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Figuralisme

Définitions du mot « figuralisme »

Wiktionnaire

Nom commun

figuralisme \fi.ɡy.ʁa.lism\ masculin

  1. (Musique) Méthode artistique consistant à transcrire musicalement, par divers effets, le sens d’une chanson.
    • L’aspect principal de la musique urbaniste est son figuralisme.
    • Avec cette note temporelle, nous touchons au deuxième aspect du « figuralisme » de Bach. — (Philippe Charru, Christoph Theobald, L’esprit créateur dans la pensée musicale de Jean-Sébastien Bach: Les chorals pour orgues de l’« Autographe de Leipzig », 2002)
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Étymologie de « figuralisme »

De figure. Attesté en philosophie en 1847[1].
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Phonétique du mot « figuralisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
figuralisme figyralism

Évolution historique de l’usage du mot « figuralisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « figuralisme »

  • C’est cet état ultime du sentiment amoureux qui a été choisi comme thématique de la pochette de ce CD : Thomas Dolié, immobile, couché sur un sol gris bleuté, son visage arborant un air mélancolique. Outre une présentation par Jean-Philippe Grosperrin des procédés de figuralisme (traduction musicale d’un sentiment ou d’un mot) dans ces œuvres de Schubert, le livret renferme des photos de l’enregistrement du CD dans la Salle Bougie du Musée des beaux-arts de Montréal, ainsi que les poèmes en allemand et leur traduction en français. Les réticents à l’ère du numérique seront déçus de ne pas y trouver une biographie des artistes et d’être renvoyés vers des liens internet (encore faut-il qu’ils fonctionnent).   , Schwanengesang : Le Chant du Cygne - Schubert, Franz - Klarthe - Critique CD | Forum Opéra
  • Le célèbre luthiste Charles Fleury de Blancrocher (ca. 1605-1652) était une personnalité incontournable de la vie musicale du XVIIème siècle, très estimé de musiciens comme Louis Couperin, Johann Jakob Froberger, François Dufaut et Denis Gaultier. Au point que suite à son décès accidentel en 1652, ceux-ci ont écrit à sa mémoire un ''Tombeau'' : un morceau qui plus qu'une déploration funèbre, fait l'éloge de la personne disparue. Chacun dans son propre style et sur son instrument, qui claveciniste, qui luthiste. Ainsi de Louis Couperin qui, dans le ''Tombeau de Mr. De Blancrocher'', lui rend un hommage solennel dans la grande manière qui est la sienne : une digression hautement pensée, presque proche de l'improvisation. Johann Jakob Froberger (1616-1667) use de ce qu'on appelle le figuralisme en musique, puisqu'à la fin de la pièce intitulée ''Tombeau fait à Paris sur la mort de Monsieur Blancheroche'', il utilise une gamme descendante figurant la chute du défunt dans un escalier. Pierre Gallon transcrit pour le clavecin les deux autres pièces composées pour le luth aussi bien par François Dufaut (ca. 1604-1672) que par Denis Gaultier (1603-1672). Là où dans le ''Tombeau de Mr Blanrocher'' du premier tout est grandiose, la pièce ''Lais larmes de Gauttier ou Le Tombeau de Blanrocher'' du second est empreinte d'une sereine tristesse. , CD : offrande au luthiste Blancrocher - ON mag
  • Jean-Sébastien Bach (1685-1750) n’a que 22 ans lorsqu’il obtient le poste d’organiste à l’église Saint-Blaise de Mülhausen et commence la composition régulière de cantates. Fidèle et déjà expert de la tradition liturgique germanique, il manifeste dès ces œuvres de jeunesse ses talents d’écriture, le figuralisme de ses mélodies, leur agencement polyphonique, à la fois complexe et limpide, et surtout l’humilité authentique de sa musique au service des textes spirituels. En la Chapelle de la Trinité de Lyon, Vox Luminis et son directeur artistique Lionel Meunier mettent au programme quatre des toutes premières cantates, aux textes certes tristes et douloureux mais