La langue française

Immémorable

Sommaire

  • Définitions du mot immémorable
  • Étymologie de « immémorable »
  • Phonétique de « immémorable »
  • Citations contenant le mot « immémorable »
  • Traductions du mot « immémorable »

Définitions du mot « immémorable »

Trésor de la Langue Française informatisé

IMMÉMORABLE, adj.

Peu usité
A. − Synon. de immémorial.
B. − Qui ne mérite pas d'être rappelé à la mémoire. (Dict. xixeet xxes.).
Dont on ne peut rappeler la mémoire. J'assistai au baptême de cet enfant, qui ne devait voir son père et sa mère qu'à l'âge où la vie n'a point de souvenir, et apparaît de loin comme un songe immémorable (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 384).
REM.
Immémoriablement, adv.,hapax (le i s'expliquant par l'influence de immémorial). De façon immémorable. De ceux [des sabliers] qui servent aux cuisinières, immémoriablement, à mesurer les délais de cuisson des œufs (Arnoux, Visite Mathus.,1961, p. 130).
Prononc. et Orth. : [im(m)emɔ ʀabl̥]. Att. ds Ac. 1878. Étymol. et Hist. 1. 2emoitié xves. « qui sert à perpétuer la mémoire » (Monstrelet, Chron., t. I, c. 93 ds Gdf.); 2. av. 1622 « immémorial » (St François de Sales, Controverses, I, III, 12 ds Hug.); 3. 1636 « qui ne mérite pas d'être rapporté » (Monet); à nouv. 1794 (Pougens, Vocab. de nouveaux privatifs français, s.v. mémorable), puis 1840 (Ac. Compl. 1842). Empr. au lat.immemorabilis « qui ne mérite pas d'être rapporté », dér. de memorabilis, v. mémorable; préf. in- à valeur négative. Bbg. Darm. 1877, p. 181.

Wiktionnaire

Adjectif

immémorable \Prononciation ?\

  1. Qui ne mérite pas d'être rapporté, rappelé à la mémoire, immémorial.
    • Il arrangea la porte du poulailler qui ne fermait pas depuis des temps immémorables, et les poules se promenaient depuis des temps immémorables dans le potager, au grand désespoir de Mme Croissac, la patronne. — (Elsa Triolet)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

IMMÉMORABLE (i-mmé-mo-ra-bl') adj.
  • Qui ne mérite pas d'être rapporté, rappelé à la mémoire.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

IMMÉMORABLE. Ajoutez :
2Il se dit aussi pour immémorial. Le gouvernement, en leur imposant un serment de date presque immémorable,…, Duc de Broglie, Rev. des Deux-Mondes, 1er oct. 1871, p. 620.

HISTORIQUE

XVIe s. Et y a tantost deux cens ans qu'il [M. d'Espinay] possedoit dès ce temps-là toutes les terres et seigneuries qui sont aujourd'hui en leur maison, comme il se peult lire autour de sa sepulture ; qui fait bien juger qu'ils sont plantez de immemorable ancienneté, Carloix, III, 5.

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Étymologie de « immémorable »

Du latin immemorabilis.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Lat. immemorabilis, de in privatif, et memorabilis, mémorable. Carloix, III, 5, a dit immemorable au sens de immémorial.

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Phonétique du mot « immémorable »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
immémorable imemɔrabl

Citations contenant le mot « immémorable »

