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Chevage

Définitions du mot « chevage »

Trésor de la Langue Française informatisé

CHEVAGE, subst. masc.

DR. FÉOD. Capitation due par les serfs à leur seigneur, et, dans certaines régions, par les aubains et les bâtards. Les droits (...) de chevage, d'aubain (Chateaubriand, Études historiques,1831, p. 384).
Étymol. et Hist. Ca 1100 « tribut » (Roland, éd. J. Bédier, 373) − 1463 ds Gdf. (cavage); répertorié dans la lexicogr. comme terme historique. Dér. de chef*; suff. -age*; lat. médiév. cavaticum « cens annuel en argent dû au seigneur par le serf » (ixes. ds Nierm.) dér. du lat. caput (chef*), cf. capitation.

Chevage, subst. masc.Action de chever, de creuser (cf. sous-chevage, employé dans le domaine de la mine dans J.-N. Haton de La Goupillière, Cours d'exploitation des mines, 1905, p. 435). 1reattest. 1763 (Encyclop., Planches, t. 3); de chever, suff. -age*.

Wiktionnaire

Nom commun

chevage \ʃə.vaʒ\ masculin

  1. (Histoire) Taxe légère et régulière du Moyen Âge qui devait être payée essentiellement par les serfs.
    • Le chevage est, en effet, une redevance essentiellement servile, et qui disparaît avec le servage, tandis que la taille arbitraire se transforme par l’affranchissement en taille abonnée. — (Henri Sée, Les classes rurales et le régime domanial en France au Moyen Age, 1901)

Nom commun

chevage \Prononciation ?\ masculin

  1. Taxe légère et régulière du Moyen Âge qui devait être payée essentiellement par les serfs.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

CHEVAGE (che-va-j') s. m.
  • Terme de droit féodal. Droit dû par tout chef de famille bâtard ou aubain (Étymologie : chef).
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

CHEVAGE, s. m. (Jurisprud.) signifioit autrefois le chef-cens, chevagium quod domino tanquam capiti penditur. Spelman, gloss. C’est la même chose que le droit de quevage dont il est parlé à la fin du procès verbal des coûtumes de Montdidier, Roye, & Peronne. Voyez Brodeau, sur Paris, tit. des censives.

Chevage est aussi un droit de douze deniers parisis, ainsi nommé, parce qu’il se leve par chacun an au bailliage & ressort de Vermandois, sur chaque chef, marié ou veuf, bâtard, espave ou aubain. Ce droit appartient au Roi ; pour la connoissance de ceux qui viennent demeurer dans ce bailliage, il en est parlé dans le procès verbal de la coûtume de Laon de l’an 1556, sur le titre premier, selon l’ancienne coûtume du lieu. Voyez aussi le guidon des financiers, & Bacquet, tr. du droit d’aubaine, chap. iij. & jv. (A)

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « chevage »

De l’ancien français chevage.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

La forme étymologique est chefvage et correspond, pour le sens, à notre « capitation ».
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « chevage »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
chevage ʃœvaʒ

Évolution historique de l’usage du mot « chevage »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « chevage »

  • Mais cet imaginaire, qui nourrit l’apparat social des privilèges dont sont parés les deux premiers ordres (par exemple les vêtements et cérémonies dans lesquels ils se donnent à s’admirer, les préséances curiales, le système des patronymes nobiliaires, etc.), nous masque les rapports sociaux de production qui les lient. Où est-il question dans ce schéma trifonctionnel, par exemple, de la propriété du sol, principal moyen de production dans ces sociétés essentiellement agraires, que les deux ordres privilégiés accaparent largement et qui constitue la base économique de leur puissance sociale et de leur pouvoir politique [4] ? Où y est-il question par conséquent de l’exploitation du travail des paysans (et artisans ruraux), sous forme de l’extorsion de redevances en nature ou en espèces (chevage, formariage, cens, dîmes, amendes pénales, mainmorte) et de l’exécution de corvées, sur lesquelles se fonde réellement leur richesse ? Et, au sein même du tiers état, que nous est-il dit dans ce schéma de la différence essentielle entre la situation des paysans et artisans asservis (réduits au statut de serfs, dans leur immense majorité) à la campagne et celle des artisans et des commerçants qui, logés à la ville, vont pouvoir (non sans luttes quelquefois sanglantes) se placer hors d’atteinte ou s’émanciper de la tutelle seigneuriale de la noblesse et du clergé, acquérir le statut de « bourgeois » libres et transformer la ville (et plus encore les ligues urbaines) en base et cadre de leur montée en puissance marchande [5] ? Rien de tout cela n’affleure même seulement dans le « récit » ternaire auquel s’abandonne si volontiers Thomas Piketty. Définir et expliquer le féodalisme par son idéologie ternaire, c’est comme vouloir définir et expliquer le capitalisme par son idéologie individualiste, démocratique et méritocratique – ce que Piketty fait d’ailleurs en bonne partie, ainsi que nous le verrons encore. , Des «sociétés ternaires» aux «sociétés de propriétaires»: comment Thomas Piketty analyse la transition du féodalisme au capitalisme | A l'encontre

Traductions du mot « chevage »

Langue Traduction
Anglais pegging
Espagnol vinculación
Italien pegging
Allemand pegging
Chinois 钉住
Arabe ربط
Portugais pegging
Russe колья
Japonais ペギング
Basque pegging
Corse peggiu
Source : Google Translate API

Synonymes de « chevage »

Source : synonymes de chevage sur lebonsynonyme.fr

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