La langue française

Croupade

Sommaire

  • Définitions du mot croupade
  • Étymologie de « croupade »
  • Phonétique de « croupade »
  • Évolution historique de l’usage du mot « croupade »
  • Citations contenant le mot « croupade »
  • Traductions du mot « croupade »
  • Synonymes de « croupade »

Définitions du mot croupade

Trésor de la Langue Française informatisé

CROUPADE, subst. fém.

ÉQUIT. ,,Saut d'un cheval qu'il fait en troussant les jambes de derrière sous le centre`` (Giteau 1970) :
À l'Académie espagnole, la reprise se terminait par des appuyers croupe au mur, où, (...) [les chevaux] qui blanchissent avec les années de croupades, cabrades, courbettes et autres figures de haute école (...) croisaient avec lenteur et justesse leurs membres exquisement équilibrés. Morand, Fin de siècle,1957, p. 25.
Prononc. et Orth. : [kʀupad]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1642 (Oudin, Seconde part. des Recherches ital. et françoises, Paris). Dér. de croupe*; suff. -ade*; la forme grouppade (Cotgr. 1611-Fur. 1690) semble influencée par le correspondant ital. gruppata. Bbg. Kohlm. 1901, p. 17.

croupade équit., « saut dans lequel le cheval relève les jambes de derrière jusque sous le ventre »

Wiktionnaire

Nom commun

croupade \kʁu.pad\ féminin

  1. (Équitation) Saut où le cheval relève les pieds de derrière jusque sous le ventre.
    • La croupade est un saut plus élevé que la courbette, dans lequel le cheval étant en l'air, trousse et retire sous lui et à la même hauteur ses quatre extrémités, sans faire voir ses fers, de sorte que l'avant et l'arrière-main se trouvent de niveau étant en l'air à la plus grande hauteur de cet air relevé. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, p.251, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CROUPADE. n. f.
T. de Manège. Saut où le cheval relève les pieds de derrière jusque sous le ventre.

Littré (1872-1877)

CROUPADE (krou-pa-d') s. f.
  • Terme de manége. Saut d'un cheval, qu'il fait en troussant les jambes de derrière sous le ventre, sans montrer ses fers, et qui est plus relevé que la courbette. Le cheval fit une croupade qui remit Ragotin en selle, Scarron, Rom. com. ch. 19.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

CROUPADE, s. f. (Manége.) c’est un saut plus relevé que la courbette, & qui tient le devant & le derriere du cheval en une égale hauteur, ensorte qu’il trousse ses jambes de derriere sous le ventre, sans les allonger ni montrer ses fers ; & c’est ce qui met de la différence entre cet air, la ballotade où le cheval s’épare à demi, & la capriole où il s’épare de toute sa force. Voyez Ballotade & Capriole.

Hautes croupades, sont des croupades plus relevées que les croupades ordinaires. On dit manier à croupades, mettre un cheval à l’air des croupades. (V)

Croupe d’église, en Architecture, est la partie arrondie du chevet d’une église considéré par-dehors. Voyez Chevet. (P)

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Étymologie de « croupade »

Croupe.

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Phonétique du mot « croupade »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
croupade krupad

Évolution historique de l’usage du mot « croupade »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « croupade »

