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Historiographie

Sommaire

  • Définitions du mot historiographie
  • Étymologie de « historiographie »
  • Phonétique de « historiographie »
  • Citations contenant le mot « historiographie »
  • Traductions du mot « historiographie »

Définitions du mot « historiographie »

Trésor de la Langue Française informatisé

HISTORIOGRAPHIE, subst. fém.

Activité de celui qui écrit l'histoire de son temps ou des époques antérieures. Revenir aux habitudes condamnées de l'ancienne historiographie (Langlois, Seignobos, Introd. ét. hist.,1898, p. 273).
P. méton. Ouvrage, ensemble d'ouvrages résultant de cette activité. Cette partie de la vieille historiographie ne fut presque pas remaniée (Renan, Hist. peuple Isr., t. 1, 1887, p. 367).La Parole de Dieu (...) se diversifie dans des témoignages, des récits, des prophéties, des historiographies (Philos., Relig., 1957, p. 50-06).
Prononc. : [istɔ ʀjɔgʀafi]. Étymol. et Hist. 1498-1502 « histoire » (J. Molinet, Faictz et dictz, éd. N. Dupire, t. 2, p. 840, 29). Empr. au lat. médiév.historiographia (ca 942 ds Nierm.), gr. ι ̔ σ τ ο ρ ι ο γ ρ α φ ι ́ α de mêmes sens.
DÉR.
Historiographique, adj.Relatif à l'historiographie. Les pièces d'archives n'appartiennent pas à la littérature historiographique (L'Hist. et ses méth.,1961, p. 633).[istɔ ʀjɔgʀafik]. 1reattest. 1832 (Raymond); de historiographie, suff. -ique*.

Wiktionnaire

Nom commun

historiographie \is.tɔ.ʁjɔ.ɡʁa.fi\ féminin

  1. (Histoire) Ensemble des ouvrages d’histoire, soit en général, soit datant d'une époque en particulier ou issus d'un territoire ou d'une région en particulier.
    • Dans l’historiographie locale, on trouve des travaux récents évoquant l’infériorité juridique de la femme argentine aux XIXe et XXe siècles mais ils ne développent pas cet aspect. — (Milagros Belgrano Rawson, La science du mariage. Les femmes et l’institution matrimoniale en Argentine. 1900-1930, 2007)
    • En général, les intellectuels arabes musulmans, y compris ceux de gauche, ne sont pas parvenus à rappeler à leur public que la laïcité en politique était à l'ordre du jour dans l'histoire islamique après Mahomet ou après ses prophéties, contrairement aux mythes de l’historiographie islamique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p. 109)
    • L’historiographie française du communisme semble désormais négliger la période fondatrice de l’histoire du Parti communiste français que furent les années 1917-1925. — (Romain Ducoulombier, « Le premier communisme français (1917-1925) – Un homme nouveau pour régénérer le socialisme », Les Notes de la Fondation Jean-Jaurès — Histoire et Mémoire, n° 42, août 2004, page 7)
    • Contre ce que défendait P. Mandonnet dans cet ouvrage, il est désormais établi qu'il n'y a jamais eu de courant de pensée spécifiquement averroïste au XIIIe siècle, autrement dit, aucun groupe de magistri artium adhérant totalement et fidèlement à la philosophie d'Averroès n'a existé en ce siècle : l’avérroïsme est une invention de l’historiographie et non une réalité historique. — (La condamnation parisienne de 1277, texte latin : traduction et commentaires de David Piché, J. Vrin, 1999, page 166)

Forme de verbe

historiographie \is.tɔ.ʁjo.ɡʁa.fi\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de historiographier.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de historiographier.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de historiographier.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de historiographier.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de historiographier.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

HISTORIOGRAPHIE. n. f.
Recueil d'ouvrages d'historiographes. L'historiographie byzantine. L'historiographie révolutionnaire.

Littré (1872-1877)

HISTORIOGRAPHIE (i-sto-ri-o-gra-fie) s. f.
  • Histoire littéraire des livres d'histoire. L'historiographie allemande de la fin du XVe siècle jusqu'au temps présent, Revue historique, t. II, p. 663. Il [M. Groen van Prinsterer] fut appelé au poste, créé pour ainsi dire tout exprès pour lui, d'archiviste de la maison royale [des Pays-Bas], et c'est en cette qualité qu'il rendit les plus éminents services à l'historiographie de nos jours, Albert Réville, Rev. des Deux-Mondes, 15 nov. 1876, p. 479.
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Étymologie de « historiographie »

(Vers 1500)[1] Dérivé de historiographe avec le suffixe -ie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « historiographie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
historiographie istɔrjɔgrafi

Citations contenant le mot « historiographie »

