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Japonisation

Définitions du mot « japonisation »

Wiktionnaire

Nom commun

japonisation \Prononciation ?\ féminin

  1. Action de japoniser, de rendre japonais.
  2. (Économie) Stagnation économique persistantes d’une économie nationale.
    • Il y a un risque de japonisation de l’économie.
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Étymologie de « japonisation »

 Dérivé de japoniser avec le suffixe -ation.
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Phonétique du mot « japonisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
japonisation ʒapɔ̃isasjɔ̃

Citations contenant le mot « japonisation »

  • Enfin, sur le plan financier, si la rapidité en Occident des mesures exceptionnelles prises par les banques centrales comme par les gouvernements est à louer, celles-ci ne laissent cependant plus le doute sur la « japonisation » des Etats-Unis comme de l'Europe, avec des taux désormais proches de zéro pour le futur prévisible, ainsi que des bilans de banques centrales à plus de 40 % du PNB. Devrait en naître un nouvel ordre monétaire favorisant l'essor de nouvelles monnaies digitales. Bien loin de vouloir rejoindre un système monétaire historique en perdition, la Chine aura alors plus à coeur de pousser un nouveau RMB digital, sautant ainsi les étapes dans sa quête de retour sur l'échiquier monétaire mondial. Les Echos, Opinion | C'est notre virus, mais c'est votre problème ! | Les Echos
  • Depuis le début de l'année, le thème de la « japonisation » de l'économie européenne a fait un retour en force sur le devant de la scène médiatique. Il est vrai que le moment est particulièrement opportun alors que les taux d'intérêts de la zone euro ont atteint un nouveau point bas historique. Le contexte macro-économique sur le Vieux Continent, marqué par une croissance atone et une inflation désespérément faible, est également propice à la résurgence du spectre de la « japonisation ». La Tribune, "Japonisation de l'économie" : NON la zone euro n'est pas le Japon !
  • Aujourd’hui, en Europe, plusieurs des signaux observés au Japon au cours des décennies perdues clignotent orange ou même rouge, laissant craindre une possible « japonisation », avec une économie piégée dans une croissance durablement faible. Ces signaux ne sont pas difficiles à repérer : la zone euro présente des taux d’intérêt extrêmement bas, des niveaux d’endettement élevés, un volume toujours important de prêts non performants dans la périphérie, un système bancaire peu performant et une population rapidement vieillissante. La croissance potentielle de la zone euro se situe autour de 1,3 %, un taux nettement supérieur à celui du Japon, mais en nette baisse par rapport au 2 % d’avant la crise. L'AGEFI, Et si la japonisation était un scénario positif - Actualités Asset Management
  • "Draghi ne parvient pas à freiner la japonisation de l'Europe ", titrait en octobre dernier le bulletin mensuel d'ING, qui avait déjà posé la question en juillet : " L'Europe se japonise-t-elle ? ". Economiste réputé, conseiller du groupe Allianz comme il le fut du président Obama, Mohamed El-Erian écrivait de son côté, en mars 2019, une tribune sous le titre : " Comment les économies occidentales peuvent éviter le piège du Japon ". La situation économique de l'archipel fait visiblement office de repoussoir pour le reste du monde. Même L'Humanité, le quotidien communiste français, s'en est inquiété en janvier dernier, c'est dire. ... Site-Trends-FR, Crise du coronavirus: l'Europe peut-elle basculer dans la japonisation? - Politique Economique - Trends-Tendances
  • la japonisation concerne tout l'occident et les pays d'Asie du sud est, Corée et Chine, il n'y a aucune relève parmi le tiers monde qui lui survit sous perfusion des pays développés Le Figaro.fr, Nicolas Baverez: «La japonisation de l’économie française»
  • C’est le retour du spectre de la japonisation: une déflation accompagnée d’une longue période de taux d’intérêt au plancher. L'Echo, Vers une "japonisation" de la zone euro? | L'Echo
  • Le président de la BCE a déclaré disposer de stimulants additionnels et plaidé en faveur d'un budget commun à la zone euro comme arme supplémentaire pour amortir un choc économique. Mario Draghi a bien conscience qu'en cas de nouvelle récession, la BCE a besoin d'alliés politiques pour encore écarter un scénario de japonisation. L'Echo, Comment encore éviter la japonisation en Europe | L'Echo
