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Hyperboliquement

Définitions du mot « hyperboliquement »

Trésor de la Langue Française informatisé

Hyperboliquement, adv.a) De façon hyperbolique, avec exagération. V. angélisme ex. 2 et angelot ex. 1. spéc., rhét. Parler rhétoriquement. Cela est dit hyperboliquement (Ac. 1798-1935). b) Géom. De façon à former une hyperbole (v. ce mot II). Couper un cône hyperboliquement (Ac. 1798). P. métaph. et p. plaisant. [P. réf. à a et b supra] Ça faut avouer, dit Trouscaillon qui, dans cette simple ellipse, utilisait hyperboliquement le cercle vicieux de la parabole (Queneau, Zazie,1959, p. 152).[ipε ʀbɔlikmɑ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. 1reattest. 1561 (Calu, Comm. s. l'harm. evang., p. 264 ds Gdf. Compl.); de hyperbolique, suff. -ment2*.

Wiktionnaire

Adverbe

hyperboliquement \i.pɛʁ.bɔ.lik.mɑ̃\

  1. Avec exagération.
    • Elle est donc belle ? - Belle hyperboliquement. — (Thomas Corneille, le Berger extravagant, I, 2.)
  2. (Géométrie) Couper un cône hyperboliquement, le couper de manière à former une hyperbole.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

HYPERBOLIQUEMENT. adv.
D'une manière hyperbolique. Parler hyperboliquement. Cela est dit hyperboliquement.

Littré (1872-1877)

HYPERBOLIQUEMENT (i-pèr-bo-li-ke-man) adv.
  • 1Avec exagération. Elle est donc belle ? - Belle hyperboliquement, Th. Corneille, le Berger extravagant, I, 2.
  • 2 Terme de géométrie. Couper un cône hyperboliquement, le couper de manière à former une hyperbole.
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Étymologie de « hyperboliquement »

Dérivé de hyperbolique, avec le suffixe -ment.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Hyperbolique, et le suffixe ment.

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Phonétique du mot « hyperboliquement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
hyperboliquement ipɛrbɔlikmɑ̃

Citations contenant le mot « hyperboliquement »

