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Bilatéralisme

Définitions du mot « bilatéralisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

Bilatéralisme, subst. masc.a) [Appliqué à des mouvements littér., à des doctrines pol., etc.] Caractère de ce qui est fondé, sur une opposition symétrique. Bilatéralisme politique (A. Thibaudet, Hist. de la litt. fr. de 1789 à nos jours,1936, p. 112).b) Pratique d'accords et d'échanges réciproques entre deux pays ou deux groupes économiques. Entre les deux guerres mondiales, on passa de plus en plus à la notion du bilatéralisme (J.-A. Lesourd, C. Gérard, Hist. écon., XIXeet XXes.,t. 2, 1966, p. 582).1reattest. 1936 (supra b); dér. de bilatéral*, suff. -isme*.

Wiktionnaire

Nom commun

bilatéralisme \bi.la.te.ʁa.li.sm\ masculin

  1. (Politique) Organisation des relations internationales fondée sur des mécanismes bilatéraux.
    • Entre les deux guerres mondiales, on passa de plus en plus à la notion du bilatéralisme. — (Histoire économique, XIXe et XXe s., t. 2, 1966)
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Étymologie de « bilatéralisme »

 Dérivé de bilatéral avec le suffixe -isme.
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Phonétique du mot « bilatéralisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bilatéralisme bilateralism

Évolution historique de l’usage du mot « bilatéralisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bilatéralisme »