  • S'il n'est pas nouveau, le thème de la "japonisation" de l'union monétaire vient d'être remis au goût du jour par le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, lorsqu'il a déclaré la semaine dernière que son institution se tenait prête à mettre en oeuvre toutes les mesures de soutien à sa disposition si l'inflation s'obstinait à refuser de converger vers son objectif. Investir, Le spectre de la "japonisation" plane sur la zone euro, Actualité des marchés - Investir-Les Echos Bourse
  • LE CERCLE - Dans un contexte de taux d’intérêt à zéro, voire négatifs, et d’une inflation basse, le spectre d’une «japonisation» de l’économie européenne resurgi avec force. Pour Christophe Morel, chef économiste de Groupama asset management, le potentiel de croissance du Vieux Continent devrait lui éviter l’enlisement à condition, toutefois, de progresser dans la gouvernance européenne. Les Echos, Non, la zone euro n’est pas le Japon ! | Les Echos
  • L'été a vu fleurir des expressions telles que "Inversion de la courbe" et "japonisation". De quoi parle-t-on ? Pourquoi toute cette agitation des marchés autour de ces expressions ? Quelles conséquences pour l'épargnant et comment réagir ?   , Inversion de la courbe, japonisation. De quoi parle-t-on ? Que faire ? | OBLIS
  • Le spectre de la "japonisation" de la zone euro, une déflation accompagnée d’une longue période de taux d’intérêt au plancher, est régulièrement évoqué par les économistes. Après tout, le Japon a connu au début des années 90 ce que l’Europe a subi depuis 2007-2008: une grande crise suivie de divers chocs, des banques plombées par des prêts douteux… La japonisation n’est toutefois pas inéluctable. Jusqu’ici, la zone euro a pu échapper à la déflation grâce à l’action de la BCE. L'Echo, Le Japon, un exemple pour l'Europe? | L'Echo
  • Prenons un thème qui obsède nos élites publiques assoiffées de « justice sociale » sur les plateaux TV : le combat héroïque pour limiter les inégalités (en France, ce mot est pratiquement synonyme d’injustice). Des moyens considérables sont affectés chaque année à cette lutte à mort, et pourtant il parait que certains sont encore plus égaux que d’autres. Concrètement, on enclenche un gigantesque aspirateur qui capte les ressources des classes moyennes, pour ensuite répandre cet argent vers d’autres classes moyennes, qui ont le bon goût d’être un peu mieux organisées dans la vaste sport national de la captation des rentes. L’effet redistributif global n’est pas évident (beaucoup de doublons et de tuyauteries percées), en tous les cas pas du tout digne des ambitions affichées et des moyens engagés (cf les milliards dépensés pour calmer les gilets jaunes, qui furent à peine suffisants pour calmer l’incendie parce que l’arrosoir était bien trop diffus, et souvent à côté de la plaque). C’est un système social de Shadocks, qui pompe un max et qui expire un max, qui fait de la redistribution à la petite semaine un peu du côté des recettes et un peu du côté des dépenses, en même temps (alors que les recettes devraient être plus forfaitaires et les dépenses plus ciblées), qui occupe beaucoup de monde et qui en perd encore plus (c’est un vrai dédale), et qui finit par mécontenter à la fois Thomas Piketty et Jean-Marc Daniel. Ce système ne fait plus le bonheur que de ceux qui se nourrissent de la complexité : profs de sciences-po, avocats fiscalistes, associations grinçantes. Pourtant, un impôt négatif à la française (adapté de l’EITC américain) ferait mieux, et en particulier respecterait les incitations ; et une remise des dettes ciblée sur les ménages les plus injustement pris au piège des crédits revolving ferait beaucoup de bien, pour un coût raisonnable (en fait, pour un coût quasi nul si on obligeait la Banque de France à travailler un peu). Probablement, les gilets jaunes ne seraient même pas apparus si on avait évité quelques mesures méprisantes, et si on s’était inspiré des pratiques de nos voisins (en Espagne, les autoroutes sont devenues gratuites). Dans le même ordre d’idée, rendre l’immigration payante participerait à la fois de la canalisation du spectre des revenus et du rempaillage de nos finances publiques. On pourrait