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Cookie wall

Définitions de « cookie wall »

Wiktionnaire

Locution nominale - français

cookie wall \ku.ki.wol\ masculin

  1. (Anglicisme informatique) (Internet) Site dont une partie du contenu est visible gratuitement et dont l’entièreté est disponible sous condition d’accepter les cookies.
    • Cette pratique des cookie walls est en référence au fait que les éditeurs bloquent l’accès à leurs sites quand un internaute ne consent pas au suivi de sa navigation via le dépôt de cookies. — (Jérôme G., Cookie walls : l’accès à un site peut être bloqué si un internaute refuse les cookies, www.generation-nt.com, 22 juin 2020)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « cookie wall »

(2018) Composé de cookie et de wall sur le modèle de paywall.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « cookie wall »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cookie wall kɔɔki wal

Citations contenant le mot « cookie wall »

  • Ces éditeurs pourraient considérer qu’ils ne pratiquent pas vraiment le cookie wall au regard de la définition de la CNIL (« bloquer l'accès à un site web ou à une application mobile pour l’utilisateur qui ne donnerait pas son consentement »). , Cookie walls et autres tracking walls : légal, pas légal ?
  • Depuis le mois d’avril, vous aurez sans doute remarqué du changement quant à la politique de consentement en matière de cookies publicitaires, au gré de vos visites sur différents sites internet. Dans les cas les plus extrêmes, deux solutions s’offrent à vous. Soit vous consentez à accepter le dépôt de cookies publicitaires, et vous pouvez poursuivre votre navigation sans « surcoût ». Soit vous refusez le dépôt de ces traceurs (sauf ceux étant considérés comme indispensables à la bonne marche d’un site ou service), et vous êtes alors invité·e à payer pour avoir accès au contenu sans cookies publicitaires. Ce sont les fameux « cookie walls », ou murs de traceurs. Clubic.com, Cookies walls : la bourse ou la vie (privée) ?
  • Ces écrans qui imposent deux choix à l’internaute, et pas toujours ceux qu’il souhaite, sont appelés des « cookie walls » (ou murs de traceurs). Ils s’interposent littéralement entre le site et son visiteur en lui demandant de choisir, ou de partir. Or, la question de la licéité de la pratique des cookie walls est discutée. On le voit notamment dans certaines discussions sur les réseaux sociaux, en réaction aux captures. Numerama, Payer pour éviter les cookies publicitaires, est-ce légal ? - Numerama
  • "Déployer un cookie wall, c'est un bon moyen d'expliquer à ses lecteurs l'importance des cookies pour le modèle économique de certains médias" , Didomi et Poool s'associent autour d'une offre de cookie wall
  • Un site semble encore indécis. Il s'agit de L'Equipe, qui propose plusieurs interfaces différentes selon les visites en navigation privée. Une première avec les options "Tout accepter"  et "Tout refuser", une autre avec l'option "Continuer sans accepter" et une dernière avec l'option "Désactiver les finalités non essentielles". Dans tous les cas, il est donc possible d'exprimer son refus (temporaire ou non) dès le premier niveau. Celui-ci n'est pour autant pas toujours sans conséquence. Lors d'une visite, nous nous sommes vu proposer, après notre refus, deux options : accepter les cookies ou s'abonner au quotidien sportif. Le quotidien sportif teste donc l'option cookie wall, cette interface qui conditionne l'accès à un site à l'acceptation des cookies publicitaires. Il n'est pas le seul. , Cookies pubs : comment les sites d'info français ont répondu aux règles de la Cnil
  • L’instance européenne vient de mettre à jour ses directives, notamment sur l’utilisation des « cookie walls » et la question du défilement sur une page web. BDM, Cookie wall, consentement au scroll : les clarifications du Comité européen de la protection des données
  • Les médias les plus sceptiques ont une dernière possibilité. S'inspirer de leurs homologues allemands et mettre en place un cookie wall qui donne deux choix à l'internaute : accepter les cookies ou les refuser… mais sortir le porte-monnaie. Une offre payante qui fait, en réalité, office de repoussoir, l'internaute privilégiant finalement quasi systématiquement l'option où il n'a pas à faire chauffer la carte bleue. L'option a pris corps en même temps que le Conseil d'Etat a décidé que la Cnil ne pouvait légalement pas interdire les cookies walls, contraignant cette dernière à mettre un peu d'eau dans son vin sur le sujet. "On échange avec la Cnil sur un certain nombre de propositions", confirme le président du Geste, Bertrand Gié. Parmi celles-ci, l'option adoptée par Le Monde, qui fait le pari de dégrader l'expérience de navigation à ceux qui refusent les cookies, en leur proposant sur une bonne partie de la page un bandeau leur rappelant l'importance de la publicité ciblée dans le modèle économique et la possibilité, s'ils ne veulent pas de publicité, de s'abonner. Le quotidien du soir aurait échangé avec la Cnil sur la légalité d'un tel dispositif, sans toutefois réussir à obtenir une validation officielle. "L'objectif, c'est d'obtenir un accord formel sur une ergonomie et un modus operandi que la Cnil certifierait conforme", poursuit Bertrand Gié. Un objectif qui peut paraître ambitieux quand on sait qu'il existe au sein même de la Cnil plusieurs lignes. "La responsable du secteur économique de la Cnil, Clémence Scottez, multiplie les échanges avec les éditeurs. Mais elle a une ouverture que certains, aux départements des sanctions, n'ont pas", confirme un éditeur.  On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi la Cnil peine à se positionner. Il y a pourtant urgence au vu des délais nécessaires au déploiement d'un dispositif de cette taille… La bonne nouvelle, c'est que les membres de l'UE planchent sur un projet de loi validant le concept de cookie wall, à condition que le site concerné propose une autre alternative. , Que faire des internautes qui refusent les cookies ? Le dilemme des régies médias
  • Les trois quarts des médias français ont décidé de proposer l’interface avec l’option « Continuer sans accepter ». Webedia et Prisma Media ont, eux, fait le choix du cookie wall. Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, La revue web - Publicité digitale : survivre dans un monde sans cookies, Cookies pubs : comment les sites d'info français ont répondu aux règles de la Cnil .... - Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance
  • Le cookie wall illustre particulièrement ce changement de ton. Ce dispositif, qui bloque l'accès à un site aux utilisateurs refusant la dépose de traceurs publicitaires, est vu comme une planche de salut par les médias français, qui espèrent qu'il conduira une majorité des visiteurs à accepter le dépôt de cookies. Or, la Cnil continue de penser que la pratique est "susceptible de porter atteinte, dans certains cas, à la liberté du consentement" mais accepte de tirer les conséquences de la décision rendue le 19 juin 2020 par le Conseil d'Etat. Ce dernier avait estimé que la Cnil avait été au-delà de ce qu'il est légalement possible de faire en prohibant de façon générale et absolue le cookie wall. Le gendarme des données personnelles réouvre donc la porte à un tel dispositif dont "la licéité doit être appréciée au cas par cas". , Cookies pub : la Cnil met un peu d'eau dans son vin

Images d'illustration du mot « cookie wall »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

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