La langue française

Gallophobie

Définitions du mot « gallophobie »

Trésor de la Langue Française informatisé

GALLOPHOBIE, subst. fém.

Haine, hostilité à l'égard de la France, des Français, de ce qui s'y rapporte. Il me parle (...) de ses fureurs [de Bismarck] à la moindre attaque d'un journal français, de sa gallophobie (Goncourt, Journal,1873, p. 954).
Rem. Pour Lar. encyclop. (et Quillet 1965 pour gallophobie) gallophobe, gallophobie sont des synon. rares de francophobe, francophobie. La docum. semble indiquer le contraire, car francophobe, francophobie en sont absents tandis que gallophobe, gallophobie y sont présents chez plusieurs aut. Les quatre mots sont bien attestés ds les dict. généraux.
Prononc. et Orth. : [galɔfɔbi]. Ds Ac. 1932. Cf. gallo-. Étymol. et Hist. 1846 (Besch.). Composé des éléments gallo-* et -phobie (-phobe* et -ie*).

Wiktionnaire

Nom commun

gallophobie \ɡa.lɔ.fɔ.bi\ féminin

  1. Ensemble de sentiments et d’idées gallophobes.
    • Ce matin, nous avions vu avec effarement quelques manifestations intempestives de la gallophobie provoquée par le général De Gaulle : au milieu de cercles en train d’applaudir, des parfumeurs versaient dans le ruisseau des parfums français, des restaurateurs versaient dans le ruisseau des vins français. — (Roger Peyrefitte, Les Américains, cinquième partie, chapitre 3 ; Éditions J’ai lu [© Flammarion 1968], Paris, 1969, page 561)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GALLOPHOBIE. n. f.
Sentiments, idées gallophobes.

Littré (1872-1877)

GALLOPHOBIE (gal-lo-fo-bie) s. f.
  • Aversion pour les Français. La gallophobie s'empara de l'Allemagne à la suite de l'oppression que Napoléon 1er fit peser sur elle.
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Étymologie de « gallophobie »

Lat. Gallus, Gaulois, et φοϐεῖν, craindre, détester.

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(Date à préciser) → voir gallophobe
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Phonétique du mot « gallophobie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
gallophobie galɔfɔbi

Évolution historique de l’usage du mot « gallophobie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « gallophobie »