imaginer aussi une politique ambitieuse de participation, une voie qui ne coûte pas forcément très chère et qui stimulerait la productivité du travail. Mais ces voies ne sont pas explorées, et ne le seront pas tant que domineront 450 mécanismes, 6 ministères et 4 hauts conseils, si nombreux et si imbriqués qu’ils ne sont jamais vraiment évalués (et donc qu’ils ne sont pas démocratiques au sens de l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen). Il en va de même pour les banques centrales, qui à force de sauver les Etats, les banques, les marchés, tout en veillant à plein d’autres choses (et maintenant aux limitations des émissions de Co2, définies comme « une priorité » par Christine Lagarde), ont juste oublié le cœur de leur mission : la cible d’inflation à 2%/an accusera sur la période 2012-2022 un déficit d’une douzaine de points de pourcentage, dans l’indifférence générale ; mais nous ne sommes pas du tout en japonisation, dormez bien braves gens ! Ne faîtes surtout pas le lien entre les tendances déflationnistes et la montée des inégalités patrimoniales ! Et ne militez pas pour une règle simple de trajectoire du PIB nominal qui permettrait de responsabiliser et de recentrer le banquier central !        Atlantico.fr, Plan de relance : ces erreurs de la stratégie gouvernementale qui risquent de nous coûter cher | Atlantico.fr
  • Le scénario central retenu par les marchés à ce jour est que l’économie mondiale est aujourd’hui engagée dans une « japonisation » générale, avec une croissance faible et un endettement stratosphérique, combinaison rendue possible grâce à des taux d’épargne très élevés et des bilans de banques centrales surchargés de dette publique (et bientôt privée). investir.ch, Voyage en terres inconnues - investir.ch
  • Christine Lagarde a souligné que contrairement aux craintes exprimées par certains opérateurs de marché et économistes, la japonisation - caractérisée par une faible croissance et une inflation atone - ne guettait pas la zone euro. L'AGEFI, La BCE aura une nouvelle stratégie avant la fin 2020 - Actualités Asset Management
  • L'année 1990 est celle du triomphe japonais. C'est aussi le début de la chute qui, en réalité, couvait. La dépréciation du dollar, liée aux accords du Plaza, provoque une bulle qui éclate en 1991, notamment dans l'immobilier. Mais c'est vraiment en 1997 que l'archipel est frappé par la crise financière. S'ensuit une période marquée par la déflation et la stagnation. Une "décennie perdue", si bien ancrée dans les mentalités que la "japonisation" d'un pays est devenue la menace régulièrement brandie pour mettre en garde contre l'absence de réformes structurelles. BFM BUSINESS, La crise sans fin de l'économie japonaise 
  • Alors, inflation ou « japonisation » ? Les avis divergent pour le moins. Les doctrinaires ne veulent pas démordre de leurs dogmes en brandissant contre toute vraisemblance le retour de l’inflation pour justifier la fermeture des robinets. Ils veulent persuader que, en dépit de la récession et de la baisse prolongée prévisible des revenus et de la consommation, les prix recommenceront à grimper. Mais cela fait quarante ans que les dirigeants japonais l’attendent… L'Humanité, Crise mondiale. les dogmes du système financier vont krach’er | L'Humanité
  • Oui tout à fait. On le dit dans les colonnes d'Atlantico depuis 2011 mais le problème c'est que c'est inacceptable pour les banquiers centraux. C'est-à-dire qu'ils ont besoin de trouver d'autres types d'explications -même peu satifaisantes- car ils refusent absolument l'idée d'une japonisationAtlantico.fr, Et l’explication aux faibles hausses de salaires dans la zone euro malgré la baisse du chômage est loin d’être uniquement celle que veut bien avouer la BCE | Atlantico.fr
  • La Banque centrale européenne (BCE) a lancé une politique d’achat d’actifs censée impacter les ménages. Par ce biais, la BCE essaie de relancer le crédit, l’activité et l’emploi. Les ménages les moins aisés sont ceux qui en profitent le plus : l’emploi redémarre, donc les ménages s’enrichissent. Le prix des actifs augmente également, notamment celui de l’immobilier, dont les ménages les plus aisés profitent. Les classes moyennes, qui se plaignent de payer trop d’impôts sont celles qui, par opposition, ne profitent pas de cette politique. Cette dernière est néanmoins perçue comme le seul moyen de garantir la solvabilité des entreprises très endettées. Elle a conduit à une baisse du nombre des entreprises à risque, car la charge des intérêts avec la politique des taux bas sur les bilans financiers a baissé. En outre, face au risque de "japonisation" de l'économie de la zone Euro, la France se démarque avec une accélération des créations d'entreprises en 2019.  , Coface : rétrospectives et prédictions de l’économie mondiale | Portail de l'IE