  • La relation Suisse-UE est celle d’amants désunis; son futur proche pourrait bien être celui d’une famille recomposée. Une paix des braves, durable, est plus vite dite que faite. Si, en septembre, la Suisse désavoue l’initiative dite de limitation avec une marge confortable, la libre circulation et, avec elle, l’ensemble de la relation Suisse-UE perdureront. Contrairement au traumatisme après le vote de 2014 sur le même thème, l’enjeu sera de consolider un bilatéralisme en dérive. L’exercice est complexe et l’orchestrer demandera un savoir-faire peu commun. Il ne suffira pas d’énoncer des objectifs; il faudra que l’UE accepte de reprendre les propositions suisses. Le Temps, Suisse-UE: un futur proche en demi-teinte - Le Temps
  • Le libre-échange mondialiste s’est enlisé. Depuis le cycle de Doha, au demeurant jamais arrivé à son terme, le multilatéralisme est en panne. L’administration Trump a clairement affiché sa préférence pour le bilatéralisme, c’est-à-dire pour les négociations d’État à État. Mais, en même temps, l’Amérique a dit tout haut ce que plusieurs pays pensaient tout bas. Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, rechignent à s’inscrire dans le jeu complexe et contraignant des négociations multilatérales. Il y a cependant une exception, l’Union européenne, qui s’est érigée en vestale du temple libre-échangiste. En attendant, l’OMC est paralysée sur fond de bras de fer entre Pékin et Washington. Le libre-échangisme mondialiste est en panne. C’est pour cette raison que j’avance l’hypothèse qu’il ne se survit plus que sous une forme zombie. Cette forme «hybride» de libre-échange est obligée de cohabiter et de tolérer des doses toujours plus fortes de protectionnisme et de bilatéralisme. Les partisans du libre-échange font semblant de ne pas voir cette étrange situation, allant jusqu’à dénoncer l’irresponsabilité du président Trump et à se ranger implicitement aux côtés des héritiers de Mao contre l’Amérique. Un scénario qui doit faire sourire le Grand Timonier au fond de son mausolée. Le Figaro.fr, Yves Perez: «Le véritable libéralisme est mort, seul survit un libre-échangisme zombie»
  • La crise de la Covid-19 a fait prendre conscience que l’épidémie était un problème mondial et nécessitait par conséquent de trouver des solutions également à l’échelle supranationale. L’Organisation Mondiale de la Santé est sortie affaiblie de la crise sanitaire. Il apparaît néanmoins de plus en plus nécessaire de renforcer la coopération en matière de santé, aussi bien pour la surveillance des virus que pour la mise au point de remèdes ou de vaccins. 12 Une épidémie incite au repli d’autant plus quand elle se double d’une crise économique. Or, au regard de la situation économique, financière, sociale et environnementale, la coordination des politiques menées par les États semble la seule voie possible. Le choix du bilatéralisme par les États-Unis, les tendances nationalistes de plusieurs États européens et l’hégémonisme naissant de la Chine peuvent évidemment empêcher cette nécessaire coordination. La prise de conscience de l’interdépendance devrait, en revanche, la faciliter. Lesfrancais.press, Ode à la coopération internationale - Lesfrancais.press
  • Nous ne revenons pas ici sur l’ensemble des mesures protectionnistes prises depuis 2017 par les États-Unis, ni sur leur hostilité systématique au multilatéralisme comme moyen de résoudre les conflits et d’organiser la coopération entre nations, ni sur leur préférence pour un bilatéralisme où leur puissance leur permet d’imposer leurs choix. Nous nous focalisons sur le conflit Washington-Pékin et, en particulier, sur ce qui se trouve au centre de ce conflit et suscite les attaques les plus virulentes de l’administration Trump, à savoir les secteurs de la révolution numérique, notamment les télécommunications et les composants électroniques stratégiques qui ont conduit au bannissement de Huawei. The Conversation, Washington-Pékin : une nouvelle guerre froide ?
  • Ce vaste mouvement de réappropriation des chaînes de valeur peut-il exacerber la tentation du repli sur soi national et identitaire, déjà très marquée dans certains pays ? C’est en effet un risque. Dans un premier temps, les réponses à la pandémie ont d’ailleurs été des réponses nationales, accompagnées d’un mouvement de fermeture des frontières. Cela dit, j’observe désormais des signes positifs, comme la formidable coopération internationale qui s’est développée pour la recherche. A ce niveau, cela ne s’était jamais vu. J’observe aussi que, passé le premier moment de crispation nationale, les 27 pays membres de l’UE se sont remis à discuter de financement commun – même s’ils sont loin d’être d’accord –, ce qui est une bonne chose. On organise un G20, on convoque un G7… Face à l’ennemi commun microscopique, les Etats semblent décidés à lutter ensemble. Ce n’est pas gagné, bien sûr, mais cette crise pourrait remettre au centre du jeu le cadre multilatéral, mis à mal ces derniers temps par le bilatéralisme agressif de Donald Trump. Capital.fr, "Le virus va rebattre les cartes de la mondialisation" - Capital.fr
  • Il n'y a personne d'autre. Et le bilatéralisme ne se substituera jamais à l'OMC. Il peut au mieux le compléter. Il est facile de conclure des accords bilatéraux ou régionaux, mais ils resteront incomplets. L'OMC seule peut y parvenir, mais elle a besoin de flexibilité. Nous l'avons démontré ces dernières années, en réussissant à conclure des accords sur les technologies de l'information, sur la facilitation des échanges et sur l'élimination des subventions aux exportations agricoles. Les Echos, ROBERTO AZEVÊDO : « Le bilatéralisme ne remplacera jamais ce que peut faire l'OMC » | Les Echos
  • Que va devenir le multilatéralisme ? La crise a mis à mal l'acceptation de la pensée et de l'action collectives au profit d’un ordre mondial darwinien. Un ordre mondial caractérisé par la perversion ou le rejet d'un système international fondé sur des règles, ainsi que par la réémergence d'une forme de bilatéralisme particulièrement cynique et opportuniste. , TRIBUNE - Le Covid est un catalyseur et un révélateur d’inégalités | lepetitjournal.com
  • Le multilatéralisme est en pleine crise. Depuis au moins l’entrée en fonction du président américain Donald Trump en 2017, la coopération internationale entre les États établie de longue expérience sur des règles, est confrontée à une épreuve de vérité. Cependant les problèmes que l’Europe doit affronter ne sont pas seulement externes, mais aussi internes : le Brexit, la remise en question des notions d’Etat de droit et de démocratie dans plusieurs pays européens, la montée des nationalistes et des populistes, le scepticisme croissant vis-à-vis de la capacité de l’UE à régler les problèmes les plus urgents. C’est dans ce contexte que les Groupes Daniel Vernet et Copernic interrogent la capacité du bilatéralisme, c’est à dire la coopération entre deux pays ou la coordination de deux ou plusieurs relations bilatérales, à pouvoir endiguer, du moins partiellement, la crise du multilatéralisme. Les relations franco allemandes, souvent citées comme un modèle de bilatéralisme réussi, subissent, elles aussi, une forte pression. Malgré la signature début 2019 du nouveau traité d’Aix la Chapelle, renouant avec le traité de l’Élysée de 1963, la coopération entre Paris et Berlin n’est pas sans frictions. Les controverses liées à l’élargissement de l’UE, à l’OTAN et aux exportations d’armements montrent que les intérêts géopolitiques privilégiés par la France et l’Allemagne ne coïncident que partiellement. Cela pouvant engendrer des tensions, les rapports ont pu se refroidir. Boulevard Extérieur, Trois fois deux pour l’Europe - Boulevard Extérieur

Traductions du mot « bilatéralisme »

Langue Traduction
Anglais bilateralism
Espagnol bilateralismo
Italien bilateralismo
Allemand bilateralismus
Portugais bilateralismo
Source : Google Translate API

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