La langue française

Hétérochronique

Sommaire

  • Définitions du mot hétérochronique
  • Phonétique de « hétérochronique »
  • Citations contenant le mot « hétérochronique »
  • Traductions du mot « hétérochronique »

Définitions du mot « hétérochronique »

Trésor de la Langue Française informatisé

hétérochronique , adj.« Qui appartient à une chronologie différente ». Considérés à un même moment, les individus appartenant à quatre générations successives sont profondément hétérochroniques (Carrel, L'Homme,1935, p. 225)

Phonétique du mot « hétérochronique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
hétérochronique eterɔkrɔ̃ik

Citations contenant le mot « hétérochronique »

  • D'après les scientifiques la souris âgée allait beaucoup mieux après l'opération de parabiose hétérochronique, quant à la souris jeune vampirisée personne ne lui a demandé son avis.  AgoraVox, Du sang frais pour rajeunir - AgoraVox le média citoyen
  • 14L’histoire « des images est une histoire d’objets temporellement impurs, complexes, surdéterminés. C’est donc une histoire d’objets polychroniques, d’objets hétérochroniques ou anachroniques. N’est‑ce pas dire, déjà, que l’histoire de l’art est elle‑même une discipline anachronique, pour le pire mais aussi pour le meilleur ? » (p. 98) , L’histoire littéraire revisitée : la mémoire des lettres (Acta Fabula)
  • La restitution de la mémoire hétérochronique, voire hétérotopique, est nécessaire à la compréhension des situations extrêmes que simplifie la mémoire officielle, ou nationale, ou sociale, bref la mémoire dominante et bavarde. Par ses effets pervers, l’hypertrophie de cette dernière est toujours susceptible de dégénérer en « fausse reconnaissance », en « souvenir du présent », en tant que « véritable hallucination de la mémoire », provoquant « une sensation d’’inévitabilité’ »[33]. Pierre Janet parlait, à propos de ces sentiments de « déjà vu », d’un « sentiment de l’absence du présent », d’une « anomalie de la perception » plutôt que de la mémoire, d’un « présent mal fait »[34], d’une « espèce de perception rétroactive », d’une « perception du présent comme passé »[35]. La mémoire du génocide des Arméniens, celles du Grand Dérangement de 1755-1762 chez les Acadiens, des « dragonnades » chez les Huguenots cévenols ou de la répression des Chouans chez les Vendéens, de l’échec de la Grande Idée, en 1922, chez les Grecs, de la frustration du Grand Projet, chez les Serbes, ou de la Nakba de 1948, chez les Palestiniens, sont de cette encre. Mais aussi celles de l’esclavage et de la colonisation chez les Africains, les Afro-Américains et les tenants des « études postcoloniales », selon d’ailleurs des registres très différents d’une catégorie à l’autre. Il est plausible que l’expérience de la traite continue de hanter l’imaginaire social du sous-continent, dont la dimension de l’invisible, certaines formes de sorcellerie, l’hexis de la danse, des mobilisations religieuses sont riches d’ « indices », de « traces », au sens où l’entend Carlo Guinzburg[36]. Néanmoins, sur un plan scientifique, le Grand Absent des études postcoloniales est Bergson, dont la lecture leur aurait permis d’éviter un certain nombre d’apories dans lesquelles elles se sont fourvoyées[37]. La prédestination coloniale que postule ce courant de pensée, sorte de calvinisme tropical, est bien un « souvenir du présent », c’est-à-dire une « espèce de perception rétroactive », une « perception du présent comme passé » qui est une « anomalie de la perception », une hypertrophie de la mémoire[38]. On pourrait plus facilement suivre cette école si elle concevait la mémoire du moment colonial dans les termes d’une « continuité indivisée » et d’une « compénétration » des états de conscience historique, relevant d’une logique énonciative, selon un principe de dispersion. Admissible, sans doute inévitable, comme fait social, la « fausse reconnaissance » ne l’est plus quand elle est transposée et consignée dans les termes des sciences sociales, car elle conduit à l’historicisme en évacuant la part de la contingence et de la « création ». Club de Mediapart, Une critique politique de la mémoire: leçons d’Afrique (et d’ailleurs) | Le Club de Mediapart
  • Après avoir étudié les temps forts qui ont accompagné la prise de parole politique des “ femmes de couleur ”, Chela Sandoval a élaboré un modèle d’identité politique plein d’avenir qu’elle a appelé “ conscience oppositionnelle ”. Ce modèle repose sur le talent dont font preuve celles qui se voient refuser toute appartenance stable aux catégories sociales de race, de sexe ou de classe pour déchiffrer les réseaux du pouvoir. Si elle fut contestée à l’origine par celles qu’elle devait désigner, l’expression “ femmes de couleur ” n’en constitue pas moins une prise de conscience historique qui marque la débâcle générale des signes de l’Homme dans la tradition “ occidentale ”. L’expression “ Femmes de couleur ” construit une sorte d’identité postmoderniste de l’altérité, de la différence et de la spécificité. Et cette identité postmoderniste-là est pleinement politique, quoiqu’on puisse dire à propos d’autres éventuels postmodernismes. Plutôt que de relativismes et de pluralismes, la conscience oppositionnelle de Sandoval traite de positionnements contradictoires et de calendriers hétérochroniques. , Cyborg Manifesto - un manifeste cyborg - La Revue des Ressources

Traductions du mot « hétérochronique »

Langue Traduction
Anglais heterochronic
Espagnol heterocrónico
Italien eterocronico
Allemand heterochron
Chinois 异时的
Arabe غير متجانسة
Portugais heterocrônico
Russe гетерохронный
Japonais 異時性
Basque heterokronikoa
Corse eterucronicu
Source : Google Translate API
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