  • Il y aurait un travail d’historiographie sérieux, une étude architecturale du bâtiment et les projets de valorisation du patrimoine. , Les manifestations de l'été à la chapelle de Las : rencontre avec la présidente de l'ASEL - Le journal du Gers
  • François Hartog est historien. Il a occupé la chaire d'historiographie ancienne et moderne à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Sciences Humaines, Troubles dans le présentisme Entretien avec François Hartog
  • En avril 2019, Emmanuel Laurentin s'entretenait avec Zeev Sternhell, disparu le 21 juin dernier. L'historien du fascisme revenait, 35 ans après la parution de son essai polémique "Ni droite, ni gauche" sur la "Sternhell controversy" qui ne cesse d'agiter l'historiographie française depuis 1983. France Culture, Zeev Sternhell : "Le fascisme n'est pas sorti des tranchées de 1914, il appartient à l'histoire européenne"
  • Ne pourrait-on pas changer de point de vue, voire d’échelle ? Quelle histoire raconterait-on si l’on adoptait la perspective de ses contemporain·e·s, libraires-éditeurs (notamment Ribou), auteurs·trices (Desjardins, Somaize, Donneau…), artistes (Beauchamp, Charpentier, Chauveau…) ou gazetiers (Subligny, Robinet…) ? Quelles nouvelles pistes se dessinent lorsque, au lieu de présupposer le génie de Molière ou de présumer son succès, on le considère comme un acteur parmi d’autres dans le champ littéraire des années 1660 ? Qu’observe-t-on en élargissant le cadrage, en privilégiant des questions transversales (paramètres économiques, enjeux religieux, propagande et historiographie, écriture du lointain et goût des voyages, jeu et scénographie, etc.) ou en abordant ses pièces à partir d’autres champs d’études (musicologie, histoire de l’art, histoire du livre, arts du spectacle, etc.) ?  , Décentrer Molière / Decentering Molière (Yale / NYU)
  • Statues déboulonnées, œuvres censurées, symboles effacés… L’indignation sélective de la gauche radicale montre qu’il s’agit moins de rendre justice au passé que de le préempter, de le purifier de l’opposition et de s’arroger le monopole du crime honorable. Il faut néanmoins concéder que cette imposture humaniste prospère sur les défaillances de l’historiographie officielle, rappelle Ferghane Azihari, délégué général de l’Académie libre des sciences humaines. Tribune. Valeurs actuelles, Faire table rase d’un passé | Valeurs actuelles
  • Barbara Frale est un personnage controversé dans le domaine de l'historiographie médiévale. De solide formation scientifique, elle a consacré la majeure partie de ses études à l’histoire des Templiers (célèbre son essai publié aussi en France en 2008). , Les Souterrains de Notre Dame de Barbara Frale | Italieaparis.net
  • Composer une biographie de cette femme puissante relève pourtant de la gageure, tant elle a été malmenée par l’historiographie. Jusqu’au XIXe siècle, les chroniqueurs l’accusèrent de toutes les transgressions – Jules ­Michelet, qui n’échappait pas aux poncifs de son temps, écrivait qu’elle était « passionnée et vindicative comme une femme du Midi ». Dans une biographie politique à la fois riche et concise, Martin Aurell, professeur d’histoire médiévale à l’université de Poitiers, la dégage cependant de sa légende noire de débauchée, en reprenant à nouveaux frais la documentation fragmentaire qui la concerne. Le Monde.fr, Biographie. « Aliénor d’Aquitaine », de Martin Aurell : une femme aux horizons multiples
  • Longtemps la place des femmes a été un angle mort dans nos sociétés modernes. Les économistes les ont rendues invisibles. La théorie économique dominante ne s’intéresse pas aux questions de genre. L’histoire économique traditionnelle les a également longtemps négligées. Pourtant, comme le souligne Michelle Perrot, les femmes ont toujours travaillé. Grâce à des travaux importants, l’historiographie économique des femmes est désormais largement documentée. Contrairement à l’histoire économique des femmes issues de la société civile, des syndicats, des ONG qui n’en est encore qu’à ses balbutiements. Alternatives Economiques, Elles ont changé l'économie | Alternatives Economiques
  • Ce livre rassemble vingt-cinq articles de l’auteur portant sur la matière et les traditions de l’écriture épiques du Moyen Âge français, pour mettre en valeur les évolutions et des transformations qui se dessinent dans les rapports entre la chanson de geste et l’historiographie. Il envisage successivement divers aspects de la poétique des chansons, de leur univers, de la place de l’idéologie dans la création épique, et enfin les transformations que subit leur matière et leur écriture dans des textes historiographiques (Chronique de Turpin, chroniques de Philippe Mousket et de Jean d’Outremeuse). , D. Boutet, L’Épique au Moyen Âge. D’une poétique de l’Histoire à l’historiographie
  • Le projet IRN (International Research Network) Epistémuse a pour ambition de fonder le premier réseau international de chercheurs et chercheuses travaillant sur l’histoire, l’historiographie et l’épistémologie de la musicologie, envisagée dans son acception la plus large, telle qu’elle est et fut pratiquée dans l’espace francophone. Les partenaires du projet recouvrent une partie représentative des pays où la musicologie est pratiquée en langue française au sein de structures institutionnelles (Belgique, France, Liban, Québec et Tunisie). Webmanagercenter, Projet Epistémuse: Le Cmam accueillera la 5ème rencontre sur la musicologie francophone dans un contexte multiculturel | Webmanagercenter
