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Coxeur

Définitions de « coxeur »

Wiktionnaire

Nom commun - français

coxeur \kɔk.sœʁ\ masculin

  1. (Sénégal) Homme chargé de rabattre les clients vers les taxis, les cars, dans les gares.
    • Tout se passe comme si le propriétaire n’avait guère les moyens de contrôler le conducteur, qui lui-même n’a aucune prise sur l’apprenti, soumis à son tour à la loi du coxeur. — (Xavier Godard, Les transports et la ville en Afrique au sud du Sahara, page 55, Karthala, 2002)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « coxeur »

De l’anglais coax (« encourager, persuader »), avec le suffixe -eur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « coxeur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
coxeur kɔksœr

Évolution historique de l’usage du mot « coxeur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « coxeur »

  • Officiellement fixée à 6000 F CFA, l’acquisition des vignettes est devenue, un fonds de commerce pour les coxeurs qui jouent l’interface entre la mairie et les propriétaires de motos moyennant une petite rémunération. , Bamada.net - Vente de vignettes: un business florissant pour les ‘’coxeurs’’
  • Retour il y a dix ans. Khadim ne travaille comme coxeur que trois à quatre jours par semaine, et uniquement pour les cars à destination des capitales régionales. Pourtant, à cause de ses tours de travail, l’homme est parfois contraint de rester plusieurs semaines dans la gare sans rentrer chez lui. Alors forcément, il trouve des petites combines pour occuper son temps libre. C’est comme ça qu’il a commencé le « thiomcom », une pratique qui consiste à orienter des clients alpagués dans les gares ou ses abords vers une ligne sur laquelle il ne travaille pas. En échange, il touche une commission sur le prix du billet. Le Monde.fr, Sénégal : Khadim, « coxeur volant » rangé des voitures
  • D’autres types d’intermédiaires travaillent avec les commerçants qui vendent des basins. Eux, ils officient à l’intérieur de la boutique. Fousseyni Niangadou commerçant de son état en emploie. Ce boutiquier indique assurer le service depuis au moins 7 ans.Mais, c’est récemment qu’il a commencé à collaborer avec les coxeurs parce qu’il était très méfiant vis-à-vis de ces rabatteurs.Son refus de collaborer avec eux reposait sur les rumeurs, notamment d’accusations de vol. J’ai employé un jeune de mon quartier qui a su se montrer très efficace et puis j’en ai engagé d’autres. Actuellement, je travaille avec 4 jeunes très dévoués. MALI 24 INFO, Coxeurs devant les boutiques : Dans l’univers des rabatteurs – MALI 24 INFO
  • Derrière un grand portail gris clair, Oumar*, coxeur et passeur agadézien, présente son ancien ghetto. Un turban blanc couvre la moitié de son visage, sans pour autant cacher son expression mi-dépitée, mi-nostalgique. « Ici, avant, on plaçait près de soixante migrants. Ils restaient là, le temps de réunir l'argent nécessaire à leur voyage. Chaque lundi, quatre véhicules partaient pleins, en direction de la Libye », se souvient-il. Aujourd'hui, l'endroit n'abrite plus qu'Ibrahim* et Salamou*, deux jeunes Nigériens qui étaient chargés de faire les courses pour les migrants du ghetto. Pour tuer le temps et se faire un peu d'argent, ils ont commencé un petit élevage. Salamou montre avec fierté ses gazelles, ses chèvres et ses oies. Puis, il entre dans la boutique qui jouxte le bâtiment. Elle est pleine à craquer de produis ramenés de Libye. « Quand on dépose les migrants, on ne rentre pas les mains vides. Aujourd'hui, c'est ce commerce qui les fait vivre », explique Oumar. Le Point, Niger : dans l'univers des passeurs d'Agadez - Le Point
  • En effet selon certaines indiscrétions, les coxeurs sont les rois à certains arrêts de transport. Ils chargent les sotrama contre 100 francs. Quant aux cars des sociétés de transport, ils ont au minimum 1 000 FCFA pour chaque voyageur emmené. À voir le nombre d’année et le fait de les retrouver tous les jours à ses endroits, on peut affirmer qu’il gage bien leur vie grâce à cette pratique. Toutefois, il y a ceux qui par paresse et insouciance ne cherchent jamais mieux à faire que d’arnaquer ou voler de pauvres innocents. Malijet, Mali • Coxeur auto : un métier déshonorant et dérangeant les usagers de la route • Malijet

Coxeur

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