La langue française

Ghettoïsation

Sommaire

  • Définitions du mot ghettoïsation
  • Étymologie de « ghettoïsation »
  • Phonétique de « ghettoïsation »
  • Évolution historique de l’usage du mot « ghettoïsation »
  • Citations contenant le mot « ghettoïsation »
  • Traductions du mot « ghettoïsation »

Définitions du mot ghettoïsation

Wiktionnaire

Nom commun

ghettoïsation \ɡɛ.to.i.za.sjɔ̃\ féminin

  1. (Politique) (Géographie) Structuration de l'espace en divers ghettos.
    • Les liens avec la parentèle sont maintenus et servent de relais aux nouveaux venus – et l’on n’oubliera pas les phénomènes connexes de ghettoïsation qui peuvent alors les accompagner, y compris dans les villes occidentales, où ils peuvent justement servir de base au développement de rapports de production très éloignés du salariat proprement dit, en fait plus proches de l’esclavage… — (Joseph Morsel et al., L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat… , 2007)
    • Et c’est ainsi que notre République glisse vers le communautarisme, vers la « ghettoïsation » pour user d’un horrible néologisme. — (Jean Bothorel, Requiem pour les Français : 30 ans de lâcheté politique, Paris, François Bourin Éditeur, 2011)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « ghettoïsation »

Mot dérivé de ghettoïser avec le suffixe -ation.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « ghettoïsation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ghettoïsation gɛtɔisasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « ghettoïsation »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « ghettoïsation »

  • Aucun nom de rue n’est gravé dans le marbre. Au fil du temps, les statues disparaissent, elles aussi, de l’espace public. Jeff Koons ou MacCarthy y ont tôt fait de détrôner les vieilles gloires tombées dans l’oubli. En accueillant une œuvre d’Elsa Sahal, Nantes s’apprête ainsi à célébrer un Manneken-Pis féministe bien loin de la statuaire surannée des fontaines d’antan. La République a beau être une et indivisible, elle n’en est pas pour autant condamnée à l’immobilisme. Reconnaissons-le avec humilité, ces témoins du passé sont pour beaucoup d’illustres inconnus. Combien connaissent les sinistres exploits d’un Thomas Burgeaud, désormais sur la sellette ? N’empêche, les uns et les autres relèvent de notre mémoire collective. Laquelle comporte sa part d’ombre. Sans doute Burgeaud ne méritait-il pas les honneurs d’une avenue parisienne. Pourtant Macron refuse, sous la pression, d’ouvrir la boîte de Pandore. Pourquoi ferait-il un tel cadeau à Le Pen et surtout, j usqu’où irait pareille chasse aux sorcières ? Quelles oies blanches en réchapperaient ? Robespierre, Hugo, Ferry, Mitterrand… Non, répondre à l’urgence, aussi légitime soit la colère contre le racisme, n’est pas gouverner sous l’empire de l’émotion, mais bien s’attaquer aux racines du mal : ghettoïsation, échec scolaire, discrimination au logement, à l’embauche… S’ils constituent une aubaine pour les contempteurs de l’universalisme que sont les racialistes, les ratés de l’intégration ne signent pas pour autant la fin du creuset républicain. Ils ne doivent en rien renforcer la communautarisation. À ce titre, rouvrir le débat sur les statistiques ethniques constitue l’autre écueil à éviter. Là encore, le chef de l’État refuse de tomber dans le piège dénoncé dès 2009 par Dominique Sopo : « La priorité, c’est de lutter contre les discriminations, et non pas de mesurer la diversité », objectait le président de SOS-Racisme. Problème, la mâchoire identitaire n’a cessé, depuis, de se refermer. , Politique | Aux racines du mal
  • Les familles concernées ici, et ce n’est pas le cas de toutes les familles d’origine maghrébine en France, où prime la solidarité, ont un fonctionnement clanique, c’est un corps dont chaque individu est un membre, sous l’autorité d’un patriarche ou d’une matriarche. Si un sujet s’éloigne géographiquement, ou se met à penser différemment, le groupe se vit comme amputé d’un membre et va chercher à le récupérer. Alors que le but d’une famille devrait être que les parents cherchent à ce que leur enfant se construise une pensée personnelle et puisse s’éloigner d’eux pour se construire un projet personnel, dans une famille clanique le mode de pensée est indifférencié, le but n’est pas qu’un sujet pense par lui-même, son identité est d’abord d’appartenir au groupe. Ainsi 50% des jeunes admis au CER ont pour projet de vivre à l’âge adulte dans l’appartement familial ou dans le même immeuble, et quand je demande ce qui se passerait si leur épouse souhaitait un appartement avec plus d’intimité, la réponse est «elle dégage». Dans ce cadre indifférencié, certains parents nous déclarent avoir décidé de ne jamais dire non à leur enfant! Les conséquences de ce fonctionnement sont d’abord que les codes du groupe priment sur la loi extérieure. Et la représentation que ces jeunes ont de la relation n’est pas de personne à personne mais de groupe à groupe. Si l’un d’eux est en difficulté dans une relation, il rameute son groupe: «mes frères vont venir te tuer». Un autre demande que le stage professionnel que l’éducateur lui cherche se situe précisément dans l’arrondissement où il vit. Le terme de ghettoïsation est donc inexact, car on est enfermé dans un ghetto ; alors qu’ici au contraire, la contrainte est intérieure, autosécrétée, car c’est l’éloignement qui est angoissant, en pensée, ou physiquement hors du territoire. Le Figaro.fr, Maurice Berger: «Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation»
  • Le deuxième enseignement, beaucoup plus général mais également très inquiétant semble être la ghettoïsation des différentes classes sociales et de leurs partis. La "vague verte" que de nombreux médias (un peu trop complaisants) se sont plus à décrire au soir du 28 mai ne touche en fait que les grandes villes, où les Verts ont bénéficié du vide laissé à gauche par les difficultés actuelles de la France insoumise et le virage d’En Marche vers ce que beaucoup de bobos considèrent comme le centre droit. Coté LR, même si les résultats sont bons, voire excellents dans les villes moyennes, ils sont tempérés par la perte d’une bonne partie des grandes villes historiquement tenues par la droite, et notamment Marseille. Outre Nice, la droite française ne tient quasiment plus de grandes villes et semble condamnée à rester la représentante de cette bourgeoisie de province qui a fait l’histoire de notre pays et continue de modeler son présent, mais a des difficultés à s’inventer un avenir. Enfin, l’enracinement continu du RN dans les territoires laissés pour compte de la République contribue lui aussi à entretenir un entre-soi exclusif entre classes sociales. Celui-ci est d’ailleurs dans l’intérêt de bien des politiques, dans la mesure où leur siège se retrouve souvent consolidé par la composition sociale de leur commune ou de leur territoire. Marianne, Municipales : la persistance du vote de classe | Marianne
  • Yamina Benguigui : Déjà, si on a compris que la ghettoïsation est organisée et qu'il y a des responsables qui organisent des kystes autour des villes, c'est bien.   Le Monde.fr, "La ghettoïsation est organisée"

Traductions du mot « ghettoïsation »

Langue Traduction
Anglais ghettoization
Espagnol gueto
Italien ghettizzazione
Allemand ghettoisierung
Chinois 贫民窟化
Arabe التقوقع
Portugais guetização
Russe геттоизация
Japonais ゲットー化
Basque ghettoak
Corse ghettuizazione
Source : Google Translate API
Partager