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Héroïnomanie

Sommaire

  • Définitions du mot héroïnomanie
  • Étymologie de « héroïnomanie »
  • Phonétique de « héroïnomanie »
  • Citations contenant le mot « héroïnomanie »
  • Traductions du mot « héroïnomanie »

Définitions du mot « héroïnomanie »

Wiktionnaire

Nom commun

héroïnomanie féminin

  1. Habitude de consommer de l’héroïne.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « héroïnomanie »

(XXe siècle) De héroïne et de manie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « héroïnomanie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
héroïnomanie erɔinɔmani

Citations contenant le mot « héroïnomanie »

  • L’exemple nord-américain nous incite à la vigilance: l’entrée aux Etats-Unis dans la «toxicomanie» aux dérivés de l’opium ne débute plus par l’héroïnomanie mais par les médicaments opiacés de la douleur, notamment l’oxycodone, nettement plus accessible qu’en France. L’augmentation de la consommation française des opiacés aux effets bénéfiques indubitables pour le traitement de la douleur peut être l’occasion d’un abus de médicaments opiacés. La puissance d’effet de ces médicaments et leur pureté (à l’inverse, les «drogues» sont «coupées» par les trafiquants pour augmenter leurs bénéfices en réduisant la quantité de «drogue» dans chaque dose) renforcent leur dangerosité et le risque de surdosage («overdose») mortel. Le «marché noir» (difficile à évaluer) de médicaments opiacés peut être aussi l’occasion de survenue de décès. , « L’addiction aux médicaments de la douleur augmente » 
  • Les premiers signes du changement ne tardèrent pas à se manifester: par décret du 8 avril 1993, la DGLDT passa de l’autorité du Premier ministre à celle du ministre de la Santé. En février 1994, la ministre décida la formation d’une commission de réflexion présidée par le professeur Roger Henrion. Ce dernier, 68 ans, professeur à la faculté Cochin-Port Royal et membre de l’Académie de médecine, avait été fortement sensibilisé à la problématique des drogues par la prise en charge des femmes enceintes séropositives. Rassemblant quelques spécialistes, il énonça d’emblée des objectifs ambitieux: renforcer la surveillance épidémiologique, développer les centres d’accueil à bas seuil (les «boutiques») et les PES, aborder de front la question de la substitution. Pendant plusieurs mois, les auditions se succédèrent: médecins, acteurs de terrain, juristes, députés… Le contenu du rapport fut discuté dès avant sa publication officielle en 1995 et les tabous tombèrent d’un coup: l’héroïnomanie lancinante depuis une quinzaine d’années avait bel et bien pris les contours d’une «catastrophe sanitaire et sociale» et il était temps de briser les routines thérapeutiques9Henrion R. (dir.) Rapport de la commission de réflexion sur la drogue et la toxicomanie. Paris: La Documentation française, 1995.. Toutefois, la révolution ne se fera qu’à moitié. Certains acteurs associatifs ou humanitaires firent part de leur amertume: MdM, par la voix de Bertrand Lebeau, estimait que les saines recommandations de santé publique étaient entravées par l’absence de propositions pratiques pour résoudre la contradiction entre soins et répression posée par la loi de 1970. ASUD regretta également l’absence de remise en question de la loi prohibitionniste, qualifiant même la commission Henrion de «flop» complet10Libération. Le monde associatif déçu par le rapport Henrion sur la toxicomanie. 9 février 1995.. Paradoxalement, cette commission était allée trop loin dans d’autres domaines: fin 1994, elle s’était prononcée, par 9 voix contre 8, pour la dépénalisation du cannabis, considérant que «conserver une sanction pénale qui n’est pratiquement pas appliquée déconsidérait la Justice aux yeux des adolescents»11Impact Médecins, 10 février 1995.. Or, le gouvernement Balladur désavoua immédiatement le professeur, affectant ainsi l’autorité du rapport. vih.org, Vingt ans de non loi, ou les ambiguïtés persistantes de la réduction des risques (1996-2016) | vih.org
  • Pendant ce temps, en Angleterre et ailleurs dans les pays riches, les autorités s’inquiètent de voir monter la préférence des consommateurs pour une héroïne de plus en plus pure, donc plus puissante. En Russie, le problème posé par la drogue est jugé tel que Poutine demande à l’ONU d’organiser le largage d’herbicides par avion sur les champs de pavot en Afghanistan, de loin le premier producteur mondial. De fait, les surfaces cultivées en pavot à opium ont atteint un record historique dans ce pays en 2014. L’argument principal en faveur de la libéralisation du marché des drogues dures est que la prohibition fait le jeu des traficants, mafias et cartels, dont la puissance alimente les autres commerces illicites et contribue à déstabiliser Etats et relations internationales. L’argument majeur des opposants à la libéralisation est qu’elle risque de doper la consommation : d’après eux, si l’héroïne devient aussi facile d’accès que l’alcool, autre drogue dure, les ravages de l’héroïnomanie pourraient rejoindre en ampleur ceux de l’alcoolisme. Libération.fr, Les nouvelles drogues mondiales - Libération

Traductions du mot « héroïnomanie »

Langue Traduction
Anglais heroin addiction
Espagnol adicción a la heroína
Italien dipendenza da eroina
Allemand heroinsucht
Chinois 海洛因成瘾
Arabe إدمان الهيروين
Portugais vício em heroína
Russe героиновая зависимость
Japonais ヘロイン中毒
Basque heroina mendekotasuna
Corse dipendenza da eroina
Source : Google Translate API
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