  • Critique : La plume de Nabokov est immémorable et pour qui a déjà lu Lolita, la poésie de ses mots reste ancrée à jamais, à la fois âcre et lumineuse, passionnée et confondante. Sans dénoncer directement, il pointait du doigt, sans condamner explicitement, il laissait entendre qu’il désapprouvait ardemment. Le Journal de L. s’ouvre alors que Charlotte Haze, la mère de Lolita, est déjà morte – le calvaire de l’enfant commence. Lolita débutait bien plus tôt, avant même que Humbert n’ait posé un pied sur le sol américain, revenant à ses tendres années, racontant l’origine du mal, de la tumeur, de la pédophilie. Cette fois, après le point de vue du bourreau – choix narratif qui avait tant fait jaser au temps de Nabokov – c’est la perspective de la victime qui est donnée à lire. Lolita confie tout à son journal, raconte le quotidien, les amis, les railleries à l’école, les abus, les viols, les fugues. Mais aussi les plaisirs simples, les glaces, les draps blancs, les bains, l’océan, le ciel, les étoiles. Les motels miteux où l’entraîne son beau-père, la route interminable, le soleil qui brûle et les chambres qui se succèdent et se ressemblent, luxueuses ou sordides, toutes les mêmes. L’impression de plonger dans un conte, déjà vive à la lecture de Lolita, est ici presque frappante : l’ogre et la fillette, ou plutôt les ogres, secondés de sorcières et de gnomes, de loups voraces. « La lumière et la rouille », encore, toujours. Christophe Tison a un style envoûtant, ses mots ont un rythme qui enivre, habités qu’ils sont. Couplets prosodiques, rimes internes, métaphores, assonances, mélodie qui fait vibrer le lecteur malgré la douleur qui se dégage des phrases. Douleur vive puis douleur résignée avant de devenir douleur insupportable. Le dernier tiers du Journal de L., alors que l’héroïne a quitté Humbert pour mieux tomber entre les griffes de Clare, est éprouvant, à la limite du tolérable. L’industrie du porno envahit les lignes pour laisser le lecteur pantois et pantelant, presque incapable de tourner les pages, alourdies de brutalité et de sperme. Les quelques phrases finales, à peine plus douces, ne parviennent pas à apaiser la plaie à vif, brûlant la peau, les doigts qui touchent le papier. L’histoire de Christophe Tison qu’il relatait dans Il m’aimait, paru en 2004, explique sans doute son acuité, son empressement à se glisser dans la peau de la nymphette victime, la facilité avec laquelle il adopte le « je » pour décrire les abus dont elle est victime – sa peine, son épreuve, il l’a connue. Sont à noter quelques petites entorses au texte original, à la trame déroulée par Nabokov que Tison est malgré tout contraint de suivre – Richard, le compagnon de notre jeune héroïne est surnommé Dick dans la version originale, et non Rick, pour ne citer qu’un seul exemple. Ce livre est une lettre ouverte, un pamphlet, une dénonciation du viol, de la pédophilie, du silence qui étouffent et font mourir les victimes, telles des braises privées d’oxygène. Parfois trop dur et trop brutal, trop sordide et trop écœurant, Journal de L. n’en est pas moins la partie cachée de l’iceberg, l’autre face de la lune, indispensable à la compréhension de la totalité. Lolita et le Journal de L ou les deux moitiés d’un cœur qui se répondent. Avoir Alire - Critiques de films, Livres, BD, musique, séries TV, Spectacles, Journal de L. - Christophe Tison - critique
  • Critique : La fiction et l’histoire se mêlent, se fondent l’une dans l’autre. Assem et Mariam se rencontrent ; l’un est agent pour les services de renseignements français, pour la paix, l’autre travaille pour l’UNESCO, pour la préservation des reliques, des merveilles de l’humanité. Et puis, entre les paragraphes où sont racontées, avec beaucoup de finesse, leurs vies respectives et communes, si brièvement, se déploient les souvenirs des batailles humaines, des combats d’Hannibal, de Grant, de Sherman, et de Haïlé Sélassié. Éthiopiens, Américains, Européens, Carthagènes, les hommes se battent depuis toujours, initient des guerres qu’ils ne peuvent remporter, qui grandissent jusqu’à devenir plus grandes qu’eux, plus fortes. Elles les dépassent, continuent après leur mort, se succèdent, mais se ressemblent. Parce que la paix ne semble que mieux mener au prochain champ de bataille, parce que la soif de sang et de conquête est immémorable, parce que toute existence forme un arc qui la ramène irrémédiablement à la terre, il faut écouter nos défaites. Il faut apprendre du passé, apprendre que nous sommes condamnés à répéter les erreurs ternies et fanées par les années, les victoires teintées d’amertume d’alors, qui ne servent qu’à pousser plus rapidement vers les combats de demain. Si les premières pages ont un écho étrange, laissant penser qu’il s’agit là de nouvelles qui se seraient entremêlées un peu par hasard, qui auraient pris racine en empiétant sur celles de sa prochaine, bien vite le style emporte dans un ailleurs. À la fois journalistique et poétique, à la fois ciselée et délayée, la plume de Laurent Gaudé évoque avec une grande justesse les fragilités humaines, les défaites qui se répètent à l’infini, rythmant la vie. Sans échecs, sans tambours, les défaites jalonnent la Terre, se rient des frontières spatiales et temporelles, et résonnent encore et encore, parce que c’est d’elles qu’est ponctuée une vie humaine. Espoir et sang, amour et douleur, terre et poussière, art et pillage. Écoutez nos défaites s’en nourrit, absorbe ce qui constitue l’Histoire, le présent et l’avenir, pour établir une musique troublante, lancinante et entêtante qui ne disparaîtra pas de sitôt de nos esprits. Avoir Alire - Critiques de films, Livres, BD, musique, séries TV, Spectacles, Écoutez nos défaites - Laurent Gaudé - critique
  • Quelques exceptions existent cependant. Le pape peut ainsi décider de déclarer « bienheureux » ou « saint » une personne qui n’a pas accompli de miracles en se basant uniquement sur « l’héroïcité de ses vertus » et son culte rendu depuis un « temps immémorable » . C’est ce qu’on appelle la voie « équipollente ». Ce fut notamment le cas pour le pape Jean XXIII, canonisé par le pape François sans obtention d’un second miracle. Aleteia, La « to do list » pour devenir saint
  • Situé au pied de la tour Eiffel, mais sur la rive opposée, Port Debilly, pour mieux profiter de la grande dame de fer, on est déjà dans l’exceptionel. Pour faire d’une célébration un moment intense et immémorable, il n’y a pas mieux. Baptême, enterrement de vie de jeune fille ou de garçon, anniversaire ou mariage, mais aussi séminaire d’entreprise, réunion ou repas d'affaires… à vous de trouver le prétexte de vivre une expérience à bord. Ensuite l’équipe du Joséphine vous accompagnera pour planifier et organiser votre événement, selon vos souhaits et votre budget, en vous offrant un service irréprochable alliant confort raffinement, convivialité et dernières technologies. Le quai bénéficie même d’un parking privé. Femme Actuelle, Le Yacht Joséphine, une croisière chic au pied de la tour Eiffel : Femme Actuelle Le MAG
  • Avec  »petit Monarc« , et sa » célébrité toute relative " tout devient une véritable défaite immémorable. AgoraVox, Marre d'avoir peur du Covid-19 - AgoraVox le média citoyen

Traductions du mot « immémorable »

Langue Traduction
Anglais immemorable
Espagnol inmemorable
Italien immemorabile
Allemand unvergesslich
Chinois 难忘的
Arabe لا يُنسى
Portugais imemorável
Russe immemorable
Japonais 忘れられない
Basque immemorable
Corse immemorable
Source : Google Translate API
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