  • Lors de la bulle Internet, les valorisations très élevées étaient liées à des attentes excessives de croissance des résultats. Aujourd’hui, le schéma est très différent. La hausse des valorisations se produit dans le cadre d’une «japonisation» grandissante de l’économie mondiale, ce qui mène à un marché à deux vitesses : d’un côté les valeurs de croissance à forte visibilité, qui bénéficient d’une forte prime de rareté, et de l’autre les valeurs cycliques qui subissent une forte décote. Les valeurs cycliques peuvent rebondir maintenant parce qu’elles étaient devenues vraiment très bon marché, mais à notre avis elles vont demeurer bon marché parce que leur croissance potentielle est devenue plus fragile que jamais. Allnews, Une rotation de court terme | Allnews
  • Mais cela est-il efficace ? Les taux zéro (voire négatifs) font craindre une "japonisation" de la zone euro. En effet, depuis les années 1990, le Japon connaît une croissance molle. Le pays a accumulé une lourde dette publique, alimentée par un important déficit budgétaire. , France - Monde | Taux d'intérêt bas : c'est une mauvaise bonne nouvelle
  • L’Europe a reproduit avec 30 ans de retard la stratégie choisie par le Japon et ne doit donc pas s’étonner d’obtenir les mêmes résultats. La "japonisation" se caractérise par la présence de banques et d’entreprises zombies, la hausse de l’endettement et des déficits, et l’absence d’innovation et de gains de productivité. L'Echo, La fin de la décennie de la procrastination | L'Echo
  • Si on regarde le Japon, les marges de manœuvres sont encore significatives puisqu’il atteint 100 % du PIB. Néanmoins, on peut s’interroger sur l’efficacité d’une telle politique d’assouplissement. Le taux de la dette publique était proche de 240 % fin 2019 et les perspectives de croissance y étaient toujours faibles avant la pandémie. La zone euro est en passe de « japonisation » mais est-ce pour autant une bonne nouvelle ? Contrepoints, La BCE, le sauveur en dernier ressort ? | Contrepoints
  • Très vite, à partir de l'évocation de la naissance des Coréens d'une femme ours qui s'est accouplée avec un fils de dieu, Hwanwoong, descendu évidemment du ciel, on comprend qu'il s'agit de spéculer sur la réunification coréenne sous l'égide de l'identité nationale. On est forcé d'entendre l'écho européen dans ce discours où les terribles puissances impérialistes viendraient nuire aux légitimes nationalismes identitaires anti-maastrichiens et anti-mondialisation. Le film va d'ailleurs très vite esquiver la longue histoire de la péninsule pour sauter à pieds joints sur la période de la colonisation nippone qui permet d'illustrer le parallèle : Séoul modernisé de force par les Nippons, japonisation des noms, interdiction des traditionnels habits blancs et suppression de la culture locale. Etrangement, le film n'évoque pas l'enjeu central de la langue. En tout cas, il donne l'impression que les Coréens n'ont jamais eu d'activités politiques et intellectuelles propres avant d'être mis sous pression étrangère. Ce qui explique l’impasse du film sur les monarchies despotiques et esclavagistes et sur les ébullitions socio-politiques des 19e et (débuts) 20e siècles coréens. , Corée : cent ans de guerre (première partie) l KBS WORLD Radio
  • Les banques centrales ont déjà un mal fou à maintenir un certain niveau de croissance économique ; imaginez ce que ce sera lorsqu’arrivera la prochaine récession, se sont alarmés les experts à Jackson Hole. L’Europe et le Japon sont d’ores et déjà tombés dans un « trou noir monétaire », ont écrit l’ancien secrétaire américain du Trésor, Larry Summers, et l’économiste Anna Stanbury, alors que « les États-Unis ne sont plus qu’à une récession de vivre un sort similaire ». Certains se sont remis à évoquer une « japonisation » des économies développées, faisant référence à ce marasme déflationniste dans lequel est embourbée l’économie nippone depuis 30 ans malgré tous les efforts de son gouvernement et de sa banque centrale. Le Devoir, Analyse: les banquiers centraux ne reconnaissent plus le monde qui les entoure | Le Devoir
