La langue française

Batuque

Sommaire

  • Phonétique de « batuque »
  • Évolution historique de l’usage du mot « batuque »
  • Citations contenant le mot « batuque »
  • Traductions du mot « batuque »

Phonétique du mot « batuque »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
batuque batyk

Évolution historique de l’usage du mot « batuque »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « batuque »

  • Dans son premier disque [sorti en octobre 2018], il recrée des sonorités cap-verdiennes comme le batuque ou le funaná, avec le filtre de l’électronique et une voix enveloppante proche du territoire R’n’B. Un son plus sensuel que sexuel, conscient de ses racines mais aussi des dynamiques mondiales, un tout qui donne la pêche mais nous plonge aussi dans la mélancolie. Un univers chanté en créole et en portugais – un Mundo Nôbu [monde nouveau], titre de l’album – qui découle de ses œuvres antérieures et marque le début d’une nouvelle période de sa vie. Courrier international, Dino D’Santiago, l’étoile montante de la musique portugaise
  • Comme sa compatriote Mayra Andrade, Elida Almeida présente un visage différent de la culture musicale du Cap-Vert, auparavant intimement associée aux poignantes mornas de la regrettée Cesária Évora et, pour les plus curieux, aux rythmes du batuque défendus par Tcheka. « La morna et la [plus rythmée] coladeira, c’est la musique du nord du pays, explique Almeida. Moi, je suis du sud, de [l’île de] Santiago, notre force, c’est le batuque, le funana, le tabanque, des styles musicaux plus festifs, plus dansants. Danser batuque, chanter batuque, ça fait partie de moi, même si j’adore chanter la morna. Je ferme alors les yeux et ça me remonte… » Le Devoir, Festival International Nuits d'Afrique: Elida Almeida, voix dansante du Cap-Vert | Le Devoir
  • Cadet d'une famille de 25 enfants, Mestre Bimba est le premier à avoir légitimé la pratique de l'art martial en fondant une école. Il est né le 23 novembre 1899 dans le quartier Engenho Velho de Salvador(Brésil) et son père pratiquait le batuque, ancienne forme de lutte brésilienne. Il doit son surnom -Bimba- à un pari entre sa mère et la sage-femme qui l'a mise au monde. Sa mère étant persuadée qu'elle accoucherait d'une fille et la sage-femme, d'un garçon. La sage-femme a donc gagné le pari et le petit Manoel Dos Reis Machado fut surnommé Bimba, qui désigne les parties génitales des garçons. , Mestre Bimba : comment ce drôle de danseur a révolutionné la capoeira
  • La musique au service de la  » guérilla culturelle  » contre la colonisation Avant la libération, le batuque (2), essentiellement dans la partie du finaçon (3), fonctionnait comme élément de résistance à la domination portugaise. Du fait de ces origines africaines (héritage des griots d’Afrique de l’Ouest) et de la volonté coloniale de blanchir la culture cap-verdienne, le batuque, tout comme la tabanka, furent réprimés (4). L’image négative du batuque fut symboliquement inversée par le PAIGC (5), qui l’a utilisé comme un moyen de stimuler l’estime personnelle de ceux qui le pratiquaient et a reconverti sa vocation sociale en vocation politique. Dans le processus de lutte de libération, les militants étaient encouragés à s’inspirer de ce que le parti considérait comme culture de résistance cap-verdienne (Pedro Martins apud Nogueira, 2010). Le livre « Nôte » de Kaoberdiano Danbará (6) était présenté aux chanteuses pour les inciter à écrire des paroles anti-coloniales. Avec la Révolution des Œillets et la popularité de la musique dite révolutionnaire au Portugal, en 1974, il apparaît au Cap-Vert à la même époque des chansons qui vont de la dénonciation et protestation contre le colonialisme portugais, aux hymnes à la libération et à la reconstruction nationale (Semedo, 2008). Pour nourrir ce qu’on peut appeler une  » guérilla culturelle « , le PAIGC édite en 1974 le disque  » Protestation et lutte – musique cap-verdienne  » (« Protesto e Luta – Música Caboverdiana »), dans lequel, à travers des morceaux de morna (7) et de coladeira (8) (musiques considérées par les élites locales comme citadines et acceptables), étaient émises des critiques du colonialisme et des situations d’injustice que subissaient les peuples des îles, afin d’essayer de mobiliser le soutien de l’élite locale pour la lutte armée. Dans cet album, un poème de Kaoberdiano Danbará permet de rappeler au peuple ses racines africaines et la nécessité de lutter contre la subjugation blanche. Par sa thématique anti-hégémonique et son fort engagement politique et partisan, cette phase de la musique cap-verdienne est connue comme phase musicale révolutionnaire ou pamphlétaire. Elle a existé à une époque où l’on pensait que seul l’activisme politique pourrait édifier un futur souriant et que la musique était l’instrument idéal de remise en cause et d’affirmation nationale. La guérilla culturelle menée par le PAIGC consistait donc en un mouvement de revalorisation des manifestations culturelles dépréciées et réprimées par le régime colonial portugais, considérées par lui comme  » choses du peuple, musique d’Afrique, musique de nègre  » (Gonçalves et Monteiro, 2005: 99). Africultures, #9 Du finaçon au rap : le Cap-Vert et les musiques contestataires | Africultures

Traductions du mot « batuque »

Langue Traduction
Anglais batuque
Portugais batuque
Source : Google Translate API
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