  • Avec ce 4e essai, Francis Larran nous offre une approche novatrice, érudite et brillante d'une des oeuvres historiques les plus connues de l'Antiquité. L'expédition de Sicile, clef de voûte de l'écriture de la Guerre du Péloponnèse par Thucydide est un morceau de bravoure qui n'a pas encore livrés tous ses secrets. Francis Larran se propose d'en révéler ici de nouveaux en nous guidant, tel Arianne avec son fil, au travers des méandres de cette oeuvre, traversant avec brio, entre historiographie et analyse textuelle, les couloirs d'un temps qui, pour être antique, ne résonne pas moins jusqu'à nous... Un ouvrage à acquérir absolument pour tout amoureux de l'Antiquité, de l'histoire, de l'historiographie, de la littérature et de la culture antiques, qu'il soit spécialiste ou non. , F. Larran, L’Histoire labyrinthe. L’Expédition de Sicile chez Thucydide
  • La tradition de François Furet, selon laquelle Terreur et Révolution sont intimement liées est moins puissante dans le débat historiographique aujourd’hui, où la tradition jacobine reprend du poil de la bête. Il pensait à juste titre que l’interprétation marxiste de la Révolution française était fausse, mais il a donné ensuite selon moi une interprétation qui était elle aussi erronée. Il pensait que les révolutions créent leur propre culture politique à partir de l’expérience , et que la Terreur fut son moment de vérité. Je crois que c’est complètement faux, car tous les intellectuels de l’époque ayant une vue positive de la Révolution française sans exceptions, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, aux États-Unis, pensent que Robespierre est un monstre qui est en train de saper et détruire la Révolution, un désastre qui permettra aux ennemis de la Révolution d’assimiler les Lumières à la Terreur. Je crois que les Jacobins comme les furetiens se trompent en prenant la Révolution comme un bloc. Je suis très critique dans mon livre quant à la tentative de réhabilitation de Robespierre par une certaine historiographie alors qu’il n’était qu’un tyran n’ayant rien à voir selon moi avec les grands principes des Lumières. Le Figaro.fr, «Sans l’histoire des idées on ne peut pas comprendre le sens de la Révolution française»
  • La dimension politique de l'affaire Dreyfus a rarement été abordée. Or, derrière l'affrontement entre dreyfusards et antidreyfusards se joue une partie décisive au sein du camp républicain. En outre, l'attitude de l'opinion publique semble avoir été plus nuancée que l'historiographie ne l'estime. France Culture, L'histoire politique de l'affaire Dreyfus
  • L’humour lié à la Shoah déstabilise le narratif standard que nous recevons via l’historiographie, les documentaires et les monuments The Times of Israël, Des experts explorent l'évolution du lien entre humour et Shoah (et ses limites) | The Times of Israël
  • Le projet s’inscrit dans le sillage de cette nouvelle historiographie dite « connectée », où l’on élargit la focale à tous les acteurs de l’histoire. « On parle souvent de Christophe Colomb et de Marco Polo, mais il y a aussi Al-Idrîsî qui remet sa carte du monde au roi de Sicile en 1154, ou encore Ibn Battûta qui rallie l’Inde et les Maldives dès le XIVe siècle » rappelle Romain Bertrand.  France Culture, Refaire l’histoire
  • L’historiographie, et ses multiples définitions, est devenue incontournable dans l’approche de l’histoire aujourd’hui. Tout historien s’interroge sur sa science et son travail, et de plus en plus sur l’usage public qui est fait de l’histoire. En effet, d’internet aux lois mémorielles, en passant par l’exploitation politique de figures ou d’événements historiques, l’histoire n’appartient pas uniquement à l’historien. De plus, c’est une science qui connaît de nombreuses mutations, avec l’émergence de la world history, de l’histoire du genre ou des Postcolonial Studies. L’ouvrage de Nicolas Offenstadt, L’historiographie (PUF, coll. Que sais-je ?), vient mettre à jour ces évolutions. , L'historiographie (N. Offenstadt)
  • Ces interrogations sur ce qui est alors devenu un monument de l’historiographie française interviennent dans un contexte plus global et international, avec l’émergence de courants comme la micro-histoire de Carlo Ginzburg, ou également les Postcolonial studies et la world history. Une « crise de l’histoire » étudiée par Gérard Noiriel dans son ouvrage Sur la crise de l’histoire (1996). , Historiographie : l'école des Annales
  • "J'aime l’histoire, follement." La passion de Flaubert rencontre celle de son époque qui a, selon lui, inventé le « sens historique ». Le romancier est fasciné par la nouvelle historiographie et, par ailleurs, il lit beaucoup Balzac qui voulait écrire l’histoire des mœurs de son temps. Sa pensée est aussi hantée par un imaginaire de 1789 et par le souvenir de 1848, que Flaubert aborde dans deux romans. L’histoire – parfois absente comme dans Madame Bovary – s’inscrit en profondeur dans les idées reçues, les manières d’être et de penser ou dans les sentiments. Au croisement de l’anthropologie historique, de la psychologie sociale et de l’histoire des représentations, des mentalités ou des sensibilités, le roman flaubertien participe à la révolution historiographique de son siècle. , J. Azoulai, G. Séginger (dir.), Flaubert. Histoire et étude de mœurs
