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Corbuséen

Sommaire

  • Phonétique de « corbuséen »
  • Évolution historique de l’usage du mot « corbuséen »
  • Citations contenant le mot « corbuséen »
  • Traductions du mot « corbuséen »

Phonétique du mot « corbuséen »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
corbuséen kɔrbyseɑ̃

Évolution historique de l’usage du mot « corbuséen »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « corbuséen »

  • A cinq minutes du centre de Digne, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, nichée dans un écrin de nature avec vue dominante sur la vallée, cette villa d'architecte s'étend sur 230 mètres carrés. D'inspiration corbuséenne, elle bénéficie d'une piscine et propose un subtil compromis entre confort moderne et grands espaces naturels. Les Echos, Le bien de la semaine : une villa d'inspiration Le Corbusier en Provence | Les Echos
  • Dans le cadre d’une campagne de valorisation de l’œuvre de l’architecte André Wogenscky, une partie de la préfecture des Hauts-de-Seine est inscrite comme Monument historique depuis le 21 janvier (voir encadré). Mais les producteurs de films et de séries n’ont pas attendu la reconnaissance des services de l’État pour solliciter ce lieu de pouvoir au style résolument corbuséen. Les revenus issus des locations de tournage sont d’ailleurs utilisés pour des travaux d’entretien du bâtiment nanterrien. La Gazette de la Défense, Nanterre - Le bureau du préfet, une architecture du pouvoir prisée des cinéastes | La Gazette de la Défense
  • Le plus grand site urbain corbuséen en Europe , #Série d'été : les traces de Le Corbusier à Firminy | Bref Eco
  • La lumière, élément fondateur de la pensée corbuséenne fera l’objet d’une grande journée d’études intitulée « Lumières et Architectures. Bâtiments, objets et territoires éclairés » le jeudi 16 mai à l’Église Saint-Pierre de Firminy. tema.archi, Lumières et architectures : une journée d'études à Firminy - tema.archi
  • Dans la symbolique corbuséenne, la ville est un corps – celui du Modulor, la silhouette qui, dans ses plans et dessins, lui sert de toise et de référence. En lieu et place de la tête, le Capitole réunit, au milieu d'immenses espaces verts aujourd'hui en friche, le Secrétariat général du gouvernement, le Parlement et la Cité judiciaire. Soit trois bâtiments de béton brut d'une facture magistrale, mais en piteux état. Le Secrétariat, sorte de reprise gigantesque de la Cité radieuse de Marseille, est devenu un immeuble de bureaux surpeuplés. Climatiseurs sauvages, loggias murées et peinture barbouillée, Le Corbusier n'y reconnaîtrait pas son petit. Le Parlement, en revanche, montre encore la puissance de son architecture, avec son hémicycle qui évoque la tour de refroidissement d'une centrale nucléaire. La Cité judiciaire, enfin, est une ruche monumentale qui grouille de juges, d'avocats, de justiciables, de flics et de petits marchands. Hélas, le vaste bassin censé refléter la façade est vide, les peintures vert-jaune-rouge des piliers du porche n'ont pas grand-chose à voir avec la gamme prévue au départ, et dans les salles d'audience, les tapisseries dessinées par Corbu ont été lestement découpées pour laisser passer les tuyaux de la climatisation... Télérama, Rêves d’architectes (3/3) : Chandigarh par Le Corbusier
  • Quand cette école s’avère être le fruit du travail d’anciens collaborateurs de Studio Mumbai (Case Design, Samuel Barclay, Anne Geenen), on peut, à juste titre, s’attendre à de très belles choses : une prolifique rencontre entre les fondamentaux tectoniques modernes (un Dom-Ino corbuséen brut de décoffrage), un aménagement intérieur remarquable, savant mélange d’éléments récupérés et d’objets confectionnés par des artisans, et une solide performance climatique et environnementale, plus low que high-tech. Image: Ariel Huber L’école de jeunes filles Avasara en Inde est une construction syncrétique comme on en croise rarement de nos jours. Un de ces projets où le fond épouse la forme. Exposée en bonne place dans l’Arsenal à la Biennale de Venise, l’école fait l’objet d’une publication aux éditions Archizoom. Recueil photographique d’un chantier en site occupé qui s’est étalé sur dix ans, l’ouvrage comporte aussi de nombreux témoignages tant des commanditaires que des concepteurs et des bâtisseurs. Les textes, en anglais, confirment ce que les images laissent entrapercevoir : que la construction d’une école atteint son plus haut niveau quand l’acte de construire parvient à se nourrir du processus pédagogique. Quand l’école parvient à instruire les bâtisseurs sur ce qu’ils sont appelés à faire. Manuel pour habitants des villes, Case Design – A School in the Making : la contribution d’Archizoom à la biennale d’architecture de Venise – Manuel pour habitants des villes