  • Les instructeurs, habillés de noir, se distinguent des écuyers de l'École de cavalerie militaire vêtus de bleu et sont déjà coiffés du chapeau de manège baptisé le «bicorne» ou le «lampion». Quand l'École de Versailles, où se forment les jeunes nobles dans leur préparation au métier, disparaît en 1830, celle de Saumur devient la seule dépositaire de la tradition équestre française. L'impulsion donnée par le général l'Hotte, écuyer en chef  de1864 à 1870, se révèle décisive pour le prestige de l'institution où sont pratiqués le travail de «basse école» - qui exerce le cheval dans ses allures naturelles pour l'amener au plus haut degré de régularité - et celui de « haute école » - qui permet ­de maîtriser le rassembler et l'impulsion et de donner aux allures une forme stylisée. Les écuyers doivent maîtriser les «sauts d'école» et les «airs relevés». Parmi ceux-ci, la courbette (le cheval se dresse vers le ciel avec ses antérieurs déployés), la croupade ; (ruade étendant complètement les membres postérieurs) et la cabriole (combinaison prèsque simultanée d'une courbette et d'une croupade). , L'art équestre du Cadre Noir de Saumur
  • Invité par l'Université populaire de Caussade et accueilli par la présidente Monique Dejean-Servières, Robert d'Artois est venu, samedi après-midi, animer une conférence sur le thème «Saumur et son Cadre Noir» devant une salle comble. Après avoir enseigné la philosophie à Toulouse et à Montauban, Robert d'Artois intégrait l'encadrement supérieur du Ministère de la Jeunesse et des Sports avant de prendre la direction du Cadre Noir de Saumur de 2008 à 2013. Avec diapositives et vidéos extraites du film «Au cœur du grand manège» à l'appui, le conférencier a retracé toute l'histoire de cette école reconnue par l'Unesco comme patrimoine culturel immatériel. Considéré comme le prolongement du cavalier, le cheval n'a donc pas de pattes mais des jambes, ni de gueule mais une bouche. La première vidéo présentait les différents sauts d'école comme la courbette, la croupade et la cabriole. Évoquant la fin de la traction animale et celle des guerres à cheval, Robert d'Artois rappelait que lors de la guerre de 14-18, un million de chevaux avaient péri. À partir des années 60, trois disciplines se développent dans le sport, le ski, la voile et l'équitation. À cette époque, le Cadre Noir quitte donc le ministère de la défense pour rejoindre celui de la jeunesse et des sports. Progressivement, les militaires sont remplacés par des civils. Mais l'uniforme reste le même avec comme signe distinctif, un soleil à la place de la grenade sur le képi et les boutons. Au niveau des anecdotes, au sujet des écuyers en chef, le conférencier précisait que Dieu ne s'était jamais pris pour un écuyer en chef. Devenu IFCE (Institut français du cheval et de l'équitation) après sa fusion avec les haras nationaux à laquelle Robert d'Artois a participé, le Cadre Noir accueille entre 400 et 500 chevaux dans ses écuries, et les maréchaux-ferrants posent quelque 16 000 fers par an. Sur la manière propre à l'école du comportement avec le cheval, Robert d'Artois précisait : «La main doit être caressante et la jambe insinuante». À la fin de la conférence, le jeu des questions réponses a permis de prolonger le débat. ladepeche.fr, Caussade. Saumur et son Cadre Noir : le cheval, prolongement du cavalier - ladepeche.fr
  • Excellent article, toutefois je suis septique concernant la culture équestre du moyen_âge que vous décrivez. En particulier pour ce qui concerne le dressage, sensément frustre et dont le raffinement se limiterais a quelques voltes, et des charges au galop. Ce qui me fait douter c'est que je pense qu'étudier le moyen-âge peut induire chez le chercheur un logique préjugé concernant le niveau culturel des gens de l'époque. Ors je doute que des gens, cavaliers de génération en génération, qui mettent leur vie en jeux lors de leur pratique équestre, n'ai pas poussé le travail de la figure équestre jusqu’à un certain niveau. Certes c'est surement une pratique violente étant donné les pièces d'harnachement. Mais si l'on regarde un peut le travail des gens qui gardent le bétail de nos jours on a un bon exemple de ce que peut devenir la pratique équestre lorsqu'elle est appliquée a des usage bien précis: mieux vaut tenir son cheval face a un bovin mal embouché non? Et bien l'équitation américaine et la doma vaquera sont de vrais modèles de dressage! Donc je ne serait pas étonnée qu'au contraire toutes ces brides et ces éperons médiévaux aient bien servit a élaborer les prémices du dressage européen. Un cheval entraîné a ruer, ça ne vous rappelle rien? Un ancêtre de la croupade qui sait? Alors vraiment je me dis que toutes les condition sont réunies pour qu'une équitation bien plus développée qu'on le croie ai été employée: des gens qui montent à cheval de génération en génération, pour qui prestige social et équitation ne font qu'un, et qui doivent leur survie a leur maîtrise des montures... Tous les facteur sociaux et culturels sont réunis pour qu'on puisse s'attendre non seulement a trouver là les archaïques prémices de l'art équestre, mais aussi de l'élevage. Après bien sûr je n'ai effectué aucune recherche, tout ceci n'est donc qu'une hypothèse, basé seulement sur ma vision actuelle de l'équitation. Mais je serait curieuse de ce que l'on pourrais trouver en examinant les document d'époque avec un point de vue de cavalier! , Destrier médiéval : le mythe du cheval de trait blindé 

Traductions du mot « croupade »

Langue Traduction
Anglais croupade
Espagnol croupade
Italien croupade
Allemand croupade
Chinois
Arabe كروبيد
Portugais crupada
Russe croupade
Japonais 群れ
Basque croupade
Corse croupade
Source : Google Translate API

Synonymes de « croupade »

Source : synonymes de croupade sur lebonsynonyme.fr
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