La langue française

Iconographiquement

Sommaire

  • Phonétique de « iconographiquement »
  • Citations contenant le mot « iconographiquement »
  • Traductions du mot « iconographiquement »

Phonétique du mot « iconographiquement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
iconographiquement ikɔ̃ɔgrafikœmɑ̃

Citations contenant le mot « iconographiquement »

  • Ludique et iconographiquement singulier, "Étranges escales" se veut, en somme, la réponse idéale du post-confinement : "Et cet été vous partez-où ?" a-t-on coutume de demander quand le Covid ne vide pas nos ressorts géographiques. À l'été 2020, on pourra rétorquer : "je ne pars pas loin, mais je m'envole au bout du monde avec le livre de Patrick Baud". Simple. Et basique. LaProvence.com, Sorties - Loisirs | Avignon : l'auteur-youtubeur publie "Étranges escales" | La Provence
  • « “L’Orestie” d’Eschyle ne cesse de se rappeler à Bacon. Avec le sang répandu, les Harpies sont les figures par lesquelles Bacon traduit iconographiquement la tragédie. Dans “L’Orestie”, ce sont elles qui poursuivent inlassablement celui qui est enferré dans le cycle des crimes et de la vengeance. Oreste tue sa mère (Clytemnestre) qui a tué son époux, et père d’Oreste (Agamemnon)… qui lui-même a sacrifié sa fille (Iphigénie). Un enchaînement fatal en lequel se résument pour Bacon la tragédie et la cruauté de l’existence. Lors de son exposition parisienne à la Galerie Lelong en 1984, “Francis Bacon. Peintures récentes”, l’artiste confie à une journaliste : “Dans cette exposition, le tableau auquel je tiens le plus est ce triptyque inspiré de ‘L’Orestie’, d’Eschyle”. » THE ESTATE OF FRANCIS BACON/ADAGP, PARIS AND DACS, LONDON 2019/PRUDENCE CUMING ASSOCIATES LTD Le Monde.fr, Arts et littérature : Francis Bacon au Centre Pompidou à Paris
  • Si pour Daniel Arasse, éminent spécialiste de la peinture de la Renaissance, le détail est la clé pour comprendre une œuvre d’art, quant à Phaidra MC Queen Sterlin, elle a fait du détail la quintessence de son travail. Pour l’artiste, le monde se dit à travers les éléments pris à part. Chez elle le gros plan se fait focus. Car elle cherche dans l’infirme partie, la signification de l’ensemble. Ce qui donne une dimension symbolique à son œuvre. Sterlin s’est fait remarquer, pour la première fois dans le monde de l’art haïtien, à travers les expositions PluriElles organisées par le Kolektif 509 à la villa Kalewès à Pétion-Ville. Lors de sa première exposition, elle nous a présenté des œuvres mettant en scène des vierges pleurant, qui rappelaient iconographiquement les vierges à l’enfant catholiques ou les Ézilis du vaudou haïtien. Mais les vierges représentées par Sterlin semblent nous plonger dans un univers plus humain, plus réel que mystique. L’autre élément clé dans ces œuvres, c’est que l’enfant dont il est question est une fille et qui pleure aussi. On est tous frappés par la force symbolique qui se dégage de ces portraits et de l’atmosphère dans laquelle ils se baignent. Cette manière symbolique de présenter les choses est d’autant plus forte que l’artiste le fait dans une esthétique minimaliste pure : pas plus de trois éléments dans une œuvre. Ces premiers travaux hantés par l’œil qui pleure nous ramènent très loin, au cœur de l’histoire des civilisations. Sans trop rentrer dans les détails, il serait important de rappeler la place centrale de l’œil coulant dans la civilisation égyptienne antique, et le symbolisme des larmes dans l’histoire du Christianisme. À première vue, l’œil pleurant semble se référer à la tristesse. Mais nous savons pertinemment que les larmes sont liées à l’existence tout entière, qui elle-même nous connecte à la vie et la mort. Elles ne surgissent jamais toutes seules. Elles sont l’une des réactions fondamentales de nos émotions et notre sensibilité. On dit souvent que l’œil est le miroir de l’âme. En coulant, l’œil nous rappelle qu’il est aussi source ; source de tout ce qui nous lie au monde. Ainsi on peut pleurer d’amour, de joie, comme de tristesse ou de regret. Les larmes des personnages des portraits de Sterlin nous questionnent au plus profond de nous-mêmes. D’autant plus qu’il s’agit dans tous les cas de trois gouttes de larme qui coulent sur un visage dont on