  • À l’inverse du modernisme corbuséen choisi pour les Grands ensembles, et qui fait table rase de la rue traditionnelle en construisant les barres en cœur d’îlot, Pierre Dufau décide le remembrement du centre-ville avec un alignement des parcelles et un ordonnancement des façades sur rue, favorisant le logement collectif et reproduisant la physionomie traditionnelle des centres-villes français. En guise de compromis, il autorise les nombreux architectes à recourir à des styles et des matériaux variés, allant d’un répertoire emprunté à l’architecture vernaculaire picarde au modernisme. Une relative cohérence architecturale se dégage néanmoins de la reconstruction d’Amiens. Le choix de la pierre de taille pour les immeubles de la place Gambetta, qui relie la cathédrale à l’Hôtel de Ville, dénote une inspiration francilienne et une monumentalité discrète avec des lucarnes à croupe posées sur des toitures en ardoises et un balcon filant au deuxième étage. Le Vent Se Lève, La reconstruction d’après-guerre, un modèle pour sortir du néolibéralisme
  • Mais qu’y a-t-il encore à découvrir sur Le Corbusier ? Ceux qui croyaient connaître par cœur l’atlas corbuséen vont peut-être devoir ajouter une épingle sur leur carte, après avoir lu Le Gymnase de Le Corbusier à Bagdad. En fait, tout dépend si vous êtes un puriste ou non, car ce projet pharaonique est posthume : il a été livré en 1980, après avoir été engagé en 1955. À l’époque, les Irakiens viennent enfin de s’émanciper de la domination britannique et ne tardent pas à réaliser que pétrole rime aussi avec pactole, de quoi prendre de grandes initiatives pour relancer le pays. Un bureau du développement est mis en place, dirigé par un architecte aussi bien né que formé, Rifat Chadirji, avec des visions assez avant-gardistes pour attribuer tantôt un opéra, tantôt une université à des grands noms comme Aalto, Ponti, Wright ou Gropius. AD Magazine, Le Corbusier à Bagdad | AD Magazine
  • Tant et si bien que la planète corbuséenne, sévèrement régie par cette fondation qu’il avait lui-même créée pour s’assurer la postérité qu’il se sentait mériter, s’apprête à exploser, agitée par un flot de courroux dont rendent compte des échanges de courriers furibards. Laissons de côté le Perelman, plutôt mesuré dans sa manière de regarder l’architecte et cette fameuse pensée fasciste qui semble devoir lui coller désormais à la peau. De même pour l’ouvrage de Jarcy, qui fait un lien direct entre cette pensée fasciste et l’architecture du « Corbu ». Ils ont été proprement décortiqués dans ces pages. Et restons-en au cas Chaslin. Depuis Fox Weber, c’est le livre le plus long consacré à l’architecte, et aussi le plus singulièrement construit. Le Monde.fr, Le Corbusier, derrière la façade
  • Avec la conception du monastère Sainte-Claire, Renzo Piano n’a rien voulu faire d’autre que du Renzo Piano, tout en ne cachant rien de ses héritages, de ses inspirations et de son admiration pour Le Corbusier. Son premier geste a été de tracer un cercle sur le plan de la colline afin de s’éloigner de 100 mètres au moins de l’édifice corbuséen. Les corps de bâtiment du monastère et de la Porterie sont venus épouser ces cercles concentriques. Enfouir les structures dans la déclivité de la colline permettait également de préserver le regard. Le projet pouvait se concrétiser… Il est l’aboutissement d’une rencontre. L’association AONDH cherchait à faire vivre sa colline, la petite dizaine de soeurs de Besançon, une communauté installée dans la cité depuis sept siècles et demi, souhaitait vendre son monastère pour d’autres