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Colombianisation

Sommaire

  • Phonétique de « colombianisation »
  • Citations contenant le mot « colombianisation »
  • Traductions du mot « colombianisation »

Phonétique du mot « colombianisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
colombianisation kɔlɔ̃bjanisasjɔ̃

Citations contenant le mot « colombianisation »

  • En 2050, les blancs ne seront plus une majorité aux Etats-Unis et les hispaniques représenteront 29% de la population. «La plupart des actes violents sont commis par des hommes âgés de 18 à 35 ans, nous explique Schwartz. A présent, imaginez une large population d'hommes hispaniques touchés par le chômage. Ils sont mécontents, rejettent ce monde dominé par les blancs. Imaginez maintenant que ces personnes deviennent violentes, incontrôlables. Une politique identitaire se met en place; certaines personnes finissent par penser: «C'est à cause de tous ces clandestins qu'on laisse entrer dans le pays!»». Si l'on ajoute une économie en berne, une vague de sécheresse dans le sud-ouest et la «colombianisation» du Mexique, on aboutit à un mélange de «Mad Max» et d'un épisode particulièrement enragé de «Lou Dobbs Tonight» [émission de CNN connue pour ses diatribes anti-immigration].Et ce n'est que le début. Pendant presque trois heures, nous élaborons une série de théories. Certaines sont crédibles, d'autres frisent la science-fiction: élévation du niveau de la mer, effondrement des droits sociaux, attaque d'une puissance étrangère sur le sol américain, pandémie grippale dix fois plus meurtrière que celle de 1918, domination mondiale par une puissance spatiale utilisant la géo-ingénierie pour «désactiver» le changement climatique, émergence d'une nouvelle classe d'hommes et de femmes biologiquement améliorés («ils font tous 1 mètre 90 ; et je ne parle que des filles!», nous dit Schwartz), des êtres qui ressentent plus de loyauté envers leurs semblables qu'envers leurs pays d'origine...La perspective de voir les Etats-Unis terrassés par Superman et ses amis est certes amusante, mais Schwartz a une autre idée. Voici l'hypothèse qu'il juge la plus réaliste pour les cent prochaines années: «La ville de Washington sera toujours la capitale d'une nation-Etat sur ce continent.» L'Amérique ne manque pas de ressources naturelles, la densité de la population y est plutôt faible, et elle bénéficie d'un système de sécurité naturel: deux côtes, deux océans. La chute d'un pays jouissant de ces avantages inhérents dépendrait d'une série d'événements à faible probabilité. Mais qui dit faible probabilité ne dit pas probabilité zéro. Schwartz finit l'exercice en inscrivant les possibilités dans un tableau croisé à quatre cases.La plupart des séances de planification de scénario se résument à cela: faire tenir le monde dans quatre petites cases. Cette «matrice de scénario» va permettre de transformer toutes nos théories en histoires crédibles: quatre futurs très différents, couvrant un vaste champ de possibles.Comme nous l'explique Joel Garreau (journaliste et rédacteur au Washington Post, il travaille régulièrement avec GBN), la matrice de scénario est une structure qui permet de faire preuve de logique face à un sujet illogique, ce qui réduit l'inévitable dimension «mystique» de la futurologie. Exemple: à la fin de l'année 1999, un bon nombre de personnes avaient peur du fameux «bug de l'an 2000»; Garreau lui-même envisageait d'acheter un générateur électrique. Il réalisa une matrice, et découvrit que le générateur n'aurait été utile que dans un seul des quatre futurs «post-bug de l'an 2000»; il fit donc l'économie d'un générateur.La chute de l'Amérique ne surviendra sans doute pas dans les cent prochaines années. Mais si la chose arrive, elle prendra peut-être l'une de ces quatre formes. Voici, sans plus attendre, la matrice de Peter Schwartz :Effondrement. Dans ce scénario, le pays s'est morcelé après une série de catastrophes. Réchauffement climatique, pandémie, guerre nucléaire: tout ce qui fait le succès des livres de Jared Diamond et des films catastrophes. Selon Schwartz, la division interne née d'une catastrophe serait bien plus dangereuse pour l'Amérique qu'une menace extérieure. D'après lui, un pays fonctionne comme une famille. Si l'extérieur vous attaque, vous vous rassemblez: les événements du 11 septembre 2001, par exemple, n'ont pas brisé la cohésion du pays; les citoyens se sont réunis contre un ennemi commun. Quand le gouvernement à tardé à prendre des mesures contre l'ouragan Katrina, en revanche, c'est lui qui est devenu l'ennemi commun. Une série ininterrompue de Katrinas à l'échelle nationale (et un gouvernement fédéral enchaînant erreur sur erreur) pourrait nous mener tout droit au désastre.Schwartz fait remarquer que l'incompétence gouvernementale ne pourrait peut-être pas déclencher à elle seule l'implosion du pays. Après tout, rien ne nous obligerait à réélire les nuls qui nous ont laissés tomber. Selon lui, seule une corruption totale (de l'ordre de celle en vigueur au Zimbabwe, par exemple) pourrait déchirer le pays: ministres piochant allégrement dans le trésor national, chefs d'Etat refusant d'organiser des élections... Le pays cesserait peu à peu d'exister, et nos grands principes (liberté, démocratie, tolérance) disparaîtraient avec lui.Rupture à l'amiable. Dans le cas de figure numéro deux, le pays se dissout paisiblement, parce qu'il  est devenu top coûteux de faire fonctionner une nation