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Dantoniste

Phonétique du mot « dantoniste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
dantoniste dɑ̃tɔ̃ist

Évolution historique de l’usage du mot « dantoniste »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « dantoniste »

  • Mais les Jacobins, unis autour de Robespierre et maîtres du Comité de salut public, ne l'entendent pas ainsi. Ils dénoncent les dantonistes, surnommés avec mépris les « Indulgents » et les font arrêter le 30 mars 1794. Danton, auquel on conseille de fuir, répond avec panache : « On n'emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers ». Il se défend avec énergie devant le Tribunal révolutionnaire le 2 avril. Il n'en est pas moins guillotiné le 17 Germinal An II (5 avril 1794). , Georges Danton (1759 - 1794) - Le sauveur de la Révolution - Herodote.net
  • Avec ses amis, notamment Camille Desmoulins, qui lançait son club le Vieux Cordelier, Danton déclencha une campagne en faveur de la clémence. Mais les Jacobins reprirent les attaques contre son amoralité politique, lancées quelques mois plus tôt par les Girondins. Les dantonistes, dénoncés comme la faction des « Indulgents », furent abattus six jours à peine après l’exécution de la faction opposée des hébertistes. Dans la nuit du 29 au 30 mars 1794, Danton fut arrêté ainsi que ses amis, entre autres Desmoulins, Hérault de Séchelles, Fabre d’Églantine. Devant le Tribunal révolutionnaire, où il fut traduit le 2 avril, il se défendit avec une telle énergie que la Convention, craignant que son éloquence ne retourne la foule, vota en hâte un décret permettant de juger hors des débats tout prévenu qui insulterait la justice du peuple. Sans avoir pu se faire entendre, il fut donc condamné à mort et exécuté le 5 avril 1794. «Tu montreras ma tête au peuple, dit-il au bourreau, elle en vaut la peine. » , Danton - Biographie d'un révolutionnaire atypique
  • En fait, le film a les qualités de ses défauts. Ce souci justement de l'exhaustivité à tout prix fait souvent basculer l'oeuvre dans le défaut du livre d'Histoire illustré, veillant à bien mettre en scènes les moments marquants de la période, comme celui du "serment du jeu de paume", pour ne citer que celui-ci. Cet aspect parfois catalogue vaut aussi pour certaines formules célèbres prononcées par les acteurs de cette Révolution. En fait, la vision des événements qu'offre le film correspond beaucoup à une vision scolaire de la période, telle qu'elle était enseignée jusque dans les années 1980. Corseté par la nécessité de la reconstitution, la chronique peine à s'affranchir de l'exposé des faits, dates et symboles. Les événements marquants s'enchaînent sans que s'impose une vision singulière et réellement critique, même si l'on a pu accuser le film d'avoir une vision très dantoniste des faits. AlloCiné, 14 juillet : La Révolution Française, retour sur l'ambitieuse fresque sortie en 1989 - Actus Ciné - AlloCiné
  • Le 5 avril 1794, Georges Danton et ses alliés montent à l'échafaud. Le procès des dantonistes, énième simulacre de justice devant le Tribunal révolutionnaire, est un épisode emblématique de la Terreur. Personnage flamboyant et complexe, révolutionnaire ardent qui a contribué à créer le Tribunal, Danton est condamné comme ennemi du peuple et conspirateur. Ironie de l'histoire, son procès politique l'envoie à la guillotine, notamment pour avoir demandé l'instauration d'un comité de clémence dont le but est de freiner la terreur judiciaire. Connue, cette accusation politique se double de celle... Le Point, Danton, première victime des "affaires" - Le Point
  • Cette méconnaissance générale est manifeste quand C. Forcari dresse un tableau de la situation de 1793 autour de Nantes. Il ne s’agit pas de minimiser les massacres et les atrocités. Les colonnes infernales de Turreau ont bien commis des crimes inexcusables dont la mémoire est toujours vivante.  À Nantes, les fusillades et les noyades - à côté de guillotinades en plus faible nombre - ont entrainé la mort de près de 10 000 personnes. Faut-il pour autant s’appuyer sur les inventions polémiques ? Rappeler que le général Westermann, mauvais militaire et dantoniste au mauvais moment, a pu se vanter d’avoir écrasé la Vendée libre sous le pas de ses chevaux, sans dire que cette rodomontade stupide n’avait de raison d’être que d’essayer de passer à côté de l’échafaud ; c’est oublier - pire refuser - de comprendre à quel point les noyades de Nantes participent d’un climat délétère parce que les groupes de révolutionnaires (Conventionnels, sans-culottes) mènent entre eux une guerre civile inexpiable, ce qui permet à des factions d’ultrarévolutionnaires de pratiquer des abominations sans contrôle, pendant l’hiver 1793-1794. Club de Mediapart, On noie à Nantes … sans doute comme on danse en Avignon | Le Club de Mediapart
