La langue française

Décomposeur

Définitions du mot « décomposeur »

Wiktionnaire

Nom commun

décomposeur \de.kɔ̃.po.zœʁ\ masculin

  1. (Écologie) Être vivant qui, pour se nourrir, utilise la matière organique provenant de parties de végétaux morts, de cadavres d’animaux, et d’excréments. Cette matière forme la matière organique morte qui est progressivement dégradée par les différents décomposeurs (micro-organismes, champignons saprophytes) en matière minérale.
    • Par exemple : le ver de terre est un "décomposeur" digérant la terre, la matière organique morte dispersée et les organes morts de la litière... — (Jean Marcel Bouché, Écologie opérationnelle assistée par ordinateur, 1990)
    • Par nature, les argiles rencontrées dans la Plaine lorraine sont riches en éléments nutritifs. Cette richesse est directement favorable aux végétaux, et s’oppose en outre à l’acidité du sol, ce qui permet une forte activité biologique des décomposeurs et améliore encore les conditions de nutrition, en particulier en azote. — (Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) Grand Est, Les milieux forestiers de la Plaine lorraine, juin 2016 → lire en ligne)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « décomposeur »

(Siècle à préciser) Dérivé de décomposer avec le suffixe -eur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « décomposeur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
décomposeur dekɔmpɔsœr

Évolution historique de l’usage du mot « décomposeur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « décomposeur »

  • Pour bien comprendre ces phénomènes, il faut remonter à la nuit des temps, quand les premières plantes primitives dépourvues de racines ont commencé à sortir des eaux saumâtres pour coloniser les continents, il y a 450 millions d’années. Il est aujourd’hui établi que sans les champignons symbiotiques mycorhiziens, ce débarquement n’aurait pu se faire ! « Nous pensons que les champignons mycorhiziens sont d’anciens champignons décomposeurs qui ont muté et qui ont appris le langage moléculaire des végétaux pour communiquer et vivre en symbiose avec eux », indique Francis Martin. Aussi, cette symbiose mutualiste ne concerne pas que les arbres. Elle est une réalité pour 95 % des végétaux. Seul le chou, la moutarde, le colza, la betterave, le navet et les plantes aquatiques ne sont pas liés à des champignons symbiotiques. , Le Mag | Près de Nancy (54), les chercheurs explorent le monde des champignons
  • Les mille-pattes font partie des auxiliaires souterrains indispensables au jardin, comme le ver de terre. A eux tous, ils vont transformer la couche de détritus (feuilles mortes, excréments et cadavres d'animaux, brindilles...) qui couvre le sol, en humus, excellent terreau noir. Parmi la quantité d'animaux décomposeurs, on les classe en fonction de la profondeur à laquelle ils vont vivre et assurer leur tâche de décomposition. Binette & Jardin, Scolopendres et autres mille-pattes : auxiliaires souterrains au jardin
  • Par exemple, au fond du bac de compost, le terreau sombre qui sent le sous-bois, c’est de l’humus. Et ce sont tous les décomposeurs qui ont fait évoluer la matière organique initiale en élément nutritif qu’est l’humus. Binette & Jardin, L’humus, base de la fertilité du sol
  • Dans la biomasse de tous les êtres vivants, les substances minérales sont intimement liées au carbone au sein des mêmes molécules organiques. Ces substances minérales sont ensuite recyclées au cours de l’excrétion et de la décomposition de la matière organique morte. En effet, les organismes se débarrassent de leurs déchets à la fois sous la forme de substances minérales déjà recyclées (en particulier dans l’urine) et de matière organique morte (fèces pour les animaux, feuilles et racines mortes pour les plantes). Cette matière organique morte est consommée par des organismes décomposeurs (bactéries, champignons, vers de terre…). Ils libèrent ainsi le carbone de cette matière sous forme de CO2, par leur respiration, et les substances minérales contenues dans cette matière, par leur excrétion. Ces substances peuvent alors être de nouveau absorbées par les plantes. The Conversation, Quand la savane donne des idées pour diminuer la pollution des sols
  • Les larves de cétoines dorées se nourrissent uniquement des déchets du tas de compost, elles contribuent donc à la transformation permettant d’obtenir un bon terreau. Comme les autres décomposeurs relevant de cette macrofaune, premier maillon de la chaine de décomposition, ces larves de cétoines décortiquent toutes les matières organiques mortes qu’elles vont transformer en débris encore plus petits. Elles peuvent mesurer 3 à 4 cm et restent à ce stade larvaire jusqu’à 3 ans avant de se muer en adulte. Elles ne sont donc aucunement nuisibles pour vos plantations au jardin, ce qui n’est pas le cas d’une autre « larve blanche », celle du hanneton. Il faut donc savoir les reconnaitre. Binette & Jardin, La cétoine dorée, une larve utile au compost

Traductions du mot « décomposeur »

Langue Traduction
Anglais decomposer
Espagnol descomponedor
Italien decomposer
Allemand zersetzer
Chinois 分解者
Arabe محلل
Portugais decompositor
Russe редуцент
Japonais 分解者
Basque decomposer
Corse decompositore
Source : Google Translate API

Décomposeur

Retour au sommaire ➦

Partager