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Immanentiste

Définitions du mot « immanentiste »

Trésor de la Langue Française informatisé

Immanentiste, subst. masc.Partisan de l'immanentisme. Le premier sens ne servirait de rien aux immanentistes pour leur but (Théol. cath.t. 4, 1, 1920, p. 865).

Wiktionnaire

Nom commun

immanentiste \i.ma.nɑ̃.tist\ masculin et féminin identiques

  1. (Religion) Adepte de l’immanentisme.
    • Dans ce cas, il prennent généralement le caractère d’une lutte entre transcendantalistes et modérés d'une part, et immanentistes militants de l’utre. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.47)
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Étymologie de « immanentiste »

(Siècle à préciser) Dérivé de immanent avec le suffixe -iste.
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Phonétique du mot « immanentiste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
immanentiste imanɑ̃tist

Citations contenant le mot « immanentiste »

  • A partir de l’observation et du raisonnement, Épicure et Lucrèce, qui devient sa voix, posent la notion d’atome, de vide et de déclinaison (le clinamen). Par là il faut comprendre que rien ne sort du néant ni ne retourne au néant. Si la matière et l’univers sont périssables, les éléments constitutifs de la matière, les atomes, eux, sont éternels. Une des conséquences en est l’inutilité des dieux dans l’économie naturelle, et de fait, Lucrèce est un rationaliste tenant d’un monisme matérialiste très critique de la religion, « tant elle a pu conseiller de crimes ! » (Livre I, vers 102). De livre en livre, le poète mène pas à pas son lecteur vers la connaissance du mouvement incessant des atomes (à cause du clinamen) dans tous les domaines de l’existence et dans tous les domaines de l’exploration du monde naturel et humain. Au prix d’un anachronisme, on pourrait dire qu’il s’agit d’un livre de l’intranquillité de la matière, état dont Lucrèce tire une tranquillité de l’âme, l’ataraxie : pourquoi s’inquiéter du changement, pourquoi s’inquiéter de la mort et de la disparition puisque telle est la nature de la matière qui nous constitue ? Son monisme est matérialiste — mais attention, lecteur : le matérialisme dont il est ici question n’est pas ce consumérisme dont les tenants d’une religiosité confuse aiment à se dépouiller dans une mise en scène collective de coulpe ! Le matérialisme immanentiste de Lucrèce accomplit l’exploit de se fonder sur les faits objectifs et le raisonnement, ce qui ne peut être directement observé faisant l’objet de conjectures par inférence. Nul besoin d’un démiurge, d’un dieu, d’un monde des idées, d’un monde intelligible — bref, d’un arrière-monde, pour procéder selon Lucrèce à une saisie intellectuelle de la nature, qui est notre existence. , Sur De la nature de Lucrèce - La Revue des Ressources
  • Notre transcendance immanentiste est notre composition la plus fondamentale. Club de Mediapart, L âge de la magie | Le Club de Mediapart
  • Si les religions charrient leur part de jeu, leur source jaillit bien en amont. À l’instar de l’art et de l’humour, l’origine du questionnement religieux naît de l’expérience de la contingence du réel face à l’absolu de ses enjeux. Dans un monde baigné de finitude, d’où vient l’impératif de vérité, bonté et beauté ? En clair : pourquoi la vie a-t-elle du sens ? Il se contredit, en effet, celui qui prétendrait que la vie n’a pas de sens - vu que son affirmation se veut… sensée. Le "sens des choses" s’impose à nous. D’où l’interrogation : d’où vient ce sens ? quelle est sa Source ? Depuis l’origine de l’humanité, le singe nu creuse cette interrogation existentielle. De façon naïve d’abord et puis plus réfléchie. Avec des réponses tantôt matérialistes (le sens s’auto-génère de la matière, comme par génération spontanée : Épicure, Feuerbach…), tantôt immanentistes (le réel est sens : bouddhisme, Spinoza…), tantôt déistes (une transcendance impersonnelle ordonne le cosmos : Aristote…), tantôt théistes (une Transcendance personnelle est créatrice). Jusqu’à l’expérience du dévoilement de cette Transcendance dans l’histoire humaine. Et, pour les chrétiens, sur le visage de Jésus-Christ. LaLibre.be, Dans son nouvel ouvrage, François De Smet compare les rites religieux à un "jeu devenu trop sérieux". Je ne suis pas de cet avis - La Libre