  • Profitant de l’effervescence de la réflexion historiographique actuelle, ce projet de journée d'étude, qui sera suivi de la publicationd'un ouvrage collectif, veut précisément mettre en lumière les diverses formes de participation et de contribution des femmes du Canada français au dynamisme d’un champ historique en constante métamorphose. La consultation des principaux traités d’historiographie (Gagnon, 1978 et 1997; Lamarre, 1993; Rudin, 1998) ou des anthologies (Bédard et Goyette, 2006) pourrait décourager quiconque d'une telle entreprise. Les seules figures féminines ayant droit de cité au panthéon historiographique semblent ces rares académiciennes ayant réussi à percer le fameux plafond de verre. À lire les noms des Louise Dechêne, Micheline Dumont et Nadia Fahmy-Eid, par exemple, on mesure certes la valeur de leur contribution, mais aussi la légèreté du poids des femmes dans la mémoire historiographique du Québec et du Canada français. , Profession historienne ? Les femmes dans la production et la diffusion des savoirs historiques au Canada français, XIXe et XXe s. (Montréal)
  • Que devez-vous à Valéry Larbaud (1881-1957) ? Quelqu’un a parlé de son Allen comme d’un ouvrage « énigmatique », c’est une sorte d’essai qui part du Bourbonnais pour ouvrir des perspectives sur ce que cette terre nous apprend des provinces françaises, et en particulier des provinces centrales. C’est sans doute cela que je lui dois, en m’inscrivant dans cette même démarche. Valéry Larbaud fait partie de l’historiographie bourbonnaise, ce n’est pas un historien, mais il a une réflexion presque philosophique sur le Bourbonnais qu’il aimait passionnément. www.leberry.fr, Antoine Paillet décortique la fabrication de l'identité du Bourbonnais - Paris (75000)
  • Dans le cadre de ce congrès, nous sollicitons des communications qui mobilisent la notion d’événement, mais également qui la mettent à l’épreuve et la questionnent, des communications qui cherchent à révéler des aspects méconnus d’événements bien enracinés dans les récits historiques, mais également qui mettent ou remettent en scène des événements oubliés de l’historiographie ou de la mémoire collective, des communications qui réfléchissent à la manière dont l’événement est fabriqué, historicisé. Au final, nous n’avons pas à choisir entre l’événement et la longue durée, mais il y a certainement une nécessité de réfléchir à la place de l’événement dans la longue durée. , Soixante-treizième Congrès de l’Institut d’histoire de l’Amérique française : "L'Événement" (Sherbrooke)
  • L’histoire s’écrit en lien avec les grands enjeux du moment. L’historiographie de l’Europe nous en fournit, depuis un quart de siècle, une éclatante illustration. La fin du « rideau de fer » et les perspectives d’élargissement ont fait apparaître à partir des années 1990 quantité d’histoires de l’Europe. C’était initialement dans la perspective plus ou moins explicite de légitimer une unification récente par la conscience restituée d’une unité dans la longue durée. Mais l’Union, à peine avait-elle pris une dimension continentale, a été mise en question par des revendications nationalistes et souverainistes de plus en plus virulentes. Alors que l’avenir de l’Union semble de plus en plus incertain, le glas a-t-il sonné pour les histoires de l’Europe ? Publié l’année suivant la victoire du leave au Royaume-Uni, le volumineux ouvrage dirigé par Étienne François et Thomas Serrier livre d’importants éléments de réponse. Les maîtres d’œuvre de l’ouvrage ont clairement foi en un patrimoine commun, fondement d’un futur collectif à construire, ainsi que le signale le titre Europa. Notre Histoire, l’héritage européen depuis Homère Mais là s’arrête l’analogie avec les histoires nationales, telles qu’elles furent écrites à partir du XIXe siècle pour susciter et entretenir les consciences d’appartenance. L’objectif ici n’est plus de mettre en évidence une unité profonde et une continuité à travers les âges, comme dans les histoires nationales. , Faut-il encore écrire l’histoire de l’Europe ? - La Vie des idées
  • L’une des caractéristiques typiques des moments historiques, c’est que l’on ne sent en général pas que l’on est en train de les vivre. D’où cette division à coup de serpe entre les « siècles », censés rythmer avec une précision mathématique l’écoulement du temps. Pourtant, ce dernier, tout comme l’argent, est une abstraction. Le 31 décembre 1999 à minuit « le temps » aurait rejeté dans « le passé » (quel passé ?) vingt siècles, soit deux millénaires, « d’histoire ». Or « l’histoire » est bel et bien sécable mais à condition d’accepter l’irrégularité de ses césures et l’hétérogénéité de ses logiques. Il n’y a pas très longtemps que l’historiographie chrétienne a commencé à se pencher sur un temps absolu dont le déroulement aurait eu un point de départ absolu, comme le zéro de la congélation. La Revue des Transitions, La fin de la légende des siècles et un salut au retour d’Age - La Revue des Transitions
  • Qu'importe l'angle abordé, ce que nous devons convenir c'est que ce mouvement anti-mémoriel est une sorte d'instrumentalisation de l'histoire par des militants et s'il n'est pas inopportun de débattre de ce qui devrait apparaître dans nos espaces publics, la manière de le faire importe afin que le débat public ne soit pas confisqué par des minorisés agissantes. Il apparaît opportun de faire appel aux historiennes, aux historiens et au grand consensus de l'historiographie pour guider nos choix collectifs. Ce qui est dommage c'est que depuis une décennie l'histoire comme discipline est de plus en plus délaissée. En 1992-1993, année record pour les nouvelles inscriptions dans les programmes de premier cycle, 1210 étudiants entamaient un baccalauréat en histoire au Québec, contre 600 en 2017-2018, soit une baisse de moitié au chapitre du recrutement. Après des fléchissements et des remontées, les taux d'inscriptions déclinent de 39 % depuis 2011. , Le grand déboulonnage… - CHRONIQUEURS - L'Agora - Estrieplus.com - Le journal Internet
