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Dégermaniser

Définitions de « dégermaniser »

Wiktionnaire

Verbe - français

dégermaniser \de.ʒɛʁ.ma.ni.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Faire perdre son caractère germanique à.
    • Mais les Anglo-Saxons et les Français ne nous somment pas de les dégermaniser. — (Louise Weiss, Tempête sur l’Occident : 1945-1975, 1976)
    • C’est en même temps que le groupe d’écrivains groupés autour de la revue Lumir, Vrchlicky en tête, réussissent à dégermaniser la poésie tchèque. — (La Revue française de Prague, 1935)
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Étymologie de « dégermaniser »

De germaniser, avec le préfixe dé-.
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Phonétique du mot « dégermaniser »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
dégermaniser deʒɛrmanize

Évolution historique de l’usage du mot « dégermaniser »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « dégermaniser »

  • Lorsque celui-ci s'écroule, les nouveaux États vont pratiquer une forme d'épuration ethnique qui consistera à dégermaniser les zones libérées, autrement dit à faire partir près de 13 millions d'Allemands. Cette sombre affaire est, aujourd'hui encore, l'objet d'un tabou que brise R. M. Douglas dans ce livre, Les Expulsés, qui fera date. Le Figaro.fr, Les Expulsés, ces Allemands victimes de la guerre
  • La mobilité, le gout de voyage, Nietzsche les partage avec l’une de ses principales sources d’inspiration : le français Voltaire. Ce n’est qu’en 1878 qu’il devient Voltairien, s’affranchissant alors du rigorisme et du nationalisme germanique dont Richard Wagner était le plus fervent serviteur. Il reconsidère lui, les autres, l’identité, et se redécouvre alors. Dans une Europe affligée par la terrible Guerre Franco-Prussienne, il décide de se placer au-dessus de sa nation pour penser l’Europe. La France, vaincue, déplore une défaite culturelle et se met en quête de rattraper ce retard sur l’ennemi. Pour Nietzsche, c’est une conclusion absurde : une guerre se perd sur des faits et des détails techniques ou matériels, mais il n’est pas de défaite culturelle. Il parvient à s’extraire de cette époque baignée dans la construction de puissantes identités nationales et décide de s’affranchir de tout déterminisme pour ne plus être qu’un Allemand. La lecture d’intellectuels français tels que Renan, Bourget, et surtout Voltaire y contribue grandement. Se franciser, embrasser la culture de l’ennemi historique devient le moyen le plus efficace de se dégermaniser. , Nietzsche, ce Bon Européen | Le Journal Francophone de Budapest
  • Elle est pourtant prête à plus d'intégration politique, à des transferts de souveraineté...Quand on est le souverain de fait, les abandons de souveraineté ne coûtent pas cher ! L'Allemagne a imposé son modèle à la zone euro, elle peut se permettre de le « dégermaniser », ce qui voudrait dire l'imposer un peu plus aux autres ! Ce n'est pas de la même chose en pire dont l'Allemagne a besoin, mais d'un changement radical d'orientation pour relever le défi stratégique qui s'impose à elle. Le monde brûle à ses portes, et tout ce qu'elle sait faire, c'est se regarder le nombril. Les Echos, Marcel Gauchet : « Nous allons devoir revenir à une laïcité de combat » | Les Echos
  • Non. Si l'on écoute le discours de Macron avec des oreilles d'historien, ce qu'il tente de faire, c'est de «dégermaniser» ces deux conflits, en attribuant toute la responsabilité à des passions nationalistes très générales, très vagues. On oublie au passage les rivalités entre l'Allemagne et les autres empires coloniaux, en premier lieu le Royaume-Uni et la France. On met Angela Merkel au centre de la cérémonie et «en même temps», on relègue dans l'ombre les Britanniques. Le Brexit a-t-il un rapport avec la Guerre de 14? Pour expliquer sérieusement la Première Guerre et ses atrocités, il faut au minimum parler des nationalismes et des impérialismes. Au pluriel! Quant à la Seconde Guerre mondiale, dans cette perspective, elle se trouve également dégermanisée, présentée comme moment du nazisme, du totalitarisme, apogée du fascisme. Les situations nationales historiques deviennent secondaires au regard de la possibilité du fascisme à toute époque, en tout lieu. Hitler est vu comme un dictateur antisémite à la tête d'un totalitarisme concentrationnaire. Toute continuité avec les politiques de Bismarck ou de Stresemann a disparu. La volonté politique de revanche dans les années 30 n'était pourtant pas le monopole des nazis. Et la rivalité avec le communisme stalinien pour la suprématie mondiale semble n'avoir joué aucun rôle dans la constitution du nazisme comme totalitarisme. C'est pourtant lui qui donnait certains éléments du modèle totalitaire, et non les passions nationalistes ou patriotiques du début du siècle. Dans les millions d'exemplaires de Mein Kampf vendus avant 1933, les thèmes racistes, conspirationnistes et exterminateurs, très nouveaux, voisinent avec la reprise d'une politique de militarisme et d'expansion bien antérieure au nazisme. Le Figaro.fr, Nationalisme vs. patriotisme : «Il faut se méfier des oppositions binaires»
  • Dans les années post-nazisme, AIcher veut, à travers la communication graphique et la production d'objets, humaniser la vie quotidienne. Revenir aux choses, aux produits, à la rue. Contre le symbole, contre l'art pour l'art et contre la religion, jugés irrationnels, Aicher se déclare pour l'approche analytique, objective et scientifique. Il cherche à dégermaniser l'Allemagne, allant jusqu'à supprimer les majuscules de tous les noms communs ou propres, ce que l'édition de ce livre reflète fidèlement. Télérama, Otl Aicher : “Les designers sont dangereux pour toute autorité souveraine”
  • Elle était de la Maison de Hanovre, mais au contraire du Royaume-Uni, seul un monarque masculin pouvait succéder à Guillaume IV. Elle inaugura donc la Maison de Saxe-Cobourg-Gotha (devenu en 1917 la Maison de Windsor pour dégermaniser et angliciser le nom de la dynastie) en se mariant le 10 février 1840 avec son cousin germain Albert de Saxe-Cobourg-Gotha (1819-1861) qui est mort de la fièvre typhoïde le 14 décembre 1861 à l’âge de 42 ans (il était trois mois plus jeune que Victoria). CentPapiers, Alexandrina Victoria de Kent

Traductions du mot « dégermaniser »

Langue Traduction
Anglais degermanize
Espagnol desgermanizar
Italien degermanize
Allemand degermanisieren
Chinois 去德国化
Arabe يتحلل
Portugais degermanizar
Russe degermanize
Japonais 脱ゲルマ化
Basque degermanize
Corse degermanizà
Source : Google Translate API

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