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Gagaku

Sommaire

  • Définitions du mot gagaku
  • Étymologie de « gagaku »
  • Phonétique de « gagaku »
  • Évolution historique de l’usage du mot « gagaku »
  • Citations contenant le mot « gagaku »
  • Traductions du mot « gagaku »

Définitions du mot « gagaku »

Wiktionnaire

Nom commun

gagaku \ɡa.ɡa.ku\ masculin

  1. Musique de cour du Japon, intégrant des danses et des poèmes chantés.
    • Originaire de Chine, le gagaku fit son apparition au Japon via la Corée au Ve siècle, mais ce n’est qu’en l’an 701 qu’il s’est définitivement établi avec la fondation du Gagaku-ryô, office du gagaku, qui dépendait du département des affaires nobles. — (Jaroslaw Kapuscinski et François Rose, Le temps et le timbre dans la musique de Gagaku, page 7, L’Harmattan, 2012)
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Étymologie de « gagaku »

Du japonais 雅楽, gagaku (« musique raffinée, élégante »).
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Phonétique du mot « gagaku »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
gagaku gagaky

Évolution historique de l’usage du mot « gagaku »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « gagaku »

  • On y accède soit sur invitation, soit par tirage au sort : en plein cœur de Tokyo, niché dans le parc du palais impérial où réside le souverain Akihito, le très protocolaire pavillon de musique offre aux rares visiteurs une pause hors du temps. A l’intérieur, au milieu d’une cour de gravier blanc que l’on jurerait ratissée au peigne, trônant sur une scène de bois sombre, deux tambours richement ornés, hauts de plus de sept mètres, semblent attendre qu’on vienne les faire résonner. Motifs impériaux (les dragons, le rouge et l’or), symboles d’une nature ésotérique : ici, on ne badine pas avec l’harmonie de l’univers et chaque détail a son importance. C’est dans ce décor que la troupe de l’empereur joue l’authentique gagaku, art musical traditionnel dont les germes chinois et coréens ont fleuri à la cour du premier empereur japonais, à partir du 8e siècle. C’est là que les vingt-cinq musiciens, salariés de l’Etat, en perpétuent la pratique raffinée, souvent de père en fils, pour la gloire du soleil empereur et la bonne marche du monde. Télérama, Au Japon, on pratique encore le gagaku, un art musical vieux de 13 siècles
  • « C’est une nouvelle expérience pour moi, commente Hecker. Une proposition plus imposante et complexe que de jouer en duo » comme il le faisait lors de son précédent cycle, toujours avec Coverdale. « Un apprentissage, surtout. [Ces concerts] m’ont personnellement éveillé à quelque chose de plus souple sur le plan des structures, très différentes dans l’expression » en raison des trois instrumentistes supplémentaires et de leurs instruments typiques du gagaku. « Chaque concert est une expérience différente, ça devient presque jazz — je ne devrais pas dire jazz, c’est inexact, corrige-t-il. Disons qu’il y a une bonne part d’improvisation. Peut-être même une forme de conversation entre les musiciens, dans le sens où, durant certains passages, des instrumentistes sont mis en évidence, puis s’échangent les rôles. » Le Devoir, Tim Hecker à MUTEK: question de souffle | Le Devoir
  • Le compositeur ambient-expérimental montréalais Tim Hecker change d’air. Après les denses et pastorales sonorités de grandes orgues décortiquées sur ses derniers albums, il se transpose dans la tradition musicale japonaise. Sa matière sonore principale est cette fois le son, les timbres et les harmonies particulières des orchestres gagaku, musique maintes fois centenaire de la Cour impériale de Kyoto, puis du Palais impérial de Tokyo, qu’il triture et déconstruit comme lui seul sait le faire. En rupture avec les massives couches sonores des précédents disques, Hecker privilégie l’effondrement des structures musicales réglementées du gagaku — c’est frappant sur Across to Anoyo, où les repères orchestraux amenés depuis le début de l’album, ces timbres typiques de l’orchestre japonais enregistré sur place, sont retournés comme une crêpe avec une dissonance appuyée. Quelque chose comme un nouveau chapitre dans la démarche du compositeur, avec même des moments rythmés et mélodieux, possédant autant de moments de grâce que de passages rugueux et déboussolants. Le Devoir, Konoyo, Tim Hecker | Le Devoir
  • J’ai commencé à m’intéresser aux danses asiatiques via le Japon. Quand j’étais jeune, il y a très longtemps, j’ai rejoint l’orchestre de gagaku [musiques, chants et danses de cour japonais] d’UCLA. Je ne suis pas musicien, mais je savais taper sur un gong. Dans le gagaku, la musique, les costumes, la danse et le mouvement ne forment qu’un. Pendant mes études d’architecture, je me suis demandais ce qui pourrait exprimer notre culture. Et c’était le mouvement. Tout autour de moi, il n’y avait que voitures, avions et bateaux. C’est ainsi qu’est née l’idée d’exprimer le mouvement dans un bâtiment, d’avoir ces façades drapées. Et je crois qu’inconsciemment, la figure du poisson, très importante pour moi, incarnait cette idée de mouvement également. Numéro Magazine, Frank Gehry signe la bâtisse de Louis Vuitton à Séoul

Traductions du mot « gagaku »

Langue Traduction
Anglais gagaku
Espagnol gagaku
Italien gagaku
Allemand gagaku
Chinois 神乐
Arabe جاجاكو
Portugais gagaku
Russe гагаку
Japonais 雅楽
Basque gagaku
Corse gagaku
Source : Google Translate API
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