a du mal à dire de quelle émotion il est question. Est-ce des œuvres autobiographiques où l’artiste partage avec nous l’état de son âme ? Est-ce tout simplement une manière de revisiter un terme qui a fait les beaux jours de l’art haïtien depuis les années 1940 à nos jours, à savoir Èzili, le lwa de l’amour du panthéon vaudou ? Cette revisite n’est donc pas sans un engagement personnel, car quand la Vierge ne pleure pas, elle est comme emmaillotée dans un cylindre fait peut-être de pneus usagés. Est-ce là une manière de dénoncer la situation d’enfermement dans laquelle se trouve la femme dans nos sociétés ? D’autres termes moins énigmatiques qu’on peut comprendre comme un effort de mieux pénétrer la culture haïtienne. Car plusieurs termes de la culture populaire sont explorés à cette même période, comme le rara, etc. Lors de la dernière exposition de Phaidra Sterlin à IERAH/ISERSS de l’Université d’État d’Haïti, à l’occasion de la Semaine de l’art et du patrimoine en avril 2018, on a constaté une œuvre plus variée aussi bien dans la thématique que dans le style. Un séjour plus long dans le pays de son enfance lui a permis de mieux observer la réalité, d’être plus en contact avec le milieu artistique et culturel. Ainsi, son art devient-il plus ancré dans le quotidien du peuple, un quotidien qu’elle a partagé dans plusieurs de ses aspects. Sa nouvelle expérience du pays a approfondi sa réflexion sur sa vocation d’artiste ; réflexion qui se confirme dans une œuvre plus affirmée, un style plus assumé, une variation thématique qui part d’une figuration interprétative et passant par une figuration abstraite à une abstraction totale. Comme nous l’avons dit au début, le détail est au centre de l’univers artistique de Sterlin. Cette préoccupation esthétique fait que son œuvre figurative met en exergue qu’un seul élément à la fois, rarement deux et plus rarement encore trois. Dès sa première période, elle nous avait fait la représentation du rara uniquement par les instruments. Ce qui nous amène à comprendre ce qui intéresse Sterlin ce n’est pas la chose, mais l’esprit de la chose. Son exposition à IERAH /ISERSS était marquée par la réflexion sur la vie du peuple à tous les niveaux. Elle explore des thèmes comme les petites lampes à kérosène dit tèt gridap qui lui rappelle sans doute son enfance à Port-au-Prince des années 1970-80 et qui peut-être étonnant qu’elles existent encore. Elle n’a pas oublié dans sa démarche de jeter son regard sur les nouvelles lampes rechargeables, qui constituent une manière médiocre de répondre à la crise d’électricité qui sévit dans le pays depuis plusieurs décennies. D’autres phénomènes, plus ou moins récents, l’interpellent et inspirent son œuvre également comme la présence des bouteilles de gaz propane dans nos cuisines sans aucun dispositif de sécurité. La manière à la fois surréaliste et abstractive de représenter ces phénomènes dénote tout le malaise que ceux-ci peuvent générer. D’autres thèmes lui sont inspirés par ses voyages à l’intérieur du pays, comme l’originalité de certaines tombes découvertes dans le Sud et Sud-Est d’Haïti, sans compter les chaises basses de nos grands-mères ou des petites marchandes sur nos trottoirs. Si ses œuvres sont figuratives, elles ne captent jamais les choses dans une perspective réaliste. Celles-ci font toujours l’objet d’une interprétation formelle qui questionne notre propre fragilité à travers l’utilisation de ces choses. Le questionnement de Sterlin sur la fragilité de la vie du peuple ne reste pas uniquement dans l’utilisation des objets de la vie quotidienne. Elle s’attaque également à l’espoir placé à la borlette. Personne ne peut dire le pourcentage des gens de la population qui n’ont d’autres moyens de subsistance que la borlette. Celle-ci occupe l’espace urbain comme l’espace rural, ne laissant presque pas le choix à bon nombre de citoyens, vu que le chômage frappe la majorité d’entre eux. Cette situation n’a pas échappé à l’œil du peintre. Cependant, tous ces thèmes, bien qu’ils soient inspirés de la vie très profonde du peuple, Sterlin spatialement leur enlève tout contexte et les entasse même pour leur donner une allure abstraite, où les éléments se trouvent hors temps et hors lieu. Cette mise en page