  • Au-delà de ces enjeux, il faudra s’interroger sur la manière dont la cartographie et la connaissance et l’usage de la géographie ont transformé l’écriture de l’histoire, l’historiographie, celle des 17e et 18e siècles, mais également comment les cartes ont été utilisées par les historiens et auteurs des siècles suivants qui ont écrit sur ces périodes. Le discours historiographique sur ces siècles a évolué en parallèle et en rapport avec les progrès de la science géographique et topographique. Ces changements sont particulièrement notables aujourd’hui puisque récemment les outils numériques ont relancé l’intérêt pour les cartes comme supports de réflexion historiographique. Inversement des bases de données comptables tirées de registres ou d’autres documents ont été compilées grâce aux logiciels informatiques et ont permis de créer des outils de cartographie numérique qui changent notre perception du passé et de l’histoire (voir par exemple des sites internet comme Mapping Early American Elections : earlyamericanelections.org, ou Slave Voyages : slavevoyages.org.). Ces évolutions de la cartographie entraînent sur le plan historiographique une redéfinition des espaces comme étant doublement à la croisée des enjeux de pouvoir et de savoir. , Cartes et cartographies dans le monde anglophone aux XVIIe et XVIIIe siècles (Paris)
  • Longtemps, l’historiographie officielle n’a retenu d’elle que l’image d’une anarchiste forcenée, d’une révolutionnaire sanguinaire, d’une mystique entrée en lutte comme on entre en religion, d’une « presque Jeanne d’Arc », comme aimait à l’appeler Verlaine, d’une femme passionnée, possédée même diront certains. France Culture, Louise Michel : louve et agneau (1830-1905)
  • Aujourd'hui nous parlerons de l'histoire des ruptures, thème peu courant dans l'historiographie, mais ô combien connu de tous. Nous aborderons également la question de la mémoire de la guerre d'Algérie, et de la place qu'y occupent les archives nationales et internationales. France Culture, Actualités : "Les revers de l'amour" et les actes du colloque "Mémoire de la guerre d'Algérie en 2019"
  • L’auteur revient sur l’histoire des cinq premiers siècles de l’islam, de la mort du prophète Muhammad en 632 jusqu’à l’émergence des sultanats turcs au XIe siècle, période charnière qui vit les conquêtes arabes, la mise en place du califat, l’éclosion puis la chute des dynasties abbasside, omeyyade et almohade. Loin d’une historiographie trop « occidentalo-centrée », il convoque des références qui s’inscrivent dans l’histoire de la pensée arabo-musulmane : les historiens médiévaux Ibn Al-Athir et surtout Ibn Khaldoun. Selon ce dernier, les dynasties se consolident dans la première génération, atteignent leur floraison dans la deuxième, vieillissent et agonisent dans la troisième. L’ouvrage invite à une triple réflexion : sur l’histoire de l’islam, sur la dynamique impériale, enfin sur l’écriture de l’histoire en général. On appréciera également l’éclairage qu’apporte ce livre, agrémenté de sept cartes, sur la structuration du sunnisme et du chiisme ; ainsi que sur la généalogie des Omeyyades, Fatimides et Abbassides. Le Monde diplomatique, L’Empire islamique VIIe-XIe siècle, par Tigrane Yégavian (Le Monde diplomatique, avril 2020)
  • Quelles questions posent les "daimones", entités divines grecques, qu’on se gardera de traduire par "démons" ? Pourquoi revenir sur l’historiographie qui entoure la notion complexe de "daimôn" ? Quel est le daimôn des philosophes ? s’interroge l’historienne Vinciane Pirenne-Delforge. France Culture, Le daimôn, de Jane Ellen Harrison à Marcel Detienne - Ép. 2/11 - "Dieux, Daimones, Héros"
  • Relativement occulté par l’historiographie jusqu’à présent, il reprend sa place dans la fin du XVIIIe siècle grâce au volumineux ouvrage dirigé par l’historien Gilles Montègre (Le cardinal de Bernis, le pouvoir de l’amitié, Tallandier) qui rassemble les contributions de vingt-quatre chercheurs, basées sur un fonds archivistique d’une extrême richesse. , Le cardinal de Bernis (1715 - 1794) - Diplomate « équilibriste » - Herodote.net
  • La majeure partie du livre examine successivement les principales thématiques autour desquelles l’historiographie du XIXe siècle s’est organisée, selon Fureix et Jarrige, depuis les années 1980 : progrès économique et technique (chapitre 2), mutations culturelles (chapitre 3), évolutions des constructions identitaires (chapitre 4), modalités de la pratique politique (chapitre 5), édification et incarnations de l’État (chapitre 6), remises en question de la colonisation (chapitre 7). Naturellement, des sujets, concepts ou références bibliographiques se retrouvent, parfois, d’un chapitre à l’autre. Je ne m’attarderai pas à rendre compte du contenu de chacun des chapitres, qui, déjà très synthétiques — mais en même temps très denses et éclectiques en termes de références bibliographiques — peuvent difficilement être résumés. , Actualité du XIXe siècle - La Vie des idées