horizons… Le rapprochement était naturel. Il a doublement pris une dimension extraordinaire avec le maestro italien. De « très longs échanges » ont eu lieu entre les soeurs, Renzo Piano et Paul Vincent. Les architectes qui n’avaient, jusqu’ici, jamais réalisé de bâtiment cultuel, ont voulu « tout comprendre du fonctionnement d’un monastère ». Ainsi est né ce bâtiment, respectueux de l’usage, à la fois lové dans la colline et ouvert aux paysages, réceptacle de lumière et de racines spirituelles. Ce bâtiment comprend un lieu de vie commune, un espace d’accueil des retraitants, un oratoire et les cellules des soeurs clarisses. L’oratoire, une petite chapelle ouverte au public, est justement là où s’exprime le plus bel hommage à Le Corbusier, avec le principe d’une arche inversée qui semble ne pas reposer sur les murs porteurs, un puits de lumière qui descend sur un mur penché (à l’image du mur Sud de la Chapelle de Le Corbusier) pour suggérer une impression d’immatérialité. Les murs extérieurs sont entièrement en verre rythmé par des châssis en aluminium à l’effet « persienne » selon les angles de vue, ce qui préserve l’intimité contemplative des soeurs. À l’extérieur, une sorte de cloître déroulé est ouvert sur la forêt. Et puis du sommet de la colline, au pied de la chapelle, on n’aperçoit seulement du monastère de Piano qu’un petit campanile qui dépasse. C’est sûrement un hommage à Jean Prouvé qui a dessiné celui de la colline et qui fut aussi un grand ami et maître de Piano…Didier FOHR , Ronchamp | Un monastère ouvert sur le monde
  • L’icône architecturale corbuséenne de Poissy (Yvelines) fait l’objet d’une journée d’étude à la Maison du Brésil de la Cité universitaire à Paris (XIVe) le 21 avril 2017… lemoniteur.fr, Journée d’étude sur la villa Savoye : «Histoire(s) et perspectives de sa restauration»
  • Cinquante ans plus tard, du sommet de la pointe de la Masse, qui offre un panorama sur le mont Blanc et les Trois Vallées, on mesure ce qu’il fallut d’audace pour faire du plateau des Ménuires ce qu’il est aujourd’hui : 26?000 lits touristiques, 86 pistes réparties sur 160 kilomètres, un paysage architectural hors norme bâti à 1850 mètres d’altitude pour favoriser la neige pour tous. Loin des considérations forcément subjectives du "beau" ou du "laid", les Ménuires et ses grands ensembles de béton, imaginés dans les années 1960 par les pionniers de "l’or blanc", ont ce charme brut et minéral des loisirs conçus pour être fonctionnels, pragmatiques, abordables et sans ­chichis. Bien loin de la folklorisation de la Savoie et de ses mignonneries faussement locales, comme ces chalets "suisses" en bois verni qui poussent désormais comme des champignons sur toute la ­vallée alpine. Parce qu’aux Ménuires, à la place du Brelin, ce majestueux paquebot corbuséen signé des architectes Douillet et Maneval et lauréat en 2012 du label "Patrimoine du XXe siècle", il n’y avait rien. Rien qu’un plateau vierge et pelé par les vents, parsemé de rares alpages cloués de quatre planches. O, Les Menuires, la neige "archi" tendance
  • Cet espace à la volumétrie complexe a fait l’objet de nombreuses études du maître pour déterminer le choix et la répartition des couleurs, si caractéristiques de l’architecture corbuséenne. Supporté uniquement par deux pieds et accroché au mur à la tête, le lit est lui aussi particulier. «Corbu voulait un lit conjugal anormalement élevé, raconte Charlotte Perriand. Etait-ce pour mieux voir le ciel par les grandes baies vitrées ou pour être plus propice aux jeux de la nuit? Corbu en plaisantait.» Le Temps, Bienvenue dans l’appartement mille-feuille de Le Corbusier - Le Temps
  • Louis Cazelles (1907-1984) suivit ses études d'architecte à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse, puis de Paris. Membre des Architectes provinciaux, il enseigna tout au long de sa carrière et construisit plusieurs lycées, notamment techniques (Lycée Guynemer du Busca, Toulouse) et travailla au projet de l'hôpital suburbain de Purpan. Sa villa agence allie modernisme corbuséen (lignes droites, volumes épurés) et esthétique méridionale par l'emploi de la brique et du toit pentu ou de bandeaux brise-soleil filants aux angles arrondis . ladepeche.fr, Toulouse. La villa atelier Cazelles toujours menacée de démolition - ladepeche.fr