renforce le côté tragique de la réalité. En décontextualisant les choses, Sterlin les intègre dans une situation qui dépasse l’individu, mais qu’il subit. L’œuvre de Phaidra Sterlin en ce sens est éminemment sociale. Il en est de même pour les tableaux où les personnages sont insérés dans des réseaux lignes et de couleurs, ils y sont visibles à travers un élément qui est le plus souvent la tête ou un œil. Ils y sont dans cette condition incapable d’affirmer leur personnalité. D’autres œuvres nous plongent dans l’abstraction totale, mais toujours avec une palette très réduite de deux à trois couleurs. C’est là un langage simple pour exprimer un fait aussi complexe. La vision artistique de Sterlin contrairement à ce qu’on peut croire à première vue, est le fruit d’une vision méditative, murie des choses. L’univers artistique de Phaidra Sterlin, s’il exclut le hasard, est plein de surprises. De ses premières œuvres aux toutes dernières, l’évolution tant thématique que formelle ne peut que nous étonner. Elle met en place une esthétique, tel qu’on place un dispositif qui nous force à planter nos deux pieds sur terre pour nous porter progressivement vers une spiritualité la plus totale. Rares sont les peintres qui sont capables dans une seule période (série d’œuvres) de s’interroger eux-mêmes en pénétrant le tréfonds de son être, de garder un œil critique sur la réalité tout en cherchant à élever l’âme du contemplateur. Tout compte fait, Phaidra Sterlin a su patiemment dépouiller son art de tout trop-plein de matière pour atteindre l’essentiel. Sterlin Ulysse Spécialiste en esthétique et historien de l’art Juin 2019 Première publication : MusElles. lenational.org/, La peinture de Phaidra Sterlin ou l’art de l’essentiel
  • Placée sous le commissariat général de Jean-Jacques Aillagon et le double commissariat de Claudine Grammont, directrice du musée, et de Dominique Païni, cette expo n’est pas que belle. Elle est aussi très intelligente. Grâce à elle, on découvre l’homme des toiles sous une autre prise de vue. Matisse avait des liens étroits avec le septième art. Il aimait le ciné, qu’il abordait comme un divertissement, mais son œuvre en a reçu une influence décisive, « iconographiquement » et structuralement. Confrontation entre image fixe et image animée ? Plutôt complémentarité subliminale pour contemplation sublime. Nice-Matin, Et si on se faisait une toile avec Henri Matisse ? - Nice-Matin
  • Si regarder Arrietty comme une simple œuvre de transition, mineure par ses ambitions est tentant, il est nécessaire de lui rendre justice. Le premier challenge est en terme d’animation de réfléchir à des échelles de plan et des idées de mise en scène très inventives pour crédibiliser une rencontre aussi improbable. Le jeu des ombres chinoises, jouant sur les voix et les non-dits, lors de la première rencontre entre Shô et Arrietty est une vraie trouvaille qui valide la mise en avant d’un animateur à la réalisation. Si iconographiquement les personnages du film sont très loin d’être les plus inventifs, reprenant des visages croisés pêle-mêle dans Nausicaä ou bien Princesse Mononoké, ceci se fera au profit d’une bluette originale sous bien des aspects. LeMagduCine, Rétrospective Studio Ghibli : Arrietty, le petit monde des chapardeurs, une histoire d'atmosphères | LeMagduCine
  • Cela se convertit en symbole de l’onirisme par excellence, dans la création de Hayat pour nous identifier pleinement avec cette étape de synchronisme. Un symbole qui fusionne iconographiquement des impressions intérieures et extérieures, volontaires et intuitives, éveillées et endormies. Pendant qu’ils mûrissent, pendant qu’ils atteignent leur autonomie expressive, les tableaux clament, exigent, refusent. Ils émettent et demandent une énergie. C’est ce qui explique aussi les tailles polychromes de l’œuvre de Hayat, qui permettent d’entrevoir ce qui est aujourd’hui en peinture, sa dernière métamorphose. «Peindre est d’abord est un plaisir qui me permet de communiquer aux autres ma vision, d’amener l’invisible au visible, de mettre le point sur l’irréel et le réel, c’est aussi la possibilité de transmettre la poésie de la vie en les faisant sortir de la guerre duelle. Rêver c’est changer sa perspective», explique