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Hanbalite

Sommaire

  • Définitions du mot hanbalite
  • Étymologie de « hanbalite »
  • Phonétique de « hanbalite »
  • Citations contenant le mot « hanbalite »
  • Traductions du mot « hanbalite »

Définitions du mot « hanbalite »

Wiktionnaire

Adjectif

hanbalite (h aspiré)\ɑ̃.ba.lit\

  1. (Islam) (Rare) Relatif au hanbalisme.
    • Outre l’école hanbalite, dont dérive le wahhabisme, l’islam sunnite compte trois autres écoles juridiques : les écoles malikite, chaféite et hanafite. — (Olivier Da Lage, Géopolitique de l’Arabie Saoudite, Éditions Complexe, 1996, 2006, p. 37)
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

* HANBALITE, s. m. (Hist. mod.) nom d’une des quatre sectes reconnues pour orthodoxes dans le Musulmanisme ; Ahmed Ebn Anbal qui naquit à Badget l’an 164 de l’égire & 785 de la naissance de J. C. & qui y mourut l’an 241 de l’égire ou 862 de la naissance de J. C. en a été le chef : il prétendoit que le grand prophete monteroit un jour sur le trône de Dieu. Je ne crois pas que la vénération ait-jamais été portée plus loin dans aucun système de religion : voilà Dieu déplacé. Le reste des Musulmans se récria contre cette idée, & la regarda comme une impiété. On ne sera pas surpris que cette hérésie ait fait grand bruit. Il ne paroît pas que cette secte soit la même que celle des Hambeliens, malgré la ressemblance des noms. Voyez Hambeliens.

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Étymologie de « hanbalite »

De l’arabe حنبلي, hanbali du nom de Ahmed bin Hanbal, fondateur d’une des quatre écoles juridiques de droit musulman sunnite.
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Phonétique du mot « hanbalite »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
hanbalite ɑ̃balit

Citations contenant le mot « hanbalite »

