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Cuscute

Définitions du mot « cuscute »

Trésor de la Langue Française informatisé

CUSCUTE, subst. fém.

BOT. Plante parasite à la tige grêle et rougeâtre, à petites fleurs blanches ou rosées, réunies en petites grappes et ayant pour fruit une capsule à deux loges. (Quasi-)synon. barbe de moine.Cuscute d'Europe. Une clairière, où la cuscute rongeuse, parasite méchante, choléra des bonnes luzernes, étend sa barbe de filaments roux (Renard, Poil Carotte,1894, p. 52):
C − Les végétaux supérieurs parasites. Le cas de la cuscute servira d'exemple. C'est une plante qui vit sur le thym, le trèfle, la luzerne. Elle est dépourvue de racines et ne possède qu'une tige rosée, sans chlorophylle, dont les feuilles sont réduites à des écailles incolores (...). Çà et là, des groupes de petites fleurs pourpres se forment sur la tige. La tige de la cuscute est enroulée, à la façon du liseron, autour des rameaux de son hôte. Aux points de contact avec ceux-ci, la tige du parasite forme des suçoirs qui s'enfoncent au travers de l'écorce jusqu'aux tissus conducteurs de sève de la plante parasitée (...). La cuscute se nourrit aux dépens des sèves de son hôte qui ne tarde pas à mourir. H. Camefort, A. Gama, Sc. nat.,1960, p. 343.
P. métaph. [P. réf. au parasitisme de la cuscute, à ses effets néfastes et à la difficulté de s'en débarrasser] Chacun d'eux (...) a cherché à extirper l'erreur démocratique, cette cuscute des sociétés et des États (L. Daudet, Vers le roi,1920, p. 226).Ces clichés stéréotypés, qui sont la mauvaise herbe, la cuscute de l'intelligence (L. Daudet, Cœur brûlé,1929, p. 237).
Prononc. et Orth. : [kyskyt]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. Ca 1256 (Aldebrandin de Sienne, Le Régime du corps, éd. L. Landouzy et R. Pépin, p. 52, 18). Du lat. médiév. cuscuta, « id. », empr. à l'ar. kušūṯ, kušūṯā (F. Nasser, Empr. lexicol. du fr. à l'ar.Beyrouth, 1966, p. 290) et celui-ci au gr. κ α σ υ ́ τ α ς, qui a également donné le lat. impérial cassytas, -ae. Le lat. médiév. cuscuta figure dans le Pseudo-Aristote (xiiies. ou fin du xiies.), trad. lat. faite en Espagne d'une version ar. d'un original grec perdu. Cette forme résulte prob. d'une erreur de lecture pour *cussuta (Cor., s.v. cuscuta). Fréq. abs. littér. : 4. Bbg. Lammens 1890, p. 4.

Wiktionnaire

Nom commun

cuscute \kys.kyt\ féminin

  1. Plante dicotylédone holoparasite sans chlorophylle, et sans feuilles, à tiges très déliées jaunâtres ou rougeâtres, grimpantes, avec suçoirs, à petites fleurs claires, et qui croît principalement sur le trèfle, la luzerne et le thym.
    • La cuscute, nommée teigne dans le pays , infecte trop souvent les luzernes et les semis de vesce; on essaie de la détruire, en enfouissant à la fourche toutes les plantes attaquées; […]. — (Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Auneuil, arrondissement de Beauvais (Oise), Beauvais : chez Achille Desjardins, 1831, p.80)
    • On avait réussi, à l'aise de trieurs appropriés, à nettoyer de petite Cuscute les graines de Luzerne ou de Trèfle. L'apparition de la grosse Cuscute, dont les graines sont plus grosses a rendu le problème de « décuscutage » plus difficile à résoudre. — (Émile Gadeceau, Les Fleurs des moissons, des cultures, du bord des routes et des décombres (Plantes envahissantes), collection Encyclopédie pratique du Naturaliste, Paris : Paul Lechevalier, 1914 p.LXVI)
  2. (Botanique) Membre du genre Cuscuta de plantes parasitiques.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CUSCUTE. n. f.
T. de Botanique. Plante parasite à tiges déliées et rougeâtres, qui est dépourvue de feuilles et qui croît principalement sur le trèfle, la luzerne et le thym. On la nomme vulgairement Barbe-de-moine.