  • Ceux qui critiquent nos idées imparfaites ne proposent pratiquement RIEN. Ils se disent chrétiens, ou juifs, mais ils sont contre l’annulation d’une partie des dettes, même quand elle ne leur coûterait pas. Ils sont contre la japonisation, certes, mais hostiles à toutes les formes d’activisme monétaire. Ils veulent des résultats, mais atteints avec l’apparente facilité des Dieux ; sans se mouiller, sans déroger. Ils me font penser à ceux qui déplorent les 10000 euros du mètre carré à Paris mais qui ne font pas le lien avec les freins à la construction, avec les restrictions foncières. « Dieu se rit des créatures qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Alors, à part procrastiner, ils multiplient les diversions (un plan vert pour 2080), les mesures lilliputiennes (report des charges sociales au mois suivant), les transferts à des experts indépendants (pasmafautisme) et les saupoudrages budgétaires. Ils ne gèrent pas le pays, ils réagissent. Ou alors, ils pensent. Comme notre Président, en rendez-vous ce soir avec les représentants du culte pour discuter du sens de la mort dans notre société (j’espère qu’un curé lui expliquera la parabole du gérant trompeur…). Et, une fois encore, la BCE discute du sexe des anges pendant que les barbares sont à nos portes : si vous avez aimé sa « review méthodologique » en pleine chute de l’activité, vous aimerez son QE2 tout mou égrené sur 10 mois, et les liquidités offertes aux banques dans une 6e ou 7e version pas du tout consanguine des LTRO. Les espoirs de début de mandat, même basés sur des formules maladroites ("On sera plus content d'avoir un emploi plutôt que d'avoir une épargne protégée", Christine Lagarde, octobre 2019), sont en train de s’évanouir. Atlantico.fr, Coronavirus : la plus grande crise économique de tous les temps… ou pas. Car les armes existent pour la contrer | Atlantico.fr
  • Cette faiblesse conjoncturelle intervient alors que le stimulus monétaire est encore, bien que de manière réduite, actif: si les Chinois peuvent par exemple injecter des liquidités pour relancer la machine locale de leur crédit face au ralentissement, la BCE n'a aucune marge de manœuvre pour baisser les taux proches de zéro ; tout au plus pourrait-elle mettre un terme au déphasage de son programme d'assouplissement quantitatif: l'Europe, d'un point de vue monétaire, sera ainsi en voie de japonisation et d'aporie des politiques économiques actives. Par ailleurs, elle se refuse- comme l'a illustrée l'incompréhensible décision de la Commission sur la fusion Alstom-Siemens- à endosser une véritable ambition industrielle: les cinq prochaines années nous révèleront si l'Europe s'est résolue à n'etre qu'une province des puissances américaines et chinoises, des GAFA et des BATX, ou si elle est devenue une vraie puissance industrielle indépendante. Le Figaro.fr, Pourquoi l'Europe sera l'épicentre de la prochaine crise
  • Sur le plan économique, la zone europoursuit sa japonisation avec une croissance limitée à 1 % et des gains de productivité nuls. Sur le plan géopolitique surtout, l’Europe se découvre vulnérable et désarmée, Le Figaro.fr, Nicolas Baverez: «2020, année décisive pour l’Europe»
  • Nous devrons concevoir autrement la politique monétaire, en l'articulant étroitement avec la politique budgétaire. Dans un monde en proie au risque de japonisation, où les taux d'intérêt à long terme sont négatifs, où les taux d'équilibre sont sans doute très bas pour longtemps, il faut repenser la politique budgétaire. Dans un univers de taux négatifs, il est ridicule de se priver d'investissements publics productifs au motif qu'ils font gonfler le déficit budgétaire, comme c'est le cas avec le traité de Maastricht. Ensuite, la politique monétaire doit disposer d'instruments lui permettant de faire indirectement du crédit. La Banque centrale européenne pourrait refinancer davantage la Banque européenne d'investissement, qui pourrait s'appuyer sur les banques nationales de développement du type KfW ou bpifrance. Enfin, si rien de tout cela n'est efficace, la BCE pourrait donner de l'« helicopter money », en versant par exemple 1.000 euros à chaque citoyen le jour de Noël ! ça ferait 340 milliards. Si ça relance l'inflation, très bien, sinon très bien aussi ! Les Echos, Daniel Cohen : « Il est ridicule de se priver d'investissements publics » | Les Echos