  • La seconde raison, liée à la première, tient à la domination de l’histoire sociale dans l’historiographie du nazisme. Par « histoire sociale », j’entends une méthode qui accorde une attention particulière aux acteurs et aux pratiques, aux acteurs en tant qu’ils sont acteurs de pratiques et non pas titulaires ou producteurs de discours. Cela découle d’une structuration de la corporation historienne qui, singulièrement en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale, est passée d’une domination de l’histoire culturelle, voire intellectuelle, à celle de l’histoire sociale ; elle a notamment connu un fort développement via l’école de Bielefeld, qui provient du fait qu’il était urgent et moralement indispensable d’établir des faits, face à l’immensité inédite des crimes nazis. Face aux négationnistes, qui sont présents depuis le départ – les premiers négationnistes étant les nazis eux-mêmes, qui espéraient que personne ne croirait à la réalité de leurs crimes parce qu’ils étaient littéralement incroyables –, il fallait compter les camions, mesurer les fosses, sonder la faisabilité technique des crimes ; établir ainsi les faits, c’est la première mission de l’historien, d’autant plus impérative ici. C’est déjà une tâche titanesque et on peut comprendre qu’une grande partie de la corporation, pour des raisons à la fois épistémologiques, techniques, morales, ait estimé que l’on pouvait se contenter de cela, et que la question du sens ne la concernait pas. Ce partage des tâches est caractéristique de l’université allemande mais aussi des universités de langue anglaise, toutes deux ultra-dominantes : à nous le décompte des camions et aux collègues de philosophie la question du sens. Le Vent Se Lève, Johann Chapoutot : « Le nazisme, par son imaginaire de la concurrence et de la performance, participe de notre modernité »
  • 1Historiographies. Concepts et débats est l’œuvre de quatre spécialistes d’épistémologie de l’histoire et d’historiographie. Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia sont responsables de la collection « L’histoire en débats » aux éditions du Seuil, actifs contributeurs de la revue EspacesTemps1 ; ils ont déà publié ensemble une synthèse historiographique2 et d’autres travaux collectifs. N. Offenstadt, qui dirige avec Nicolas Mariot la revue Genèses, et qui s’est récemment illustré dans le débat sur les usages politiques de l’histoire3, a pour sa part œuvré à la confection d’un dictionnaire présentant un panorama du vocabulaire propre à la discipline4. Ces quatre auteurs ont réuni près de 76 contributeurs (80 en les incluant) pour « faire le point sur l’histoire comme discipline qui produit des connaissances » (p. 13). S’ils rappellent dès la première ligne que « les historiens de métier n’ont jamais eu le monopole de l’écriture de l’histoire » et invitent à prendre la mesure de l’essor d’une « histoire populaire », d’une « consommation historique » et d’une « prolifération de récits sur le passé » issus des « médias, des pouvoirs, des communautés ou des acteurs locaux » (p. 15), c’est avant tout de l’écriture de l’histoire « académique » que traite cet ouvrage. Dans l’ensemble, seuls deux articles consacrés l’un aux « sociétés de généalogie », l’autre aux « sociétés savantes » s’intéressent aux « historiens amateurs » et à leurs façons de produire de l’histoire, et si l’on évoque dans l’introduction « jeux vidéos, village des temps anciens reconstitués, scénographies historiques …» (p. 15), aucun article ne s’intéresse directement aux différentes productions et consommations fictionnelles historiques. Le pluriel du titre est donc d’abord à usage interne de la discipline universitaire. , Des nouvelles écritures de l’histoire au seuil du XXIe siècle (Acta Fabula)
  • Le site HlídacíPes.org rappelle que l’historiographie communiste a cherché à minimiser et à marginaliser les activités du gouvernement de Londres, de la résistance occidentale et des parachutistes pendant la guerre. L’attentat contre Heydrich en tant qu’acte incontournable faisait figure d’exception dans cette perception. C’est donc depuis quelques années seulement que des rappels significatis des activités des parachutistes dans le pays ont commencé à apparaître, sous forme de plaques commémoratives ou de monuments. Le site mentionne entre autres le monument qui a été dédié à l’opération Anthropoid à l’endroit où l’attentat avait été perpétré et dévoilé il y a onze ans. Radio Prague International, Presse : protestations, solidarité, brasseries, film, parachutistes | Radio Prague International
  • Il y a environ 200 ans, pour la première fois dans l’historiographie, s’est produite en Europe une déconnexion entre l’histoire des hommes et l’histoire des dieux. Dans Les mots et les choses, Michel Foucault a montré qu’entre 1775 et 1825, avec E. Kant, G. Cuvier ou C. Darwin, les savants européens ont découvert une historicité propre à la nature, au travail et au langage. La connaissance sapientielle de la vérité, ouverte à l’action de l’Esprit divin dans l’histoire, telle qu’elle apparaissait encore dans l’œuvre de Bossuet, se transformait en une connaissance chronologique des rythmes propres au développement des choses et des hommes. The Conversation, Le rôle de l’historien est-il de ressusciter le passé ?
  • 5À partir des choix opérés par G. Lista, je voudrais plutôt proposer une réflexion plus libre sur l’historiographie du futurisme, puisque son anthologie ambitionne justement de se distinguer sur ce plan : « Ce livre, le premier recueil complet jamais tenté en Italie, en France ou aux USA, est sans précédent dans l’historiographie internationale du futurisme. » (FTM,p. 73) Précisément : de quel futurisme écrit-on l’histoire ? Moins que de relever ce qui « pose problème » dans les deux derniers livres de l’historien, il s’agit de réfléchir à ce qui « pose question » dans les ouvrages des chercheurs en général qui se confrontent au futurisme8, c’est-à-dire à « la quadrature du cercle dans l’histoire des avant-gardes du xxe siècle » (QF, p. 866), et d’identifier des lieux possibles de discussion. , Le futurisme antérieur. Réflexions sur l’historiographie du futurisme (Acta Fabula)
