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Délimitable

Phonétique du mot « délimitable »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
délimitable delɛ̃itabl

Évolution historique de l’usage du mot « délimitable »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « délimitable »

  • La classe moyenne haïtienne est une classe socio-économique et culturelle, hétérogène, protéiforme, située entre les plus pauvres et les plus riches du pays, qui — insaisissable en bloc, difficilement cernable et délimitable — contient trois niveaux aux contours troubles : la basse classe moyenne, la classe moyenne intermédiaire et la haute classe moyenne. Le Nouvelliste, Le Nouvelliste - La classe moyenne haïtienne : de quoi et de qui parlons-nous ?
  • Le texte se déploie dans une double dimension — structurale et pragmatique: voilà le consensus, aujourd'hui. Je reprends ces deux aspects, en commençant par la structure. Le texte, qui se présente matériellement comme une collection d'énoncés d'ampleur variable (c'est une «séquence de phrases», dit Van Dijk 1985, 2282b), n'est pas une réalité amorphe: il existe, et consiste, dans une «tension entre discontinuité (segmentation des unités) et continuité (liage)» (Adam 2005, 62); obéit à une sorte de rythme vital déterminé par un double principe de cohésion et de progression; et c'est ce battement du Même et de l'Autre qui réalise progressivement la cohérence sémantique d'ensemble que «le texte, comme forme verbale identifiable et délimitable, demande» (Van Dijk 1985, 2282b). Demande: je souligne ce dernier terme. D'où sourd, dans le texte, cette obscure volonté d'être compris dans «un “tout“ significatif» (Van Dijk 1985, 2282b)? Une première réponse serait: du texte lui-même. Si je me décide pour cette conception «réaliste» du texte, je vais m'attacher, dans une perspective limitée et modestement opérationnelle, à «détailler les “relations d'interdépendance“ qui font d'un texte “un réseau de déterminations“» (Adam 2005, 29). C'est l'objectif d'Adam dans sa Linguistique textuelle. Une autre réponse, «subjectiviste», serait de dire que la cohésion structurale du texte est le fait de celui qui en prend connaissance: ainsi, pour Van Dijk, «l'unité sémantique et pragmatique du discours, qui se résume par la notion de cohérence, n'est pas, à proprement parler, “dans“ le texte, mais plutôt “assignée au“ discours par le locuteur/auditeur.» (Van Dijk 1985, 2282b) Michel Charles, dans son Introduction à l'étude des textes radicalise la thèse en postulant qu'un texte — son unité, sa cohérence — n'accède à l'existence que grâce au commentaire qu'un lecteur (badaud ou professionnel) en propose: «Mon intervention sur le texte […] le fait exister […]; il n'y a pas de texte, mais toujours une interaction du texte et du commentaire.» (Charles 1995, 47) Mais la querelle que je construis ainsi (entre «réalistes» et «relativistes») n'est peut-être pas très pertinente, car il faut tenir compte de la nature particulière de la pomme de discorde — le texte — qui est ici en jeu. Le texte est un objet de langage, voilà le point; il constitue, «par excellence, l'unité de l'interaction humaine.» (Adam 2005, 29) Or, comme nous sommes tous un peu Grecs, nous admettrons sans trop de peine j'imagine que les textes, parce que ce sont des hommes qui les ont pensés et construits, sortent tous du même moule primordial — celui de la rationalité logique (avec ses principes: d'identité, de non-contradiction et de tiers exclu). Si un texte est cohérent, se donne à reconnaître dans la clôture d'une structure (qui peut être très complexe), c'est sans doute parce qu'il manifeste les catégories de l'entendement où il a trouvé sa configuration principielle. Dès lors, la question n'est plus celle de la poule ou de l'œuf — c'est-à-dire: la cohérence textuelle vient-elle du texte lui-même ou de la stimulation herméneutique que celui-ci suscite chez son commentateur? — mais se ramène à un phénomène de congruence: à ceux, linguistes ou commentateurs, qui en explicitent la structure, les textes renvoient en miroir leur propre travail de structuration. (Certes, il y a des textes très incohérents — comment l'oublierais-je: certaines semaines, il m'arrive même d'avoir à en lire plus que de raison… — mais on ne peut pas dire, de ces collections informes de phrases, qu'elles constituent, à proprement parler, des textes. Ce sont des conglomérats verbaux de hasard qui procèdent d'un usage distrait de l'entendement – car si l'entendement est donné à tous, son usage se cultive.) , Fabula, Atelier littéraire : Explication de texte
