La langue française

Extratextuel

Phonétique du mot « extratextuel »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
extratextuel ɛkstratɛkstyœl

Évolution historique de l’usage du mot « extratextuel »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « extratextuel »

  • Pour l'autocommentaire, on distinguera encore l'autocommentaire appartenant au même texte (ou autocommentaire intratextuel: «Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur», «C'est ici un livre de bonne foi, lecteur», etc.) et l'autocommentaire présent dans un autre texte (autocommentaire extratextuel: Apostille au Nom de la Rose, Comment j'ai écrit certains de mes livres, etc.). On inclura dans cette catégorie tout ce qui relève de ce que Gérard Genette appelle dans Seuils l'épitexte auctorial, qui, comme de juste, tend souvent à se muer en péritexte — correspondance ajoutée dans l'édition de la Pléiade et ainsi de suite —, de sorte que la distinction entre autocommentaire intra- ou extra- est des plus précaires. , Fabula, Atelier littéraire : Autocommentaire
  • Le premier de ces deux réels, que Roland Barthes a baptisé « effet de réel », paraît signaler des processus esthétiques qui jouent sur les ressorts de l’illusion référentielle et de la suspension d’incrédulité. Le second, que Nancy Regalado a appelé avec une formule heureuse « effet du réel », semble désigner les traces plus ou moins conscientes des relations biunivoques que le texte entretient avec la réalité extratextuelle. Ainsi posés l’un en face de l’autre, ces deux réels semblent recouvrir la presque totalité des lettres médiévales. Rares sont en effet les œuvres où l’auteur n’a pas essayé d’entraîner le lecteur vers un monde en trompe l’œil ; encore plus rares sont les textes qui ne révèlent pas des signes, du moins à nos yeux, de la réalité historique, linguistique ou intellectuelle dont ils sont à la fois le reflet et le creuset. , Effet de réel, effet du réel : la littérature médiévale au miroir des histoires (Poitiers-
  • Enfin, on pourra traiter la question de la non-fiction sous son aspect discursif, et voir en quoi ces formes contribuent à redéfinir le pacte de lecture, la « suspension de l’incrédulité » ou la mimesis, faisant naître dans le même temps un certain nombre de polémiques. Si, comme le propose Searle, la non-fiction est une assertion, alors cela présuppose un certain nombre de règles sémantiques et pragmatiques en matière de prise en charge des énoncés, de sincérité et de possibilité de prouver ce qui est avancé ; règles dont la fiction se dispense puisqu’elle feint d’asserter. Comment se situer face à un texte qui entend mêler ces discours ou brouiller les frontières qui les séparent ? En posant la question de ce qui constitue un fait, à la suite de Barthes, et du rôle des « effets de réel » dans la fiction comme dans le document, on pourra se demander où le traducteur peut se placer en tant que locuteur intermédiaire. En allant plus loin, si l’attrait de ces textes provient avant tout de leur promesse d’une représentation fidèle ou du moins honnête du réel, que faire de la traduction comme activité de représentation ou de feintise langagière ? L’image d’Epinal d’un traducteur effacé représentant de façon transparente et non-problématique le texte-source ou la pensée de l’auteur n’est-elle pas d’autant plus mise à mal si le rapport du texte au réel ou à l’extratextuel est déjà une source de trouble, d’illusion ou de débat ?  Si le traducteur, acteur social du monde réel, n’a rien de fictif, une position qui le verrait ne pas avoir à répondre de ses paroles, ni de leur vérifiabilité  — comme pour un texte de fiction — est-elle seulement tenable ? Ainsi mis face au monde à travers le texte-source, quelles démarches spécifiques devra-t-il engager ? , Fiction/Non-fiction: que dit la traduction ? (Séminaire du TRACT, Sorbonne nouvelle)
  • Mais le mot double tout comme son étymon russe comporte aussi un élément spatial (arrière/sous) permettant de penser les composantes sensorielles, extratextuelles, du vécu, expériences mobilisées quand la littérature nous donne à voir et à entendre, ouvrant notre univers personnel sur d'autres univers intérieurs. L'arrière-texte replace la production langagière dans un continuum sensoriel qui se trouve au coeur de l'expérience esthétique. , De l'intertexte à l'arrière-texte : les coulisses du littéraire
  • En interprétation, le Trop-dit peut être parfois une stratégie qui débloque une situation, quand l’interprète se substitue à l’autre ou traduit la gestuelle de sa source. En traduction, ce phénomène peut allonger inutilement le texte si le traducteur, en voulant rendre le texte source le plus clair possible, pèche par l’abondance d’informations extratextuelles. , Colloque : "Le Silence, l’Autrement-dit, le Trop-dit" (Bucarest)

Traductions du mot « extratextuel »

Langue Traduction
Anglais extratextual
Espagnol extratextual
Italien extratestuali
Allemand extratextuell
Chinois 文字外的
Arabe خارج النص
Portugais extratextual
Russe внетекстовой
Japonais 余分なテキスト
Basque extratextual
Corse extratextual
Source : Google Translate API

Extratextuel

Retour au sommaire ➦

Partager