  • Mon ambivalence à l’égard de Jakob Frank saute aux yeux dans le roman. Mais, par bien des aspects, je le vois comme une sorte de subversif, de rebelle qui a cherché à s’émanciper, lui et ses adeptes, d’un univers féodal pétrifié, d’une société d’ordre et de préjugés religieux. Son ascension à travers les classes qui composaient la société polonaise constitue de facto un acte d’émancipation qui repose sur des idées proches de celles de la Révolution française. Il a été à sa manière un enfant des Lumières, mais dans la perspective propre à l’Europe de l’Est. Rien d’étonnant à ce que l’un de ses fidèles, son neveu Moses Dobruska-Junius Frey, ait fini sur l’échafaud avec les dantonistes. Le Monde.fr, Olga Tokarczuk : « Le roman a le pouvoir d’amener le lecteur à une sorte de transe »
  • Il est vrai que, au moment de la Révolution, de nombreux auteurs affirmaient que la « philosophie » en était la cause. Mais cette explication reste trop vague. La distinction entre Lumières radicales et Lumières modérées permet de mieux discerner les différents mouvements d’idées. La Révolution française, d’inspiration républicaine et démocratique, est préparée par le rejet, sur des bases philosophiques, de la monarchie, de l’aristocratie et de l’autorité ecclésiastique. Cette critique antérieure à 1789 est le fait de Diderot, d’Holbach, d’Helvetius, de Raynal, des auteurs qui sont tous dans la droite lignée des Lumières radicales. À la fin la fin du XVIIIe siècle, on s’est mis à parler de « philosophisme », souvent sur le ton du dénigrement, en oubliant les plus grandes réalisations de la Révolution, la Déclaration des droits de l’homme, l’abolition des droits féodaux, l’émancipation de toutes les minorités religieuses, l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. De formidables avancées dont le mérite revient à un petit groupe inspiré par la philosophie, c’est-à-dire les « brissotins » et certains dantonistes. Le Monde.fr, 1789, une révolution toujours actuelle
  • Aujourd'hui, c'est le principe même du débat qui est interdit. Nous assistons au retour d'une rhétorique stalinienne. L'affrontement polémique est réjouissant. Mais actuellement, nous avons surtout assisté à l'amalgame. Comme sous la terreur, tous les intellectuels, malgré des différences évidentes, sont mis dans la même charrette, hébertistes et dantonistes, sous l'appellation «néo-réac» ou «décliniste». Quel rapport entre le chouan Philippe de Villiers et l'athée Michel Onfray? Entre Régis Debray et Finkielkraut? On peut, en effet, difficilement faire plus antagonistes particulièrement sur la question du Proche-Orient. La deuxième évolution est la fascisation ou la lepénisation de toute divergence. Le Monde a fait une manchette de laquelle il résultait que tout intellectuel dont le FN reprend un mot, une image est complice du Front national. Il s ‘agit d'une méthode qu'affectionnait les staliniens et qui fait du Front national l'arbitre des élégances. Le mot «dérive» est également insupportable. C'est une manière de diaboliser toute évolution. C'est la traduction de l'expression stalinienne déviationniste. Dans certains articles, l'injure remplace l'argumentation comme en témoigne l'emploi obsessionnel des termes: «nauséabonds», «rance» ou «plumitif». Il s'agit de déshumaniser celui avec lequel on est en désaccord. Enfin, nous avons vu apparaître un nouveau clivage totalementr binaire celui de l'ancien et du nouveau monde. Il faut se souvenir que sous le Second Empire, les républicains étaient considérés comme des réactionnaires. De même sous le fascisme, les démocrates étaient considérés comme réactionnaires. Le Figaro.fr, Jean-François Kahn : «Nous assistons au retour d'une rhétorique stalinienne»
  • Cette guerre de Vendée servait d'abord à savoir qui prendrait le pouvoir à Paris. La Vendée était devenue l'ennemi public numéro un en mars 1793, parce que les Montagnards accusaient les Girondins d'avoir laissé les paysans insurgés gagner une bataille à Cholet. Girondins, dantonistes, sans-culottes disparurent dans le creuset infernal en même temps que les combattants et une partie de la population locale. A la mi-1794, la guerre fut stabilisée et les Montagnards restèrent seuls détenteurs de tous les leviers politiques. Les responsables des atrocités, Carrier à Nantes, Turreau, général en chef des armées, étaient déplacés et désavoués ; quelques seconds couteaux, fusillés ou guillotinés pour leurs actes désormais qualifiés comme des crimes. Marianne, La Révolution entachée par la guerre civile
  • On a du mal à l’imaginer (encore que…) mais à l’époque, un débat politique peut très bien finir en règlement de comptes à coups de pieds et de poings à cause d’un mot malheureux sur l’un des grands visages de la révolution française: quand on est républicain on est encore dantoniste, ou robespierriste, moins souvent maratiste. Et le 14 juillet a ceci de providentiel qu’«aucun personnage de premier plan ne se dégage au soir de la prise de la Bastille», constate Christian Amalvi. Et puis, «le 14 juillet, dans les consciences, reste un moment où les Français se sont rassemblés», ajoute Rémi Dalisson. Slate.fr, Comment le 14-Juillet a failli ne pas exister | Slate.fr