Littré (1872-1877)

CUSCUTE (ku-sku-t') s. f.
  • Terme de botanique. Plante parasite (convolvulacées) dont la tige s'attache aux herbes voisines peu de temps après sa germination, y prend sa nourriture au moyen de suçoirs et étouffe les végétaux envahis. La cuscute commune, cuscuta europaea, L.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

CUSCUTE. - ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Devic, Dict. étym., le mot arabe cachoût dérive du grec ϰασύτας, nom d'une plante de Syrie dans Hésychius. Mais ϰασύτας, probablement vient du syriaque et est sémitique.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

CUSCUTE, s. f. cuscuta, genre de plante parasite, à fleur monopétale, faite à peu-près en forme de cloche, & découpée. Le pistil sort du calice. Il est attache comme un clou à la partie postérieure de la fleur, & il devient dans la suite un fruit membraneux, arrondi, anguleux, & rempli de semences très-petites. Ce fruit est perce dans le fond, & il s’applique sur une petite capsule qui est au fond du calice. Tournefort, inst. rei herb. app. Voyez Plante. (I)

La cuscute est une parasite d’une espece bien singuliere, puisqu’elle ne le devient qu’après avoir tiré de la terre sa premiere nourriture. Elle s’accommode de toutes les plantes, qui sont pour elle ce que la terre est pour celles qui y jettent leurs racines. Le suc mucilagineux des plantes papilionacées lui convient aussi-bien que celui des labiées, qui semblent par leur odeur marquer un suc éthéré & spiritueux ; elle suce également celui des cruciferes, qui a quelque chose de caustique & de brûlant ; elle pousse avec la derniere vigueur sur la vigne & sur l’ortie, où elle est toûjours beaucoup plus forte, pour ne pas dire monstrueuse. C’est elle qui forme ce qu’on appelle un raisin barbu. Voyez Raisin barbu.

La différence des plantes auxquelles elle s’attache, lui a fait donner les noms d’épithyme, épithymbre, goutte de lin, épimarrube, &c. qui tous designent la plante sur laquelle elle vivoit : elle ne vient pas cependant seulement sur les plantes dont elle a emprunté le nom, ces noms marquent qu’elle se trouve plus communément sur ces plantes, mais elle se rencontre sur plusieurs autres. On la voit souvent sur l’ivraye, le genêt, le chardon, la garence. On l’a vûe sur le thlaspi, appellé par les fleuristes tharaspic, sur le laiteron, la mille-feuille, le chanvre, le serpolet, l’hyssope, la lavande, &c. enfin elle s’attache sur plusieurs plantes à la fois, elle embrasse toutes celles qu’elle trouve à sa portée ; quelquefois, ce qui est assez singulier, elle se suce elle-même. On trouve souvent des branches où elle s’est cramponée, & où elle a insinué la partie avec laquelle elle tire des autres plantes le suc qui la doit nourrir. En un mot la cuscute pousse également ses tiges en tout sens ; toute direction lui est bonne, & c’est par le moyen de petits tubercules que ses tiges s’attachent, s’entortillent autour des autres plantes de bas en-haut, de haut en-bas, ou s’étendent par-dessus horisontalement. Entrons dans les détails.

Cette plante a d’abord pour racine un filet qui pénetre la terre où il se desseche bientôt ; alors elle n’a pour racines que des tubercules coniques, d’environ une ligne de longueur & d’une demi-ligne dans leur plus grande largeur, arrangés au nombre de deux, trois, ou quatre, jusqu’à celui de douze, quinze, ou vingt, sur la partie concave des courbures de la tige, qui est dans ces endroits plus grosse, plus renflée que dans le reste. Ces tubercules sont d’abord fermés à leur pointe, ensuite ils s’ouvrent, s’évasent, prennent la forme d’une ventouse, dont les bords seroient chagrinés, & s’attachent à la plante qui doit nourrir la cuscute.

