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Débuser

Définitions de « débuser »

Wiktionnaire

Verbe - français

débuser \de.by.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Enlever la buse qui équipait quelque chose.
    • Les projets privés font également l'objet d'obligations (hors cas particuliers) afin de débuser les canaux. — (site www.capitale-biodiversite.fr)
    • Cette année, il est prévu de supprimer un clapet, de renaturer le lit mineur du Dhuy notamment sur la commune de Vienne-en-Val, et de débuser deux confluences d'affluents. — (site syndicatdubassinduloiret.fr)
    • J'ai un Bocar récent (qui marche très bien contrairement à ce que j'ai pu beaucoup lire), et je souhaiterais savoir si il est possible de rebuser en 28/28.5 ou débuser ce carbu. — (www.flat4ever.com, 13 décembre 2016 (s rajouté à souhaiterai))
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Étymologie de « débuser »

De buse, avec le préfixe dé-.
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Phonétique du mot « débuser »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
débuser debyse

Citations contenant le mot « débuser »

  • Pierre-André Juven : Effectivement, on est une ville soumise en été à des phénomènes d’îlots de chaleur urbains et de canicule de plus en plus fréquents. On travaille beaucoup là-dessus, avec des géographes et des climatologues, d’abord pour nous aider à bien comprendre ce qui se passe. On sait que plusieurs choses favorisent ces îlots : les grandes surfaces verticales exposées au soleil de façon non filtrée : quand il n’y a pas de végétalisation, c’est le bâtiment qui prend directement la chaleur ; les rues disposées en canyon où l’air circule de façon restreinte ; la nature des matériaux utilisés pour construire ; la place de l’eau en ville aussi. Et puis il y a les activités anthropiques : la voiture, la climatisation, tout un tas de pratiques liées à l’homme. Donc, on a commencé à établir un diagnostic cartographié. On est à la confluence de trois massifs – Belledone, la Chartreuse et le Vercors – avec des grandes vallées et des courants d’air très forts ; on a deux fleuves, le Drac et l’Isère, qui sont des sources de fraîcheur importantes ; mais il y a des points de la ville où, par contre, les îlots de chaleur sont très forts. Et donc, il faut faire l’inverse de tout ce que j’ai listé, et on retombe sur des tensions difficilement solubles. Par exemple, concernant le logement de qualité, le rapport Girometti-Leclercq, qui a été remis à Emmanuelle Wargon il y a quelques mois, préconise d’augmenter la hauteur sous plafond, pour des raisons de qualité de l’air intérieur, d’espace, de lumière. Mais si on augmente la hauteur réglementaire, on augmente le risque d’îlots de chaleur. Il faut donc imaginer des solutions comme la végétalisation des façades, une couleur claire pour les bâtiments, l’utilisation de matériaux biosourcés et géosourcés. Donc là, on a nommé un adjoint pour travailler spécifiquement sur cette question : il est adjoint à la fraîcheur et à la nature en ville chargé de penser la place de l’eau dans la ville avec par exemple la possibilité de débuser un certain nombre de cours d’eau ou encore l’idée – et là on rejoint l’articulation de l’écologique et du social – de créer un lac baignable dans le parc de la Villeneuve, une cité d’un quartier populaire bien connu de Grenoble. Et puis après, il y a la lutte contre les activités anthropiques qui favorisent l’augmentation de la température. Et pour cela, la réduction du transport automobile dont on parlait est une priorité. Mouvements, Grenoble, ville en transition écologique et sociale ?

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