  • L’ouvrage de Marc Perelman qui est architecte et qui enseigne à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, frappe par son caractère outrancier. L’excès même du propos lui retire une grande part de crédibilité. On le constate à la façon dont l’auteur dans une sorte d’état des lieux sur les publications sur Le Corbusier s’en prend à des auteurs reconnus, telle Françoise Choay. La thèse repose sur l’idée qu’il existe chez Le Corbusier une conception anthropologique contraignante et normée qui fait de son architecture mais aussi de ses écrits un univers froid et concentrationnaire. L’auteur rejette ce qu’il appelle ‘la logique irrésistible du vécu’ (p. 28) au profit d’une analyse critique des conceptions architecturales et urbaines de Le Corbusier. C’est une méthode contestable dans la mesure où s’agissant d’affirmer une démarche concentrationnaire de l’espace corbuséen, la moindre des choses serait d’enquêter sur les impressions des habitants des édifices corbuséens eux-mêmes pour vérifier une telle hypothèse. , Le Corbusier reconsidéré - La Vie des idées
  • Tout commence sur un double effondrement, civilisationnel et culturel : le 6 août 1945, Hiroshima est anéantie, et l’empereur, cet inaccessible « Fils du ciel », reconnaît sur les ondes de la radio la défaite de son pays. Le Japon ouvre alors à nouveau la porte à la modernité et aux influences extérieures. Les architectes s’engouffrent dans la brèche. Pour le meilleur, à l’instar du mémorial de la Paix que Kenzō Tange (1913-2005) cons­truit, en 1952, à Hiroshima, comme une grande barre horizontale et transparente sur pilotis très corbuséenne. Pour le pire aussi. A l’occasion des jeux Olympiques de 1964 à Tokyo, ou de l’Exposition universelle d’Osaka en 1970, toutes les expériences, tous les courants, tous les délires sortent de terre : brutaliste, postmoderne, métabolique, pop, techno, cette surenchère frôle souvent le grand n’importe quoi. L’exposition un peu débordante montre ainsi que l’architecture japonaise ne se réduit pas aux formes épurées de grandes stars qui s’exportent et raflent les prix internationaux (Tadao Ando, Toyo Ito, Sanaa, Kengo Kuma…). C’est aussi le royaume du kitsch. Mais qu’importe : beaucoup de bâtiments exposés… n’existent déjà plus. L’impermanence a des vertus. Télérama.fr, Le Centre Pompidou-Metz raconte 70 ans d'architecture japonaise - Autres - Télérama.fr
  • Dans un numéro spécial des « arts décoratifs modernes », Le Corbusier décrit cette construction réalisée en collaboration avec son cousin Pierre Jeanneret : « C’est la maison d’un homme poli, vivant en ce temps-ci ». Pourtant, les hommes de son temps n’apprécièrent pas le pavillon de l’Esprit nouveau. Première pierre dans l’œuvre corbuséenne, elle met en avant la futilité des décors et l’esthétisme scientifique. Radical dans tout ce qu’il entreprend, il dévoile même le Plan Voisin de Paris qui projette de raser le quartier du Marais et celui de République pour y établir des gratte-ciel. Selon lui, la solution face à la surconcentration urbaine réside dans la hauteur, ce qui permettra à chacun d’habiter une surface minimum décente. , Expo Le Corbusier, suivez-nous pour tout savoir - Elle Décoration
  • Mais le clou de la balade est l’église Saint-Pierre. Disparu en 1965, Le Corbusier ne l’a jamais vue. Le chantier, repris par son assistant José Oubrerie, a commencé en 1973 et été inauguré… en 2006. Humble et magistral à la fois, ce monumental cône tronqué de béton brut – dont le socle abrite un centre d’expositions – est pourtant éminemment « corbuséen ». La lumière du jour inonde la nef par des rangées de meurtrières ou des « puits » de couleur vive. Saisi par la magie des lieux, on s’assoit sur les gradins, face à la constellation d’Orion, gravée derrière l’autel. Le Monde.fr, Firminy, la cité secrète de Le Corbusier