  • Même si l’érosion des potentiels de croissance s’observe partout dans le Monde, y compris au sein des pays les plus dynamiques, rares ont été, dans l’histoire, les véritables occasions de mesurer les impacts de l’économie du triple zéro. À vrai dire, seul le Japon donne à voir, depuis quelques années, la concrétisation de la menace. La zone euro se caractérise plutôt par une économie que l’on pourrait qualifier de « triple 1 » alors que les États-Unis et le Royaume-Uni présenteraient des « économies du triple 2 ». Il n’empêche que pour nombre d’économistes, la menace prendrait la forme d’une « japonisation du Monde ». The Conversation, L’économie du triple zéro : un préalable à de nouvelles formes de progrès
  • Le vidéaste Arkeo Toys remet les pendules à l’heure. Ségolène Royal est-elle à l’origine du coup d’arrêt de la japonisation du paysage audiovisuel français ? En recontextualisant, de la privatisation de TF1 au départ de Dorothée d’Antenne 2, il rappelle que le discours critique de la femme politique portait essentiellement sur les contrats et les sommes d’argent colossales en jeu entre TF1 et AB Productions. Le tout sans oublier de souligner le manque de connaissance de l’univers du manga de la part de la candidate. Avec un petit quolibet à destination des éditos anti-japonisation de Télérama à l’époque. En seize minutes, tout y est. Télérama, Sur YouTube : non, Ségolène Royal n’a pas provoqué la mort du manga sur le petit écran
  • Le scénario de japonisation à travers des taux d’intérêt très bas pourrait être remis en question par les injections massives de liquidités. Si l’inflation devait émerger, les retraités en seraient les premières victimes. A court terme, les taux devraient rester bas. Le Temps, Philippe Doffey, de Retraites Populaires: «La hausse de la mortalité est modeste» - Le Temps
  • Le mandat de Mario Draghi a été une révolution inachevée. Il reste du travail pour sa successeure. Christine Lagarde devra lutter contre les effets pervers de la politique menée, notamment de taux négatifs. Une crise systémique de l'assurance-vie est souvent évoquée. Avec son expérience gouvernementale et à la tête du FMI, elle sera bien placée également pour renforcer la coordination des politiques monétaire et budgétaire avec les Etats de la zone euro. C'est l'espoir de nombre d'Européens qui craignent une « japonisation » (faible croissance, inflation nulle et flambée de la dette publique) de la zone euro. Investir, 8 ans de présidence de la BCE : le bilan des années Draghi, Huit ans de présidence de la BCE : le bilan des années Draghi - Investir-Les Echos Bourse
  • Les gouvernements, dans leur grande majorité, ont abandonné les questions d’orthodoxie budgétaire, et probablement pour longtemps. C’est vrai aux États-Unis, mais le pays bénéficie de l’opportunité de se refinancer dans la plus grande monnaie de réserve internationale. La zone Euro est - quant à elle - en voie d’une sorte de « japonisation », avec une démographie vieillissante et des dettes croissantes achetées par la Banque Centrale. Mais un fossé idéologique se creuse peu à peu entre les pays du Nord et ceux du Sud. Malgré un plan de soutien budgétaire global trouvé, cette fracture est loin d’être résorbée et fera probablement de nouveau surface une fois l’épidémie calmée. La solidité de la zone Euro sera donc sûrement testée à nouveau par les marchés, surtout si certains pays de la zone voient leur notation encore dégradée par les agences de rating. Au-delà, la signification de ces dettes souveraines achetées par la Banque Centrale pose une question de sens et de limites : quelle valeur accorder à une monnaie assise sur des pays très endettés ? Pourquoi ne pas envisager des formes de revenus universels accordés aux citoyens ? Aujourd’hui, comme tous les pays adoptent les mêmes politiques de déficit, les monnaies sont relativement stables les unes par rapport aux autres, mais ne vaut-il pas mieux investir dans des biens réels, dont l’or ? Next Finance, Stratégie - Se préparer à un monde « post Coronavirus » ?
