La langue française

Hammadide

Sommaire

  • Phonétique de « hammadide »
  • Citations contenant le mot « hammadide »
  • Traductions du mot « hammadide »

Phonétique du mot « hammadide »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
hammadide amadid

Citations contenant le mot « hammadide »

  • Essayons maintenant de retraçer , avec beaucoup de difficultés , la topographie de la ville, telle qu’elle a existé à l’époque hammadide. C’est un travail ardu, avec des résultats fragiles, auquel nous nous sommes livrés. Non seulement la documentation est maigre, mais les recherches archéologiques n’ont jamais été entreprises et surtout, la plupart des vestiges ont été, soit dissimulés, soit entièrement détruits . Quelques lambeaux de l’ancienne enceinte demeurent ici et là. Une des portes, Bab el Bounoud, actuellement Bab el Fouka, est miraculeusement toujours debout, ainsi que la voute de Bab el Bahr, actuellement, porte Sarrazine. La Casbah a été défigurée par les Espagnols pour en faire une caserne, ainsi que le palais de l’Etoile (Kasr El Kawkeb) pour en faire également un fort, appelé aujourd’hui Bordj Moussa. Cependant ces fragments éparses, nous servent aujourd’hui, heureusement, de repères pour reconstituer la ville dans son enceinte . Cette reconstitution a été possible aussi, grâce aux informations fournies par Charles Ferraud et  par une lecture minutieuse de l’ouvrage d’Al Ghobrini sur ( Les savants de béjaia au VIème siècle. H)( 14ème av. ch.). Cette maigre documentation ne nous met pas à l’abri de conclusions erronées. Nous en sommes conscients, mais notre ambition est d’ouvrir la voie à d’autres recherches.   Charles Ferraud nous dit que Béjaia était une ville qui s’étendait sur cent cinquante hectares, c'est-à-dire qu’elle était quatre fois plus grande qu’elle ne l’était en1962. En effet, en essayant de retracer l’ancienne enceinte, nous avons constaté, qu’une grande partie de l’ancienne ville s’étendait vers le coté nord et nord-est, aujourd’hui couvert de verdure, de buissons et d’arbres, région dénommée (Les oliviers).  A partir de la Casbah, nous avons le tracé suivant de l’enceinte. Celle-ci longe le coté sud de la ville, passe par Bab el Fouka, continue vers le cimetière Sidi M’hand Amokrane, bifurque à droite, à l’ouest de la ville à l’endroit où existait une porte appelée Bab el Berr( porte de la campane), par opposition à Bab el Bahr( porte de la mer) que nous verrons plus loin. Ensuite l’enceinte s’achemine vers le nord en passant par Bab Sidi Touati, arrive à Sidi Bouali et descend vers l’est pour traverser deux portes qui n’existent plus aujourd’hui, la première Bab Sadate et la deuxième Bab Amsiwène et aboutit à une autre porte Bab el Marsa (la porte du port). De là, l’enceinte suit le coté est de la ville, rejoint le fort Sidi Abd el Kader, passe par Bab el Bahr et débouche sur la Casbah d’où nous sommes partis et là, nous trouvons une autre porte, Bab dar es Sanaa (la porte de l’arsenal). Nous venons de faire un parcours de près de quatre mille mètres, entourant un espace de plus de cent cinquante hectares comme l’affirme C. Ferraud. De cette enceinte, seule la partie sud est à moitié debout. Pour le reste, ce sont des lambeaux que l’on découvre ici et là comme nous l’avons déjà souligné. De ce qui précède, il ressort que la ville avait huit portes : une au sud, Bab el Fouka ; elle parait la plus importante. C’est elle qui donne accès à l’intérieure du pays. Elle s’appelait Bab el Bounoud (laporte des drapeaux) parce que, c’est par elle que sortait l’armée ou y accédait ? Du coté ouest, au bas de la montagne Yemma Gouraya, il y avait deux portes dont l’une s’appelait Bab el Berr. Pour celle-ci, certains donnent le nom de Bab el Berrah(la porte de l’extérieur) parce que, effectivement, elle permet de sortir à l’extérieur de la ville et de faire des promenades. Certains auteurs la dénomment Bab Djedid ou Bab el Merdjoum ou bien encore Bab el