rappelant toujours l’espoir promis par le Christ : après un temps de méditation sur la mort avec Gottes Zeit ist die allerbeste (Le temps de Dieu est le meilleur des temps), vient le temps de l’intense prière, Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir (Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur). Malgré les difficultés de la vie, on chante ensuite l’espérance avec Nach dir, Herr, verlanget mich (Vers toi, Seigneur j’aspire) et Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen (Les pleurs, les lamentations, les tourments et le découragement). Olyrix.com, Profondes et méditatives Cantates du jeune Bach par Vox Luminis - Actualités - Ôlyrix
  • L'amoureux est souvent proche du soldat. On le sait depuis Ovide qui professe que l'amant tient son rival à l'œil comme le soldat son ennemi. Mars et Cupidon rivalisent sur ce terrain entre jeu de l'amour et jeu guerrier. Deux compositeurs essentiels du XVIème illustrent les joutes d'humeurs ardentes et belliqueuses : Clément Janequin (1485-1558) et Claude Le Jeune (1530-1600), chantres du figuralisme en musique. Le second reprend le flambeau du premier : s'il y a parenté des effets, ce le sera avec des moyens différents. Le programme concocté par Thélème illustre ce passage de relais entre l'un et l'autre, quoique il n'y ait pas, observe Jean-Christophe Groffe, de progression linéaire au cours d'un siècle qui se veut de transition et où circulent librement thèmes et langages musicaux. Cette mise en abîme se fait à partir de deux pièces, composées par Janequin et "augmentées" par Le Jeune. Avec "Le chant de l'Alouette" (1603), à l'écriture à quatre voix du premier, succède celle à cinq voix du second, développant le principe de reprise et d'amplification. L'imitation du chant de l'oiseau baladeur et qui voit tant de choses, procède par l'usage d'onomatopées cocasses et des décalages rythmiques, au fil de couplets truffés d'allusions et bourrés d'empilements de mots. Pour, par exemple qualifier le ''le traître cocu", de "Teigneux, tondu, morveux, bossu, boiteux, tortu, rongneux, têtu, brigneux, battu"... Il en va de même dans "Le chant du Rossignol" qui cultive pareil mimétisme. , CD : "Amour et Mars", avec Clément Janequin et Claude Le Jeune - ON mag
  • L’ouverture à la française de la cantate 20 souffre d’un manque de majesté, de solennité. La partie centrale, vivace, nous réconcilie avec la lecture, toujours empreinte du caractère sombre de l’œuvre. Comme il convient, le figuralisme est constant et l’aria de ténor (« Ewigkeit, du machst mir bange ») traduit remarquablement l’admirable frayeur en des traits tourmentés et virtuoses. Benedikt Kristjansson, y est superbe, tout comme la basse Daniel Ochoa, voix sonore, projetée à souhait, d’une superbe conduite, dans l’aria suivante avec les trois hautbois, comme dans celle qui ouvre la seconde partie. Pour cet enregistrement, en dehors du soprano, toujours chanté par Yeree Suh, Christoph Spering a fait le choix de confier chacune des autres parties à deux solistes,  qui alternent au fil des cantates. Aucun ne démérite, les voix sont claires, puissantes, longues et parfaitement articulées, et mériteraient chacune un commentaire approprié. Retenons Yeree Suh, que l’on n’a plus besoin de présenter : elle est ici dans son élément, la voix légère et ductile trouve toutes les couleurs et les articulations pour illustrer chaque phrase, chaque mot avec justesse, le bonheur est au rendez-vous. , Bach Eternity - Bach, Johann Sebastian - Deutsche Harmonia Mundi - Critique CD | Forum Opéra

Traductions du mot « figuralisme »

Langue Traduction
Anglais figuralism
Espagnol figuralismo
Italien figuralismo
Allemand figuralismus
Chinois 形象主义
Arabe التصويرية
Portugais figuralismo
Russe figuralism
Japonais 具象主義
Basque figuralism
Corse figuralisimu
Source : Google Translate API

Figuralisme

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