  • Il renforce en outre la thèse de la "japonisation" des économies occidentales, avec des taux appelés à demeurer durablement bas dans un contexte de croissance molle et d'inflation paresseuse. Investir, POINT HEBDO-Les banques centrales condamnées à la fuite en avant, Actualité des marchés - Investir-Les Echos Bourse
  • L’évènement le plus important n’est pas ici à chercher du coté des politiques économiques gouvernementales (avec nombre d’élections, notamment la présidentielle américaine, et un Macron englué dans des conflits sociaux, peu de grands chantiers devraient être lancés en la matière), mais plutôt dans la redéfinition du rôle des banquiers centraux. Après des années de domination de la vulgate friedmanienne et de l’Ecole de Chicago sur le banquier-roi axiomatiquement indépendant, 2020 marquera le passage définitif sous Canossa des banques centrales. Aux USA, Donald Trump a déjà oblitéré la trajectoire naturelle de remontée des taux : sous la contrainte, Powell les a abaissés en 2019 : si la dernière position est celle du status quo, nul doute qu’à la moindre récession, la Fed abaissera à nouveau les taux. En Europe, Mme Lagarde, bien plus politique que ses prédécesseurs, maintiendra la politique de soutien monétaire et là aussi, en cas de ralentissement avéré, devrait utiliser les (maigres) marges de manœuvre à sa disposition en termes de taux négatifs et de QE. Du fait de l’inefficacité de ces politiques, dans un scénario de japonisation et de stagnation séculaire pour l’Europe, nous devrions dès la fin de l’année parler de réorientations des politiques monétaires. Une intervention directe de la BCE voire de la Fed dans l’économie productive (via un Green new Deal ou des programmes d’infrastructures) sera le principal combat idéologique de la période 2021-2025, opposant Mme Lagarde aux ordo libéraux allemands. Cet affrontement exhibe ses premiers signaux faibles en ce début d’année. Il ne manque à Mme Lagarde que l’appui du président français dont le logiciel mondialiste version années 1990s ne permet pas d’appréhender ce retour de l’investissement public.  Atlantico.fr, Comment la France est passée à côté du véritable potentiel du cycle actuel de croissance mondiale | Atlantico.fr
  • Face au risque de "japonisation" de la zone euro qui se traduirait par une période prolongée de faible croissance et de faible inflation à l'instar de celle que connaît le Japon depuis des décennies, la pression monte en faveur de nouvelles approches en matière de politique économique. Investir, La MMT, formule incantatoire ou seule réponse à "l'ère de la colère", Actualité des marchés - Investir-Les Echos Bourse
  • Un magasin de l’enseigne Jeuxvidéo.fr va ouvrir rue du bourg, à la place de l’ancienne agence Solvimo. Kevin Struby sera aux commandes de cette nouvelle boutique axée sur la japonisation. Goodies, jeux vidéos neufs et d’occasions, consoles de jeux actuelles et rétro seront à la disposition du public. Le gérant promet aussi de nombreuses animations, toujours autour du Japon. L’ouverture est prévue pour le 1er juin. Journal L'Union abonné, Une boutique Jeuxvidéo.fr va ouvrir rue du Bourg à Laon
  • depuis le temps que vous annoncez la limitation du pouvoir des interventions des banques centrales, vous finirez par avoir raison... mais jusqu'à ce jour, la japonisation de l'endettement souverain et non souverain reste à la base du système, c'est devenu le système. Et sur des bilans, des dettes peuvent s'annuler, mesures non conventionnelles, comme d'hab.... Cdt. Objectif Eco, anticiper pour s'enrichir, Bourse : La Fed a-t-elle arrêté la baisse ? - Objectif Eco, anticiper pour s'enrichir
  • Mathieu Mucherie: Le premier point, c'est que normalement, on est dans une configuration particulière que l'on n'a pas connu depuis très longtemps et c'est pour cela que les marchés ont du mal à appréhender cette histoire de coronavirus. Mais c’est la première fois que nous sommes dans un type de crise où la politique monétaire ne peut pas tout. Le fait que la politique monétaire ne puisse pas tout, cela nous l’est dit à tort et à travers en permanence et depuis des années, mais en réalité sur des crises nominales, en effet, la politique monétaire peut à peu près tout. Face à une déflation, la politique monétaire est centrale. Face à une crise bancaire, la politique monétaire peu faire beaucoup choses. Face à une crise de japonisation, la politique monétaire est cardinale. Face à une crise créée par Jean-Claude Trichet, la politique monétaire est totalement indispensable etc. Or, très paradoxalement, on se retrouve face à un choc réel – non plus un choc nominal -, qui n'est pas seulement qu’un choc de demande mais aussi un choc d'offre. Et donc là, normalement, nous sommes dans une configuration où la politique monétaire ne peut pas tout. Et c'est très précisément évidemment au moment où l’on dit cela, que tous les acteurs se mettent à trop attendre alors qu'ils n'ont pas attendu assez depuis quarante ans. Ceci étant, nous