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Bête à abattre

Définitions de « bête à abattre »

Wiktionnaire

Locution nominale - français

bête à abattre \bɛ.t‿a a.batʁ\ féminin

  1. (Figuré) (Péjoratif) Personne dont il faut absolument se débarrasser.
    • « On a l’impression d’être devenus la bête à abattre », observe cette femme de 58 ans, bosseuse et près de ses troupes, toujours prête à soutenir ceux dont le moral flanche. — (Raphaëlle Rérolle, « Beaucoup de gens, à Paris, sont moins bien logés que mes vaches » : le désarroi du monde agricole face à l’« agribashing », Le Monde. Mis en ligne le 7 novembre 2019)
    • C’est un système totalitaire. Mais d’un totalitarisme patelin, hypocrite, insidieux. Il vise à ôter la parole au contradicteur, devenu une bête à abattre. — (Jean Sévillia, Le terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours, Paris, Perrin, 2000)
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Phonétique du mot « bête à abattre »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bête à abattre bɛt a abatr

Évolution historique de l’usage du mot « bête à abattre »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bête à abattre »

  • KEEMTAAN GI - SONKO, SUPER STAR ! Comme on s’ennuyait ! Après l’euphorie d’une coupe d’Afrique et l’inauguration d’un stade avec faste, on avait commencé à avoir des lourdeurs aux jambes. Les lassitudes d’efforts persévérants. On supporte une équipe avec le cœur et des mouvements physiques. Pourquoi donc pensez – vous au saut jubilatoire du Chef ? Ça ne vous donne pas de l’entrain, mais des engourdissements. Après l’euphorie contagieuse, on s’est ainsi brusquement retrouvé dans la monotonie d’une vie rude. De la chaleur, nous sommes passés à un froid de canard à ne pas mettre un voyou dehors. Cette race de « Kàccoor » qui veut vivre utilement, au bon soin des dames qui ont cette habileté de soigner des corps malades. L’art de la séduction à la sénégalaise avec de fortes senteurs et de brillantes perles aux cliquetis enchanteurs. Des combats nocturnes dans lesquels chacun se cherche et qui se terminent par des corps en silence au petit matin. Vous en doutez ? Même les confessions intimes d’une certaine demoiselle à une presse internationale n’ont pu sortir l’armée mexicaine de sa béatitude d’après Cameroun. Selon « Jeune Afrique », c’est le ministre de l’Intérieur, lui-même, qui tient la feuille des « audiences » de la donzelle. Une prison dorée en quelque sorte pour une victime qui n’a besoin que d’être protégée…Et il faut montrer patte blanche pour faire face à «la plus détestée du Sénégal ». Et voilà que depuis la sortie d’un opposant, toute la République a les fourmis dans les pieds et retrouve la parole avec un vacarme d’enfer. La bête à abattre et égorger ? Le maire de Zig que l’on soupçonne même d’être un séparatiste. Pourquoi souriez-vous bêtement ? Il a fallu qu’il la calque pour que la meute soit lâchée. Et plutôt d’une bonne coordination de la parole ça tire dans tous les sens avec des attaques en dessous de la ceinture et souvent de façon bête et méchante. Une preuve de l’incurie des snippers de l’armée mexicaine. Et plus ils se mettront à brailler, plus leur bête noire montera en puissance. Un ancien syndicaliste, reconverti en politique, devenu super star ! C’est signé le Chef. Chapeau !!!KACCOOR BI SenePlus, L'OEIL DU TEMOIN DE CE MERCREDI | SenePlus
  • La bête à abattre est le narrateur d’Abattre la bête, dernier volet de la trilogie de David Goudreault commencée avec la Bête à sa mère et poursuivie avec la Bête et sa cage. L’auteur est né en 1980, il est travailleur social («Ils pouvaient se décarcasser la bonne volonté tant qu’ils pouvaient», le narrateur ne croit pas au désintéressement de la profession) et, informe l’éditeur, «premier Québécois à remporter la Coupe du monde de poésie» (en 2011). Le narrateur est violeur et assassin : «Le meurtre, ça se justifie, mais les viols aggravés suscitent peu d’acceptabilité sociale.» Il a connu le pénitencier, et l’asile (dont il s’évade dans ce volume) paraît pire : «on nous y injectait les barreaux par intraveineuse». Plus cultivé que ses victimes, il fait preuve d’inventivité verbale et d’une logique propre. «J’assassine qui je veux, moi y compris, sans avoir de comptes à rendre. Je suis un homme libre.» Ce volume est dédié «à la folie, pas du tout» comme le précédent l’était «à Perpétuité». Le narrateur recherche sa mère et ça ne semble pas réciproque. Il n’a que des insultes envers les juifs, les Arabes, les femmes, les Asiatiques, les homosexuels et jusqu’aux Suisses avec leurs couteaux dont on ne sait pas se dépêtrer en cas d’urgence, mais trouverait un peu fort qu’on lui en tienne rigueur. «De toute façon, je ne suis pas sexiste ni raciste, moi, je méprise tout le monde égal.» Le voici s’exprim… Libération, David Goudreault, la bête dévisse – Libération

Images d'illustration du mot « bête à abattre »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Bête à abattre

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