  • L'anti-américanisme, l'anti-occidentalisme et la judéophobie classiques se doublent aujourd'hui d'une "gallophobie": la France, mélange de laïcité et de chrétienté, est désormais fantasmée comme la pointe avancée du combat contre l'islam. (...) Liberté d'expression, La Cop21, ou l'addiction à la pensée unique - Liberté d'expression
  • Et l'essayiste fait remonter la racine de cette gallophobie bien en amont. Pour lui, les racines du mal plongent jusque dans les premières décennies du règne de Louis XIV. Durant la guerre de Hollande, Turenne veut, en 1674, intimider les troupes impériales des Habsbourg, et les affamer. Constatant leurs problèmes d'intendance, il décide de ravager le Palatinat, près de la frontière. Le commandement français ordonne de piller ou détruire les récoltes et les subsistances de la région, de brûler les cultures et, au besoin, de détruire les villes et les villages. En 1689, les Français réitéreront l'opération et au même endroit par dessus le marché. L'étoile de la France pâlit fortement à l'Est. Slate.fr, En France, la germanophobie fête ses neuf siècles d'existence | Slate.fr
  • Ce qu'il faut avoir à l'esprit et tenter de comprendre, c'est que la haine des Juifs, la haine de la France et la haine de l'Occident «judéo-chrétien», «sionisto-croisé» ou plus simplement «blanc» s'entrecroisent et s'entre-symbolisent. La judéophobie et la gallophobie s'entremêlent et fusionnent pour s'inscrire dans une haine de l'Occident «mécréant» et «islamophobe», laquelle fait partie de l'offre idéologique islamiste. Cette «hespérophobie» vise autant les Juifs (tous de «sales sionistes» jusqu'à preuve du contraire) que les nouveaux «croisés» (les Européens et les Américains identifiés comme «chrétiens») ou les «Blancs», construits polémiquement comme esclavagistes, colonisateurs, oppresseurs et impérialistes. Le Figaro.fr, Taguieff (2/2) : «La haine des Juifs, la haine de la France et la haine de l'Occident s'entrecroisent»
  • Taguieff évoque la «gallophobie» pour qualifier le racisme qui s’attaque aux Français nés de parents français qualifiés de «sou(s-)chiens» Slate.fr, De l'antisionisme à l'antisémitisme | Slate.fr
  • Cet antisémitisme, exacerbé par la situation à Gaza, n’est-il pas aussi l’expression d’une immense frustration ressentie par des jeunes d’origine musulmane socialement marginalisés?Certes, c’est là un facteur explicatif partiel, mais expliquer ainsi les violences antijuives ne doit pas revenir à les relativiser ou à les minimiser, encore moins à les justifier. Recourir ainsi aux frustrations sociales, c’est donner dans la culture de l’excuse, qui alimente la pathologie sociale qu’on déplore par ailleurs. Simplifions le tableau. On peut distinguer aujourd’hui trois France qui sont à la fois étrangères et hostiles les unes aux autres?: la France urbaine des élites mondialisées, la France périphérique des classes populaires (comprenant une partie importante des classes dites moyennes) et la France des banlieues (des quartiers populaires ou des cités ) où se concentrent les populations issues de l’immigration. Le sentiment d’aliénation affecte particulièrement les citoyens qui habitent la France périphérique, et qui se perçoivent avant tout comme Français. Ils se sentent méprisés par les élites nomades vivant dans un monde post-national, abandonnés ou négligés par la classe politique tournée vers l’Europe et en situation de concurrence avec les immigrés venus du Maghreb ou d’Afrique sub-saharienne, perçus par certains comme une menace («?invasion?», «?colonisation?», etc.). Ce sentiment d’aliénation constitue certainement l’une des plus fortes motivations du vote en faveur du FN. Mais il peut également favoriser des sentiments de méfiance et d’hostilité, colorés de jalousie sociale et de ressentiment, vis-à-vis des Juifs, perçus comme un peuple d’élite méprisant et dominant le peuple français. La haine du capitalisme et de la finance, entretenue par des démagogues de droite comme de gauche, se traduit souvent par la haine des Juifs, ces derniers paraissant donner un visage à la finance anonyme et vagabonde. Quant à la population des banlieues dont la culture est musulmane et la jeunesse fortement touchée par l’échec scolaire, le chômage et la marginalisation sociale, ce qui la fait basculer parfois dans la délinquance (qui alimente elle-même les passions anti-immigrés), elle est particulièrement sensible à la propagande antisioniste et à l’endoctrinement islamiste, où la haine des Juifs joue un rôle majeur. C’est dans cette troisième France que se trouve le terreau des nouvelles passions antijuives, ainsi que l’armée de réserve du militantisme judéophobe. La "cause palestinienne" y a trouvé ses adeptes les plus inconditionnels, ses militants les plus fanatiques, qui se disent en guerre contre le sionisme. En outre, nombre de jeunes issus de l’immigration de culture musulmane nourrissent un fort ressentiment à l’égard des Juifs comme tels, qui selon eux dirigent tout et prennent toutes les places, comme à l’égard de ceux qu’ils perçoivent comme des Gaulois, les Français de souche, par lesquels ils se sentent rejetés ou discriminés et qu’ils perçoivent comme les responsables de leurs échecs sociaux. Dès lors, la judéophobie et la gallophobie s’entremêlent, alimentant une culture de révolte et de rébellion qui s’exprime par des agressions verbales ou physiques, ainsi que par des émeutes. Le poison idéologique déversé dans l’opinion par les théoriciens gauchistes de la culture de l’excuse (sociologues, journalistes, magistrats engagés à l’extrême gauche) touche particulièrement certains jeunes des banlieues, les conduisant à se croire tout permis. Ce sentiment d’une absence de limites aux expressions de la haine et du ressentiment est entretenu et renforcé par la conviction que la cause palestinienne, qu’ils ont faite leur, est la cause suprême, une cause absolue capable de tout justifier, de tout transfigurer, y compris les formes terroristes ou djihadistes de la résistance au sionisme, monstre diabolisé. lejdd.fr, Taguieff : "Les nouvelles passions antijuives"

Traductions du mot « gallophobie »

Langue Traduction
Anglais gallophobia
Espagnol galofobia
Italien gallofobia
Allemand gallophobie
Chinois 恐惧症
Arabe غالوفوبيا
Portugais galofobia
Russe gallophobia
Japonais 恐怖症
Basque gallophobia
Corse gallofobia
Source : Google Translate API

Synonymes de « gallophobie »

Source : synonymes de gallophobie sur lebonsynonyme.fr

Gallophobie

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