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Biafrais

Sommaire

  • Définitions du mot biafrais
  • Étymologie de « biafrais »
  • Phonétique de « biafrais »
  • Évolution historique de l’usage du mot « biafrais »
  • Citations contenant le mot « biafrais »
  • Traductions du mot « biafrais »

Définitions du mot biafrais

Wiktionnaire

Adjectif

biafrais \bja.fʁɛ\ masculin

  1. Relatif au Biafra, région du sud-est du Nigeria.
    • On parla de problèmes rencontrés par les dirigeants biafrais et par la population Ibo au Nigeria. — (Léon Mbou Yembi, Les Affinités affectives, Éditions Silex, 1986)
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Étymologie de « biafrais »

De Biafra, avec le suffixe -ais.
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Phonétique du mot « biafrais »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
biafrais bjafrɛ

Évolution historique de l’usage du mot « biafrais »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « biafrais »

  • Le 15 janvier 1970, le Biafra n’existe plus. Le chef des séparatistes, le colonel Odumegwu Emeka Ojukwu est en fuite en Côte d’Ivoire et son second signe sa reddition auprès du général Gowon, le chef de l’État nigérian. C’est la fin d’une tragédie humanitaire, la première qui fut relayée en direct sur les écrans télévisés du monde occidental. Les yeux immenses et les corps décharnés des enfants biafrais motivèrent un mouvement de solidarité planétaire. La Croix, 50 ans après, les leçons de la famine au Biafra
  • Au Nigeria, personne ne se souvient de ces événements. Sauf à Enugu, ancienne capitale de la république biafraise. Là, les habitants n'ont pas oublié les 13, 14 et 15 janvier 1970, les jours de reddition, de capitulation. Ni le fameux discours du général Gowon, appelant à la réconciliation nationale et assurant qu'il n'y avait "ni vainqueur, ni vaincu". Ils n'ont pas oublié non plus l'exil forcé en Côte-d’Ivoire de leur leader, le colonel Odumegwu Emeka Ojukwu, décédé en 2011. Ni son retour triomphal en 1982, après avoir été gracié et avant d’être emprisonné pendant 10 mois. Franceinfo, Nigeria : il y a 50 ans, s'achevait la guerre du Biafra, conflit "oublié" des livres d’histoire
  • Car, si dans le reste du pays personne ne se souvient de la guerre, à Enugu, ancienne capitale de la République biafraise, personne n’a oublié les 13, 14 et 15 janvier 1970, les jours de reddition, de capitulation et le fameux discours du général Gowon, alors au pouvoir, assurant qu’il n’y avait « ni vainqueur, ni vaincu ». Ils n’ont pas oublié non plus l’exil forcé durant treize ans de leur leader, le colonel Chukwuemeka Odumegwu Ojukwu, puis son incarcération de dix mois. Le Monde.fr, La guerre du Biafra, une mémoire nigériane qui reste à travailler
  • Le colonel Odumegwu Emeka Ojukwu, un des leaders de la sécession biafraise, à Enugu le 16 août 1967 Courrier international, La guerre du Biafra, le trou noir de la mémoire du Nigeria
  • Le 26 mai 1967, la province du Biafra déclare son indépendance. Les Biafrais font sécession d’un tout jeune Etat, le Nigéria, lui-même issu de la décolonisation britannique. Cette situation est inacceptable pour les autorités fédérales nigériane  qui impose alors un blocus économique aux sécessionnistes. La crise du Biafra intervient au cœur d’un Tiers-Monde naissant tiraillé par la guerre froide. Ses causes sont à la fois géopolitiques, économiques et idéologiques. Derrière l’élan de solidarité qui se développe et les dispositifs humanitaires qui s’organisent sur place, le gouvernement gaulliste, par l’intermédiaire de Jacques Foccart, responsable des affaires africaines à l’Elysée, soutient secrètement la cause biafraise par la mise en place d’un dispositif clandestin d’aide militaire. A l’ère du photojournalisme et surtout de la télévision, il s’agit du premier drame humanitaire médiatisé aussi abondamment. Des images d’enfants atteints par le kwashiorkor du fait de la famine défilent alors sur les écrans et suscitent la compassion. Cette médiatisation repose en fait sur une étroite collaboration entre les journalistes et les acteurs de l’humanitaire, considérés comme experts et témoins privilégiés du conflit. France Culture, La crise du Biafra ou les nouveaux sens de l’humanitaire - Ép. 4/5 - Révolutions des sixties
  • L'armée biafraise se défend les premières semaines avec succès. Elle réussit même une percée vers l'ouest mais quelques mois plus tard les forces nigérianes ont totalement repris le dessus. Dès octobre, la capitale Enugu tombe aux mains de l'armée fédérale. Le Figaro.fr, La guerre du Biafra en cinq dates
  • Le 30 mai 1967, le colonel Ojukwu, un officier biafrais, annonce l'établissement de la République du Biafra, avec Enugu pour capitale. Pour comprendre ce mouvement sécessionniste, il faut rappeler que cette région est celle du peuple igbo, qui forme à l'époque environ 19 % de la population du Nigeria. De plus, cette région recèle près des deux tiers des gisements de pétrole du pays, autrement dit l'essentiel des revenus du pays. Cinquante ans plus tard, beaucoup craignent des éruptions de violence. Le Point, Nigéria : il y a 50 ans, la guerre du Biafra - Le Point
  • Le 30 mai 1967, Ojukwu franchit le pas : devant une Assemblée enthousiaste, il proclame l'indépendance de la République du Biafra. Le mois suivant, ses envoyés négocient à New York avec des compagnies pétrolières : ils demandent que 57,5% des revenus pétroliers biafrais soient versés au Biafra, le reste étant placé dans un compte au nom du gouvernement biafrais et ce dernier n'ayant droit de tirage qu'une fois le problème définitivement réglé.   LExpress.fr, L'Express du 7 octobre 1968 - Biafra : la fin - L'Express

Traductions du mot « biafrais »

Langue Traduction
Anglais biafran
Espagnol el biafreño
Source : Google Translate API
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