Ses tiges sont rondes, cassantes, épaisses d’une ligne au plus, longues depuis un demi-pié jusqu’à 2 piés, & même plus, coupées de plusieurs nœuds, qui donnent naissance à des branches semblables aux tiges, & qui poussent de leurs nœuds d’autres branches qui se ramifient ainsi plusieurs fois. A chacun des nœuds se trouve placée alternativement de chaque côté des tiges & des branches une petite feuille courbe, large dans son milieu d’environ une ligne, qui finit en pointe, & qui embrasse une ou plusieurs jeunes branches, selon qu’il en a poussé, & souvent un bouquet composé de plusieurs fleurs, qui par leur réunion forment un corps demi-sphérique.

Le calice de ces fleurs est d’une seule piece en forme de cloche, épais & solide dans son fond, découpé en quatre ou cinq parties pointues qui n’ont point de nervures.

La fleur est d’une seule piece, de la forme du calice, divisée également en quatre ou cinq parties semblables, sans nervures. Ces parties s’ouvrent beaucoup, & s’étendent horisontalement lorsque la fleur est avancée ; elles sont placées, par rapport à celles du calice, de façon qu’une partie de la fleur se trouve entre deux de celles du calice. Cette fleur ne tombe point.

Les étamines sont quatre ou cinq en nombre ; leurs filets sont coniques, attachés à la fleur depuis son fond jusqu’à l’endroit où elle commence à se diviser ; leur poussiere très-menue paroît à la loupe être composée de petits grains sphériques. On observe à l’endroit où les étamines sont attachées à la fleur, une frange découpée dans son pourtour en quatre ou cinq parties.

Le pistil est placé au milieu de la fleur & sur son fond qu’il perce, de sorte qu’on l’enleve aisément avec la fleur.

L’embrion est une capsule qui devient un fruit arrondi, applati en-dessus, renfermant quatre graines arrondies par un bout, & finissant à l’autre bout par une petite pointe courbe.

La plante est contournée dans le sens de la courbure de la graine.

On peut donc maintenant établir le caractere générique de la cuscute. Le calice est en cloche, découpé en cinq parties, & sert d’enveloppe aux graines. La fleur est monopétale, & ne tombe qu’avec le fruit. Les étamines sont cinq en nombre. Le nectarium ou l’alvéole est une frange à simple découpure. Le pistil est placé au milieu de la fleur. L’embrion est une capsule arrondie, qui s’ouvre horisontalement & renferme quatre semences. La plantule est tournée en spirale dans la semence. La plante est monocotyledone.

Il n’y a qu’une espece de cuscute connue ; de sorte que les plantes que l’on a toûjours appellées du nom de grande & de petite cuscute, ne sont en réalité que la même plante : ainsi tous les synonymes que l’on leur a donnés ne doivent appartenir qu’à une seule. Les différences que l’on a tirées de la couleur rouge ou jaune que prennent quelquefois les branches, ne peuvent former des especes. Si l’on met les branches de l’une ou l’autre couleur sur une plante qui soit à l’ombre, alors elles perdent cette couleur & deviennent blanchâtres. Il faudroit donc désigner la cuscute par son nom seul comme a fait M. Guettard, cuscute à feuilles alternes & à fleurs conglobées ; & puisqu’il n’y a qu’une seule espece de cuscute, ce nombre prodigieux d’expressions & phrases différentes employées pour la caractériser doit être rejetté. La baselle d’Amérique, que Linnæus range avec la cuscute, est dicotyledone, & conséquemment d’un genre bien différent de celui de la cuscute.

Tous les pays chauds, froids, tempérés, produisent la cuscute. Elle vient en Suede, dans les Alpes, en Suisse, en Angleterre, par toute la France, en Italie, même en Egypte ; & nous devons à M. de Tournefort, dans ses voyages du Levant, une belle description de celle d’Arménie.

