La langue française

Éteigneur, éteigneuse

Sommaire

  • Définitions du mot éteigneur, éteigneuse
  • Étymologie de « éteigneur »
  • Phonétique de « éteigneur »
  • Évolution historique de l’usage du mot « éteigneur »
  • Citations contenant le mot « éteigneur »
  • Traductions du mot « éteigneur »

Définitions du mot « éteigneur, éteigneuse »

Trésor de la Langue Française informatisé

Éteigneur, euse, subst.Celui, celle qui éteint quelque chose (cf. baba1, ex. 1). L'éteigneur de réverbères (Courteline, Train 8 h 47,1888, 2epart., 7, p. 165).Il y avait un grand concours de gens pour faire la chaîne et passer les seaux, et, parmi tous ces éteigneurs bénévoles, les utilités de la troupe (Arnoux, Renc. Wagner,1927, p. 140). [etε ɳ œ:ʀ], fém. [-ø:z]. 1resattest. ca 1306 esteingnour (Joinville, St Louis, 136b ds T.-L.) 1611, Cotgr., à nouv. 1834 (Boiste); du rad. du part. prés. de éteindre ou forme de éteignoir, suff. -eur2*. Fréq. abs. littér. : 2.

Wiktionnaire

Nom commun

éteigneur \e.tɛ.ɲœʁ\ masculin (pour une femme on dit : éteigneuse)

  1. Personne qui éteint quelque chose.
    • Mais la chose inadmissible, cʼest le discours que lʼéteigneur de réverbères tient aux deux soldats. — (Jacques Lorcey, Fernandel, 1981)

Nom commun

éteigneuse \e.tɛ.ɲøz\ féminin (pour un homme on dit : éteigneur)

  1. Personne qui éteint quelque chose.
    • Il est souvent question dʼune Maria aux fourneaux, qui doit être lʼéteigneuse des photophores du début de spectacle. — (Philippe Delerm, Quiproquo, 2005)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

ÉTEIGNEUR (é-tè-gneur, gneû-z') s. m.
  • Celui, celle qui éteint, au propre et au figuré.

HISTORIQUE

XVIe s. Esteigneur, Cotgrave

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ÉTEIGNEUR. - HIST. Ajoutez : XIIIe s. Le premier cop [de feu grégeois] que il [les Sarrasins] jeterent vint entre nos deux chas-chastelz, et chaï en la place devant nous que l'ost avoit fait pour boucher le fleuve ; nos esteigneurs furent appareillés pour estaindre le feu, Joinville, p. 136, éd. de Wailly, Paris, 1867.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « éteigneur »

 Composé de éteindre, éteigne et -eur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « éteigneur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
éteigneur etɛnjœr

Évolution historique de l’usage du mot « éteigneur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « éteigneur »

  • Comme le général de Gaulle, dont il partage la stature et la solennité du maintien, le vice-président du Conseil d’État pose un regard scrutateur sur son interlocuteur. Sa nature discrète prescrit la prudence. Puis, au fil de l’entretien, Jean-Marc Sauvé remise l’austérité liée à la fonction, tombe la veste et l’homme apparaît. Par petites touches, à dessein. S’il lève le voile sur ses distractions, l’art plastique, l’Italie, le théâtre, l’opéra, c’est pour souligner sa difficulté à leur laisser libre cours : « Je travaille 80 à 90 heures par semaine. Je suis devenu un éteigneur de réverbères. » Son épouse et ses trois enfants se sont accommodés de ces cadences, un mode de vie depuis l’enfance : « Je n’ai pas eu de pression pour parvenir à un résultat. Mais j’ai vite compris qu’un seul des cinq enfants de ma fratrie pourrait être agriculteur comme notre père et que ce ne serait pas moi. » En 3e, lisant Les débouchés du bac, il décide d’intégrer Sciences Po après la terminale, sans passer par les classes préparatoires. Son entourage l’en dissuade : « Personne n’a fait cela. » Soit, il sera le premier. Ne jamais renoncer, en aucune circonstance. Depuis, son existence a été rythmée par la volonté de réussir, toujours mieux. Non pour la performance, plutôt par goût d’un absolu de perfection dédié au bien commun. Ce grand commis de l’État aurait pu s’enrichir dans le secteur privé ou diriger une entreprise nationale ; il a préféré servir la République. Sa biographie témoigne de son plein dévouement : de l’an 1977 qui le vit sortir major de l’ENA, à ce 28 mai marquant son départ en retraite, il a occupé trente-neuf postes ou missions au sein de l’appareil d’État, qu’il a aussi représenté à l’étranger. Jusqu’à devenir le plus haut fonctionnaire de France, à la fois conseiller du gouvernement et juge suprême de l’administration : « Mais je n’ai jamais estimé que quoique ce soit me fût dû. Les chances qui m’ont été offertes par le système méritocratique républicain sont des dons presque providentiels. » Sa destinée ne doit pourtant rien au hasard. Son engagement, sa capacité de travail, sa loyauté, unanimement salués, ont étayé sa carrière. Des aptitudes qu’il explique par « une part d’atavisme familial, une part de convictions et de valeurs personnelles. On en hérite, on les assume ou on les forge. Je vais avoir 69 ans mais je ne suis ni las ni blasé. Je garde intacts, sinon l’énergie, du moins l’enthousiasme et la passion de mes débuts ». , Jean-Marc Sauvé, une vie au service de l’État et du droit | Interview | Dalloz Actualité
  • C’est au bout de la nuit que l’on débusque le plus beau spécimen de mangeur de clémentines. Une sorte de Monsieur Loyal du boulevard, toujours tiré à quatre épingles : costume sombre et pull en cachemire, parfois coiffé d’un galurin, chaussé comme un prince. Parfumé autant à l’Eau sauvage qu’au houblon, il fait l’extinction des feux de licence IV comme un éteigneur de réverbères. Les vilaines langues lui prêtent une réputation de tuyauteurs de condés mais il est plus sûrement le griot de l’avenue, colporteur de légendes et de fables urbaines, entre la porte de Pantin et Jaurès. Alors, quand Amar s’apprête à baisser son rideau, vers 4 heures du matin, il est toujours là pour une dernière seize, dégoupillée comme une mousse de joie. L’autre nuit, une souris égarée s’est glissée entre les rayons pour se ravitailler en chocolat noir. Alors qu’elle s’apprêtait à payer, Monsieur Loyal lui a glissé six clémentines dans un sac en plastique. Elle a fait mine de refuser. «Juste pour la bonne bouche», a plaidé Monsieur Loyal sous le regard amusé d’Amar. Elle a souri et enfoui les clémentines dans son cabas avant de disparaître dans la nuit. «Tu la connais ?» a demandé l’épicier. «Non, a répondu Monsieur Loyal. Mais c’est mon bonheur à moi d’offrir des clémentines à une inconnue.» Libération.fr, Clémentine, quartiers libres - Culture / Next

Traductions du mot « éteigneur »

Langue Traduction
Anglais extinguisher
Espagnol extintor
Italien estintore
Allemand feuerlöscher
Chinois 灭火器
Arabe مطفأة
Portugais extintor
Russe огнетушитель
Japonais 消火器
Basque itzalgailua
Corse estintore
Source : Google Translate API
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