  • A partir de mémoires de guerre et de photographies, l’historienne Manon Pignot interroge, dans « L’Appel de la guerre », l’engagement d’adolescents en 14-18, angle mort de l’historiographie. Le Monde.fr, Histoire. Manon Pignot exhume les petits soldats de la Grande Guerre
  • Qu’apporte le texte littéraire que l’historiographie ne sache déjà ? Une historienne entreprend de rendre avec minutie une nouvelle de Barbey d’Aurevilly au monde qui lui a fourni sa matière et l’a timbré de son empreinte. , À l’imprimerie du temps - La Vie des idées
  • En terres d’Islam, l’historiographie récente tend à rejeter l’idée d’un islam classique sunnite, préférant désormais insister sur la pluralité des appropriations de la religion. Dans ce paradigme, intégrer les marges de l’Empire, longtemps perçues comme des repaires d’hérétiques, est devenu une nécessité. La redécouverte des sources produites dans ces territoires marginaux permet un renversement de perspective et invite à s’interroger sur les défis que posent ces nouvelles approches. , Intégrer les marges au Moyen Âge. Ve-XVe s. (Lyon)
  • Cet exemple illustre un problème central de l’historiographie à l’heure du transnational et de la mondialisation. La volonté de comprendre l’histoire globalement se heurte à la difficulté de trouver des qualificatifs suffisamment larges pour ne pas apparaître étriqués, tout en proposant néanmoins des clés de lecture signifiantes. , Le petit nom des grandes époques - La Vie des idées
  • La seconde insatisfaction tient à l’empan chronologique défini. N’ont été choisis que des auteurs défunts, plus pour des raisons de bienséance académique que pour des raisons scientifiques. Il est clair, en effet, que l’historiographie ici analysée est une historiographie plutôt ancienne (elle s’étale de l’entre-deux-guerres aux années 1970) par rapport aux problématiques d’aujourd’hui. Cela peut évidemment présenter un intérêt archéologique, mais cela ne nous aide guère pour concevoir – selon le projet global du collectif – une « nouvelle histoire de l’Europe ». , Quelle histoire pour l’Europe ? - La Vie des idées
  • L'historien Amar Mohand Amer revient sur son parcours ainsi que sur les conditions de travail des historiens en Algérie, sur les rapports avec l'historiographie française et la langue française ainsi que les perspectives de recherche en histoire contemporaine. , Historiens du monde : entretien avec Amar Mohand Amer - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • C’est une gageure que d’entreprendre aujourd’hui une histoire sur la longue durée des polices en France. D’abord parce que, disons-le d’emblée, contrairement à la littérature, l’historiographie a préféré depuis longtemps aux policiers les brigands, les criminels et criminelles, les apaches, les voyous, les voleuses… Alors que la confiance en la police est au plus bas, la publication d’Histoire des polices en France est un événement. , V. Milliot (dir.), E. Blanchard, V. Denis et A.-D. Houte, Histoire des polices en France. Des guerres de Religion à nos jours
  • L’historiographie ne fut bien sûr jamais dupe des raccourcis ou des artifices que suscitaient de telles expressions – une « Belle époque », vraiment ?, des « Années folles », vraiment ? – mais une fois la mise en garde énoncée, on continuait à les utiliser ou à y recourir comme à de commodes outils. Or le problème qu’ils posent n’est pas seulement formel ou rhétorique : les noms d’époques sont parfois porteurs d’une lourde charge anachronique qui peut gauchir, voire altérer la compréhension historique. C’est le cas par exemple de l’expression « Second Empire », qui ne fut jamais utilisé par les contemporains. , Les noms d'époques - La genèse des « chrononymes » - Herodote.net
  • Mes travaux portent sur la création picturale et les peintres actifs dans le milieu parisien et aux alentours, au cours du premier XVIIe siècle, marqué par une permanence du maniérisme tardif. Cette période artistique, longtemps rejetée par l’historiographie car antérieure au retour de Simon Vouet à Paris en 1627 (date vue comme l’acte de naissance de « l’école française » de peinture) fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt nouveau, au gré des publications et expositions récentes. La Tribune de l'Art, La peinture à Paris sous le règne d'Henri IV et la régence de Marie de Médicis (vers 1594-1620) - La Tribune de l'Art
  • À ces deux premiers chapitres s’ajoute le travail captivant de l’historien d’art Pierre Frey sur Fernand Pouillon et sa production coloniale. Entre modernité et régionalisme, ses réalisations s’avèrent de nature à renverser l’historiographie classique qui place l’émergence de l’intérêt pour le lieu et l’histoire beaucoup plus tard, à la fin des années 1960. Pouillon serait ainsi à certains égards un postmoderne avant l’heure. Dans tous les cas, sa production démontre à quel point la guerre (ici coloniale) est un accélérateur de l’évolution technique et esthétique des sociétés. Arquitetura Nova travaille à contre-courant du progressisme d’apparat d’architectes comme Niemeyer. L’évènement active plusieurs lieux dans la ville dont certains anciens édifices religieux, comme la Collégiale Saint-Pierre-Le-Puellier où se tient une captivante présentation d’Arquitetura Nova, le groupe brésilien qui travaille à contre-courant du progressisme formel et illusoire d’architectes comme Niemeyer. Manuel pour habitants des villes, Solitudes à Orléans – Manuel pour habitants des villes
  • L'historiographie sur l'Occupation allemande en France est incarnée par l'affrontement de deux Robert. L'un est un académicien français, Robert Aron, l'autre est un historien américain, Robert Paxton.  France Culture, Comment un Américain nous a ouvert les yeux sur l'Occupation