  • Ici, pas de béton corbuséen trop rude. Juste de la pierre de Chartres pour la base des murs, de la brique peinte en blanc comme dans les pays du nord, un toit d’ardoise, des chenaux et gouttières de cuivre, des huisseries et claustrats de bois de cèdre. Entrons. Avec sa voûte ondulante et ses cloisons de lattes de bois coulissantes, le hall d’entrée sert d’espace d’exposition. Trois marches descendent au vaste salon avec son plafond de bois clair et de grandes baies qui ouvrent sur le couchant. A droite, un petit bureau dont les étagères et le mobilier ont été spécialement dessinés par Aalto. Derrière, la salle à manger avec sa belle table rectangle en acajou, ses sièges de cuir tressé et ses luminaires, une adaptation de la lampe de la Cloche d’Or (créée par Aalto pour l'exposition universelle de 1937) sur laquelle il a ménagé une ouverture latérale afin d’éclairer les tableaux aux murs. Télérama, Maison Louis Carré, un bel exercice de style signé Alvar Aalto 
  • Ces deux maisons blanches font partie des trois premières constructions de Charles-Edouard Jeanneret (1887-1965), qui avait pris le pseudonyme de Le Corbusier un an auparavant. Situées au fond d'une élégante impasse, elles sont disposées en angle ; à la fois simples, au sens du dépouillement, et riches de la plupart des figures du vocabulaire corbuséen : pilotis, baies, rythme des ouvertures, opposition du blanc des murs et des portes sombres, balcons en porte-à-faux, toits-terrasses, rampes, etc. C'est un plaisir et une leçon d'architecture inégalée. Le Monde.fr, Réouverture de la Fondation Le Corbusier, à Paris
  • Reste qu’une telle inscription de la part de l’Unesco s’accompagnera inévitablement d’une hausse importante de la fréquentation touristique, avec son cortège d’effets collatéraux… Et l’on imagine mal un lieu aussi fragile et escarpé que celui qui accueille le Cabanon, à Roquebrune-Cap-Martin, être assailli de cars de touristes. D'où de nécessaires aménagements à venir qui risquent fort de dénaturer le génie du lieu et tout l'éco-système corbuséen… De même pour la Cité radieuse de Marseille déjà envahie de nombreux visiteurs… L’onction de l’Unesco désormais accordée, l’œuvre de Corbu, déjà largement reconnue, acquerra-t-elle une nouvelle aura? «L'architecture moderne, dont Le Corbusier est le héraut dans l'imaginaire populaire, est reconnue au titre de valeur artistique et culturelle internationale. Cette reconnaissance servira-t-elle l'architecture contemporaine pour que celle-ci devienne, enfin, un «art populaire» au même titre que le cinéma, le théâtre ou la littérature ; c'est-à-dire un art qui «parle» au peuple et qui intéresse tout le monde?» s’interroge ainsi Claude Labbé, directeur du Développement chez Terrell. lemoniteur.fr, Le Corbusier entre au patrimoine mondial de l'Unesco
  • Dans la chapelle, la lumière diffuse crée l’émotion, mais également le sentiment du sacré. Le Corbusier a multiplié les éclairages indirects, les couleurs et les dessins aux significations symboliques sur ses vitrages. Ces secrets de la création corbuséenne ne vous échapperont plus après une étonnante « promenade architecturale » des lieux.Horaire : 15hDurée : 1h30Dates : samedi 13 juin, mercredi 29 juillet, mercredi 19 août, samedi 26 septembreTarifs : 12€ adultes / 6€ pour les enfants de 8 à 17 ans France Bleu, Exposition Chapelle Notre-Dame du Haut
  • "La parcelle de Cap-Martin peut apparaître comme le modeste champ d'une expérimentation sur le thème central de la doctrine corbuséenne et la modernité", juge dans un livre le spécialiste Bruno Chiambretto. Le Point, Le cabanon de Le Corbusier, coin de pèlerinage sur la Méditerranée - Le Point
  • La matière grise de l'entreprise se concentre actuellement sur les coffrages de l'oratoire, principal référence corbuséenne du projet : horizontale à sa naissance, puis courbée vers l'autel, la double coque suspendue et portée par des arches réinterprète le système constructif de la chapelle. Les murs dessinés comme des sculptures renfermeront d'un côté le tabernacle, de l'autre les reliques de Sainte-Colette, conservées depuis le XVe siècle par les clarisses de Besançon, engagées à Ronchamp dans la refondation de leur monastère. Cette phase cruciale du chantier interviendra en avril. « L'association du vieux et du neuf symbolise une démarche qui va bien au-delà d'un déménagement : à Notre-Dame-du-Haut, nous créerons une fraternité internationale », annonce sœur Brigitte de Singly, abbesse. Joyau architectural, l'oratoire s'appuie, comme l'ensemble du monastère, sur un parti technique adopté par l'entreprise pour adapter la réglementation parasismique à une construction semi-enterrée : seuls les refends transversaux portent l'édifice, tandis qu'un vide de 20 cm permet aux murs voile longitudinaux de suivre les mouvements sismiques, conformément aux calculs du bureau d'études Santini mobilisé par l'entreprise. lemoniteur.fr, Renzo Piano accélère le tempo du chantier de Ronchamp