  • La réaction ashʿarite ne peut pas être elle-même comprise sans référence à la précédente réaction des hanbalites aux thèses mu’tazilites. Mizane info, La volonté de Dieu, pomme de discorde entre mu’tazilisme et ash’arisme
  • Homme influent, l’imam va promouvoir le wahhabisme (mouvement de réforme se réclamant de l’islam sunnite hanbalite) au Mali. De plus, il a été secrétaire général de l’Association Malienne pour l’Unité et la Progrès de l’Islam (AMUPI). En 2018, l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique cite l’homme comme faisant partie des 50 Africains les plus influents. Afriksoir, Mali : Qui est vraiment l’imam Dicko, l’homme qui fait trembler le pouvoir de IBK ? – Afriksoir
  • Un respect que ces valeureux résistants ont toujours forcé et continuent de le faire. La preuve en est qu'un édit (fetwa) émis samedi par la commission ad-hoc du ministère des Affaires religieuses les a considérés comme "vivants", annulant de fait, en s'appuyant sur des Ulémas des rites malékite, châafite et hanbalite, la prière sur le mort qui était initialement prévue en leur honneur, arguant que cette prière ne s'appliquait pas sur les chouhada tombés lors de batailles. ,  Inhumation de crânes de résistants algériens : d'un musée parisien au....Carré des martyrs d'El Alia 
  • Dès le début, et jusqu’aujourd’hui, les oulémas des quatre écoles (notamment hanbalite, dont se réclame Ibn Abdelwahhab) multiplient les réfutations et mises en garde contre « l’égaré qui égare ». Dans ces textes (courtes fatwas comme livres de plusieurs centaines de pages), les savants multiplient les griefs qui reviennent telle une antienne : le prédicateur n’a étudié avec personne ; il ne comprend donc pas les textes qu’il lit et n’a pas les moyens intellectuels de ses prétentions à l’ijtihād (« effort interprétatif » reconnu aux savants permettant de fonder des règles du Coran et de la Sunna). Il est donc coupable d’hérésie, de bid‘a et de takfīr. Une des premières réfutations émanant en 1754 du propre frère d’Ibn Abdelwahhab, Suleyman, contient en germe toutes les critiques ultérieures : usurpation scientifique, faiblesse herméneutique et incompétence y sont déjà condamnées. Orient XXI, Wahhabisme
  • Ce que je vais vous dire ci-après vient en droite ligne de Wikipédia, mon prophète à moi qui m’est apparu par copier-coller: «Le wahhabisme est aujourd’hui la forme officielle de l’islam sunnite hanbalite en Arabie saoudite et, sous une forme atténuée, au Qatar. Toutefois, les intéressés et officiels saoudiens récusent hautement l’utilisation de ce terme à leur égard: la doctrine qu’ils suivent est selon eux évolutive, contrairement à la doctrine wahhabite qui enseigne qu’une seule interprétation des textes religieux est possible et qu’il n’y aurait donc pas d , Un bikini chez les wahhabites - La Liberté
  • Du XIIe siècle à l’orée du XXe, sauf exception, être salafiste voulait dire être un tenant de la théologie hanbalite quant à l’interprétation des attributs divins. Le hanbalisme avait cette particularité qu’il était une école à la fois de droit et de théologie, bien que ces deux aspects ne fussent pas indissociables. Ses partisans pouvaient être d’obédience chaféite ou malékite en droit, par exemple. Sur le plan strictement théologique, le hanbalisme se distinguait par son fort degré de fidéisme et son rejet du rationalisme. Contrairement aux mutazilites et aux acharites (1), les tenants du credo hanbalite préféraient décrire Dieu de la façon dont il se dépeint lui-même dans le Coran et de la façon dont le prophète Mahomet (570-632) l’avait décrit, sans chercher à comprendre le comment de ces attributs ni à réinterpréter leurs sens obvies. Dans cette optique, les attributs divins les plus ambigus, incluant ceux qui semblent revêtir un caractère humain (tels que la main de Dieu, sa face, son ouïe, etc.), doivent être compris de façon littérale, sans pour autant insinuer que Dieu et sa création soient comparables. Autrement dit, la théologie hanbalite prône l’affirmation (ithbat) des attributs divins dans leurs sens propres, sans recourir ni à la méthode dialectique (kalam) ni à l’interprétation métaphorique (tawil) et sans sombrer dans l’anthropomorphisme. , L’histoire du salafisme : ses pièges et ses mythes – Areion24.news
  • Le théologien et juriste Ibn Taymiyya (XIIIe siècle), appartenant à l’école hanbalite, auteur d’une abondante production sur le djihad, est la principale référence de Mohammed ben Abdelwahhab : les Saoudiens se disent donc « hanbalites » et refusent l’étiquette de « wahhabites ». Quant à Ibn Taymiyya, il reste l’un des auteurs les plus cités par les salafistes actuels. La Croix, Arabie saoudite et wahhabisme  : trois questions pour comprendre
