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Cratérisation

Phonétique du mot « cratérisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cratérisation kraterisasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « cratérisation »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cratérisation »

  • Les échantillons lunaires recelaient une surprise. On s'attendait à ce que ce taux de cratérisation décroisse de manière monotone. Or, son évolution montre une brusque remontée temporaire, qui a été attribuée à ce qu'on appelle le Grand Bombardement Tardif (ou Late Heavy Bombardment, LHB en anglais). S'étendant approximativement de 4,1 à 3,9 milliards d'années, cette période de l'histoire du Système solaire se caractérise par une notable augmentation des impacts météoritiques ou cométaires sur les planètes telluriques. On l'explique assez bien par des migrations planétaires qui se seraient produites à cette époque, en utilisant le fameux modèle de Nice (modèle mathématique et numérique de la formation et de l'évolution du jeune Système solaire). Futura, Le Grand Bombardement Tardif expliquerait les plaines de Mercure
  • « L’engouement des scientifiques n’a jamais décliné pour la Lune. Elle est une sorte de pierre de Rosette de l’exploration du système solaire, un livre sur la cratérisation et sur le mode de refroidissement d’une planète. C’est la volonté politique qui connaît une véritable accélération, et aussi pour des pays nouvellement engagés dans la conquête spatiale. Cette accélération est surtout portée par les vols habités », précise le spécialiste. , 50 ans de l’Homme sur la Lune: «Un nouvel élan récent» (et politique) pour l’exploration du satellite de la Terre
  • En offrant l'opportunité de documenter un impact à grande échelle pour lequel nous disposerons des conditions initiales – recueillies par Dart – et des conditions finales – mesurées par Hera –, cette mission va permettre de faire un pas de géant dans la compréhension des phénomènes de cratérisation dans notre système solaire. De plus, pour comprendre la population des petits corps, il nous faut avancer dans notre compréhension des processus qui les régissent dans leurs conditions de très faible gravité. C’est un défi fascinant qui implique de nombreuses communautés, y compris celle qui s’intéresse à la dynamique des milieux granulaires.  En tant que chercheur, vous vous intéressez plus particulièrement à l'origine des géocroiseurs. Quelles furent vos contributions scientifiques dans ce domaine ?P.M. : Mes travaux ont contribué à démontrer que la plupart de ces objets, dont la taille est inférieure à quelques dizaines de kilomètres, résultent de l’agrégation de fragments issus de collisions entre les astéroïdes de la ceinture principale, située entre les orbites de Mars et Jupiter3. Ces agrégats de roches évoluent parfois dans des zones instables qui les font passer d'une trajectoire circulaire à une trajectoire plus allongée où ils sont susceptibles de croiser la Terre. Au cours des quatre derniers milliards d'années, cette population de corps célestes est restée stable car son « taux de mortalité », lié pour l'essentiel à l'attraction solaire, est en permanence compensé par la formation de nouveaux objets dans la ceinture. CNRS Le journal, Comment dévier un astéroïde tueur ? | CNRS Le journal
  • Il suffit de regarder une photo du Cratère Jezero pour voir l’évidence : un magnifique delta projeté dans une arène de cratère à l’embouchure d’un puissant cours d’eau asséché. Il y a donc eu là de l’eau liquide charriant des sédiments et ce phénomène a été très important car le relief est très marqué (à noter son caractère inversé compte tenu de l’érosion des roches plus tendres autour du delta). Par ailleurs la région riveraine occidentale d’Isidis Planitia est une des plus intéressantes de Mars parce que c’est un endroit où la croûte de Mars est la plus mince (environ 3 km), qu’il y a eu amorce de failles tectoniques (Nili Fossae) et que c’est une des sources possibles des émissions de méthane que l’on a repérées selon un rythme saisonnier, dans l’atmosphère martienne (à confirmer par l’orbiteur TGO et son instrument CaSSIS de l’Uni. Berne). Enfin les analyses spectrométriques du sol menées depuis les satellites orbitant autour de la planète, ont montré que la zone était particulièrement riche en argiles (smectites) et en carbonates (de Magnésium). Ces deux roches témoignent d’une longue hydratation du sol et d’une absorption importante de gaz carbonique atmosphérique par l’eau (comme sur Terre avec le carbonate de calcium). Or l’on peut dater ces formations, compte notamment tenu de la cratérisation, de quelques 3,6 milliards d’années (entre 3,9 et 3,5), ce qui correspond sur Terre à la période où l’on constate les premières manifestations de la vie (premiers organismes fossiles). C’est évidemment l’occasion de chercher si les mêmes causes produisant les mêmes effets, la vie a pu également commencer sur Mars ou alternativement de constater que quelques particularités terriennes ont manqué sur Mars (températures trop basses? absence de Lune et donc de fortes marées? atmosphère insuffisamment épaisse et riche? autre facteur? le simple hasard résultant de l’Histoire ?). En tout cas les argiles ayant la propriété de favoriser les échanges organiques puis de bien conserver les fossiles, le contexte est évidemment idéal pour les recherches exobiologiques. Exploration spatiale, Le cratère Jezero, objectif de la prochaine mission de la NASA, est un bon choix – Exploration spatiale
  • C'est grâce à la Lune que l'on sait que tout a commencé par un grand fracas celui de corps planétaires en fusion, bombardés par des météorites géants. Quand vers 3,8 milliards d'années, tout s'est peu à peu calmé, faute de combattants. Cette histoire-là, la Lune, avec ses mers – en fait des cratères géants – en a conservé le récit : « On en a tiré une courbe de cratérisation qui nous a permis ensuite de dater ce que l'on observait à la surface de Mars et Mercure », explique Bernard Marty. leparisien.fr, Apollo 11 : ce que les roches lunaires nous ont appris - Le Parisien

Traductions du mot « cratérisation »

Langue Traduction
Anglais crater
Espagnol cráter
Italien cratere
Allemand krater
Chinois 火山口
Arabe فوهة البركان
Portugais cratera
Russe кратер
Japonais クレーター
Basque kraterra
Corse cratere
Source : Google Translate API

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