Hayat Maradji. Son œuvre se caractérise alors par des volumes enveloppants et enveloppés, par des formes contournés par la faculté de transmettre la sensation d’un lent mouvement giratoire. Ombre et lumière se répartissent les saillis et le creux les incitions rayonnantes, les incidences curvilignes et même complètement circulaires. La texture lisse, consistance, mate ou brillante convienne autant à la forme qu'au volume, le rendant plus somptueux et sensuel. « La toile se construit sans idée préconçue. Il n y a ni croquis ni schéma, elle résulte de l’inspiration du moment. Une fois finie, j’y pose un regard aussi pénétrant que contemplatif. Je suis dans le plaisir de l’accouchement et je m’émerveille de chaque nouveau bébé. La couleur et la lumière sont basiques dans ma palette. Sans lumière, il y aurait le chaos je ne puis même l’imaginer. La couleur remplace les mots. C’est le préverbal qui invite à contempler dans le silence», poursuit-elle. Que ce soit en peinture ou en calligraphie, aucun détail superflu chez Hayat. Elle va à l’essentiel. Cette méditation que rien ne semble pouvoir déranger, le spectateur l’éprouve à son tour. Ses tableaux troublent par leur simplicité totale. Car la plasticienne, apparemment impassible, traite ses splendides natures mortes avec le même souci de réalité plus que de réalisme. Elle offre ainsi beaucoup d’émotion mais aussi l’occasion de comprendre la réalité du travail d’une artiste-peintre exigeante qui se fie à son inspiration. « Mon inspiration découle de mon monde intérieur. Je n’ai jamais voulu me laisser influencer par qui que ce soit ni par quoi que ce soit. C’est bien sûr mon choix et il vaut ce qu’il vaut par l’inspiration de mes voyages et de ma spiritualité», ajoute-t-elle. Elle partage cette affinité avec le spectateur comme un langage pour traiter avec l’esprit. Cette grammaire du trait se veut une locution susceptible de s’appliquer au langage graphique de Hayat, en sa rigueur, sa diversification, sa fluidité. Techniquement aussi, l’œuvre se veut le miroir de la genèse de Hayat et de son univers fougueusement charmant à souhait. Elle s’est appuyée sur son propre terrain fertile en thèmes et en sujets pour revisiter ce thème autrement. Elle fait appel à l’imagination, son précieux outil, lui accordant le premier rôle et l’autorisant à s’ébattre en toute liberté et fantaisie. Elle fait confiance également à ce riche substrat de matières variées qui couvent en lui dans les tréfonds de sa psyché et qui est fait de souvenirs, d’expériences marquantes, de rêves, d’idéaux, de toute une symbolique personnelle. Tout cela s’y est bousculé et a ressorti sur la toile en voisinages inattendus, suscitant chez le spectateur la surprise et le questionnement. « J’ai cette conscience que mes toiles interrogent sans répétition .C’est un ressenti que je partage dans l’humilité d’un regard réciproquement libre quant à la beauté du représenté et de la représentation dans son essence la plus pure. N’oubliez pas que mon premier désir est évasion et enchantement», affirme-t-elle. Il faut dire que dans ses œuvres, Hayat Maradji cultive un lâcher-prise qui autorise à sa création de remonter de l’obscurité jusqu’au grand jour. Ici encore, la composition s’impose d’elle-même en une sorte de lumineux éclat visionnaire, à partir de quelques éléments entrevus que l’ensemble se construit au rythme de l’élan créateur et quelques pas dans les territoires infinis de la création. Marocainspartout, Hayat Maradji, au-delà du sublime - Marocainspartout
  • NEW YORK (ETATS-UNIS] [04.01.18] - Deux autres peintures attribuées à Léonard de Vinci, iconographiquement proche du Salvator Mundi, sont en mains privées ; la famille ducale anglaise Buccleuch et un anonyme. Le Journal Des Arts, Le Salvator Mundi de Léonard de Vinci n’était pas la dernière œuvre du maître italien dans une collection privée - 4 janvier 2018 - lejournaldesarts.fr

Traductions du mot « iconographiquement »

Langue Traduction
Anglais iconographically
Espagnol iconográficamente
Italien iconograficamente
Allemand ikonographisch
Chinois 形象地
Arabe ايقونية
Portugais iconograficamente
Russe иконографически
Japonais 図像的に
Basque ikonografiaren
Corse iconograficamente
Source : Google Translate API
Partager