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Érigénien

Phonétique du mot « érigénien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
érigénien eriʒenjɛ̃

Évolution historique de l’usage du mot « érigénien »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « érigénien »

  • Mais ces grilles de lecture, superposables et complémentaires, peuvent encore être envisagées, l’une comme l’autre, de façons différentes, conformément au mille-feuilles de la pensée érigénienne. La première interprétation est collective ou globale : elle considère l’humanité tout entière, récapitulée dans l’Adam générique, à travers les différentes étapes de son retour progressif et collectif en Dieu, par sa double transformation, naturelle et surnaturelle, à l’intérieur de chacun des chapiteaux. Cette lecture est fidèle au texte du Periphyseon, selon lequel « c’est par l’Incarnation du Verbe de Dieu que toutes les créatures […] ont été sauvées. J’entends sous le terme de toutes les créatures, le corps, le mouvement vital, la sensation et, au-dessus de ces propriétés, la raison et l’intellect [41] ». Mais une autre peut aussi, sans contradiction avec la première, envisager l’humanité comme plurielle, et discerner les degrés du salut auxquels peut parvenir individuellement chaque créature, selon sa nature, son comportement et son désir [42]. Cette différence de niveau est implicitement contenue dans la théorie du « double retour », que les moines ont tirée des textes de Jean Scot. Aux saints est réservée l’extase finale de la fusion entre intériorité et altérité, entre plénitude et désir. À tous est promis le Paradis, l’état originel, le bonheur adamique. Mais chacun des chapiteaux, isolé de l’ensemble, constitue en lui-même un chemin particulier et complet qui mène directement du péché au salut en Dieu. De la même façon que certains gagneront le Paradis par la crainte du châtiment, d’autres par le désir d’une récompense et quelques-uns seulement par le véritable amour du bien [43], les uns n’iront pas au-delà du mouvement vital, d’autres ne dépasseront pas la purification, qui leur vaudra néanmoins, comme aux premiers, le paradis final, tandis que quelques uns découvriront en eux les sens spirituels et vivront l’expérience des saisons de l’âme. « Car l’homme participe à la vie intellectuelle comme l’ange, il participe à la vie rationnelle en tant qu’homme, l’homme participe à la vie sensitive comme l’animal privé de raison, et il participe à la vie végétative comme la plante [44] ». Le huitième chapiteau montre, par la pluralité de ses musiciens que, même à l’intérieur du petit nombre des élus, chacun connaîtra la plénitude à son niveau propre. C’est ce qu’affirme Jean Scot lorsqu’il écrit : « chacun recevra une forme proportionnée au degré de sa sainteté et de sa sagesse [45] », conformément à la parole évangélique : « Il y a plusieurs demeures dans la maison du Père [46] ». C’est très exactement ce qu’écrit Pierre le Vénérable à saint Bernard : cherchant à ramener la concorde entre Cisterciens et Clunisiens, il lui rappelle la diversité des Églises « qui servent Dieu sous une même foi [47] », et lui fait observer qu’avec « la diversité de leurs observances, ils sont parvenus au même statut : la vie éternelle [48] ». Cette lecture des chapiteaux s’accorde avec la généreuse charité de la spiritualité clunisienne [49], et rend compte aussi, au même titre que la lecture globale et collective, quoique d’une façon différente, de l’octuple répétition du même thème sur chacun d’eux : le péché d’Adam n’a pas fermé la porte du Paradis et l’homme en a gardé le souvenir. C’est pourquoi, quelle que soit sa médiocrité ou la gravité de ses fautes, il veut y revenir en orientant correctement sa vie, comme le moine qui prononce le vœu de « conversio morum », et comme Adam pécheur, tourné vers le Verbe créateur sur le chapiteau du Péché. Mais si toutes les trajectoires mènent au Paradis final, toutes ne sont pas identiques. Cette multiplication des niveaux de lecture n’épuise pas encore le sens de ces sculptures, et l’examen détaillé des figures en fait surgir d’autres. Car si le voyage intérieur commence avec les feuilles corinthiennes, se poursuit en décrivant un arc de cercle, et trouve son accomplissement dans le cercle final, immobile et pourtant dynamique, des quatre derniers tons, et si ce développement linéaire s’accompagne d’une progression ascendante − chaque étape hissant l’humanité à un degré supérieur à celui de l’étape précédente − il faut aussi comprendre qu’à chaque degré se produit un double mouvement d’ascension et de descente, ascension du désir de la créature orientée vers son Créateur, comme les feuilles se dressent vers la voûte et comme Naaman court vers le Jourdain, et de descente de la grâce qui répond à ce désir, comme le souffle de l’Esprit ou le bain régénérateur. Ce double mouvement est exprimé clairement au Paradis par le contraste entre les arbres – les justes − dressés vers le ciel, et l’écoulement de l’eau – la grâce − qui vient baigner leurs racines. La Tribune de l'Art, Proposition de lecture des chapiteaux de Cluny. 8. « une plume de paon » - La Tribune de l'Art
  • [20] Les expéditions spatiales ont permis au grand public d’« entendre » cette musique, illustrant ainsi la théorie érigénienne selon laquelle, en se fondant sur la physique, on peut établir que « les mouvements propres à chacune des planètes engendrent leurs sons propres, à partir desquels s’harmonise l’harmonie générale de toutes les symphonies célestes réglées par des lois déterminées. » La Tribune de l'Art, Proposition de lecture des chapiteaux de Cluny : 2. Les quatre premiers tons de la musique - La Tribune de l'Art

Traductions du mot « érigénien »

Langue Traduction
Anglais erigenian
Espagnol erigeniano
Italien erigenian
Allemand erigenian
Chinois 爱国主义者
Arabe إريجيني
Portugais erigênio
Russe erigenian
Japonais 固有値
Basque erigenian
Corse erigene
Source : Google Translate API

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