  • Depuis le tournant du siècle, l'événement a réintégré la boîte à outils conceptuelle de l'historiographie. Les historiens sont sensibles au travail de et sur l'événement dans la durée ainsi qu'aux histoires alternatives et aux démarches contrefactuelles. Les logiques du récit, les impératifs de la mise en intrigue, des paradigmes fictionnels jouent un rôle essentiel dans la fabrique de l'événement : ils engagent des enjeux décisifs du point de vue idéologique, politique et esthétique. L'histoire et la littérature pensent l'événement dans le geste même de sa construction, interrogeant les fausses évidences qu'induisent nos pratiques et nos modèles dominants. , H. Machhour et C. Saminadayar-Perrin (dir.), Faire/écrire l'événement. Littérature, histoire, fiction XIXe-XXIe siècles
  • Ces volumes contiennent l’introduction de l’ouvrage. Dans le tome 11A on trouve un essai qui examine minutieusement le projet historique de Voltaire, la genèse et la composition de l’œuvre, et qui la met en perspective dans l’histoire de l’historiographie classique. Dans le tome 11B est proposé un éventail d’outils indispensables à la compréhension du texte de Voltaire. Une liste complète des manuscrits, éditions et traductions est accompagnée d’un ensemble de textes qui entourent et éclairent l’ouvrage, parmi lesquels des préfaces, avertissements, lettres à la presse, un chapitre ‘perdu’ et une note manuscrite. Ces deux volumes viennent compléter l’édition critique du Siècle de Louis XIV en sept tomes (t.11A, 11B, 12, 13A, 13B, 13C et 13D des Œuvres complètes de Voltaire), publiée entre 2015 et 2019. , Voltaire, Œuvres complètes de Voltaire, t.11A-B: Siècle de Louis XIV, t.1A: Introduction; t.1B: Dossier, index général
  • H.B.  : L’historiographie récente a renouvelé la manière dont on a interrogé les archives de l’exploration. Elle cherche à donner voix à ces «passeurs», ces «go-betweens» longtemps restés dans l’ombre. Les «grands explorateurs» étaient souvent accompagnés de caravanes, de soldats, de porteurs, d’interprètes, de cuisinières. Il suffit parfois simplement de relire les textes pour les voir apparaître, même si l’on n’y avait pas prêté attention pendant un siècle d’histoire des «grandes découvertes». Leur invisibilité est souvent liée au fait qu’ils n’ont que rarement la parole, et laissent des traces ténues dans les archives. Historiennes et historiens se doivent de redonner chair à ces personnages, tel cet ancien esclave haoussa, Dorugu, dont le rôle de traducteur et d’informateur fut capital dans les «découvertes» de l’explorateur allemand Heinrich Barth. Cette relecture des sources s’accompagne aussi de l’exhumation de nouvelles archives, comme ces sources orales collectées au XIXe siècle qui éclairent un autre pan du récit de l’exploration. Le livre se fait l’écho des profonds renouvellements historiographiques sur cette question des «intermédiaires», en rappelant que non seulement ils ont une histoire, mais aussi qu’ils l’ont parfois racontée. Libération.fr, «L'histoire dont vous n'êtes plus vraiment le héros» - Libération
  • Pour décrypter la domination seigneuriale, on doit aussi connaître tout ce qui fait courber l’échine au paysan : pas seulement les impôts, mais aussi la foi et la fidélité. Au Moyen Âge, on ne peut dissocier cette imbrication du religieux et du politique, c’est une structure anthropologique globale, ce que ­l’historiographie ancienne appelait une mentalité. Et celle-ci est l’un des éléments essentiels de la domination. Cela nécessite, pour la comprendre, une histoire totale. Le modèle inégalé d’histoire totale reste la thèse d’État de mon second maître à la Sorbonne, Pierre Toubert, publiée en 1973, sur les structures du Latium (la région autour de Rome, ndlr) entre le Xe et le XIIe siècle, où il parcourt tout le chemin qui mène du prix des fèves à la réforme grégorienne. Mais faire ainsi l’histoire totale d’une région n’était plus possible lorsque j’étais étudiant. Ce modèle-là est devenu inaccessible. CNRS Le journal, Patrick Boucheron bouscule l’histoire | CNRS Le journal
  • Pour raconter cette période parmi les plus discutées et les plus politisées dans l’historiographie française, Locard et Grouazel font le choix de s’éloigner des grandes figures que l’on a l’habitude de rencontrer. Les Robespierre, Marat, Mirabeau sont bien là, mais ne tiennent pas le haut du pavé. Ils deviennent des personnages de second plan, laissant toute la lumière à ceux habituellement cantonnés dans l’ombre : des miséreux, des petites gens mais aussi des petits bourgeois et des pamphlétaires. , Une histoire populaire de la Révolution | D'une case à l'autre
  • Un grand monument qui se dresse au bord de la Vltava rappelle aux Pragois l’œuvre et la vie de l’historien František Palacký (1798-1876). Sur le socle on peut lire cette inscription : « A son éveilleur et guide, la nation ressuscitée ». 140 ans se sont écoulés depuis la mort de cet homme qui a jeté les bases de l’historiographie tchèque moderne. Radio Prague International, František Palacký, le monument de l’historiographie tchèque | Radio Prague International

Traductions du mot « historiographie »

Langue Traduction
Anglais historiography
Espagnol historiografía
Italien storiografia
Allemand geschichtsschreibung
Chinois 史学
Arabe التأريخ
Portugais historiografia
Russe историография
Japonais 歴史学
Basque historiografia
Corse historiografia
Source : Google Translate API
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