  • Le procédé intellectuellement le plus inquiétant est, à notre sens, constitué par l’appel systématique à ce que l’on pourrait appeler «l’argument de la dent de Cuvier». De la même manière que le grand naturaliste entendait refaire un animal complet à partir d’un os ou d’un fragment d’os, certaines interprétations de la pensée corbuséenne semblent chercher à toute force à condamner l’ensemble de l’œuvre de l’architecte (dans toutes ses dimensions, et à toutes les époques de sa vie, faisant ainsi fi de différences considérables) à partir d’un nombre choisi de faits interprétés de manière unilatérale, comme s’il allait de soi que la pensée corbuséenne constituait un système idéologique monolithique, dont chaque manifestation serait l’incarnation en béton et acier. Or, comme dans le cas de Cuvier, et cela d’autant plus que l’on applique un tel raisonnement à l’humain, le procédé est toujours au service d’une interprétation «fixiste», niant la vie de l’esprit en l’essentialisant. Selon la même logique, comment reprocher à certains défenseurs de l’architecte de passer sous silence sa période «sombre» et, dans le même temps, faire comme si toute l’œuvre de l’architecte était contenue ou entièrement réductible à ces années ? Libération.fr, Le Corbusier : mesure et démesure de la critique - Culture / Next
  • Sur la vaste terrasse, c'est champagne. Mais le mieux est encore plus haut, accessible par un pan incliné très corbuséen lui aussi : le « salon au jardin » sur toit, protégé du vent par un mur percé d’un rectangle horizontal qui, encore du Corbu !, cadre parfaitement le paysage. A l’époque, la plaine, la Seine au loin. Aujourd’hui, les arbres du voisin. Télérama, Voyage avec Le Corbusier, 3e étape : vers la Villa Savoye, zoner dans le péri-urbain
  • Passées les difficultés liées au classement du site, Ora-ïto a porté son projet. Façade, murs et boiseries refaits à l'identique, partenariat avec Cassina venu meubler l'espace de pièces emblématiques, tout renoue ici avec la philosophie corbuséenne. Jusqu'à la fin de l'été, dans la foulée du processus Architectones (série d'interventions artistiques dans des lieux majeurs de l'architecture moderniste), le plasticien Xavier Veilhan, impatient de se confronter au lieu, déroule ses filins à ciel ouvert en élégants faisceaux de lignes blanches, déploie des sculptures dont un étonnant buste de Le Corbusier, suspend un mobile géant de boules aériennes, bref insuffle là-haut une énergie oubliée.  Cotemaison.fr, Cité Radieuse Le Corbusier : Le MaMo d'Ora-ïto - Côté Maison
  • Avec cet éloge d’un admirateur, Jacques Sbriglio (lire ci-contre), qui redonne une physicalité à une œuvre totale, du corps et une vie aussi à un homme qui n’est pas réputé sympathique, la messe corbuséenne n’est pas pour autant dite, ou redite. Mais elle ouvre pour un public plus large que les dévots ou les détracteurs une mer de questions. Surtout, elle offre des jalons pour mieux relire l’architecture moderne, et ses dévoiements, pour mieux comprendre l’architecture contemporaine. Libération.fr, Le Corbusier, béton mais pas si brut - Culture / Next
  • « Le Corbusier invente le Modulor au début des années 1940. Présenté comme une évidence philosophique, mathématique et historique, l’invention corbuséenne reprend des systèmes classiques. La grille mise en place autour de ce corps standard se compose de carrés, de rectangles d’or, et adopte le processus d’accroissement naturel incarné par la suite de Fibonacci, dans laquelle chaque terme est la somme des deux précédents. Pratique, le Modulor est également une figure poétique, dessinée ou inscrite au tampon sur les calques de travail, mais également peinte ou sculptée sur les murs des bâtiments. » © FLC, ADAGP, PARIS 2015 Le Monde.fr, Le Corbusier, « théoricien de la modernité », au Centre Pompidou
