Une différence , qui a son importance , sur a peu près 4 millions d’habitants , Oman est à plus de 70% de doctrine Ibadite , issue du kharijisme, ce qui la sépare du Sunnisme et du Chiisme, plus nombreux et plus violents.   AgoraVox, Le prince, l'émir et les djinns - AgoraVox le média citoyen

Traductions du mot « kharijisme »

Langue Traduction
Anglais kharijism
Espagnol jarijismo
Italien kharijism
Allemand kharijismus
Chinois 哈里教
Arabe الخوارج
Portugais carijismo
Russe kharijism
Japonais ハリジズム
Basque kharijism
Corse kharijism
Source : Google Translate API

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