La langue française

Gneiss

Définitions du mot « gneiss »

Trésor de la Langue Française informatisé

GNEISS, subst. masc.

MINÉR. ,,Roche cristallophyllienne de structure schisteuse, comprenant du quartz, du mica et du feldspath`` (Perraud 1963). Le ravin où coule la Creuse est bordé en cet endroit (...) par des plateaux élevés, soutenus de schistes redressés sur de puissantes assises de gneiss et de granit pittoresquement disloqués (Sand, Corresp.,1857, p. 103).Aux schistes succédèrent les gneiss, d'une structure stratiforme, remarquable par la régularité et le parallélisme de leurs feuillets (Verne, Voy. centre terre,1864, p. 127) :
Les gneiss [it. ds le texte] ont la composition des granits, dont ils ne diffèrent que parce que leurs éléments caractéristiques : quartz, feldspath, mica, au lieu d'être mélangés sans ordre, se disposent (...) en lits, ou couches, superposés... Boule, Conf. géol.,1907, p. 62.
REM. 1.
Gneissifié, -ée, adj.Devenu du gneiss. Ne pouvant se plisser, le vieux socle profond, granitisé ou gneissifié peut se fracturer et monter en refoulant la couverture sédimentaire restée souple (Hist. gén. sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 503).
2.
Gneissique, adj.Qui appartient au gneiss; qui en a les caractères, la structure, la nature. Caractère métamorphique de la série gneissique (Lapparent, Abr. géol.,1886, p. 145).Ils voulaient entre autres choses observer de près le passage de la région gneissique à la région granitique (Charcot, Rapp. prélim. camp. « Pourquoi-Pas? »,1934, p. 10).
3.
Gneisseux, -euse, adj.Synon. de gneissique. (Ds Littré, Lar. 19eSuppl. 1878, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Rob., Lexis 1975).
Prononc. et Orth. : [gnεs]. DG transcrit [gnεjs]. Ds. Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1759 Kneiss (D'Holbach [trad. de l'all.] ds R. Ling. rom. t. 40, 1976, p. 235); 1779 gneiss (De Saussure, Voyage dans les Alpes, III, 159 ds DG). Empr. à l'all.Gneis, de même sens, attesté dep. le xvies. (Weigand). Bbg. Arveiller (R.). Doc. lexicogr. tirés des dict. In : [Mél. Wartburg (W. von)]. Tübingen, 1968, t. 2, p. 265. - Colomb. 1952/53, pp. 332-333.

Wiktionnaire

Nom commun

gneiss \ɡnɛs\ masculin invariable

  1. (Minéralogie) Roche métamorphique à grain grossier, composée d’une alternance de plages claires (quartz, feldspath) et foncées (mica, amphibole).
    • Le massif dioritique de Lesterps, que la route de Bussière-Boffy recoupe transversalement sur 3 kilomètres, est en disposition synclinale : les gneiss plongent sous la diorite aussi bien à l'Ouest, près de Lesterps, que sur la bordure est. — (Maurice Chenevoy, Contribution à l'étude des schistes cristallins de la partie nord-ouest du Massif Central français, Imprimerie Nationale, 1958, p. 25)

Nom commun

gneiss \Prononciation ?\ masculin (pluriel à préciser)

  1. (Minéralogie) Gneiss.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GNEISS. n. m.
T. de Minéralogie. Roche composée de feldspath et de mica.

Littré (1872-1877)

GNEISS (ghnès) s. m.
  • Terme de minéralogie. Roche composée de feldspath et de mica. Gneiss talqueux ou amphibolique, celui dans lequel le talc ou l'amphibole remplace le mica.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « gneiss »

(1779) De l’allemand Gneiss.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Mot d'origine saxonne, qui a passé des mineurs de Saxe dans la minéralogie ; mais on n'en sait rien de plus.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « gneiss »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
gneiss gnɛs

Citations contenant le mot « gneiss »