  • En quête de sérénité et d'espace, les Français n'aspirent pas à la démesure. Ni hôtel particulier, ni château, ni appartement triplex bling-bling, leur logement idéal prend la forme d'un joli pavillon de banlieue avec jardin (40 % des sondés), voire d'une maison dans un village pour la version "rurale" (17%). Un voeu raisonnable et modeste, de quiétude un peu à l'écart de l'agitation du monde, d'isolement à l'abri des risques. D'une "ferveur" corbuséenne, en somme. Sans fantaisie.   VotreArgent.fr, Voici à quoi ressemble le logement idéal des Français - L'Express Votre Argent
  • Mais la barre de Gursky n’avait pas l’idéalisme simple de la geste corbuséenne. Elle se moquait, clairement, de notre rapport tragique à la standardisation — l’élève de Bernd et Hilla Becher avaient peut-être pris comme modèle un autre couple d’artistes célèbres, Annette Tison et Talus Taylor, les auteurs du pamphlet antimoderne La maison de Barbapapa. L’immeuble Mouchotte, par lui-même, je l’ai appris plus tard, était pourtant bien un monument tragique : l’autoroute de l’ouest qui devait initialement arriver jusqu’à lui, avait été reconverti par le choc pétrolier en coulée verte mélancolique — ce qu’on observe du train en arrivant à Montparnasse ce sont, à la place d’une autoroute, des jardins d’enfants et des terrains de sport.  France Culture, Andreas Gursky
  • J. N. – Ce que j’ai retenu comme héritage essentiel, c’est une façon d’être architecte et une façon d’aborder la question de l’architecture, plus que la reprise d’un vocabulaire formel. Même si dans les grandes lignes, il y a beaucoup de traces de son œuvre – le travail sur le monolithe, sur la masse, le dynamisme de l’espace, la continuité et l’enchaînement des espaces. Avant même le projet de Philharmonie à Paris, qui est un hommage à Parent et Virilio, le musée du quai Branly a des traces de Parent : on entre dans le musée par 180 mètres de rampes et les deux plans principaux du musée sont inclinés. Mais je ne suis pas le seul à me servir de cet héritage. Le vocabulaire formel de Claude sur la masse, le basculement, la dynamique de l’espace, se retrouve chez Koolhaas, Zaha Hadid… qui ont travaillé l’espace dans une continuité et dans des voies qui n’étaient pas explorées par le fonctionnalisme orthogonal. C’est lui qui sort d’une contestation d’une architecture corbuséenne en proposant une ouverture de l’espace par ses basculements, par ses transitions et par ce travail sur la masse qui n’est pas uniquement un travail sur le rythme répété. C’est le grand changement utilisé par les générations suivantes. Les Inrockuptibles, Claude Parent et Jean Nouvel : “L’architecture est un combat”
  • Mais comment critiquer le musée de la Paix, son édifice construit par l’architecte fétiche des conservateurs de l’après-guerre, le corbuséen Tange Kenzô (1913-2005), avec sa muséographie non seulement terriblement désuète, mais aussi sa conception redoutablement idéologique puisque tout est fait pour mettre le sentiment en avant, la réaction émotionnelle en priorité, le pathos articulé autour des figures de l’enfant, de la mère de famille et du vieillard ? Paradoxalement, la réponse critique est venue de la jeunesse japonaise. Interrogée par un grand sondage au cours des années 80 sur «A quoi vous fait penser Hiroshima ?» une majeure partie d’entre elle répondit «Hiroshima Carp», du nom de l’équipe locale de base-ball qui caracolait alors en tête du championnat sportif. Libération.fr, Hiroshima, cité des quiproquos - Libération
  • «C'est une réalisation exceptionnelle tout d'abord parce qu'elle est le fruit d'un travail pluridisciplinaire qui mêle architecture, sculpture et audiovisuel ce qui était assez singulier dans les années 1960. Construit à partir d'une maquette et non pas de dessins techniques, ce monument a été pensé comme une sculpture qui répondait à l'esthétique de l'architecture moderne de l'époque d'inspiration corbuséenne. Il n'existe pas à ma connaissance d'autre monument consacré à la résistance qui soit aussi saisissant», confie Jean-Loup Marfaing, ancien historien de l'architecture toulousaine. «Et d'une telle évidence», souligne Françoise Brumont, guide conférencière. ladepeche.fr, Toulouse. Résistance, le mémorial oublié - ladepeche.fr