  • On observe aujourd'hui une prolifération des discours "éthiques". On parle de moralisation de la vie politique, de réintroduire de la morale sur les marchés... Dans les affaires militaires, on observe un phénomène similaire : une inflation à perte de vue de discours éthiques. Avec de bons codes de conduite, il n'y aura plus de bavures. C'est un mouvement de dépolitisation des problèmes : troquer la critique structurelle contre des aménagements de détail. Dans le même temps, certains juristes travaillent, main dans la main avec les militaires, à réviser le droit pour l'adapter aux usages des drones. Un exemple : classiquement, pour faire usage d'armes de guerre, il faut se trouver dans une zone de conflit armé, un lieu délimitable ; or, le drone chasseur-tueur est utilisé pour frapper n'importe où, dans des zones où la guerre n'est pas déclarée : la Somalie, le Yémen, le Pakistan... Au nom de quoi ? Au nom d'une conception "ciblocentrée" du droit de la guerre et non plus "géocentrée" : la zone de conflit, c'est le corps de l'ennemi ou de la proie ; or, cette proie est mobile, on prétend donc la suivre partout dans le monde. Le corps de l'ennemi comme champ de bataille et le monde entier comme terrain de chasse. Le danger est immense car si on accepte cette conception ciblocentrée du droit des conflits armés, cela revient à accepter un état de guerre sans borne. Contre ces offensives, les juristes critiques ont aujourd'hui un rôle central à jouer. Les Inrockuptibles, Avec le drone armé, "on abat les gens comme du gibier"
  • A l'inverse, des entités biologiques qui ne sont pas des organismes peuvent parfaitement rentrer dans la définition classique de l'individu. C'est le cas de la cellule différenciée: un cas particulier de l'ensemble des cellules d'un organisme, délimitable par sa membrane et unique du fait de la combinaison de protéines qui lui est propre. Du gène à l'écosystème, plusieurs niveaux d'individualité coexistent donc, s'emboîtant comme des poupées russes. Les plus grosses masquent les plus petites, réprimant même une partie de leur fonctionnement. Une cellule doit ainsi veiller à ce que ses gènes ne se répliquent pas dans le désordre, ce qui entraînerait des mutations. Un organisme à ce que ses cellules ne se divisent pas trop, ce qui conduirait à un cancer. Et un superorganisme comme une fourmilière ne peut fonctionner que si l'immense majorité des fourmis est stérile. «Notre définition de l'individualité est anthropocentriste, dépendante de nos conditions d'existence en tant qu'êtres humains au premier rang desquelles notre taille et notre appareil perceptif», conclut Thomas Pradeu qui invite à se dégager de cette perception intuitive et à fonder théoriquement la notion d'individu: «Un des objectifs explicites les plus fondamentaux des théories dans les sciences expérimentales est de dévoiler “le mobilier du monde”, c'est-à-dire de proposer une description des individus réels qui peuplent le monde dans lequel nous vivons.» Mediapart, 3- Identité et biologie: où s'arrête le moi? | Mediapart
  • Le nombre de sources religieuses extra-coraniques des islamistes est tel que nous sommes obligés de nous limiter aux deux plus importantes : les recueils de hadiths Sahihs de Muslim et Bukhari. A partir de ces livres, avec quelques mentions du Coran, les cheikhs (avec barbes et turbans) ont construits plusieurs doctrines qui divisent les musulmans. Le Coran condamne sévèrement ces doctrines que défendent avec acharnement différentes espèces d’islamistes croyant, chacune, détenir la vérité. L’ensemble de ces élucubrations Cheikhales portent le nom de charia, fatras indéfinissable, non délimitable, et représente, dans la religion islamiste, la loi de Dieu alors qu’elle est incontestablement, à très forte proportion, d’origine humaine. Nawaat, Nawaat – De l’anti-islamité de la religion islamiste selon le Coran

Traductions du mot « délimitable »

Langue Traduction
Anglais delimitable
Espagnol delimitable
Italien delimitabile
Allemand abgrenzbar
Chinois 可定界的
Arabe محدد
Portugais delimitável
Russe ограничимые
Japonais 区切る
Basque delimitable
Corse delimitabile
Source : Google Translate API

Délimitable

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