  • Loin des débats d’historiens qui ont animé la scène intellectuelle et politique française pendant un siècle – dantonistes contre robespierristes, contre-révolutionnaires contre girondins… -, les masses occidentales, nourries essentiellement par la culture populaire en langue anglaise, ont intériorisé une image de la Révolution française largement inspirée de sa légende noire. Les jeux vidéo « jouent » dans cette cour-là et ne peuvent aller contre les attentes de leurs clients aux imaginaires imprégnés par deux siècles de romans, pièces de théâtre, statues de cire, films et séries. Cette vision stéréotypée de l’histoire de France fait de Robespierre un monstre responsable de la Terreur, mais véhicule également une image très négative de l’Ancien régime, décadent et incapable. Maigre lot de consolation pour Jean-Luc Mélenchon ! Causeur, Mélenchon contre la légende noire de la Révolution - Causeur
  • Westermann, le boucher de la Vendée, a été rappelé à Paris parce que Robespierre était au courant de ses amitiés avec Danton, et Robespierre voulait se débarrasser de Danton et de ses amis dantonistes parce que Danton conspirait contre Robespierre. Croyez-vous que le génocide des Vendéens intéressait Robespierre ? La Vendée en 1793 c'était loin de Paris (déjà !). Ce génocide ne gênait absolument pas les ambitions politiques de Robespierre l’homme fort en 1793, Danton, son clan et ses amis si ! Ils représentaient une mouvance conspiratrice et dangereuse. Danton aurait pu arriver au pouvoir suprème contre Robespierre. Donc il fallait les éliminer. Et dans la même charrette il y a eu Jean-Marie Hérault de Seychelles, Fabre d'Églantine, Camille Desmoulins. La révolution c’était la jungle, c’était à celui qui éliminerait en premier son adversaire dans la course au pouvoir. Liberté d'expression, Oublier le génocide vendéen? - Liberté d'expression
  • La « promenade militaire » – depuis Savenay, les Bleus n’ont plus en face d’eux que des femmes, des enfants, des hommes désarmés, et les bandes décimées de Charette et de Stofflet – fera selon les auteurs de 120 000 à 165 000 victimes avant de ralentir au début avril et de s’arrêter le 17 mai, quand Turreau suspendu le 13, est remplacé provisoirement par le Mayençais, Louis-Antoine Vimeux. Soutenu, comme Carteaux, par Hébert, il affronte une cabale, orchestrée par le dantoniste Philippeaux et son complice Westermann, qui guigne son commandement. Ils enrôlent l’armée et les sociétés populaires des villes dans leur campagne de dénigrement. En fait, Turreau est pris, lui aussi, dans le bras de fer qui oppose les enragés et les indulgents à Robespierre. L’incorruptible, ayant éliminé les premiers le 24 mars et les seconds le 5 avril, le député du Morbihan Marie-Joseph Lequinio porte l’estocade en l’accusant de prolonger inutilement la guerre. Celui-ci, pourtant peu suspect de modération, et dont l’Oise et l’Aisne ont eu à subir la main de fer, accuse sans rougir : « Le pillage a été porté à son comble. Les militaires, au lieu de songer à ce qu’ils avaient à faire, n’ont pensé qu’à remplir leur sac et à perpétrer une guerre aussi avantageuse à leur intérêt. Beaucoup de simples soldats ont acquis 50.000 Francs et plus. On en a vu couverts de bijoux et faisant montre dans tous les genres de dépenses d’une prodigalité monstrueuse. L’avidité d’acquérir le butin a mille fois engendré une fatale insouciance dont le résultat a été le massacre des avant-postes, la surprise et la déroute des corps de défense. L’habitude de piller a étendu les effets de cette disposition coupable jusque sur les patriotes et les richesses de ceux-ci sont devenues mille fois la proie de l’homme envoyé pour les défendre. Les délits ne se sont pas bornés au pillage. Le viol et la barbarie la plus outrée se sont représentés jusque dans tous les coins. On a vu des militaires républicains violer des femmes rebelles sur des pierres amoncelées le long des grandes routes et les fusiller ou les poignarder en sortant de leurs bras. On en a vu d’autres porter des enfants au bout de la baïonnette ou de la pique et qui avait percé du même coup et la mère et l’enfant. Les rebelles n’ont pas été les seules victimes de la brutalité des soldats. Les filles et les femmes des patriotes ont même été souvent mises en réquisition, c’est le terme. Toutes ces horreurs ont aigri les esprits et grossi le nombre des mécontents, forcés de reconnaître souvent moins de vertu à nos troupes qu’aux brigands, dont plusieurs, il est vrai, ont commis des massacres mais dont les chefs ont toujours eu la politique de prêcher les vertus et d’affecter souvent une sorte d’indulgence et de générosité envers nos prisonniers. » Liberté d'expression, Cette gauche qui perd pied - Liberté d'expression

Traductions du mot « dantoniste »

Langue Traduction
Anglais dantonist
Espagnol dantonista
Italien dantonist
Allemand dantonist
Chinois 丹顿主义者
Arabe دانتوني
Portugais dantonista
Russe dantonist
Japonais ダントニスト
Basque dantonist
Corse dantonista
Source : Google Translate API

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