avons toujours les mêmes qui nous disent que la politique monétaire est à court de munitions, que le banquier central ne peut plus faire grand-chose, qui nous rechante la même chanson qu’ils nous ont chanté à tort depuis quarante ans déjà. Le problème est qu’ils vont un peu loin en besogne car il est vrai que la politique ne peut pas tout dans ce type de crises - elle ne peut pas créer des masses, des vaccins etc. – mais elle peut quand même résorber une partie du choc demande et peut aussi faire de la câlinothérapie des marchés financiers par exemple. En bref, la politique monétaire peut agir. Et d'ailleurs on voit bien qu’elle agit puisque concrètement par exemple, le fait que la Fed décide de faire quelque chose depuis quelques jours alors que la BCE ne fait rien, explique pourquoi l'euro dollar qui était à 1,08 est maintenant à 1,14 et que si la BCE ne fait rien dans les 72 heures, il sera à 1,18.  On voit que la politique monétaire ne peut pas tout certes, mais une mauvaise politique monétaire comme celle que nous avons en zone euro par exemple peut aggraver le mal. C'est- à-dire que nous allons nous coltiner un problème de taux de change en plus du problème de commerce international, du problème de manque de demande agrégée en zone euro et du problème italien. En plus du coronavirus, nous allons avoir une crise de taux de change trop cher en zone euro parce que nous n'aurons rien changé en politique monétaire. Atlantico.fr, Pourquoi l’arme fatale des banques centrales pour contrer crises et récession n’a pas perdu brutalement de son efficacité contrairement à ce qui se répète | Atlantico.fr
  • Deuxièmement, le montant de la dette privée après la crise du COVID-19 sera tel que l’économie mondiale pourrait montrer des signes de japonisation, les entreprises «zombies» ne restant en activité que grâce à des taux d’intérêt très faibles et au soutien public. De fait, le manque de destruction créatrice pourrait entraîner une baisse de la croissance de la productivité. Enfin, le processus de dé-globalisation pourrait s’accélérer. investir.ch, Vitesse de la reprise et configuration économique post-COVID-19 - investir.ch
  • Ce salon est mis en place par l'association «GamERS Comité» créée en avril 2016 par une bande de copains souhaitant mettre en avant leur passion du jeu vidéo, de la japonisation et de la culture populaire. Avec ce salon, ils créent un événement autour de ces thèmes. ladepeche.fr, L'Isle-Jourdain. Le salon du Games Island - ladepeche.fr
  • >> Rendez-vous romand de la pop culture, la japonisation et les jeux vidéos, le festival se déroule au 2M2C de Montreux. rts.ch, La RTS au Festival de pop culture Polymanga - rts.ch - Couleur 3
  • (AOF) - « Les mouvements extraordinaires que nous avons vus sur les marchés obligataires ont poussé beaucoup d'investisseurs à spéculer sur un certain nombre de messages cachés relatifs à une crise du crédit imminente en Chine, une récession économique potentielle aux États-Unis et une japonisation de l'Europe », constate Paul Brain, Directeur de la Gestion Obligataire chez Newton IM (BNY Mellon Investment Management). Boursorama, Newton IM revient sur l'évolution récente des marchés obligataires - Boursorama
  • La BCE redoute également qu'une inflation qui persisterait à rester faible ne commence à s'auto-alimenter, via les attentes d'inflation, et n'entraîne l'économie européenne sur la voie d'une "japonisation". Soit un cocktail composé d'une faible croissance, d'une inflation basse, voire négative, et des taux au ras des pâquerettes... un scénario que que la BCE veut absolument éviter. À tous prix? Site-Trends-FR, Le gouverneur Wunsch défend la politique monétaire de la BCE - Finance - Trends-Tendances
  • Cela fait plusieurs années qu’on prophétise à l’Europe un lent échouage, à l’image de ce que le Japon a expérimenté dans les années 90. L’archipel entre alors dans une longue période de croissance nulle et de déflation, les prix baissent tandis que sa dette publique ne cesse de gonfler. Cette thèse de la « japonisation de l’Europe » est apparue bien après la crise de 2008, quand elle a peiné à s'en remettre. On l'a oubliée avec le rebond de 2016/2017 et voilà que cette analyse refait surface maintenant que le moteur de la croissance européenne semble à nouveau patiner. Au moment où l'industrie chinoise et l'industrie américaine se redressent, les usines de la vieille Europe ralentissent les cadences, selon l'indice PMI des directeurs d'achat. Et c'est l'Allemagne, le champion industriel de l'Europe qui en souffre le plus. RFI, Pourquoi l’Europe est le maillon faible de l’économie mondiale? - Aujourd'hui l'économie

Traductions du mot « japonisation »

Langue Traduction
Anglais japonization
Espagnol japonización
Italien japonization
Allemand japonisierung
Chinois 日本化
Arabe جبنة
Portugais japonização
Russe japonization
Japonais けん化
Basque japonization
Corse japonizazione
Source : Google Translate API

Japonisation

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