Quand les différens commentaires sur les anciens botanistes, comme celui de Mathiole, de Valerius Cordus sur Dioscoride, & le traité de Jean le Febvre contre Scaliger, traité où une érudition profonde se trouve mêlée à une diction pleine de fiel : quand, dis-je, ces différens ouvrages ne prouveroient pas que la plante que nous connoissons sous le nom de cuscute ou l’épithyme, est celle que les anciens connoissoient, une semblable discussion ne seroit plus du goût qui regne à présent, au moins en France. Mais il paroît que ce trait historique de la cuscute est bien constaté par le travail pénible & assidu des savans que je viens de nommer.

Nous avons vû que la cuscute naît en terre, qu’elle y pousse une espece de filet ou racine, au moyen de laquelle elle s’éleve pour s’attacher aux plantes qu’elle rencontre, & faute desquelles elle périroit bientôt ; mais ce qui est bien digne d’observation, c’est qu’avant cette rencontre on n’y remarque aucun organe propre à s’attacher aux plantes, ou à en tirer la nourriture.

Ils existent cependant ces organes, mais ils ne sont pas développés, & ne le seroient jamais sans la rencontre d’une autre plante ; point délicat sur lequel M. Guettard n’a pû s’éclaircir que par des observations réitérées, aidés de l’anatomie la plus exacte.

Les tiges de la cuscute contiennent des vaisseaux longitudinaux, & une substance parenchymateuse ou vésiculaire ; lorsqu’un corps étranger est enveloppé par ses tiges, le pli ou la courbure y produisent deux effets différens ; dans la partie extérieure, l’écorce a la liberté de croître, & par conséquent les vaisseaux & les vésicules de ce côté ne sont point gênés : mais dans la partie concave de la courbure, l’écorce plissée n’a pas la liberté de s’étendre ; bientôt les vésicules y font des ouvertures, & paroissent sous la figure des mammelons qui s’attachent & se collent à la plante, aux dépens de laquelle la cuscute va vivre. Elle commence à y contracter une adhérence, qui n’est pourtant encore que l’effet de l’application des mammelons contre la plante, & jusque-là elle n’en a rien tiré : aussi ne la trouve-t-on ordinairement que dans les lieux frais, & à l’abri du Soleil ; par-tout ailleurs elle en auroit été desséchée.

Peu de tems après, des vaisseaux longitudinaux, que les mammelons avoient apparemment entraînés avec eux, sortent de leur extrémité, & s’introduisent dans la plante nourriciere, en écartant les vaisseaux & se glissant dans la partie la plus tendre de la tige : c’est cette partie que M. Guettard nomme suçoir, qui sert à la cuscute à tirer la nourriture de la plante à laquelle elle s’attache, & de laquelle on ne peut plus alors la séparer facilement : pour l’ordinaire les suçoirs y restent attachés, étant plus aisé de les rompre que de les en tirer. M. Guettard cependant en est venu à bout, & a vû distinctement le suçoir introduit dans l’écorce, & quelquefois dans la tige des plantes nourricieres : après cela il n’est pas difficile de comprendre comme se nourrit la cuscute.

Par ce que nous venons de dire, le suçoir est en quelque sorte distinct du mammelon, quoique généralement parlant on puisse dire qu’il ne fait qu’un tout avec lui.

Les mammelons sont placés dans la partie concave des contours que les tiges prennent en s’entortillant, & il n’y en a ordinairement qu’un rang, surtout dans la petite cuscute : dans la grande souvent, outre ce rang, il y en a un de chaque côté dont les mammelons sont plus petits : dans le rang du milieu on en remarque aussi très-souvent un petit proche un grand, ou deux petits à côté l’un de l’autre ; la grosseur d’un chacun est la moitié de celle d’un gros. Quelquefois un mammelon est divisé en deux, ou plûtôt ce sont deux petits mammelons réunis par le haut ; souvent il en sort par les côtes des courbures, & quelquefois même de la partie convexe.