  • À le lire, on sait que Martin Amis, sans doute le meilleur styliste actuel en langue anglaise, est totalement britannique. Et il suffit de passer une heure avec lui pour comprendre qu'il est, comme l'était son père, le romancier Kingsley Amis, hyperboliquement britannique. Il a la retenue, la distance, l'humour « so british ». Les Echos, Littérature : Martin Amis, an englishman in New York | Les Echos
  • Attention cependant, Furetière persiste en ajoutant qu'«à randon» s'emploie également «hyperboliquement des pleurs qui coulent avec impétuosité». Enfin, est-il encore précisé, sans larmes cette fois-ci, «on le disoit aussi des gens qui alloient en troupes», à la manière du «peuple venant à grand randon à cette fête». Deux siècles plus tard, ce sera à Émile Littré de trancher entre toutes ces acceptions: «Randon. Terme vieilli. Course impétueuse, afflux impétueux.» C'est dit. Le Figaro.fr, De la chasse à la randonnée, il n'y a qu'un pas
  • Arrivé en voiture de star (chauffeur, armoire à glace dans son ombre, vitres teintées), il repartira à pied, en équipe réduite, histoire de boire une bière au pub du coin. On repensait alors à l’adolescent, en cardigan trop grand, aspirant à se distinguer dans un télé-crochet, en regardant s’éloigner la star hyperboliquement millennial dont l’odeur-doudou serait un mélange de fleurs des champs et de déjeuner dominical.   , Harry Styles : "La célébrité est quelque chose que je suis encore en train d’apprendre"
  • Existe-t-il au monde un chef-d'œuvre de littérature qui soit plus hyperboliquement de propagande que l'Énéide de Virgile ? Bien entendu, réduire à cette seule dimension ce « poème immense », comme le qualifie le latiniste Philippe Heuzé, en préface à l'édition anthologique conçue par Diane de Selliers, serait absurde. Tout de même, difficile ne pas être impressionné, dès l'abord, par le souffle, par l'ampleur sans exemple des douze chants de l'Énéide où il ne s'agit en somme que de chanter la gloire de Rome comme une résurgence de Troie, de justifier son impérialisme en lui réinventant un passé prestigieux? et de diviniser en passant l'empereur Auguste lui-même en établissant sa filiation jusqu'à Énée le Troyen, fils d'Anchise et de la déesse Vénus, autrement dit héritier en droite ligne de Jupiter, rien de moins - ce qui me rappelle ce brave curé de Saint-Tropez, après la guerre, qui expliquait aux enfants du catéchisme que Jésus était fils de Dieu mais également d'une excellente famille par sa mère ! Le Figaro.fr, L'épopée de Virgile
  • Il y a du corps propre, l’affect en atteste, et, hyperboliquement, le Mal le démontre, quasi par l’absurde. Comme le dit Milner [citer fin du Triple]. Schopenhauer, si souvent lucide par ailleurs, commet le même type d’erreur en déclarant par plusieurs fois que, si la pensée parvient à se porter « dans l’être même », elle s’apercevrait que bourreau et victime sont en somme équivalents – ce que contresigneraient, la conscience tranquille, bien des « ontologues » du jour -. Personne, jamais, ne souffrira à la place de quelqu’un d’autre : sur ce point comme sur tous les autres, il n’y a aucune égalité des souffrances entre elles (voir paragraphe suivant). Tel m’appert depuis longtemps, soit dit en passant, l’impasse vingtième-siécliste d’apparier Marx et Freud, d’abord dans certaines tendances bénignes de l’école de Francfort, ensuite de manière bien plus maligne dans la génération normalienne éduquée par Althusser et Lacan : s’il est bien une leçon à retenir de la psychanalyse, c’est que nul ne peut désirer quelque chose à la place de quelqu’un d’autre. Or, les dictatures stalino-maoïstes, qui vouaient la psychanalyse aux enfers du concept, pendant que la bourgeoisie universitaire parisienne se délectait des lumières croisées du divan et du Goulag (illuminativisme qui se peréptue aujourd’hui sous les plumes croisées de Badiou et Zizek)[10], se définirent expressément par la capacité à pouvoir vouloir à la place des autres : à décider, depuis le Sirius de l’Idéologie, ce que tout humain était en droit de désirer ou pas. D’où le résultat, qui ne culmine pas à Pitesti par hasard, et sur le mode exact – innommable – que nous avons retracé. Club de Mediapart, Le Système du Pléonectique : le Mal, par Mehdi Belhaj Kacem | Le Club de Mediapart
  • D’où provient cette force expressive ?  Essentiellement de l’emploi du verbe «mourir», un des verbes les plus employés hyperboliquement. Chacun sait que «je suis mort» vaut pour «je suis très fatigué, épuisé» et que «c’est la mort» ou «c’est mortel» renvoient à quelque chose d’insupportable, attente, ennui, travail ingrat. Mais ici «mourir» marque, traduit une impossibilité radicale : on s’épuiserait à chercher plus riche ou plus bête, on mourrait plutôt que d’y arriver. Ce n’est donc pas de n’importe quelle bêtise ou richesse qu’il s’agit : elle est effectivement absolue, on est confronté à une  transcendance, à l’essence même. , 24 heures Philo - «Plus bête que lui tu meurs !», une expression disséquée - Libération.fr

Traductions du mot « hyperboliquement »

Langue Traduction
Anglais hyperbolically
Espagnol hiperbólicamente
Italien iperbolicamente
Allemand hyperbolisch
Chinois 夸张地
Arabe بشكل قطعي
Portugais hiperbolicamente
Russe гиперболической
Japonais 双曲的に
Basque hyperbolically
Corse iperbolicamente
Source : Google Translate API

Synonymes de « hyperboliquement »

Source : synonymes de hyperboliquement sur lebonsynonyme.fr

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