comme la nôtre. Schwartz rapproche ce scénario de l'implosion de l'Union soviétique, qui avait finit par comprendre que le fait d'avoir unifié un territoire aussi vaste était plus coûteux qu'avantageux.Igor Panarin (le Russe qui a prévu la mort de l'Amérique pour 2010) serait très certainement d'accord avec cette hypothèse, mais le fait de comparer les Etats-Unis à l'URSS ne semble pas vraiment judicieux. Contrairement au bloc de l'Est, les Etats-Unis ne sont pas un agglomérat d'Etats aux identités ethniques prononcées. Il était tout à fait possible d'imaginer qu'une république socialiste comme la Lituanie, qui a sa propre langue et sa propre culture, redevienne un jour une nation indépendante. L'Amérique moderne est dotée d'une langue majoritaire commune et d'une population extrêmement mobile; dans ces conditions, est-il possible d'imaginer qu'un Etat veuille sortir de l'union? Selon Michael Costigan, prévisionniste chez GBN, l'auto-ségrégation de certaines communautés pourrait mener à une fragmentation du pays  «à l'amiable». Si tous les démocrates décidaient de vivre uniquement dans les villes démocrates, et si les républicains faisaient de même, les fameux Etats rouges et bleus de la carte électorale pourraient décider de faire bande à part. Eh, c'est le futur! Tout peut arriver !Gouvernance mondiale. Troisième cas de figure: la communauté mondiale devient plus influente que le gouvernement. Le récent commentaire d'Obama en faveur de l'exception américaine en est une preuve de plus: les Etats-Unis sont la plus grande puissance mondiale, et ils sont bien décidés à le rester. Mais comme le dit Robert Wright (qui contribue à Slate) dans son livre «Nonzero», l'humanité doit se rassembler pour faire face aux défis du monde globalisé, «à somme non-nulle» [non-zero-sum]: réchauffement climatique, armes biologiques, pandémies... Nul besoin, selon Wright, d'une sorte de super-ONU ultra-centralisé; néanmoins, si d'ici à 2109 «l'identité de l'Amérique ne s'est pas dissoute dans quelque chose de plus grand, une gouvernance mondiale, alors le chaos régnera.»Conquête mondiale. Le dernier cas de figure est aussi le plus sombre. Une personne (répondant à ce genre de descriptions: «un Napoléon global», «un Hitler disposant de plus de moyens», « un super-Mao») conquiert l'Amérique par la force. Cette théorie, que Schwartz considère comme la moins probable, nous a amené à nous demander si le fait de conquérir la planète était plus difficile à notre époque que par le passé. Schwartz pense que oui, car il y a «plus de personnes aptes à se défendre qu'avant, et ce dans le monde entier». Une nouvelle discussion commence, sur la meilleure façon de régner sur le monde. «Je pense qu'à notre époque, il faut passer par l'espace pour conquérir le monde, nous dit-il. Si vous avez des armes là-haut, le monde est à vos pieds.»Un vrai client de GBN utiliserait cette matrice de scénario pour encourager une modification des comportements, en changeant de stratégie d'entreprise, peut-être, ou en appelant à la mise en place d'une nouvelle politique publique. Moi, je m'arrête aux scénarios catastrophes. J'essaie  simplement de savoir ce qui va nous mener au désastre; pas de l'empêcher. Les futurologues sont généralement assez optimistes quant à la capacité de l'homme à assurer sa propre survie, même si le fait d'inventer des dystopies demeure leur passe-temps favori. Jamais Cascio (un ancien employé de GBN qui travaille maintenant pour l'«Institute for the Future», basé à Palo Alto, Californie) est un spécialiste des scénarios catastrophes; plus précisément, des scénarios catastrophes terrifiants auxquels vous n'aviez jamais songé (monde détruit par l'acidification des océans, armes issues des nanotechnologies...) Slate.fr, La fin de l'Amérique: les quatre scénarios des futurologues | Slate.fr
  • "La bataille n'est pas perdue, nous tirons la sonnette d'alarme pour ne pas parvenir à une colombianisation ou mexicanisation" de la situation, assure le magistrat. Le Point, L'Argentine, habituel lieu de transit, se met à produire de la cocaïne - Le Point
  • La principale raison de cette dégradation est la montée du trafic de drogue et la guerre féroce entre les groupes (« cartels ») luttant pour son contrôle. Il est de plus en plus souvent fait référence à une « colombianisation » du Mexique. La montée de la violence rappelle effectivement celle observée en Colombie dans les années 1990, mais les différences entre les deux pays sont réelles : il n’y a pas au Mexique de guerrilla d’origine politique qui contrôlerait une part significative du pays ; la géographie mexicaine est nettement moins propice que la colombienne à la persistance d’une rébellion armée ; enfin, la frontière commune avec les États-Unis rend ceux-ci d’autant plus intéressés à ce que le Mexique ne glisse pas dans la catégorie des failed states. Reste que certains éléments de comparaison sont en défaveur du Mexique : en particulier, la force publique y est beaucoup plus morcelée, désorganisée, et sans doute plus compromise qu’en Colombie. , Le Mexique : besoin de réformes

Traductions du mot « colombianisation »

Langue Traduction
Anglais colombianization
Espagnol colombianización
Italien colombianization
Allemand kolumbianisierung
Chinois 哥伦比亚化
Arabe الكولومبية
Portugais colombianização
Russe colombianization
Japonais コロンビア化
Basque colombianización
Corse culumganizazione
Source : Google Translate API
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