Il n’est pas difficile de trouver la cause de la sortie & de la formation des mammelons ; il n’y a pas lieu de douter qu’elle ne soit dûe à l’action du suc nourricier, qui s’accumule dans les parties de la tige qui sont contournées : ces endroits pressés par ceux de la plante où la cuscute s’étend, doivent grossir par la partie extérieure qui ne touche pas, & augmenter leur courbure. La peau de la concavité de ces courbures doit nécessairement alors se rider, s’ouvrir, & faciliter ainsi l’extension des parties parenchymateuses, le suc nourricier devant s’y porter en plus grande quantité, puisque les vésicules ne sont plus retenues par la peau : cette distension doit même venir jusqu’à un point qu’elles soient forcées de s’ouvrir, & par conséquent le mammelon, qui a pour lors assez la figure d’une ventouse. Cette ouverture faite, les vaisseaux longitudinaux doivent se gonfler, se courber de ce côté, & s’allonger pour former le suçoir.

Ajoûtons une remarque sur l’usage des mammelons. Lorsqu’ils ne sont pas encore ouverts, la cuscute tient peu aux plantes où elle se trouve, ou plûtôt elle n’y tiendroit, si tous ses mammelons étoient fermés, que par ses entortillemens ; mais lorsque les mammelons sont ouverts, l’adhérence devient plus grande, quand même aucun des suçoirs ne seroient entrés dans la plante ; comme ils ont alors une figure approchante d’une ventouse conique, ils en ont l’effet, & ils doivent ainsi affermir la cuscute : mais son adhésion n’est jamais plus grande que lorsque les suçoirs se sont insinués dans la plante nourriciere ; elle est telle alors, qu’il est plus rare de détacher les mammelons avec les suçoirs, que de les avoir sans eux.

Concluons que la cuscute a besoin pour vivre d’une plante étrangere. Il est vrai qu’elle se renouvelle tous les ans par le moyen de sa graine qui tombe ; il est encore vrai qu’on la fait venir en la semant dans des pots de terre : mais elle périt bientôt quand elle ne rencontre pas près d’elle des plantes dont elle puisse tirer le suc nourricier. Article de M. le Chevalier de Jaucourt.

Cuscute, (Mat. med. & Pharm.) La cuscute des boutiques est de deux sortes ; l’une nous vient de Crete, & l’autre de Venise. L’une & l’autre sont du genre de cuscute qu’on appelle épythime, ou qui croissent sur le thim.

La cuscute indigene, nostras, qui est celle du lin, est absolument rejettée comme étant de nulle vertu.

On a cru autrefois que les deux premieres en possédoient beaucoup, mais on fait peu de cas aujourd’hui de ce remede dont l’usage est absolument abandonné dans les préparations magistrales ; il est seulement demandé dans quelques compositions officinales, comme l’électuaire de psyllium, les pilules fœtides, &c. desquelles encore les meilleurs artistes la retranchent le plus souvent. (b)

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Étymologie de « cuscute »

De l'arabe cochoût, d'après Defrémery ; espagn. cuscuta ; ital. cuscuta, cussuta, danois, kaskute.

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De l’arabe.
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Phonétique du mot « cuscute »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cuscute kyskyt

Évolution historique de l’usage du mot « cuscute »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cuscute »