Marhoum. Il nous semble qu’il s’agit là de la même porte. Pour un espace aussi restreint, il ne peut pas y avoir plusieurs portes. Du coté nord, il y avait trois portes, comme nous l’avons signalé, mais on ignore l’ emplacement des deux premières. Elles doivent se situer au-delà des deux cimetières, juif et chrétien, qui existent actuellement. C’est par ces deux portes que les Espagnols ont pu pénétrer, après de rudes combats, à l’intérieur de la ville. On sait qu’ils avaient débarqué auparavant un peu plus au nord, à Sidi Aissa Chebouki , (Les aiguades, actuellement). La troisième porte se trouve du côté de la Brise de mer, c’est Bab al Marsa ( la porte du port) comme son nom l’indique. Nous reviendrons plus loin sur le port de Béjaia. A l’est de la ville, se trouvent deux portes très importantes. La première, c’est   Bab el Bahr, sur laquelle nous reviendrons plus loin et la deuxième, c’est Bab dar es-Sanaa qui donne par conséquent accès au chantier naval de Béjaia, situé juste au pied de la Casbah aujourd’hui (arrière port) . L’importance de ce chantier est à souligner, d’autant plus que le bois lui parvenait totalement de l’arrière du pays, particulièrement la région située entre Béjaia et Jijel. Il y a lieu de souligner qu’il devait exister certainement une neuvième porte que personne ne mentionne ; il s’agit de Bab el Louz dont nous ne connaissons pas l’emplacement, mais un quartier porte bien cette appellation !... De toutes ces portes, Bab El-Bounoud, est la seule qui garde sa structure ancienne, actuellement dans un mauvais état. Ch. Ferraud nous donne la description suivante : « Du coté de la ville qui fait face au couchant et au Midi, ces ouvriers élevèrent d’abord une tour majestueuse que l’on nomma Chouf er Riadh( l’observatoire des jardins) ; cette tour protégeait trois portes, dont la principale, dite Bab el Bounoud(la porte des armées) était monumentale, garnies de grandes lames de fer et se trouvait encadrée par deux grands bastions ; elle ouvrait du coté des jardins et de l’oued el Kébir. Au sommet de cette tour existait un appareil à miroir, correspondant à d’autres semblables établis sur différentes directions à l’aide desquels on pouvait correspondre rapidement d’un bout à l’autre de l’empire avec toutes les villes, telles que Constantine, Tunis, El-Kalaâ. Pendant la nuit, les signaux se faisaient avec des feux disposés d’une manière convenue. C’est pour cela  que la tour du Chouf er Riadh fut également nommée El Manara, la tour des feux.» Ch. Ferraud ajoute ceci : «Le sultan Al Mansour avait l’habitude d’aller s’asseoir sur la plate forme de Bab el Bounoud ; de là, sa vue s’étendait sur les jardins et il observait en outre tous ceux qui entraient ou sortaient de la ville.» Cette tour malheureusement n’existe plus, mais la porte «monumentale» y est toujours, figée, gardée par ses deux bastions. Ce vestige précieux doit être restauré et la tour reconstituée, ainsi que l’enceinte qui la prolonge.  Certaines de ces portes sont très souvent associées chez l’auteur Al Ghobrini à l’existence de cimetières où étaient enterrés les savants qu’il évoqués. C’est ainsi que Bab el Marsa est très souvent mentionnée pour nous dire qu’au delà, il y avait un cimetière où furent enterrés de grand hommes comme Abou Zakaria Yahia Az-Zouawi, Al Ichbili, Ibn Mahchara, Ibn Amara et beaucoup d’autres. D’ailleurs cette région fut appelée par la suite et jusqu’à présent, Sidi Yahia. Au-delà de Bab Amsiwen, se trouvait  un autre cimetière,  ainsi que derrière Bab el Berr. Ainsi donc Al Ghobrini nous signale l’existence de trois cimetières. , Bejaia à l’époque hammadite

Traductions du mot « hammadide »

Langue Traduction
Anglais hammadid
Espagnol hammadid
Italien hammadid
Allemand hammadid
Chinois hammadid
Arabe حمادي
Portugais hammadid
Russe hammadid
Japonais ハンマディッド
Basque hammadid
Corse hamadid
Source : Google Translate API
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