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Cyberféminisme

Définitions de « cyberféminisme »

Wiktionnaire

Nom commun - français

cyberféminisme \si.bɛʁ.fe.mi.nism\ masculin

  1. (Internet) Activité d’une communauté féministe s’intéressant au cyberespace.
    • Après des ateliers consacrés, entre autres, aux femmes artistes et aux femmes dans les jeux vidéo, cet après-midi est voué au cyberféminisme. — (Noémie Leclercq, Sur Wikipédia, parité en bande organisée, lemonde.fr, 7 juin 2019)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « cyberféminisme »

 Dérivé de féminisme, avec le préfixe cyber-.
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Phonétique du mot « cyberféminisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cyberféminisme sibɛrfemɛ̃ism

Évolution historique de l’usage du mot « cyberféminisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cyberféminisme »

  • Pour mener ce travail, la chercheuse et designeuse américaine a choisi de prendre ses distances avec les studios de design et la techno-évangélisation de la Silicon Valley, préférant le milieu plus critique des universités et des cultures numériques alternatives. Rendre compte d’un mouvement comme le cyberféminisme revient pour elle à révéler une contre-histoire d’Internet, une histoire dont les femmes ne sont pas absentes, où Internet ne concerne pas seulement les deux rives de l’Atlantique, où le rapport à la technologie n’est pas motivé par l’efficacité, la puissance ou la rationalisation. « On ne peut pas réduire le cyberféminisme à l’utilisation de la technologie à des fins féministes. Le cyberféminisme est également un champ d’expérimentation et de critique de la technologie elle-même  », explique Mindy Seu quand on l’interroge sur sa démarche. , Usbek & Rica - À quoi ressemblera le premier catalogue cyberféministe ?
  • Le cyberféminisme devient dormant dans les années 2000, pour mieux faire son come-back au milieu des années 2010. Le Deep Lab, « congrès » de chercheuses, activistes, artistes et journalistes cyberféministes, voit ainsi le jour en 2013. Et deux ans plus tard, le collectif Laboria Cuboniks publie son manifeste, Xenofeminism: A Politics for Alienation. L’enjeu est désormais de passer de la théorie à la pratique, en définissant des moyens d’action pour mettre les technosciences au service des objectifs féministes. Pour l’artiste Addie Wagenknecht, cofondatrice du Deep Lab, cela signifie offrir un médium qui permette aux femmes « d’interpréter et de définir la culture numérique, et de partager et créer des outils et des techniques pour y survivre », comme le résume un article de Motherboard. Pour les membres de Laboria Cuboniks, il s’agit, dans une logique encore plus radicale, d’inventer le féminisme du futur, loin, bien loin de l’état de nature. Mais force est de constater que ces idées tardent, pour l’instant, à se concrétiser en actes. Les Inrocks, Qui est Donna Haraway, la pionnière du cyberféminisme ? - Les Inrocks
  • VNS Matrix, collectif australien, est le premier groupe à se revendiquer du cyberféminisme. Le mouvement est en recherche d’égalité et trouve ses racines tant chez les féministes classiques que chez les punks, et prend place dans les interactions et l’art en ligne. RTBF, Cyberféminisme : le combat en héritage - rtbf.be
  • L’exposition bouscule les a priori et met en avant la participation des femmes au développement des technologies informatiques, depuis la création du premier ordinateur à l’avènement de la réalité virtuelle. De part l’expérience artistique qu’elle propose et son regard critique sur les technologies, l’exposition apparaît comme un prolongement du cyberféminisme, mouvement féministe qui utilise les technologies informatiques et la création pour lutter contre les inégalités entre les sexes. Télérama, A la Gaîté Lyrique, les cyberféministes redonnent le pouvoir aux femmes
  • Ce mardi, le thème des curiosités numériques digestes est le cyberféminisme. Vaste sujet qui surfe sur la vague des hashtags comme MeToo ou encore BalanceTonPorc nés récemment. Mais le mouvement s’inscrit dans le temps. Au début des années 1990, la réflexion féministe autour des techno-sciences a donné naissance au mouvement cyberféministe, qui prendra vite une dimension internationale. Ce courant est ancré dans les travaux de l’Américaine Donna Haraway, mais aussi dans ceux du collectif australien VNS Matrix et son « Manifeste cyberféministe pour le XXIe siècle », rédigé par l’artiste canadienne Nancy Paterson et la théoricienne britannique Sadie Plant. L’idée était qu’avec la naissance du virtuel, les utilisateurs auraient été en mesure de se séparer de leurs corps sexués et d’être des androgynes égaux dans le cyberespace. L’avenir a démontré que non, mais internet est tout de même devenu un outil précieux pour celles qui, dans leur pays par exemple, ne peuvent pas s’exprimer librement. Le Telegramme, Quimper - #MeToo. Cyberféminisme au débat ce mardi - Le Télégramme
  • Outre la montée en puissance du cyberféminisme, le Manifeste cyborg continue aussi à fournir de solides arguments contre les conceptions essentialisantes du genre, qui enracinent les femmes dans un factice éternel féminin et font du sexe biologique une composante immuable de l'identité. En affirmant qu'«être femme n'est pas un état en soi, mais [que cela] signifie appartenir à une catégorie hautement complexe, construite à partir de discours scientifiques sur le sexe et d'autres pratiques sociales tout à fait discutables», Haraway rappelle que nos corps sont d'ores et déjà refaçonnés par la proximité avec la technologie. Par extension, elle invalide, à droite, l'idéologie de «l'écologie intégrale», en vertu de laquelle corps féminin et retour à la terre se convertiraient en alliés insoupçonnés de la dénonciation de l'avortement, la contraception et la transidentité. Par-là, elle confère aussi une légitimité politique à l'existence de ceux dont les enveloppes charnelles matérialisent des expériences sociales en dehors des normes de genre - personnes trans, intersexes, ou non binaires. Libération, Le «Manifeste cyborg», ou l’invention d’une histoire féministe – Libération
  • Éminente philosophe, biologiste et primatologue, pionnière du cyberféminisme, Donna Haraway a bousculé les sciences sociales et la pensée contemporaine en tissant des liens sinueux entre la théorie et la fiction. Opérant depuis les années 1970, connue pour son essai culte Simians, Cyborgs and Women : The Reinvention of Nature (1991), dans lequel elle développe la métaphore hybride du cyborg, ses travaux appellent à saisir les possibilités d’émancipation offertes par les technosciences et les puissances de l’imaginaire pour sortir d’une vision essentialiste, phallocentrée et anthropocentrée du monde et de nos identités. Comment ? En racontant des histoires alternatives… , Usbek & Rica - « La survie du monde est possible »

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