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Épiphanique

Définitions du mot « épiphanique »

Wiktionnaire

Adjectif

épiphanique masculin et féminin identiques

  1. (Littérature) Qui apparaît, qui se dévoile, qui est l'objet d'une révélation soudaine, inattendue...
    • Les saintes de Zurbarán, dont la première fonction serait didactique, nous proposent aussi un exemple d'images « mystérophores » ou « épiphaniques ». Elles révèlent en effet l'invisible. — (Cécile Vincent-Cassy, Les saintes vierges et martyres dans l'Espagne du XVIIe siècle : culte et image, Madrid : Casa de Velázquez, 2011, p.385)
    • Osons dévoiler la fin, épiphanique : « Il est des moments où l'on ne croise que des vieux, des éclopés, des ivrognes ou des paralytiques ; il en est d'autres, au contraire, où chacun de nous porte sans le savoir, son auréole derrière la tête, telle une casquette mal mise. Il s'agit cependant des mêmes gens, dans les mêmes décors — (Antoine PerraudLe Vieux Paris revient à soi- Journal La Croix, page 11, 9 juillet 2015)
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Étymologie de « épiphanique »

De épiphanie.
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Phonétique du mot « épiphanique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
épiphanique epifanik

Évolution historique de l’usage du mot « épiphanique »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « épiphanique »

  • Au micro d’Aude Lavigne, Christian Schiaretti évoque sa découverte épiphanique du théâtre, l’importance du terme « populaire » dans le théâtre qu’il défend, et son amour de la poésie. France Culture, Un Rêve d'Avignon : lectures, créations et Masterclasses / France Culture
  • Son propos est de nous donner « une suite décousue et sans prétention épiphanique d’impressions et de méditations, de fragments littéraires et philosophique » sur ce « non-lieu » qu’est l’aéroport. Et le résultat de ce protocole expérimental inattendu est à proprement parler jubilatoire. Rue89 Bordeaux, L'étrange tour du monde de Bruce Bégout - Rue89 Bordeaux
  • Avatars de l’expérience épiphanique dans Mythologies d’hiver        par Sylvie Vignes , M.-È. Benoteau-Alexandre (dir.), Pierre Michon, la littérature et le sacré
  • Des coups de crayon, des traits à peine esquissés sur la toile/l’écran et déjà le film est au cœur de son sujet : n’existe-t-on qu’à travers les images qu’on laisse de nous ? Comment un trait peut-il raconter une âme, des souvenirs, des sentiments ? Pour creuser cette question proustienne et cinématographique, Céline Sciamma revient à l’essence du portrait et se glisse dans le regard de Marianne, peintre minutieuse confrontée à une énigme. Sur cette île battue par les vents et la marée, Marianne doit observer Héloïse pour la peindre en secret. Sculpturale, emmitouflée dans une longue cape, Héloïse a quelque chose d’immédiatement romanesque. Tandis que rôde autour d’elle la menace d’un mariage annoncé, on imagine que le film va développer une atmosphère à la Jane Austen sur la répression du désir et les bonnes mœurs sclérosées de la bourgeoisie. Efficace, beau, un peu sage, en surface. Du classicisme épuré. On s’inquiète, on pourrait même commencer à s’ennuyer. Mais très vite, le tableau une fois fini, Sciamma rompt son film en deux et comme son héroïne, recommence à zéro pour mieux comprendre, appréhender, sentir ses personnages. S’ouvre alors un film sensuel, explicitement romantique et politique qui voit les regards de l’héroïne, de Sciamma et le nôtre s’ouvrir en chœur. Comme si soudain en prenant le temps du détail, en extirpant ces femmes du carcan de leur époque, en les regardant manger, rire, s’amuser, quelque chose de quasi épiphanique apparaissait. L’effet est saisissant. Cette beauté immédiate, cette relation directe à l’autre se transforme en un amour charnel, spirituel comme si Marianne et Héloïse se permettaient enfin d’être totalement elles-mêmes. Les actrices, elles aussi, se révèlent. Adèle Haenel, formidable, semble changer de corps et de visage au fur et à mesure du film ; Noémie Merlant est une puissante révélation. Difficile de ne pas penser à CALL ME BY YOUR NAME tant les deux films ont en commun cette même énergie romanesque, cette osmose du duo, la même précision du regard amoureux vécu comme une expérience des images. Si Guadagnino privilégiait le kitsch flamboyant des 80’s, Sciamma utilise la beauté picturale de l’art classique avec l’ombre d’Orphée et d’Eurydice, Vivaldi et la superbe composition de ses cadres qui mettent en valeur les corps par un jeu de couleurs dans l’espace. Elle fabrique des images éternelles en somme, intemporelles – tout en y insérant des instants de modernité, de suspension cinématographique où l’ancien et le nouveau se mélangent – pour raconter une brève histoire d’amour mais surtout la création durable d’un souvenir, d’un changement de regard. Magnifique. Cinemateaser.com, PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU : chronique - cinemateaser

Traductions du mot « épiphanique »

Langue Traduction
Anglais epiphanic
Espagnol epifánico
Italien epifanica
Allemand epiphanisch
Chinois 显性的
Arabe عيد الغطاس
Portugais epifânico
Russe эпифанической
Japonais エピファニック
Basque epiphanic
Corse epifanicu
Source : Google Translate API

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