  • «Là, nous nous trouvons sur un terrain expérimental. Elle n'est pas manifestement corbuséenne, et pourtant il s'y trouve déjà des idées qui caractériseront l'architecte à sa maturité, comme le plan libre (une structure différente à chaque étage, Ndlr.), une prémonition de fenêtre-bandeau ou le jardin qui n'est pas encore un toit-jardin, mais déjà une tentative d'intégration de la nature à l'habitat.» SWI swissinfo.ch, Le Corbusier probablement trop moderne
  • Derrière le garage se déploie le vaste domaine de la caserne Vion, insoupçonnable depuis la rue : la cour de manœuvres avec sa tour de séchage de tuyaux qui sert pour l'entraînement des grimpeurs, presque aussi haute que l'immeuble de 12 étages abritant les logements de fonction des pompiers, un amphithéâtre dont la façade est ornée d'une dentelle de béton, un gymnase bardé de solides piliers en V (évocateurs de carrures musclées ?) et derrière, surprise, une grande piscine de 25 mètres de long et 5 mètres de profondeur, utilisée pour les loisirs mais aussi par les plongeurs pour s'exercer. Cet ensemble d'édifices en béton a été conçu par Pierre Debeaux (1925-2001) grand architecte toulousain d'influence corbuséenne, dont le style inventif et moderne s'est particulièrement exprimé au travers des puissantes perspectives de la caserne Vion. Ce projet fut couronné en 1973 par le prix d'architecture Beshard. ladepeche.fr, Toulouse. Les pompiers de la caserne Vion vont mettre le feu ce soir au parc Raymond VI - ladepeche.fr
  • Défrayant la chronique des façades de pierre classiques de la cité, un vaste cube de verre se laisse transpercer de lumière ; une longue rampe y zigzague jusqu'à l'étage. Dans une très haute salle, le plafond se joue en vague, qui lui donne des allures de chapelle corbuséenne ; plus loin, un mur coulisse pour s'ouvrir complètement sur la cour. Le Monde.fr, Pour le Consortium de Dijon, une peau neuve et des envies notables
  • La cité Daniel-Faucher a été la première cité universitaire toulousaine édifiée sur un terrain acheté à la Poudrerie nationale en octobre 1953.Des projets ambitieux sont préparés dès 1949 par l'architecte Robert-Louis Valle dont le restaurant universitaire. Robert-Louis Valle a été profondément influencé par Le Corbusier. Il applique sur l'île du Ramier une formule corbuséenne dite d'avant-garde, la construction sur pilotis qui répond ici à une nécessité à cause de la menace des inondations. ladepeche.fr, Toulouse. Île du ramier. L'ancien resto "U" prêt à être vendu - ladepeche.fr
  • Hundertwasser est carrément ignoré par pensée architecturale française marquée par le rationalisme néo-corbuséen et post-Bauhaus. AgoraVox, Hundertwasser ou l'architecture conviviale - AgoraVox le média citoyen
  • Une autre étape se franchit sous nos yeux. La frénésie marchande amplifie une crise foncière, source d’une double dynamique infernale, entassement et étalement, et réduisant le logement à un produit, bien spéculatif ou bien de consommation ! Parallèlement se réalise, enfin, le rêve corbuséen : la machine à habiter, cette contradiction dans les termes, se généralise sous les coups d’une standardisation normative intensive : normes constructives, incendie, handicapés, écologiques… Le logement prothèse du posthumain, voilà comment on fabrique le vice avec la somme de vertus supposées. Avec les stéréotypes et préjugés que les opérateurs privés ont de leurs clients, aux visions déformées et abstraites qu’ont les opérateurs publics de leur locataires, tout cela ne produit plus que des ersatz de logements que le formalisme façadier des architectures peine à masquer. Club de Mediapart, De quoi le logement est-il le nom ? (par Makan Rafatdjou*) | Le Club de Mediapart

Traductions du mot « corbuséen »

Langue Traduction
Anglais corbusian
Espagnol corbusiano
Italien le corbusier
Allemand corbusian
Chinois 柯布斯语
Arabe كوربوسيان
Portugais corbusiano
Russe corbusian
Japonais コーバス
Basque corbusian
Corse corbusianu
Source : Google Translate API
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