  • De cette alliance naît un État qui, au début du XIXe siècle, conquiert La Mecque et Médine avant que l’Empire ottoman n’y rétablisse son autorité. Un siècle plus tard, Abdelaziz ibn Saoud reprend le contrôle des deux villes saintes. Il fonde en 1932 le royaume d’Arabie saoudite, dans lequel le Coran fait office de Constitution. Contrôlé par le Conseil des grands oulémas, le wahhabisme est l’islam officiel, et la doctrine la plus sectaire de l’islam salafiste de l’école juridique hanbalite, iconoclaste, anti-soufie, antimoderne, antilibérale et anti-chiite. , Arabie saoudite Iran : rivalité stratégique, concurrence religieuse | Vie publique.fr
  • Pour prouve que l'Institution saoudienne aurait changé, Mohammed Al-Issa a déclaré par exemple lors de sa dernière venue en France qu'« un musulman qui ne respecte pas les lois de la République ne pratique pas l’islam authentique ». Dans plusieurs interviews accordées à la presse française, Al-Issa a confirmé que la nouvelle politique de son pays - depuis que les rênes du pouvoir ont été prises par le prince-héritier Mohamed Ben Salmane - serait de promouvoir un islam plus modéré, rappelant notamment que d'après le texte officiel de "la charte de La Mecque" signée en mai 2019 par la LIM avec 1 200 savants de tous les pays, "l’essence des religions est le bien de l’humanité, non la guerre ou la confrontation entre cultures ou civilisations. Leur but est d’assurer la sécurité et la stabilité, la miséricorde pour les êtres humains et entre eux". Des propos étonnants de la part d'un Royaume dont le virus idéologico-religieux wahhabite-salafiste a littéralement inondé le monde musulman depuis les années 1970 jusqu'à défigurer l'islam jadis plus modéré de nombreux pays d'Asie, d'Afrique (Mali, Burkina, Somalie, Maghreb, etc) au profit d'un islam "standardisé" salafiste foncièrement totalitaire et obscurantiste dont s'inspirent les jihadistes qui ne viennent pas de nulle part. On se souvient que depuis la guerre d'Afghanistan contre les Soviets jusqu'à la création de DAESH, ce salafisme-wahhabite qui a fini certes par échapper à ses créateurs est devenu avec l'idéologie des Frères-musulmans une véritable "matrice" du totalitarisme dans ses versions "piétistes", étatiques comme jihadistes. D'ailleurs, lorsque Mohamed al-Issa affirme que l'Islam ne permet la violence qu'au nom du "principe de défense" et que le fanatisme et l’extrémisme seraient issus d’une "interprétation fallacieuse des textes qui ne seraient pas propres à l’islam", on préfère en effet cet islam capable d'interpréter et de contextualiser et on aimerait bien sûr le croire, mais on a du mal à être convaincus non pas de sa sincérité personnelle mais de celle de son pays où les textes de l'école juridique hanbalite, (source du wahhabisme/salafisme, foncièrement chargés d'intolérance, de violence et de haine, ont fanatisé et continuent de fanatiser des générations de Saoudiens, de pèlerins et de musulmans venus "se former" en Saoudie. Ces millions de musulmans qui ont été "salafisés" depuis des décennies dans ce Royaume wahhabite y ont appris dans équivoque que le dit "jihad-défensif" commence dès que le non-musulman exerce un prosélytisme (donc sa liberté de culte) en milieu islamique, ce qui en fait un "ennemi" de l'islam, et que la peine prévue pour l'apostasie ou le blasphème est la mort. Lorsqu'il affirme dans un entretien que "Toutes les religions ont connu ces dérives : il suffit de regarder l’histoire. Certaines personnes, parmi les combattants de Daech, sont malades psychologiquement. D’autres ont suivi cette tendance en raison de problèmes économiques ou sociaux", cela ne correspond pas à la réalité: le judaïsme et ses rabbins même orthodoxes ont-ils jamais lancé des raids de conversion ou organisé des décapitations de musulmans, d'athées, de païens ou de chrétiens coupables d'exercer leur liberté de culte en Israël ou ailleurs? Les croisades chrétiennes elles-mêmes ne sont pas à mettre sur le même plan que les siècles de jihadisme, de pillages-conquêtes et autres pirateries arabo-berbères  ou turco-ottomanes pour la bonne raison que les chrétiens ont déclenché les croisades en Proche-Orient plus de quatre siècles après les premières conquêtes islamiques de terres chrétiennes (711, Espagne). On se demande par ailleurs si l'homme fait semblant d'ignorer le corpus wahhabite qui prescrit l'inégalité entre religions, le jihad contre les Infidèles, les châtiments corporels, les peines de mort pour apostats, "blasphémateurs" ou prosélytes non-musulmans. Dire que les violences au nom de l'islam sont étrangères aux textes sacrés et au corpus islamiques orthodoxes revient à exonérer le salafisme de toute remise en questions.  Atlantico.fr, "L'islam modéré" de la Ligue islamique mondiale (LIM) : mensonge pieux, ruse de guerre ou sujet d'espoir ? | Atlantico.fr

Traductions du mot « hanbalite »

Langue Traduction
Anglais hanbalite
Espagnol hanbalita
Italien hanbalita
Allemand hanbalit
Chinois 汉方石
Arabe الهانباليت
Portugais hanbalita
Russe hanbalite
Japonais ハンバライト
Basque hanbalite
Corse hanbalite
Source : Google Translate API
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