  • Qui se souvient du temps où esclaves et hommes libres, revêtus des fourrures des lions et des loutres qui s’étaient affrontés la veille, s’entredéchiraient sous les acclamations de leurs semblables ? Continûment, le Colosse se régénère. Il fait peau neuve. Mais aujourd’hui son territoire tient moins en superficie qu’en longueur de galeries souterraines. Au complexe en étoile, héliotropique, des réseaux aériens, répond symétriquement une entité siamoise faite de sous-sols, des milliers de kilomètres de corridors, de puits reliés entre eux par des voies rapides, foncées à la hâte pour décongestionner les antiques passages. Nuit et jour, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, des tunneliers géants aux dents inoxydables s’activent dans les basaltes, droit devant dans les gneiss et les granites, dont ils recrachent à mesure les déblais en arrière, vers la surface. Comme leurs modèles à l’air libre, ces percements n’ont pour seul but que d’assurer le transit et la circulation des masses, et en abolissant devant elles tout encombre, par réduction à rien de la matière, d’en optimiser la vitesse. La devise : « Faire le vide ». Et subsidiairement : « Refaire le plein à notre image ». Or la compétition a pris il y a peu une tournure tout à fait nouvelle : aux tunnels les plus récents, on a donné la forme d’un cercle — une rémanence, a-t-on fait l’hypothèse aussitôt, de la structure primitive. À preuve le dernier accélérateur en date, circuit parfaitement clos sur lui-même, enfoui sous une campagne riante, non loin des rives du lac Léman : d’une circonférence de vingt-six kilomètres six-cent-cinquante-neuf, il vrombit, encore qu’avec discrétion, des myriades de particules chargées à bloc d’énergie pure, protons et anti-protons, électrons et positrons lâchés les uns contre les autres, lancés pour voir à des allures de plus en plus folles. Ce qu’on attend ? Non qu’ils rentrent à bon port, comme aux temps fastes de la circumnavigation, mais qu’ils entrent en collision, et de la manière la plus violemment frontale qui puisse être, afin de libérer les pépites archi élémentaires qu’ils ont dans le ventre. Les premiers tournois ont d’ores et déjà confirmé l’existence de trois bosons massifs et d’une poignée de gluons, gardiens de la cohésion du noyau atomique. Aux yeux des observateurs cependant, c’est encore trop de matière. Si peu que ce soit d’épaisseur ne peut que cacher quelque chose : une particule manquante, l’interstice élémental, la clé de tous les champs, ce graal dont on désespère qu’il soit encore un vase, et qu’il faudra bien briser pour qu’en jaillisse le contenu. Le dépeçage, donc, se poursuit, et les dés sont de nouveau rejetés. Cette fois, c’est un couple de protons qui en grande pompe est poussé dans l’arène enrubannée de couleurs, qu’on aiguillonne soudain, chacun dans sa direction, à une vitesse proche de celle de la lumière. Jusqu’à très loin à la ronde, on retient son souffle. Or à peine les corps sont-ils en vue l’un de l’autre, dans le vide de cette courbure infiniment tubulaire, que les voilà désintégrés sans appel. L’entrechoc a duré moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Un cent millième de milliardième de milliardième de seconde de déflagration pure — l’espace d’un instant (mais où et quand le situer ?), pendant lequel néanmoins nous aurons pu nous convaincre d’assister aux commencements du monde, et des toute premières loges : ab ovo, si j’ose dire, à portée de voix des antres qui nous constituent, et si je peux, à si peu de la fin, ajouter quelque chose — à deux doigts, à la toucher de notre entrée en matière. Club de Mediapart, COLOSSE | Le Club de Mediapart
  • Connaissez-vous le gneiss œillé amphibolique ? Parc national des Ecrins, Pour les beaux yeux du gneiss | Parc national des Ecrins
  • Des ganivelles vont être remises en place pour empêcher le piétinement des promeneurs mais, pour l’heure, rien ne peut freiner l’érosion due au ressac… À l’époque (- 3 500 avant JC), l’édifice avait été construit avec des pierres (gneiss albitique, micaschistes) provenant d’un affleurement se situant à l’est du phare, le trait de côte se situait alors à environ 200 mètres. Le Telegramme, Un mégalithe remarquable préservé à la Pointe des Chats - Ile de Groix - Le Télégramme
