Diffusionnisme : définition de diffusionnisme

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Diffusionnisme : définition du Wiktionnaire

Nom commun

diffusionnisme \di.fy.zjɔ̃.nism\ masculin

  1. (Anthropologie) Étude des cultures humaines par leur distribution dans l’espace, leur historicité et les dynamiques géographiques associées.
    • Dans le sens que lui attribue l’anthropologie culturelle, le diffusionnisme « se rapporte à la propagation de traits culturels, aussi bien spirituels (institutions sociales, mythes ou rites) que matériels (types de céramiques, techniques agricoles, etc…), de la société où ils sont apparus à des sociétés culturellement différentes ». — (Yvon Pesqueux, L’Entreprise multiculturelle, Éditions L’Harmattan, 2004)
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Diffusionnisme : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « diffusionnisme » les plus populaires.

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Étymologie de « diffusionnisme »

Étymologie de diffusionnisme - Wiktionnaire

(1957) Composé du mot diffusion et du suffixe -isme.
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Phonétique du mot « diffusionnisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
diffusionnisme difysjɔnism play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « diffusionnisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « diffusionnisme »

  • 9Si le diffusionnisme consiste à postuler une matrice, une origine pour un schéma mythique, un centre à partir duquel on peut étudier des parcours, des itinéraires, alors il y a bien une forme de diffusionnisme textuel chez Ginzburg, sans nul doute une trace de sa formation philologique. Chacune de ses analyses postule la « source ». Dans ce parcours des écrits ou des fragments d’écrits que l’historien lui‑même dit souvent marqué par la « discontinuité » (p. 247), mais qui littéralement a horreur du vide, ce parcours qui n’affiche ses trous que parce qu’il cherche à reconstituer la complétude d’une histoire, il y a la possibilité d’une déformation totale de l’objet de recherche, la possibilité d’une dissolution de la figure réelle à une figure fictionnelle, c’est‑à‑dire déjà lue, récrite par un autre. À un moment donné, dans l’article sur Israël Bertuccio — personnage mentionné par Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir et véritable objet d’une enquête qui remonte jusqu’à son modèle « réel », sous le nom différent d’Isarelo Bertucci —, C. Ginzburg résume ce risque par la parabole du couteau de Lichtenberg : si je change la lame puis le manche de mon couteau, est‑ce que j’ai encore le même couteau ? « Mais un lecteur passionné de Lichtenberg nous invite à considérer la question différemment » : autrement dit, un lecteur « passionné » comme C. Ginzburg confronte et rapproche les textes. En l’espèce il pensera à la « ressemblance de famille » selon Wittgenstein, qui lui permet de penser l’objet d’enquête en transformation à travers le temps, le rapport entre le personnage réel et son devenir historique (y compris dans la fiction) à partir des portraits composites de Francis Galton (surimpression de photos des membres d’une même famille ou d’un groupe social déterminé pour isoler une physiologie typique (celle d’une famille, d’un criminel ou d’un syphilitique), et peut‑être d’en venir enfin au modèle des séries polythétiques (aba bcb cdc ded) selon Rodney Needham, anthropologue du xxe siècle (p. 246) : l’ombre d’un personnage lu par un autre peut aboutir à une figure sans trait commun avec la première — que reste‑t‑il d’Isarello Bertucci dans Israelo Bertuccio, comme le petit‑d n’a plus rien à voir semble-t-il avec le petit-a de la série dans laquelle il entre pourtant. , Carlo Ginzburg dans la forêt de la tradition littéraire (Acta Fabula)
  • C’est en prenant en compte les découvertes récentes qu’Yves Coppens a radicalement révisé ses anciennes certitudes. Désormais, pour lui, ni l’Homme moderne européen, ni l’Homme moderne asiatique ne descendent de l’Homme moderne africain puisqu’il écrit : « Je ne crois pas que les hommes modernes aient surgi d’Afrique il y a 100 000 à 60 000 ans (…) Je pense que les Homo sapiens d’Extrême-Orient sont les descendants des Homo erectus d’Extrême-Orient ». Comment serait-il d’ailleurs possible de continuer à soutenir que les Asiatiques ont une origine africaine quand, dans une Chine peuplée en continu depuis 2 millions d’années, les découvertes s’accumulent qui mettent en évidence la transition entre les hommes dits archaïques et l’Homme moderne dont les Chinois actuels sont les très probables descendants (Dong, 2008 : 48)[1]. Il en est de même avec les Européens. Les importantes découvertes archéologiques qui ont permis une totale révision