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Encuvage

Définitions du mot « encuvage »

Trésor de la Langue Française informatisé

Encuvage, subst. masc.Opération qui consiste à mettre en cuve. Triage, encuvage, essangeage. − La lessive n'ayant lieu souvent que deux fois par an, (...) une première journée est nécessaire pour trier le linge et pour l'entasser dans un vaste cuvier en bois (Lar. mén.1926, p. 192). [ɑ ̃kyva:ʒ]. 1reattest. 1761 (De La Lande, Hongroyeur, p. 7 ds DG); du rad. de encuver, suff. -age*.

Wiktionnaire

Nom commun

encuvage \ɑ̃.ky.vaʒ\ masculin

  1. Action d’encuver.
    • À dose comparable, il ne paraît pas y avoir de différences notables entre les acidifications réalisées en fin de fermentation alcoolique, et celles réalisées à l’encuvage, vis-à-vis de l’effet sur la durée de la fermentation malolactique. — (Revue française d’œnologie, Numéros 210 à 221, 2005)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

ENCUVAGE (an-ku-va-j') s. m.
  • Action d'encuver le linge ou la vendange.

    Terme de tannerie. Certaine quantité de cuirs que le hongroyeur met ensemble dans la cuve.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « encuvage »

(Siècle à préciser) De cuve avec le préfixe en- et le suffixe -age.
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Phonétique du mot « encuvage »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
encuvage ɑ̃kyvaʒ

Évolution historique de l’usage du mot « encuvage »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « encuvage »

  • « Je n’aime pas les vins blancs trop aromatiques, je veux un vin digeste, léger, et long en bouche, sans sucres résiduels, qui soit une photo du terroir. En buvant de la jacquère, on doit sentir le calcaire qui se trouve sous nos pieds », prétend Matthieu, qui ne touche pas son vin une fois entonné. Tout se fait par gravité, sur trois niveaux. Pressurage à l’étage, encuvage au rez-de-chaussée, élevage en sous-sol, dans les caves voûtées de la maison datant de 1703. Pas de remuage, ça fatigue le vin ; pas de levurage, ça modifie les arômes ; pas de soutirage avant la mise en bouteille. 12 mois sur lies totales et élevage dans des foudres vieux de 45 ans. Et voilà comment des raisins de très vieilles vignes au faible rendement, mûris lentement, concentrés à souhait, préservent leur fraîcheur, même dans une année solaire comme 2018. Affichant une robe jaune or brillant, la belle jacquère au profil de fleurs des champs, de gelée de coing et de pomme reinette croquante, révèle une franche vivacité citronnée et une persistance étonnante. « La jacquère, c’est la chance de la Savoie. Les pays nordiques en raffolent, la Scandinavie, les USA, l’Irlande recherchent sa finesse et sa sapidité », soutient Matthieu, qui rigole quand on lui dit : « Ton vin, c’est pas les vraies jacquères. » C’est tout le contraire ! Il applique la même recette que son grand-père, Robert Riondy. , Culture - Loisirs | Le Savoie jacquère 2018 du domaine de Chevillard
  • Scott Simonin, doctorant à l’institut Jules Guyot en Bourgogne, a testé la souche M. pulcherrima MCR24 en bioprotection au moment de l’encuvage sur des pinots noirs du château de Marsannay de 2017. « La bioprotection est utilisée depuis une dizaine d’années mais c’est la première étude scientifique qui prouve son efficacité sur vins rouges » introduit le doctorant. Dans ses trois modalités - bioprotégée (100mg/L), sulfitée (30mg/L) et sans ajout (contrôle) - Scott Simonin a réalisé un screnning des levures présentes après deux jours de macération préfermentaire à 12°C et avant levurage. Chaque modalité compte 10 hL de moût. « Sans surprise, on a détecté Brettanomyces dans la modalité contrôle à 3,5 103 cellules/mL » explique-t-il. « La modalité bioprotégée montre une très bonne implantation de M. pulcherrima, à 100%, et la modalité sulfitée présente une faible flore levurienne ». La bioprotection a donc été aussi efficace que le sulfitage pour contrôler les populations levuriennes. « A l’analyse, on remarque cependant plus d’anthocyanes dans la modalité sulfitée mais pas de différences aux niveaux des tanins ». Après un élevage en cuve inox de six semaines post-FML, les vins sont conditionnés en bouteille avec 30 mg/L de SO2 pour être déguster deux mois après. A la dégustation, les tanins sont perçus plus qualitatifs dans la modalité bioprotégée. Hormis ce critère, pas de différences significatives entre les trois vins. Une nouvelle preuve de l’intérêt de la bioprotection pour les vins rouges.  Vitisphere.com, Viticulture / oenologie -Oenologie- : Efficace sur rouge, la bioprotection accélère la FML
  • Enfin, pour l’élevage, Manno Release est une association de parois de levures sélectionnées et de β-glucanases. Incorporé dès l’encuvage (sur blanc rouge ou rosé), Mano Release assure une diffusion précoce de mannoprotéines levuriennes qui vont renforcer la stabilisation colloïdale, amplifier la sensation de volume en bouche, adoucir la sensation tannique tout en stimulant la fermentation (libération de stérols essentiels aux levures actives). mon-ViTi, Erbslöh (La littorale) : pas moins de cinq nouveautés | mon-ViTi
  • Pour favoriser l’expression fruitée des vins rouges, plusieurs itinéraires techniques peuvent être mis en œuvre. C’est le cas par exemple de la macération pré-fermentaire à froid. « La technique a fait ses preuves, mais présente un écueil, la présence massive, souvent fréquente, sur le raisin d’une levure, Kloeckera apiculata, qui a la caractéristique de synthétiser beaucoup d’acide acétique », explique-t-il. Sans contrôle, cette technique peut donc aboutir à des vins à forte teneur en acide acétique et acétaldéhyde. La problématique peut être résolue en travaillant avec une levure de Metschnikowia fructicola, spécifiquement sélectionnée, qui inhibe la production d’acide acétique. Un moût contaminé par Kloeckera présentera trop d’acide acétique. Inoculé avec Metschnikowia, ce même moût aboutit à un taux proche de celui du témoin en fin de fermentation alcoolique. Adapter la composition de la vendange au niveau de l’encuvage est une autre possibilité pour des vins plus fruités. « L’encuvage de vendange éraflée est la technique la plus communément utilisée, dans cet objectif, en Bourgogne sur pinot noir, mais il est possible d’utiliser une vendange foulée éraflée additionnée d’un certain pourcentage de vendange entière : par exemple 50 %/50 % permet d’améliorer sensiblement le caractère fruité. » mon-ViTi, Adapter les vinifications au type de vin souhaité | mon-ViTi
  • Vendangé à maturité optimale, le raisin est trié manuellement, éraflé, foulé. L’encuvage est ensuite rapide pour conserver au maximum les caractéristiques organoleptiques. La fermentation est réalisée en cuves inox thermorégulées. Des remontages, parfois aérés, permettent d’extraire les tanins, la couleur. Lorsque les macérations sont jugées suffisantes, les cuves sont écoulées et les fermentations malolactiques sont rapidement réalisées en cuve inox. AquitaineOnLine, Château Panchille et la certification HVE - Haute Valeur Environnementale | Gironde | Actualités en Aquitaine

Traductions du mot « encuvage »

Langue Traduction
Anglais vatting
Espagnol encuba
Italien svinatura
Allemand vatting
Chinois tting
Arabe الضرب
Portugais vatting
Russe выщелачивания
Japonais 投票
Basque vatting
Corse vatting
Source : Google Translate API

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