  • Chez les Gadais, le muscadet, c'est toute une histoire. De famille. D'hommes. De pères et de leurs fils. Le premier de tous, ce fut Louis. Agriculteur et viticulteur, comme bien des paysans enracinés au siècle dernier sur les coteaux de schistes et gneiss entre Sèvre et Maine, au sud de Nantes, ce fut lui qui, au début des années 1950, força le destin en décidant de vendre son blanc en bouteilles. Et mieux que cela : de l'exporter. Dix ans plus tard, le vigneron de Saint-Fiacre, son église, sa mairie, son stade, était distribué à New York… Puis il y eut les deux fils, Marcel et Michel, qui étendirent le petit fief, allant choisir de jolis terroirs, parfois tournés au sud, aux confins de La Haye-Fouassière. Depuis une trentaine d'années, c'est Christophe, le fils de Marcel, tôt parti de l'autre côté de la rue, qui a donné au domaine une dimension nouvelle. De ses formations au fil de la Loire, de ses mûres réflexions et de longues observations, il a rapporté la conviction que le muscadet s'élèverait par la voie bourguignonne. Ce vigneron ultra-exigeant ne cultive pas du melon de Bourgogne en pays nantais mais des parcelles de melon. Cent vingt parcelles au caractère bien identifié, comme autant de micro-climats. Les Perrières, La Grande Réserve du Moulin, La Tourmaline, Le Pélerin… : Gadais cherche les personnalités. Voilà belle lurette, d'ailleurs, qu'il a opté pour la bouteille large. Elevé pendant deux ans sous bois, riche et tendre en bouche, Les Perrières, vigne en monopole, ne cache pas son penchant bourguignon. Cette approche fine, intelligente, novatrice, est aussi celle du fils vigneron de Christophe. À l'écart du bourg, au creux d'une boucle de la Sèvre nantaise, Pierre-Henri extrait de son sol de schistes et d'orthogneiss d'intéressants caractères minéraux. Son Domaine de la Combe est d'une jolie pureté. Plus haut sur la Loire, entre Saumur et Tours, à Bréhémont, un pêcheur ligérien sert dans son restaurant du bord de l'eau, La Cabane à Matelot, les uniques produits de sa pêche et les seuls vins des Gadais. Romain est le frère de Pierre-Henri. Les Echos, Les Gadais, le muscadet au pluriel | Les Echos
  • La rue Malesherbes est elle aussi en train de se refaire une beauté. En écho à la Vieille-Horloge, le mur bordant la rue s’habille d’un parement en pierres avec le concours de l’entreprise ID Verde. Le matériau choisi est du gneiss, qui provient de la carrière de Saint-Yrieix. Grise, beige, rouille, cette pierre offre de belles nuances. Ce chantier, qui avance d’un mètre carré par jour par ouvrier, car il nécessite beaucoup de minutie, devrait être finalisé fin du mois. , La Roche-sur-Yon : le marché des Halles s'offre une vraie entrée | Le Journal du Pays Yonnais
  • L'étude des conditions de formation des plus vieilles roches connues à ce jour, des gneiss trouvés dans la région d'Acasta au Canada, laisse penser qu'elles ont une origine étonnante. Elles se seraient formées à faible profondeur sous l'effet de la chaleur produite par l'impact d'un corps céleste d'au moins 10 kilomètres de diamètre. Futura, Terre : la plus ancienne roche connue formée par un impact géant ?
  • L’approche est chronologique. Lors de précédentes sorties, Aude a conduit son groupe dans la “zone axiale” de la montagne Noire. Ils ont pu observer les anciens granits du Mendic et les gneiss des gorges d’Héric. Aujourd’hui, elle attire l’attention de ses apprentis géologues sur les terrains sédimentaires de l’ère primaire, présents à Berlou. midilibre.fr, À la découverte de la géologie - midilibre.fr

Images d'illustration du mot « gneiss »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « gneiss »

Langue Traduction
Anglais gneiss
Espagnol gneis
Italien gneiss
Allemand gneis
Chinois 片麻岩
Arabe النيس
Portugais gneisse
Russe гнейс
Japonais 片麻岩
Basque gneiss
Corse gneiss
Source : Google Translate API

Gneiss

Retour au sommaire ➦

Partager