  • Vous en saurez plus sur la Sauge, la fougère et la cuscute. Allons danser aux feux de la St Jean. Les garçons prennent les filles par la taille… Le Loriot on connaît, mais le crache-sang... , L’Elféméride le grand légendaire des saisons Juin volet 6
  • Bien sûr, on laissera de côté les îles aujourd'hui reconverties en réserves naturelles (interdites à l'Homme donc). Sachez juste que poussent dans ces biotopes insoupçonnés 150 espèces de plantes, comme la cuscute d'Europe (une variété protégée), et qu'y vivent pas moins de 50 sortes d'oiseaux… Dont certains quasi introuvables en France, à l'instar du chevalier guignette, un curieux échassier qui hoche la tête et remue la queue chaque fois qu'il se pose.  Time Out Paris, 7 îles de charme à quelques minutes de Paris pour pique-niquer
  • Véritable fléau agricole, la cuscute ne fait pas que sucer les plantes hôtes à la manière des vampires. Elle peut aussi servir à les alerter contre la présence des ravageurs. Sciences et Avenir, La cuscute prévient sa plante hôte de la présence d'insectes ravageurs - Sciences et Avenir
  • Alors que la plupart des habitants étaient contraints de rester confinés chez eux, chiendent, pissenlit, cuscute et autres plantains, communément appelés "mauvaises herbes", ont pris leurs aises, un peu partout dans la ville, n’hésitant pas à s’épanouir dans les joints des pavés, voire même à travers les bétons et les bitumes les mieux compactés. midilibre.fr, Frontignan : la campagne de désherbage se poursuit - midilibre.fr
  • La cuscute est une plante parasite qui s’enroule autour des plantes cultivées et forme parfois un tapis dense jaune. Elle appartient à la famille des liserons ou Convolvulaceae. Les plantes parasitées par la cuscute sont affaiblies et n’ont aucune valeur commerciale, car la cuscute prélève l’eau et les substances nutritives. Puisque les herbicides ne sont pas permis, seul le fauchage des plantes de menthe parasitées par la cuscute et l’incinération sont préconisés. AgriMaroc.ma, Menthe en bio : Comment gérer les mauvaises herbes ? – AgriMaroc.ma
  • La cuscute est une plante parasite dont la tige peut s'enrouler autour de son hôte, par exemple dans des cultures maraîchères (tomates, etc.) ou des vignes. Afin de récupérer des nutriments, l'indésirable introduit un organe particulier, l'haustorium, pour pénétrer les tissus et pomper sa sève. Au cours de ce pillage, des informations génétiques pourraient être échangées entre les espèces. C'est ce qu'ont étudié des chercheurs de Virginia Tech, sur des plants d'Arabidopsis et de tomates parasités par la Cuscuta pentagona. Futura, Des plantes parasites échangent des informations avec leur hôte
  • Les chercheurs ont séquencé tous les microARN dans le tissu du parasite, ceux de la plante hôte et une combinaison des deux. En comparant les données de séquençage de ces trois sources, ils ont été en mesure d’identifier les microARN provenant de la cuscute introduite dans le tissu végétal. Ils ont ensuite mesuré la quantité d’ARN messager de gènes qui ont été ciblés par les microARN de la Cuscute et ils ont vu que le niveau d’ARN messager de l’hôte était réduit lorsque les microARN Cuscute étaient présents. Actualité Houssenia Writing, La Cuscute, une plante parasite qui peut contrôler les gènes de sa plante hôte - Actualité Houssenia Writing
  • Le numéro de printemps de La Garance voyageuse vous emmène à la découverte de quelques plantes que vous pourrez rencontrer lors de vos prochaines promenades : cuscute, grande berce ou berce naine, petite oseille (mais pas la grande)… ou d’un palmier que vous ne rencontrerez pas, puisqu’il a disparu de l’île de Pâques – et du monde entier – depuis plus de trois siècles. Elle se fait très sérieuse pour vous présenter la phytosociologie synusiale intégrée. Elle vous offre en prime un portrait de Pietro Andrea Matthioli, savant botaniste du XVIe siècle. Et un troisième cycle de Chroniques végétales, illustrées avec humour, commence, consacré cette année aux familles de plantes. Enfin, une fois n’est pas coutume, La Garance est allée à la pêche dans le monde animal et vous a cuisiné un gros poisson… d’avril ! Si vous n’êtes pas mort de rire (ou d’indignation) vous pourrez vous nourrir, ensuite, des habituelles actualités scientifiques, des brèves de dernière minute, et des nombreuses lectures qu’elle vous recommande… Bonne lecture ! Tela Botanica, La Garance voyageuse N°125 – Tela Botanica

Traductions du mot « cuscute »

Langue Traduction
Anglais dodder
Espagnol decir tonterías
Italien tremare
Allemand dodder
Chinois
Arabe الحامول
Portugais dodder
Russe повилика
Japonais ダダー
Basque dodder
Corse dodder
Source : Google Translate API

Cuscute

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