des modèles anciens ne sont pas des nouveautés pour les lecteurs de l’Afrique Réelle. Dans un dossier publié dans le numéro 11 du mois de novembre 2010[2], il a ainsi été montré que l’Homme moderne, qu’il soit asiatique, européen ou africain est issu de souches locales d’hominisation ayant évolué in situ. Un peu partout dans le monde, nous voyons en effet et clairement des Homo erectus se « sapiensiser » et donner naissance à des lignées locales, peut-être les plus lointains marqueurs des « races » actuelles. Ces « sapiensisations » observables à la fois en Asie, en Europe, dans le monde méditerranéen et en Afrique, réduisent à néant le postulat du diffusionnisme au profit de l’hypothèse multi régionaliste que je défends depuis de nombreuses années[3]. Les découvertes qui s’accumulent, de la Georgie à l’Espagne], de la Chine au Maroc ou encore d’Israël à l’Australie et à la Mongolie vont ainsi toutes dans le sens d’hominisations indépendantes de (ou des) l’hominisation africaine. Cette déferlante ayant fait céder les fragiles digues dressées par la pensée unique, ses derniers défenseurs en sont réduits à jongler avec les faits. Le célèbre généticien André Langaney n’a ainsi plus qu’un pauvre argument à opposer aux nombreuses et très sérieuses études faites en Chine puisqu'il ne craint pas d'écrire : « Des scientifiques orientaux au nationalisme mal placé veulent à toute force que l’homme de Pékin ou d’autres fossiles chinois soient leurs ancêtres » (Sciences et Avenir, page 63). Liberté d'expression, Bloc-notes : la mortelle lâcheté de l’Occident en guerre - Liberté d'expression
  • Le néo-diffusionnisme de Bayly ne saurait être accusé d’eurocentrisme parce qu’il met l’accent sur l’autonomie des acteurs indiens et parce qu’il met les libéralismes français, italiens, ibériques etc. sur le même plan que le libéralisme indien. En revanche, on pourrait l’accuser d’anglocentrisme, puisque la Grande-Bretagne apparaît toujours comme le centre ultime d’impulsion des idées libérales. Mais ce centrisme là est peut-être légitime : l’âge d’or du libéralisme ne coïncide pas par hasard avec la prépondérance britannique des années 1810 à 1860. L’étiolement des idées libérales après 1870 s’explique sans doute en partie par le déclin géopolitique de la Grande-Bretagne, même si le legs de l’ère libéral persiste souvent de manière déguisée : l’attachement de la Troisième République au parlementarisme bicaméral doit plus à l’orléanisme anglophile qu’au républicanisme proprement dit. , L’émergence du libéralisme indien - La Vie des idées
  • La question des origines du mythe. Les interventions pourront confronter au moins deux thèses. L’une qui part des travaux de Jung, plaidant pour une universalité de conception de la vie et de la mort, qui fait que les mêmes mythes se retrouvent et se répètent dans le monde indépendamment des spécificités des sociétés. Les autres s’appuyant sur un diffusionnisme des idées de par le monde, entraînant une reconfiguration des mythes selon les contextes, avec les mêmes structures de base. On peut, par exemple, étudier des variations structurales dans le temps à l’intérieur d’une même aire culturelle (Lévi-Strauss). On peut aussi, comme le font préhistoriens et historiens, établir des inventaires en décomposant des séquences (mythèmes) et en comparant leur taux de présence ou d’absence, d’emprunts et de similitude (méthode génétique des arbres). , Le mythe dans la pensée contemporaine (Sousse)
  • Cependant, ne mener ces actions qu’à une échelle locale comme si l’on croyait aux vertus d’un diffusionnisme spontané risque d’engager des déséquilibres territoriaux que seul l’État peut contenir par une politique d’aménagement planifié. Contre le management par projet et le repli en communautés autogérées, il s’agirait d’engager un plan capable de transformer à nouveau la société dans son ensemble. Et le temps presse : sur l’échelle de quelques décennies, les paysages verdoyants qu’affectionnent beaucoup de Français et de touristes étrangers risquent de se modifier, voire de s’altérer gravement sur une partie importante du territoire. Avec les conséquences futures de la loi Elan, la France risque de ne plus ressembler à ce que nous connaissons si aucune politique écologique et patrimoniale volontariste n’est rapidement mise en place. Le Vent Se Lève, Concilier patrimoine, relocalisation économique et transition écologique, c’est possible

Traductions du mot « diffusionnisme »

Langue Traduction
Corse diffusionismu
Basque diffusionism
Japonais 拡散主義
Russe диффузионизм
Portugais difusionismo
Arabe انتشار
Chinois 扩散主义
Allemand diffusionismus
Italien diffusionismo
Espagnol difusionismo
Anglais diffusionism
Source : Google Translate API

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