  • «Vade retro Satanas / Va-t’en Satan », murmura le Père Jacques Hamel avant de mourir assassiné. Contrairement à ce que laisse croire notre époque à la fois matérialiste et immanentiste,... , Les JMJ repoussées en août 2023 - Pèlerinages et rassemblements - Église - famillechretienne.fr
  • À l'origine de ma réflexion sur le genre, il y a d'abord, la décision théorique de le considérer, non comme une catégorie stable et intangible, ayant une signification en soi, mais en tant que réalité communicationnelle, à l'instar de J.-M. Schaeffer. Ce choix m'apparut, et m'apparaît encore, comme nécessaire pour réagir aux impasses d'une sémiologie immanentiste qui faisait de la production du sens une opération uniquement textuelle. Dans la mesure où le genre est une catégorie nécessaire à l'interprétation, le premier mouvement est de l'envisager depuis le spectateur, si je puis dire. Dans cette perspective, les travaux de Sperber et Wilson, qui s'en prenaient vivement à la notion de code dans La Pertinence, laissaient entrevoir des avancées fructueuses, en mettant en lumière que la communication verbale était largement fondée sur des inférences des acteurs et sur leur partage d'un univers cognitif commun. , Fabula, Atelier littéraire : Genres TV
  • Longtemps considéré comme « être de papier », le personnage est un rôle narratif chez Propp (1928), un « actant » dans la sémantique structurale (Greimas 1966) ou un « signe » aboutissant à une typologie tripartite (Hamon 1972). À ces conceptions « non mimétiques » (Margolin 2005) et jugées trop immanentistes, Jouve (1992a) oppose une approche fondée sur la réception et la co-construction du personnage par le texte et sa lecture, générant ce qu’après Hamon (1983), il nomme un « effet-personnage ». Mais cette perspective a moins essaimé à ce jour que les conceptions « mimétiques » ou « ontologiques » du personnage, qui bénéficient de l’attrait pour les sciences cognitives, les théories de la fiction et la sémantique des mondes possibles. La tendance dominante depuis les années 1990 considère ainsi le personnage comme une « quasi-personne » (quasi-person) dans un monde narratif donné (storyworld) (Frow 2014) ou un « individu non réel » (non actual individual) dans un monde possible (Margolin 1990). Ce sont dès lors les conditions et modalités d’existence du personnage, les types de propriétés (physiques, actancielles, sociales, mentales) qui le constituent comme l’image d’une personne possible, qui intéressent la théorie contemporaine. Pour Schaeffer (1995), il s’agit d’activité projective essentielle non seulement à la création, mais à la réception des récits. , "Statut du personnage dans la fiction contemporaine" (Fixxion, n° 23)
  • Suggérer que la surveillance est intrinsèquement liée au capitalisme, c'est ignorer le confucianisme, les théocraties et même les tribus de culture immanentiste comme les autochtones basés notamment sur la sanction tant des ancêtres que de l'au-delà. Dans plusieurs société les références à la sacralité étaient si omniprésentes que le concept de liberté individuelle n'y existait même pas. Le Devoir, Déconfinés, surveillés | Le Devoir
  • Homo narrans, c'est le sujet humain anthropologiquement saisicomme conteur d'histoires, l'Homme aux mille points de vue, aux millevoix. À l'analyse immanentiste du récit qui prévaut généralement ennarratologie, l'ouvrage propose de substituer une approche énonciativeet interactionnelle. , A. Rabatel, Homo narrans. Pour une analyse énonciative et interactionnelle du récit
  • On ne lit pas un texte, on le construit, c’est-à-dire qu'on l’invente. La critique postextuelle cherche à mieux décrire en quoi consiste ce travail d’invention, et quelles sont les règles auxquelles il doit obéir. Il s’agira, entre autres, d’en finir avec le mythe du « respect du texte », héritage encombrant que nous a laissé la critique « immanentiste ». La meilleure manière d’analyser et d’expliquer un texte est de s’en imaginer soi-même l’auteur. Et Proust? L'œuvre proustienne est « non encore faite », donc, « œuvre à faire » (Albert Thibaudet). Pour le critique postextuel, l’auteur de la Recherche est un interlocuteur privilégié.  , Fr. Schuerewegen, Introduction à la méthode postextuelle. L'exemple proustien

Traductions du mot « immanentiste »

Langue Traduction
Anglais immanentist
Espagnol inmanentista
Italien immanentista
Allemand immanentist
Chinois 内在主义者
Arabe جوهري
Portugais imanentista
Russe имманента
Japonais 内在主義
Basque immanentist
Corse immanentistu
Source : Google Translate API

Immanentiste

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