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Déréglementer

Définitions de « déréglementer »

Wiktionnaire

Verbe - français

déréglementer \de.ʁɛ.ɡlə.mɑ̃.te\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (orthographe traditionnelle)

  1. Supprimer, ou réduire fortement, la réglementation portant sur (quelque chose).
    • Lever toutes les restrictions qui pèsent sur ces transactions, autrement dit laisser les capitaux entrer et sortir du pays sans contrôle ni entraves, c’est ce que l’on appelle déréglementer les mouvements de capitaux. — (François Morin, Le Nouveau Mur de l’argent, 2009)
    • Il nous dit, le ministre, qu’il remplit la promesse de déréglementer la question de l’électricité. — (Assemblée nationale du Québec, Journal des débats, volume 36, n° 115 à 131, page 6408)
    • Et de marteler sa vulgate : les solutions sont simples, il suffit de privatiser, de déréglementer, de défiscaliser. — (L’Événement du jeudi, 1991, n° 361 à 364, page 9)
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Étymologie de « déréglementer »

(Date à préciser) De réglement, avec le préfixe dé-.
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Phonétique du mot « déréglementer »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
déréglementer dereglœmɑ̃te

Évolution historique de l’usage du mot « déréglementer »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « déréglementer »

  • Pour les représentants syndicaux présents jeudi matin, la crise sanitaire est un prétexte à tout déréglementer. Tout d'abord avec la généralisation du télétravail. Un projet de loi est même déposé pour le rendre obligatoire. "Le télétravail c’est le contraire de la pédagogie qui nécessite suivi et présence. Le distanciel, c’est la réalisation d’économies à grande échelle", juge l'intersyndicale. Une inquiétude gagne du terrain : le risque de généraliser le télétravail sur des matières rares comme le latin ou le grec par exemple avec dans ce cas un seul professeur pour assurer la matière dans tout le département. "Le ministre cherche encore à réaliser de substantielles économies sur le dos des élèves et des personnels", ajoutent les syndicats.  , 'Que la crise ne soit pas un prétexte pour dérégler l'Education Nationale' sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr)
  • Catherine Perret : Non, pas du tout. Nous ne pensons pas du tout que c'est une bonne solution. La première solution, me semble-t-il, c'est déjà de prendre en compte le nombre de salariés qui se retrouvent au chômage à cause de la crise sanitaire et qui, pour l'instant, sont en épuisement de leurs droits. Et on attend avant tout de monsieur Macron une réponse immédiate sur la prorogation des droits chômage et l'annulation de la réforme chômage qui est catastrophique. C'est notre première priorité, notre première urgence. Ensuite, il n'y a pas de raison de déréglementer le droit du travail et de faire du chantage à l'emploi. Franceinfo, Baisse des salaires : "Une solution qui n'est ni bonne pour les salariés ni pour l'économie", selon la CGT
  • Les rassemblements ont démarré dès 11h devant l’ARS Paca avec le rendez-vous des hospitaliers du public dans le cadre des mardis de la colère initiés par la CGT au niveau national, contre la politique de Macron et le plan Ségur de la santé. Ils se sont poursuivis dans l’après-midi avec le deuxième mouvement à Marseille des libéraux, toujours devant la même institution. Et promettent de ne pas s’arrêter là, tant les travailleurs de la santé sont déterminés à se faire entendre du gouvernement et de ses instances. « ARS, où étaient les masques ? Où était le matériel ? Où étais-tu pendant que nous étions auprès des malades ? Le Copermo [plan de modernisation de l’hôpital public, ndlr] supprime 10 000 postes et 400 lits ! C’est tout ce que vous avez à répondre aujourd’hui encore ?! On veut des moyens pour soigner la population ! » lance Greg Fontaine, de la CGT Timone en jetant sa médaille au sol. Chacun fera de même, avant de mettre le feu aux tas formé sur le parvis de l’ARS. Le geste est symbolique comme la médaille, en carton. Celles promises par le gouvernement sont en commande. Mais les hospitaliers la refusent tous. Méprisés depuis des mois qu’ils étaient en grève pour demander des effectifs et des lits, sur le pied de guerre durant toute la crise sanitaire, ils n’acceptent « ni médailles, ni promesses ». Ils veulent des actes, « dès aujourd’hui ». L’organisation du Ségur de la santé n’a pas eu l’heur de les apaiser. « L’AP-HM, n’a pas tenu compte de ce qui s’est passé », ajoute Guillaume Algrin pour la CGT AP-HM. Il accuse la direction d’avoir eu une politique opportuniste durant la crise, en « en profitant pour tenter de déréglementer les 35 heures ». L’UD CGT est présente : « Contre la casse des services publics ». Le 9 juin à Martigues et le 16 juin en intersyndicale Les infirmières libérales ont quant à elles, investi le parvis de l’ARS dès 14h. Mais également la voix publique avec une file de véhicules en stationnement sur le boulevard de Paris. Elles exigent une reconnaissance de la médecine de ville par les instances « HAS, ARS, URPS, CPAM et Ordre des infirmiers » en plus du gouvernement, qui ont reçu, chacune, un courrier portant leurs revendications. Cette reconnaissance par la revalorisation des tarifs de soins. « Le premier soin effectué est payé à 100%, le deuxième acte à 50% et le troisième est gratuit », résume Nadia, en poste à Marseille. Or, elles ont été également oubliées des refontes avant, pendant et après crise : « Le changement des cotisations avec la réforme de la Sécu a revu à la baisse les tarifs ». Elles seront le 9 juin, devant le siège de la Sécu et le 16 en action nationale. à l’heure où nous écrivons, l’ARS n’avait pas donné de réponse. Le 9 juin également, la CGT Hôpital de Martigues prend le relais du flambeau de la colère des salariés avec, toujours dans le cadre des mardis de la colère, une chaîne humaine sur le boulevard des Rayettes, de 10h30 à 11h30, dans laquelle les personnels hospitaliers porteront leurs revendications à travers des slogans. Pour sa part, le syndicat Sud AP-HM a interpellé la Direction générale de l’offre de soins concernant l’attribution de la prime Covid-19. « Dans le collimateur, les modalités d’attribution de la prime de 1 500€euros. Si la situation reste en l’état, des hospitaliers en toucheraient seulement la moitié, voire rien du tout », explique un représentant syndical. Qui précise, « cela fait suite à des échanges expéditifs avec la direction de l’APHM la semaine dernière et à la lecture du décret du 14 mai 2020 ». www.lamarseillaise.fr, « Ni promesses, ni médailles », le monde de la santé en feu
  • Le Nigeria est particulièrement vulnérable à une période prolongée de prix bas du pétrole – mais il devrait en profiter pour déréglementer le secteur de l’aval pétrolier et revoir son compte d’excédent de brut. JeuneAfrique.com, [Tribune] Comment le coronavirus et la guerre des prix du pétrole peuvent affecter le Nigeria – Jeune Afrique

Traductions du mot « déréglementer »

Langue Traduction
Anglais deregulate
Espagnol desregular
Italien deregulate
Allemand deregulieren
Chinois 放松管制
Arabe تحرير
Portugais desregular
Russe разрегулировать
Japonais 自由化
Basque deregulate
Corse deregulà
Source : Google Translate API

Déréglementer

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